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CO de 2019-2018/CO n° 1237 du 7 mars 2020/Pages 1 et 2

Pages 1 et 2

Éditorial: Dimanche 15 mars : Votez pour les listes « Combat ouvrier - Faire entendre le camp des travailleurs » ! À Fort-de-France, à Capesterre-B-E et aux Abymes 

ZoomDans la société, il y a deux camps. Celui des travailleurs, des précaires, des chômeurs, des classes populaires opprimées, subit de manière incessante les attaques du camp d’en face, celui du grand capital et de ses serviteurs politiques. Les luttes collectives, comme celle entamée depuis le 5 décembre contre la réforme des retraites, sont la meilleure riposte face à ces attaques. Mais lors des élections, le camp des travailleurs, des opprimés doit aussi faire entendre sa voix. Tous les autres candidats représentent le camp des riches. Comme Macron et sa clique, ils estiment que si les choses vont bien pour les possédants, elles iront bien aussi pour les travailleurs. C’est un mensonge !

La situation des salariés de France-Antilles est un exemple édifiant de la rapacité croissante des gros capitalistes. Après s’être enrichis durant des décennies sur le dos des salariés de Martinique, Guadeloupe et Guyane, ils ont mis la clé sous la porte en organisant eux-mêmes la faillite du journal, laissant 235 travailleurs sur le carreau.

Maintenant, un autre rapace comme Xavier Niel, qui possède une fortune de six milliards d’euros, s’intéresse à la dépouille de l’entreprise, en proposant de reprendre seulement un salarié sur deux. Pendant que les riches sont de plus en plus riches, les travailleurs et les couches populaires s’enfoncent dans les difficultés. Mais ce n’est pas le problème des politiciens, des petits notables qui aspirent à servir au mieux les intérêts du grand capital.

Nos candidats, au contraire, sont des femmes et des hommes de la population qui combattent le système capitaliste. Ce ne sont pas des notables bien à l’aise dans cette société où règne l’exploitation féroce des travailleurs. C’est particulièrement le cas à Capesterre-Belle-Eau, où 23 ouvriers agricoles sont présents sur la liste « Combat ouvrier – Faire entendre le camp des travailleurs ». Nos candidats sont des hommes et des femmes qui se battent au quotidien contre l’exploitation capitaliste. Ils ont mené la grande grève des ouvriers agricoles de la banane en 2017 en Guadeloupe, et participé à la grève de Milénis et Promocash l’année suivante. Depuis le 5 décembre, en Martinique comme en Guadeloupe, ils se battent contre la réforme inique des retraites que veut imposer le gouvernement. Dans ces élections, nous voulons nous faire l’écho de toutes ces luttes, car la lutte collective est la seule voie d’avenir pour notre camp. Chaque voix pour nos listes compte, elle représente cet esprit combatif. Lors des élections, beaucoup de travailleurs choisissent de s’abstenir ou de voter blanc, écœurés par un cirque électoral qui ne suscite que déception ou indifférence. Nous les comprenons. Mais dans les communes où nous sommes présents, il est important que chacun fasse le geste de voter pour nos candidats. Plus nous aurons de suffrages, plus le camp des travailleurs en lutte contre l’exploitation se renforcera.

Voter pour les listes « Combat ouvrier – Faire entendre le camp des travailleurs » c’est dire que nous en avons assez des licenciements, des bas salaires, des logements insalubres, des coupures d’eau… et que nous sommes prêts à nous battre collectivement ! C’est affirmer la nécessité pour les travailleurs de construire un parti ouvrier révolutionnaire afin de renverser la dictature du grand capital pour construire une société communiste !
Alors le 15 et le 22 mars, aux Abymes, à Capesterre-Belle-Eau et à Fort-de-France, votez et faites voter pour les listes « Combat ouvrier – Faire entendre le camp des travailleurs » !   !


Martinique : Groupe Ho Hio Hen les salariés refusent d’être piégés par les gros possédants

Depuis le 7 février les salariés de Géant Batelière appartenant au groupe Ho Hio Hen se sont mis en grève pour réclamer le paiement de leurs salaires.

Avec leur syndicat la CSTM, ils ont rencontré les salariés des Casino appartenant au même groupe. Ils ont organisé une réunion commune pour dire leur refus d’être les dindons de la farce qui se joue entre les gros possédants de la grande distribution. En effet, ces derniers sont en train de spéculer autour de l’hypermarché Géant et autres Casino pour savoir qui va remporter le marché de la vente. D’un côté le chef du groupe Parfait serait sur les rangs avec une offre de reprise. De l’autre, c’est au sein du groupe Ho Hio Hen lui-même que rien ne va plus. Isabelle Ho Hio Hen, propriétaire de la chaine des Simply Market et son cousin Jean-Luc du groupe Ho Hio Hen Automobiles sont sur les rangs pour se réserver un morceau de la fortune engrangée par les père et grand-père, sur le dos des salariés. Les salariés refusent d’en faire les frais. Pour cela, ils ont tout intérêt eux aussi à montrer les dents pour conserver leur gagne-pain.

Dernière Heure  Les élus du CSE (comité social et économique) viennent d’être informés par leur direction du dépôt d‘une procédure collective pour la Société H Alimentation, auprès du Tribunal de commerce de Fort-de-France. L’audience est fixée au 3 mars. Une nouvelle étape qui inquiète les salariés !  


Guadeloupe : Antilles Sûreté Guadeloupe les travailleurs mobilisés obtiennent satisfaction

La société Antilles Sûreté Guadeloupe (ASG) est chargée du contrôle des passagers et des bagages à main à l’aéroport Pôle Caraïbes. Elle fait partie du groupe Pierre Marie-Joseph. Ce groupe comprend aussi la société d’intérim Placidom, laquelle fournit des agents de sûreté pour compléter les effectifs d’ASG ; elle a aussi en mains la société de formation. Jusqu’en début 2019, elle employait autant d’intérimaires que de CDI (contrat à durée indéterminée) pour assurer le travail, bien entendu avec des salaires plus bas et moins de primes.  

Une partie de ces intérimaires se sont mobilisés, et ont obtenu leur passage en CDI. Le reste des agents de Placidom a alors entrepris une lutte avec leur syndicat CGTG et une bonne partie d’entre eux ont été titularisés. Mais ils n’ont pas pour autant obtenu tout ce à quoi ils avaient droit, ils étaient en quelque sorte des CDI de deuxième zone. Par ailleurs, de nombreuses revendications concernant l’ensemble du personnel étaient en suspens, et certains petits chefs harcelaient les agents.

Constatant que les nouveaux CDI n’avaient pas perçu l’intégralité de la prime PASA (prime annuelle de sûreté aéroportuaire) un délégué avait alerté le directeur d’exploitation, lequel avait répondu « voyé yo ban mwen » (envoyez-les moi). Plusieurs agents concernés sont alors allés au siège de Jarry en compagnie du délégué. C’est alors que le directeur les a insultés et menacés. Un cahier de revendications a alors été établi, comprenant entre autres le respect du personnel par l’encadrement, l’annulation des procédures disciplinaires, le paiement intégral de la prime PASA, le règlement des congés des années antérieures, l’attribution à tous les CDI de l’accord Bino, le passage à l’indice supérieur des agents y ayant droit, etc. Le préavis de grève a été déposé le 7 février pour une grève à compter du 13. Devant l’absence de réaction de la direction, la grève a été décidée en assemblée générale. La loi Diard oblige à annoncer de façon individuelle son intention de faire grève 48 heures à l’avance. Plus d’une quarantaine d’agents, soit une bonne moitié des CDI, a rempli un formulaire qui a été remis à la direction.

Celle-ci ne pouvait plus tergiverser. Le lendemain, elle dépêchait deux émissaires de Martinique : le directeur général Hierso et la DRH Dumar, pour épauler le directeur local Lubin. Une délégation des grévistes accompagnée de Jean-Marie Nomertin a négocié avec la direction. Celle-ci a reculé sur tous les points, dont l’accord Bino, ce qui est à souligner. C’est une victoire incontestable pour le personnel d’ASG qui reste mobilisé et vigilant.  


Guadeloupe : Aéroport. Le personnel d’ASG impose la fourniture de matériel de protection

Vendredi 28, après la visite de l’ARS, les agents d’ASG ont menacé d’exercer leur droit de retrait immédiatement, si du matériel de protection face aux risques d’épidémie de coronavirus ne leur était pas attribué. Dans le quart d’heure qui a suivi, des masques de protection leur ont été fournis. Ils ont pu constater à nouveau que la mobilisation et la lutte sont beaucoup plus efficaces que les paroles.


Mairie de Baie-Mahault : la grève a payé !

Les agents municipaux ont repris le travail le 19 février après six semaines de grève. La maire Polifonte a dû accorder des augmentations de salaire à 190 agents, alors que seulement 22 salariés en bénéficiaient jusque-là. C’est une première manche gagnée par la lutte. Mais c’est aussi un compromis, car au total ce sont 599 agents qui devraient bénéficier de cette augmentation de salaire, et pas seulement 190. Les grévistes ont déclaré qu’ils comptent bien généraliser ces augmentations à tous les salariés qui doivent en bénéficier.


La grève continue à Anse-Bertrand

Les agents municipaux d’Anse-Bertrand sont en grève depuis le 27 janvier 2020. Ils se sont mis en grève car la mairie n’a pas respecté l’accord qu’ils avaient signé il y a plusieurs années. Il permettait aux agents, dès le 1er mai 2017, d’avoir une évolution de carrière et donc une augmentation de leur salaire. Les travailleurs demandent l’application de cet accord et les rappels de salaire qui vont avec depuis le 1er mai 2017. Ils se battent aussi, tout comme les agents de Baie-Mahault l’ont fait, pour la revalorisation du régime indemnitaire. Une médiation a commencé après 23 jours de grève et est toujours en cours. La grève continue.


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