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CO de 2019-2018/CO n° 1235 du 08 février 2020/Pages 7 et 8

Pages 7 et 8

Martinique : Élection municipale à Fort-de- France face aux serviteurs de la bourgeoisie une seule liste à choisir : la liste Combat ouvrier - faire entendre le camp des travailleurs !

C’est parti pour les élections municipales à Fort-de-France. Une série de candidats se présente, mais tous sauf Combat ouvrier sont des défenseurs du système capitaliste.  

Un des sujets sur lesquels sera axée cette campagne électorale, c’est la question du déficit budgétaire de la mairie de Fort-de-France qui se monte à 49 millions d’euros. Chiffre important s’il en est ! Fort-de-France est d’ailleurs 15ème parmi les 20 villes les plus endettées de France.

Pas plus le maire de Fort-de-France que tous les autres, à part « Combat ouvrier-faire entendre le camp des travailleurs » n’osent dire la vérité. À savoir que les restrictions énormes des crédits aux collectivités qui s’appauvrissent sont organisées pour remplir les caisses du grand capital.

Celui le plus en vue dans cette campagne est Francis Carole, président du PALIMA (Parti Pour la Libération de la Martinique), tête de liste de « Fôk sa chanjé Fôdfwans » (il faut que cela change à Fort-de-France) accompagné d’une brochette de politiciens : ceux du PCM (Parti communiste martiniquais), de Martinique-Écologie, du MIM, et du CNCP. Francis Carole est aussi membre du Conseil exécutif de la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique) et chargé des Affaires sociales /Santé / Solidarité. C’est un très proche collaborateur d’Alfred Marie-Jeanne, président du Conseil exécutif de la CTM et dirigeant du MIM (Mouvement indépendantiste martiniquais). D’ores et déjà, pour cette équipe, le mot d’ordre est : « Il faut aller voter dès le premier tour », pour pouvoir « prendre la mairie au PPM ». Tout en faisant croire aux électrices et électeurs que les difficultés de la ville viendraient principalement de la mauvaise gestion de l’équipe en place.

Ou encore, les candidats font une énorme diversion démagogique en demandant aux électeurs de choisir un catalogue municipal entre les diverses propositions d’aménagement de la ville, les formes des lampadaires, les feux d’artifice et blablabla…

Alors, les travailleurs, les jeunes, les retraités, les électrices et électeurs de Fort-de-France, en votant dans leur camp, pour la liste « Combat ouvrier - faire entendre le camp des travailleurs », auront mieux à faire que de se prononcer entre les diverses nuances des politiciens qui veulent gérer les affaires des puissants possédants qui oppriment les travailleurs.  


Guadeloupe : Une liste « Combat ouvrier faire entendre le camp des travailleurs » aux Abymes

Elle est conduite par Danielle Diakok, employée à la MAIF et Jean-Claude Fériaux, employé de commerce.   Aux Abymes, ce qui sera bon pour la ville c’est d’abord ce qui sera bon pour les travailleurs et les couches populaires.

Tout d’abord, ce qui est vital pour tous, c’est : un travail, un salaire et un logement décents, de l’eau potable et régulière au robinet, un service de santé privé et public correct ! Mais la majorité de la population est privée de ces moyens vitaux ! Parce que l’argent public va dans les caisses du grand capital. Danielle Diakok et ses camarades sont les seuls dans cette élection à dénoncer ce système d’exploitation capitaliste. Parce que ce système prend l’argent public, prend l’argent dans les poches des pauvres pour alimenter les caisses des gros capitalistes. Tous les autres candidats sont des serviteurs ou prétendants serviteurs du système capitaliste. Envoyez au conseil municipal des Abymes des femmes et des hommes du camp des travailleurs !


Une liste « Combat ouvrier - faire entendre le camp des travailleurs » à Capesterre-Belle-Eau

Elle est conduite par Jean-Marie Nomertin, employé, et Marie-Anne Georges, ouvrière agricole de la banane.  

À Capesterre-Belle-Eau, la municipalité et tous les candidats qui se présentent sont contre les intérêts des travailleurs. La seule liste qui défend les intérêts des travailleurs et des couches populaires est la liste « Combat ouvrier-faire-entendre le camp des travailleurs » conduite par Jean-Marie Nomertin. Elle est la seule à déclarer que les principaux maux de Capesterre-Belle-Eau viennent du système capitaliste. Parce que ce système prend l’argent public, prend l’argent dans les poches des pauvres pour alimenter les caisses des gros capitalistes. Tous les autres candidats sont des serviteurs ou prétendants serviteurs du système capitaliste. C’est pour donner aux riches des grosses sociétés qu’il y a pénurie d’eau, que les ordures trainent partout, que la communauté de communes est fortement endettée ! Envoyez au conseil municipal de Capesterre-Belle-Eau des femmes et des hommes du camp des travailleurs !


Haïti : février 1986, les masses renversaient la dictature des Duvalier

Le 7 février 1986, il y a 34 ans, la population laborieuse d’Haïti « déchouquait » la dictature sanglante des Duvalier. Il y a eu d’abord la mobilisation des jeunes lycéens qui s’est amplifiée à la suite de l’assassinat de trois jeunes élèves de la ville des Gonaïves. Les manifestations qui ont suivi se sont généralisées à toutes les villes du pays. Les masses populaires se sont mobilisées et ont abattu la dictature des Duvalier père puis fils qui durait depuis 29 ans.   À travers tout le pays il y eut des scènes de liesse, « Ké makak la kasé » (la queue du macaque s’est cassée). Mais en même temps la colère des masses était à la hauteur de la terreur et des massacres qu’elles avaient subis. Elles s’en sont prises aux différents symboles du régime, les édifices, les monuments, les individus. Les miliciens, les macoutes défenseurs du régime ont été pourchassés à travers tout le pays. La peur avait changé de camp !

La force des masses en mouvement emmenait un nouvel élan, une soif de s’exprimer, un enthousiasme qui poussait les jeunes à partir vers « les mornes » (les collines) pour alphabétiser la population ou dans les quartiers populaires à s’organiser pour remettre à neuf, nettoyer et embellir. Ces masses ont tenté de se prendre en main et réaliser ce qui était possible dans l’immédiat. Dans leur sillage, la presse recommençait à s’exprimer à travers de nouveaux journaux et des radios qui ouvraient le micro à la population. Mais cet enthousiasme si communicatif pendant quelques semaines, allait être douché par la misère et cassé par les militaires qui reprirent en main la gestion du pays. Les masses pauvres avaient mis fin à la dictature des Duvalier mais la dictature capitaliste dans les entreprises subsistait toujours. Certains bourgeois ont certes pris l’avion avec leurs familles et leurs biens, fuyant vers les USA, mais la bourgeoisie n’a pas été inquiétée par les organisations qui ont pris la tête de cette révolte populaire.

Ces organisations se sont mises à son service en maintenant en place l’armée. Une fois le mouvement populaire retombé, la bourgeoisie a retrouvé toute sa puissance. L’exploitation des travailleurs avec des salaires de misère a continué, en s’accentuant avec la dévaluation de la gourde, monnaie locale.

À l’image de cette classe qu’ils représentent, les politiciens pourris, véreux ont occupé le devant de la scène. Il y a eu une succession de militaires, d’hommes et de femmes politiques et un soi-disant sauveur comme Aristide. Qu’ils soient chanteurs, économistes, humanistes tous ont martelé la soumission à la démocratie et à l’ordre bourgeois. Et maintenant ces politiciens se battent pour le pouvoir présidentiel à coup de blocage du pays, en payant des bandes armées qui terrorisent la population. Aujourd’hui la population des travailleurs est enfermée dans les quartiers et risque sa vie pour aller au travail à la merci des gangs armés ! Mais la force des travailleurs est toujours là, sourde, diffuse, s’exprimant par des explosions de colère jusqu’à ce qu’elle construise un parti qui va lui permettre de renverser cet ordre bourgeois.  


Séismes en Caraïbe

Mardi 28 janvier un séisme de magnitude 7,7 s’est produit dans la Mer des Caraïbes, touchant plusieurs îles. L’épicentre se situait entre Cuba et la Jamaïque.  

Le séisme a été ressenti jusqu’à Miami. Au début du mois de janvier Porto Rico était touché par deux séismes destructeurs. Ces évènements viennent nous rappeler que nous sommes dans une zone à risque. En 2010 un séisme-holocauste causait la mort de plus de 250 000 personnes en Haïti. En 1843 Pointe-à-Pitre était détruit par un tremblement de terre faisant 3 000 morts. Sur les territoires à fort risque comme les nôtres, il faudrait que tous les moyens de prévention soient mis en œuvre. Au Japon, pays où le risque sismique est majeur, il y a toute une culture de la prévention des tremblements de terre. La construction des bâtiments suit des règles strictes pour qu’ils résistent au mieux aux secousses sismiques. Il y existe tout un système d’alertes pour informer rapidement la population d’une menace dans les 20 secondes qui suivent (par mail, sms, radio ou télévision). C’est un aperçu de ce qui est possible quand la sécurité du plus grand nombre est menacée.  


Annonces

- Vendredi 14 février à 7h : Tous au tribunal de Basse-Terre pour soutenir Jean-Marie Nomertin et protester contre la répression patronale !
- Vendredi 21 février à 19h : Réunion publique de la liste Combat Ouvrier-Faire entendre le camp des travailleurs, à Capesterre-Belle-Eau. Dans le local de l’association Harmonie à Capesterre, section Fromager.
- Vendredi 28 février à 19h : Réunion publique de Combat ouvrier. Présentation des deux listes Combat Ouvrier-faire entendre le camp des travailleurs aux élections municipales de Capesterre-Belle-Eau et des Abymes. Qu’allons-nous y défendre ? Salle Rémy Nainsouta à Pointe-à-Pitre.


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