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CO de 2019-2018/CO n° 1227 du 5 octobre 2019/Deuxième page

Deuxième page

Martinique: Affaire Carénantilles du beau monde en eaux troubles

Rodolphe Désiré, maire PPM du Marin, a été mis en garde à vue, puis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Jean-Louis de Lucy de Fossarieu, président de Carenantilles et son fils, Arthur, le directeur, ont également été mis en examen et le premier envoyé à la prison de Ducos.  

Favoritisme, recel de favoritisme, corruption active et passive, concussion, recel de concussion, abus de biens sociaux, recel d'abus de biens sociaux, travail dissimulé, blanchiment de fraude fiscale, exercice sans autorisation d'une activité nuisible à l'eau. Excusez du peu. Qui sont les justiciables ? Jean-Louis de Lucy est un membre de la communauté des gros possédants békés (Hayot, de Gentile, de Pompignan, etc.). Quant à Rodolphe Désiré, ancien de l’OJAM (Organisation de la jeunesse anticolonialiste de la Martinique), il est maire du Marin depuis 1983. Il a été sénateur et est président d’honneur du PPM. Bien évidemment, tout ce petit monde crie à l’erreur judiciaire.

En fait, dans cette société, les possédants békés mis en cause sont comme des poissons dans l’eau. Dans l’affaire de la Marina du Marin, cela est vrai, au sens propre comme au sens figuré de l’expression. Même un ancien directeur de la mer, donc un fonctionnaire, a été rapatrié de Guyane et mis en garde à vue pour être interrogé. Dans cette société, ce sont les capitalistes qui dirigent. Et le personnel politique est à leur disposition et notamment au plus haut sommet de l’État. Il n’est donc pas étonnant que, à l’échelon inférieur (municipalités, administration), les désidérata des capitalistes soient exécutés.  


Guadeloupe: Baie Mahault les communaux en grève

Les travailleurs de la commune de Baie Mahault sont en grève depuis plus de trois semaines. Les grilles de la mairie sont closes.   Les grévistes revendiquent la revalorisation du régime indemnitaire, l'entretien et des équipements pour l'Unité Centrale de Production Alimentaire. Une autre revendication concerne le déroulement de carrière. Ils dénoncent également le manque de protection des agents d'accueil victimes d’agressions par des usagers. Le conflit dure malgré le soutien de la majorité des agents. Le 29 septembre les grévistes ont fait le tour des écoles de la commune pour expliquer leur combat.

Le maire Mme Polifonte refuse de céder en particulier sur les augmentations demandées, pourtant actées depuis 2016. D’abord elle met en cause des retards, pas de la mairie mais de la part du Centre de gestion de la fonction publique territoriale. Elle assure que dès qu’elle aura les réponses du Centre elle appliquera les décisions. Elle affirme aussi que les revalorisations prévues ont déjà eu lieu. Ce n’est pas l’avis des grévistes. Dans le même temps le maire parle de faire une étude des finances de la commune pour savoir ce qu’il est possible de faire. Cela ressemble à un bras de fer avec les grévistes. Mais ceux-ci ne se laissent pas mener en bateau. Avec leur syndicat UTC-UGTG ils parlent de durcir le mouvement.


Guadeloupe: Moule victoire des agents communaux

Victoire des agents communaux Du 11 au 18 septembre, des agents de la commune du Moule étaient en grève pour dénoncer le harcèlement et les discriminations qu’ils subissent, leurs mauvaises conditions de travail et le blocage des carrières de 221 agents depuis plusieurs années. Le maire de la commune, Gabrielle Louis Carabin, a fini par céder et a signé un accord avec les grévistes qui prévoit notamment l’installation de mobilier et de climatisation pour améliorer les conditions de travail. Par ailleurs, le cas des 221 agents est passé par une commission administrative pour examen de leur carrière. Les agents communaux du Moule ont repris le travail la tête haute après cette victoire. Les agents communaux du Moule ont repris le travail la tête haute après cette victoire.  


Guadeloupe: EDF succès de la grève du 19 septembre

Succès de la grève du 19 septembre Plus de la moitié des agents du groupe EDF ont fait grève le jeudi 19 septembre pour dénoncer le projet Hercule du gouvernement. Ce projet prévoit de diviser le groupe en plusieurs morceaux et d’en céder toute une partie au privé. La pression sur les travailleurs augmenterait encore, pour satisfaire les appétits toujours plus grands des actionnaires. Mais les salariés ont montré qu’ils ne comptent pas se laisser faire !  


La fin de XL Airways : des centaines de licenciements

Cette compagnie aérienne présente en Guadeloupe et en Martinique est en cessation de paiement. Si elle ferme, de nombreux clients seront laissés pour compte. Mais les principales victimes seront les 570 salariés, tous sites confondus. Lors de telles crises, les actionnaires ont déjà récupéré leurs fonds, les avions ont été payés ou loués, les autres compagnies lorgnent déjà sur les créneaux horaires et les marchés, bref, leur monde continuera à tourner. Mais les salariés de XL Airways qui n’ont eu aucune augmentation de salaire en dix ans sont menacés de perdre leur emploi. Pourtant le patron a déclaré dans les télés que pendant très longtemps XL Airways a été rentable. Mais où l’argent gagné est-il passé ? Et qui contrôle les faits et gestes de ce patron… et de tous les autres ?


À Chirac, la bourgeoisie reconnaissante

Chirac décédé, tous les politiciens, de toutes les couleurs politiques, jusqu’à Mélenchon et Le Pen, se sont déchaînés pour faire l’éloge du personnage à la télé comme à la radio. Macron n’a pas manqué d’y aller de son couplet.     Tous ont vanté le fait qu’il aimait l’outre-mer.

Il aimait l’outre-mer, surtout en chef de l’impérialisme français comme il aimait l’Afrique exploitée jusqu’au sang et laissée pauvre. En mai 1967 Chirac était secrétaire d’État chargé des problèmes de l’emploi dans le gouvernement de Georges Pompidou avec de Gaulle comme président. C’est bien en mai 67 que ce gouvernement fut responsable du massacre de plus d’une centaine de personnes en Guadeloupe. Chirac est donc aussi comptable de ce massacre et personne ne l’a entendu sur ce sujet à l’époque ni après. Il a cautionné pour le moins par son silence le massacre de mai 67. Il fut solidaire de son gouvernement colonialiste d’assassins. Chirac, ministre de l’agriculture de 1972 à 1974 a autorisé le chlordécone aux Antilles accédant à la demande des békés producteurs de banane. Il nous laisse ce poison ravageur pour des siècles. Entre temps les békés ont réalisé des millions et des millions de profits. Oui, à Chirac, les riches békés reconnaissants !

En 1988, premier ministre de Mitterrand, Chirac a organisé l’opération militaire contre les indépendantistes kanaks qui avaient pris en otages des gendarmes, dans la grotte d’Ouvéa en Nouvelle Calédonie. Des militants kanaks ont été tués, Ils sont morts en combattants. D’autres ont été faits prisonniers et ont été froidement abattus à la fin de l’assaut. Nouveau crime colonialiste. Pour les travailleurs, Chirac fut un homme politique comme tous les autres gouvernants, multipliant les attaques : contre les retraites, vol d’un jour férié aux salariés sous prétexte de jour de « solidarité » envers les retraités, etc. Il fut aussi celui qui flatta les préjugés racistes les plus odieux en parlant « du bruit et de l’odeur » pour désigner les familles immigrées. Bref, un digne représentant de la classe des bourgeois qu’il a servie quand il était au pouvoir et celle-ci, aujourd’hui, lui rend l’oraison funèbre qu’il a méritée de sa part.

Martinique : Chirac Alfred Marie-Jeanne, fidèle à la classe qu’il défend   Interrogé par un journaliste, le président de la CTM en a profité pour saluer la mémoire du défunt en commençant ainsi : « Quel que soit le passé de Jacques Chirac… ».   Il a justifié cette rapide absolution en évoquant la modification de la constitution qui a ouvert la porte au changement institutionnel à la carte pour chaque territoire. Il a poursuivi : « c’est pourquoi, je vais vous parler très franchement, nous lui rendons hommage ». Et d’envisager de profiter d’un déplacement à Bordeaux pour aller aux obsèques de Chirac.

Il y a quelques années, Marie-Jeanne se donnait une image d’opposant ferme aux gouvernements français. Mais c’était pour mieux tromper les classes populaires sur lesquelles il s’est appuyé pour devenir chef d’un petit pouvoir local octroyé par ce « colonialisme français » qu’il disait être son ennemi de toujours. Son hostilité publique et revendiquée à la grève générale de 2009 avait permis de révéler une partie de son vrai visage. Son accord avec le capitaliste Monplaisir en 2015 a constitué un pas de plus qui a confirmé au service de quel camp il est. Marie-Jeanne a appelé en 2017 à voter Macron, celui qui poursuit l’œuvre de démantèlement du Code du travail tout comme Chirac. En déclarant « Quel que soit le passé de Jacques Chirac… », Marie-Jeanne montre ce qu’il a toujours été : un défenseur des classes possédantes à la recherche d’une reconnaissance de leur part.  


Martinique : Chirac Alfred Marie-Jeanne, fidèle à la classe qu’il défend

Interrogé par un journaliste, le président de la CTM en a profité pour saluer la mémoire du défunt en commençant ainsi : « Quel que soit le passé de Jacques Chirac… ».  

Il a justifié cette rapide absolution en évoquant la modification de la constitution qui a ouvert la porte au changement institutionnel à la carte pour chaque territoire. Il a poursuivi : « c’est pourquoi, je vais vous parler très franchement, nous lui rendons hommage ». Et d’envisager de profiter d’un déplacement à Bordeaux pour aller aux obsèques de Chirac.

Il y a quelques années, Marie-Jeanne se donnait une image d’opposant ferme aux gouvernements français. Mais c’était pour mieux tromper les classes populaires sur lesquelles il s’est appuyé pour devenir chef d’un petit pouvoir local octroyé par ce « colonialisme français » qu’il disait être son ennemi de toujours. Son hostilité publique et revendiquée à la grève générale de 2009 avait permis de révéler une partie de son vrai visage. Son accord avec le capitaliste Monplaisir en 2015 a constitué un pas de plus qui a confirmé au service de quel camp il est. Marie-Jeanne a appelé en 2017 à voter Macron, celui qui poursuit l’œuvre de démantèlement du Code du travail tout comme Chirac. En déclarant « Quel que soit le passé de Jacques Chirac… », Marie-Jeanne montre ce qu’il a toujours été : un défenseur des classes possédantes à la recherche d’une reconnaissance de leur part.


Martinique : Décès de Chirac le concert des notables

Jacques Chirac, ancien président de la république française de mai 1995 à Mai 2007, est décédé jeudi 26 septembre 2019. Suite à l’annonce de sa mort, on a assisté à une pluie d’hommages venant d’horizons politiques divers.  

Chalono, Lesueur, Robinot, Monplaisir, Thalmensy, etc. : tous ces hommes qu’on dit de « droite » ont bien entendu rendu un hommage appuyé à Chirac. D’autres, dits de gauche ou « patriotes indépendantistes » ont été aussi du concert : Letchimy président du PPM et président de la commission d’enquête sur le… chlordécone, de Lise, président du RDM et président de l’Assemblée de Martinique, et Marie-Jeanne, président indépendantiste du Conseil Exécutif de la CTM. Après tout, tous sont peu ou prou de petits serviteurs de la bourgeoisie qui reconnaissent l’un des dirigeants de cette classe. Lors de la plénière du jeudi 26 septembre, toutes tendances confondues : MIM (mouvement indépendantiste, EPMN (Ensemble pour une Martinique nouvelle), PCM (Parti communiste martiniquais), une minute de silence a été observée à la mémoire de Chirac. Ainsi fut-il !


Guadeloupe : Chirac l’Antillais ?

Des larmes de Blaise Aldo pleurant son papa aux trémolos de Michaux Chevry, Chaulet, Marlène Captant et Cie, Chirac a été fêté par ses serviteurs-profiteurs d’outre-mer. Il aimait les accras, les « ti punch », sous les cocotiers. Victorin Lurel du parti socialiste a participé aux louanges. Après tout, la gauche a bien fait une politique de droite. Alors à quand la « saint chichi » ?