Site

CO de 2019-2018/CO n° 1212 du 19 janvier 2019/Quatrième page

Quatrième page

 Martinique: Les grand-messes, on connaît !

En Martinique, le grand débat national lancé par Emmanuel Macron à partir du 15 janvier ne semble pas rencontrer l’adhésion de la population, au moment où nous écrivons. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par les journalistes de la télé officielle, Martinique la première. Ainsi, lors du journal télévisé du jeudi 10 janvier, on a pu voir le maire du Diamant, Gilbert Eustache, expliquer en élu discipliné qu’il avait installé dans sa mairie un cahier de doléances permettant de récolter les suggestions, critiques ou revendications de la population pour les faire ensuite remonter. Mais les habitants du Diamant ne semblaient pas affluer en mairie pour remplir ledit cahier. Voilà ce que des personnes interrogées par le journaliste ont répondu : « Cahier de doléances de Macron pour faire quoi ? Mais il ne fait rien et ne fera rien pour nous. Macron passe son temps à nous mentir et à nous tromper.

Durant les élections présidentielles, j’ai lu son programme, il n’y avait rien là-dedans qui puisse améliorer notre sort ». Pour d’autres : « Macron c’est un hypocrite. La situation devient de plus en plus difficile pour nous ». En somme des réactions pleines de bon sens !


Dans les entreprises

L’Echo de Pôle Emploi
Macron attaque les chômeurs, mais pas le chômage
Macron a supprimé la clause qui permettait aux demandeurs d’emploi de refuser un emploi si le salaire était inférieur à 95 % du précédent poste. Il veut forcer les chômeurs à accepter n’importe quel emploi à n’importe quel salaire. Les chômeurs auront beau « traverser la rue », ils ne trouveront pas plus d’emploi. Seules l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous - sans baisse de salaire - pourront éradiquer le chômage. Mais ça, Macron, ce n’est pas son problème.

Pôle emploi, deux en un !
Pour être sûr que les chômeurs n’échapperont pas à leurs sanctions, le gouvernement a décidé que désormais seul Pôle emploi serait à la manœuvre contre les demandeurs. Le contrôleur sera aussi l’organisme qui sanctionne. Au passage, on supprime des postes à la DIECCTE et le tour est joué ! Pas de trêve des confiseurs contre les chômeurs !

Formation express pour supprimer les allocations
Avant même que le décret aggravant les sanctions contre les demandeurs d’emploi ne paraissent, Pôle emploi a organisé une session de formation des conseillers, pendant les fêtes de fin d’année. Pas de trêve des confiseurs contre les chômeurs !

Pawòl a travayè bannann
Plantation Grand Café : pas de salaire donc pas de travail !
Le 7 janvier, les camarades ont refusé de prendre le travail pour exiger leur salaire de décembre. Le planteur Babin a tenté de les raisonner en expliquant qu’il y avait des cirés à mettre en urgence, ils ont répondu qu’ils attendaient de recevoir leur salaire en urgence !

Pawòl a travayè bannann Plantation Grand Café : pas de salaire donc pas de travail !
Le 7 janvier, les camarades ont refusé de prendre le travail pour exiger leur salaire de décembre. Le planteur Babin a tenté de les raisonner en expliquant qu’il y avait des cirés à mettre en urgence, ils ont répondu qu’ils attendaient de recevoir leur salaire en urgence !
Plantation Grand Café : Fore complice avec le fils de Babin qui marronne la formation ?
Les camarades ont constaté que le fils du patron Babin était marqué présent sur la feuille d'émargement, alors qu'il ne participait pas à la formation. Sa i bon pou zwa, bon pou kanna !
Plantation Montebello : prime de fin d’année, le patron commence à se rattraper !
Les camarades avaient constaté qu’il manquait 130€ sur leur prime. Quand ils sont allés réclamer des comptes, la comptable s’est justifiée en expliquant que c’était à cause du chômage partiel. Ils ont fait savoir leur mécontentement au patron qui leur a versé 100€ quelques jours après. Il y est presque, il manque encore 30€ !

Deux ans après, Dambas est toujours angoissé par la grève de 2017 !
Après un premier échec, Dambas tente une nouvelle fois d’attaquer au tribunal les grévistes pour un soi-disant blocage de sa plantation. Les 22 camarades sont convoqués le 9 avril au tribunal de Basse-Terre. Soyons nombreux pour faire le procès de l’exploiteur Dambas    Les camarades ont constaté que le fils du patron Babin était marqué présent sur la feuille d'émargement, alors qu'il ne participait pas à la formation. Sa i bon pou zwa, bon pou kanna !

Plantation Montebello : prime de fin d’année, le patron commence à se rattraper !
Les camarades avaient constaté qu’il manquait 130€ sur leur prime. Quand ils sont allés réclamer des comptes, la comptable s’est justifiée en expliquant que c’était à cause du chômage partiel. Ils ont fait savoir leur mécontentement au patron qui leur a versé 100€ quelques jours après. Il y est presque, il manque encore 30€ !

Deux ans après, Dambas est toujours angoissé par la grève de 2017 !
Après un premier échec, Dambas tente une nouvelle fois d’attaquer au tribunal les grévistes pour un soi-disant blocage de sa plantation. Les 22 camarades sont convoqués le 9 avril au tribunal de Basse-Terre. Soyons nombreux pour faire le procès de l’exploiteur Dambas   

Echos de l’Aéroport (Guadeloupe)
Placidom-Antilles Sûreté : des divisions intolérables…
Au service de contrôle sûreté des passagers et de leurs bagages à main une majorité d’agents sont en intérim, ce qui n’est pas admissible. Un même patron a les deux sociétés et traite différemment les salariés. De plus en plus les salariés d’Antilles Sûreté désapprouvent les brimades imposées aux intérimaires.

.....ce n’était donc pas Noël pour tout le monde…
Le patron a gratifié les titulaires d’un panier de victuailles de Noël. Pour les intérimaires qui ont le même patron, qui font le même travail, avec davantage de contraintes d’horaires et de plannings, Rien ! Déjà ce n’était pas grand-chose mais cette distinction mesquine a déplu. Que le patron ne s’imagine pas réussir ainsi à régner en divisant les salariés.

Echos des hôpitaux (Martinique)
Tout le monde n’était pas à la fête !
Avec les congés pour ces fêtes de fin d’années, le personnel présent au travail a plutôt trinqué ! Le non remplacement des absences a rendu les conditions de travail encore pires que ce qu’elles sont. Pour se faire entendre, les collègues de la Neuro se sont d’ailleurs mobilisés. C’est bien ce que nous avons à faire pour ne pas nous esquinter au travail ! Comptons sur nous-mêmes et seules nos luttes paieront !

Des prélèvements sur salaire intolérables !
Un agent a vu son salaire de décembre amputé d’un tiers sans être prévenu au préalable et apparemment indûment. Ce n’est pas la première fois que cela arrive à des agents. Mais même si ce sont des sommes « trop perçues », un minimum de communication doit être fait, en amont, aux concernés. Un peu d’humanité et de considération éviterait des détresses au sein de familles déjà éprouvées quelquefois par la maladie. Mais c’est surement trop demander à cette direction !


Haïti : Échelle mobile des salaires, les 15 dollars sont nécessaires maintenant 

Les manifestations des travailleurs durant l’année 2018 ont contraint le gouvernement à ajuster le salaire minimum journalier à 420 gourdes (4,70 euros). Les patrons se battent pour ne pas appliquer cet ajustement. Voici le point de vue de nos camarades de l’Organisation des Travailleurs Révolutionnaires dans leur journal La Voix des Travailleurs.  

« Il y a un an, les travailleurs de la sous-traitance réclamaient 1 000 gourdes (11,20 €) comme salaire minimum. Vu l’inflation et la dégringolade de la gourde, 1 200 gourdes, (13,40 €) soit 15 dollars sont maintenant nécessaires pour garder le même pouvoir d’achat que l’année dernière. La gourde perd en moyenne un quart de sa valeur chaque jour. Plus rien ne semble pouvoir enrayer la chute libre de la monnaie locale. Et ce sont les travailleurs et les masses pauvres qui payent les conséquences du choix économique de la bourgeoisie.

Selon le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, la BRH, pour l’année 2016-2017, le déficit de la balance commerciale du pays est de 3,72 milliards de dollars. Depuis belle lurette en effet, les bourgeois haïtiens, dans le seul souci d’accroître leurs capitaux, se sont détournés de la production locale pour se transformer en marchands. Aujourd’hui, les quelques entreprises dont disposait le pays sont fermées, abandonnées par les capitalistes locaux qui se contentent de revendre au prix fort les marchandises venues d’ailleurs. Ils ont donc fait d’Haïti un pays essentiellement importateur. La production étant réduite à sa plus faible expression, le déficit de la balance commerciale s’alourdit, entraînant de tout son poids la gourde à la baisse.

La sous-traitance est l’une des rares activités qui fait entrer des dollars dans l’économie haïtienne. Car il s’agit d’une production complètement orientée vers l’extérieur. Mais cette richesse ne profite qu’à quelques patrons haïtiens et étrangers. Chair à canon de cette activité, les travailleurs qui produisent cette richesse doivent se contenter d’un salaire misérable dont la valeur réelle diminue chaque jour avec la dégringolade de la gourde.

Au mois d’octobre dernier, les travailleurs ont pu arracher au gouvernement 20 % d’ajustement du salaire. Trois mois plus tard, une partie de la bourgeoisie l’a déjà repris. La valeur réelle du nouveau salaire minimum se rapproche de ce qu’elle était avant l’ajustement. Pire, elle est même en dessous de ce qu’ils gagnaient avant l’ajustement des 20 %, puisque les patrons de nombreuses usines refusent catégoriquement de l’appliquer à l’ensemble des opérations des travailleurs. Usant de leur autorité, ils ont, par d’autres artifices de calcul, diminué le salaire des travailleurs.

La seule façon pour les travailleurs de garder un tant soit peu leur pouvoir d’achat est de revendiquer une revalorisation conséquente de leur salaire puis de le faire fluctuer en fonction de l’inflation et du taux de change de la gourde par rapport au dollar comme font les commerçants. 15 dollars américains pour 8 heures de travail par jour seraient un début pour les travailleurs. Les patrons peuvent le payer puisqu’ils font leurs transactions avec l’extérieur dans cette monnaie, faute de quoi ils devront l’ajuster en gourdes au taux du jour. » 


Réunion Publique de Combat Ouvrier

Jeudi 31 janvier à 19h dans la salle du centre de ressources des Abymes.
(En face de la maison des jeunes des Abymes : prendre la route principale des Abymes, après la clinique tourner à gauche. La salle se trouve presqu’à l’angle.)

Thème : Il y a 10 ans la grève générale de 2009 et le LKP de l’époque. Historique et enseignements.

La réunion sera suivie d’un débat.


Bookmark and Share