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CO de 2018/CO n° 1206 du 13 octobre 2018/Quatrième page

Quatrième page

Dans les entreprises

Échos des hôpitaux Martinique

Un comité d’accueil…

Le 27 septembre, un rassemblement des agents hospitaliers avait été prévu dans le hall de PZQ vers 8h30 puisque la ministre devait visiter le 3C dès 9H. Mais la veille au soir, changement de programme ! La visite ministérielle a été reportée entre 16 et 20h, au moment où la tempête Kirk devait devenir la plus forte… Chacun a pensé à une dérobade ! ...
qui dit Non au mépris du gouvernement
Néanmoins, un peu plus d’une trentaine de collègues se sont rassemblés et ont dénoncé leurs conditions de travail, mais aussi le mépris du gouvernement.

40 millions... mais...

Après des mois, Macron et Buzyn ont fini par promettre une petite partie de ce qui serait nécessaire pour le fonctionnement minimum du CHUM ! Reste à voir quelles seront les priorités pour l’affectation de ces sommes. Et, bien sûr, ils ont assorti cette annonce d’une série de recommandations sur la coopération avec la Guadeloupe, sur l’attractivité, sur la rentabilité… Pas étonnant ! C’est leur langage ! Celui de politiciens au service des profits capitalistes.

Hématologie : mobilisation du personnel

Avec raison, les équipes du service d’hémato se sont mobilisées pour que le service ne soit pas fermé au 1er octobre comme prévu. Après la fermeture temporaire du service pendant le week-end, il est maintenant prévu une réouverture progressive avec des vacations d’hématologues qui se relaieront jusqu’à l’arrivée de spécialistes dûment recrutés. Un moindre mal, pour les patients et aussi pour les soignants, par rapport à ce qui avait été annoncé.

Échos de Pôle emploi (Guadeloupe)

Des ripoux à Pôle emploi

Un courrier daté du 27 septembre signé de l’ex-directeur aurait été envoyé à des entreprises de Guadeloupe pour une enquête sur le marché du travail. Même après son limogeage ce monsieur continue à sévir ! Et c’est aux agents que la direction générale continue de s’en prendre.

Des petits soldats

Toute la ligne hiérarchique de Pôle emploi relaie sans se poser de questions les inanités et la violence de l’encadrement supérieur. Vendre sa conscience pour un plat de lentilles et fermer les yeux même quand les injustices sont criantes. Des agents du rang disent non !

La résistance s’organise !

Plusieurs dizaines de collègues ont décidé de ne pas se laisser faire. Après le vol de nos salaires pour des débits dont nous n’étions pas responsables, les badges obligatoires pour ceux qui ont choisi librement d’être à 35h, cela ne passe pas !

Des mails à mettre à la poubelle

Pour intimider les agents qui refusent de badger, la direction envoie des messages par mail informant que nous étions en absence injustifiée, alors que tout le monde est présent à son poste. La terreur comme méthode de gestion du personnel.

Les chefs sommés de s’expliquer

Dès la réception de ces messages d’absence injustifiée, certains collègues très en colère ont fait une crise sur leur directeur d’agence, leur demandant pourquoi ils sont déclarés absents alors qu’ils ont effectué leur journée de travail.

Touché, coulé

Plusieurs collègues se sont invités dans une réunion des directeurs d’agence avec les cadres supérieurs. Alors qu’une ordonnance du TGI de Pointe-à-Pitre a ordonné l’arrêt du badgeage tant que le CHSCT n’a pas donné son avis, ils s’ingénient tranquillement à continuer à anéantir les droits des agents !

Échos « Pawol a travayè bannann »

Nouvelle condamnation du pwofitè T. Dambas !

Le tribunal administratif a condamné Tino Dambas à payer une amende de 2000€ et à refaire les élections syndicales sur la plantation de Grand-Fonds à Trois-Rivières. Le jour de l’élection, Dambas avait empêché les camarades de voter en les envoyant travailler sur ses autres plantations. En espérant que ça lui serve de leçon !

T. Dambas entend des voix !

Dernièrement, T. Dambas a menacé deux camarades en leur disant « an té kay pasé a laksyon mé on ti vwa di mwen pa fèy ». T.Dambas ne cache plus sa folie.

Plantation Saint-Denis : Mallenec ka fè bon lajan !

Actuellement les camarades produisent trois containers de 1 080 cartons par semaine. Depuis septembre, le prix de vente du carton de qualité supérieure est de 13 €. Donc chaque semaine, Mallenec vend pour 42 000 € de banane. Si l’argent produit par leur travail allait aux 32 camarades, chacun d’entre eux aurait dû toucher 1 300 € pour la semaine !

Plantation Saint-Denis : le géreur a retenu la leçon

Avant le passage de la tempête Isaac, le géreur avait refusé d’écouter les camarades qui voulaient couper les régimes avant le mauvais temps. Ils avaient refusé de les ramasser à terre après la tempête. Il a retenu la leçon puisqu’à l’approche de la tempête Kirk il a fait couper les régimes en avance.

Plantations Fred et Yvon Héry : le patron pleurniche « qu’il n’a plus de travail »

Ce planteur a volé des dizaines de milliers d’euros sur le salaire des ouvriers en refusant d’appliquer la mensualisation. Donc les camarades sont en droit d’être payés sans travailler !

T. Dambas se raconte des films

Il répète en boucle aux camarades que l’audience des Prud’hommes du 11 septembre n’a pas eu lieu et que l’affaire a été renvoyée. En tout cas, ce comportement montre sa crainte du jugement du 11 décembre !

Échos des hôpitaux Guadeloupe

CHU : une ministre de la santé inutile

Un aide-soignant n’a pas hésité à dénoncer le manque catastrophique de matériel aux urgences. La ministre n’a pas cessé de lui répondre « je suis venue là pour voir ». C’est bien cela le problème, elle vient juste « voir » ! Le personnel du CHU a eu raison de lui mettre la pression.

CHU : les rats quittent le navire.

La fuite des médecins continue. Pendant les vacances, on avait déjà été marqué par l’impossibilité d’assurer certaines interventions chirurgicales faute d’anesthésiste. Maintenant des secteurs clé comme l’urologie, la traumatologie, la maternité et les urgences assistent aux départs d’acteurs-clé. Ces médecins, comme le capitaine du Concordia, abandonnent le CHU au pire moment, pour aller vendre leurs compétences ailleurs. En oubliant que c’est grâce au CHU qu’ils ont acquis ces compétences.

Incendie au CHU : des conséquences positives ?

Lors de sa visite sur le chantier du nouveau CHU, Macron a évoqué l’incendie de novembre dernier comme ayant des aspects positifs car « toutes les structures de soin, publiques et privées, ont dû apprendre à travailler ensemble, à être complémentaires ». Ces propos sont choquants ! En réalité, Macron ne veut pas parler de la catastrophe sanitaire qui existe depuis l’incendie : locaux encore plus vétustes, décès prématurés...


Haïti : la pauvreté plus dévastatrice que le séisme !

Le samedi 6 octobre, un séisme de magnitude 5,6 sur l’échelle de Richter a frappé la région Nord-Ouest d’Haïti. La zone de Port-de-Paix a été la plus impactée. Deux jours après, le bilan provisoire est de 15 morts et plus de 300 blessés et pourrait s’alourdir car des zones n’ont pas encore été contactées par les secours.

Le département du nord-ouest est l’une des zones les plus à l’écart du pays. L’eau courante, l’électricité, les routes, les hôpitaux, l’école, l’université, sont des mirages dont le gouvernement parle et dont la population ne voit pas

les effets. L’État n’y assure aucun service public. Disons que c’est encore pire qu’ailleurs où ils sont pratiquement inexistants. Les routes reliant ce département aux autres régions du pays sont dans un piteux état. Les maisons sont des constructions où les normes antisismiques ou anticyclones n’ont pas été appliquées. L’État ne les applique pas plus dans les bâtiments publics. Port-de-Paix succombe sous le poids de l’insalubrité et la situation est encore pire dans les autres communes du département. Avec un tel cocktail, tout phénomène naturel, suivant son importance, peut se transformer en catastrophe sociale et en drame humain. Et ce sont toujours les plus pauvres qui sont les plus touchés.

Certaines zones sont rendues difficiles d'accès, en raison de l'état des routes, le bilan provisoire pourrait s'alourdir, quand l'accès vers ces régions sera rendu possible. L’hôpital de Port de Paix est inopérant et le dispensaire humanitaire ainsi que la clinique dans la banlieue de la ville sont insuffisants pour traiter les blessés. Jovenel Moïse, le président, et son gouvernement feignent de s’activer pour venir en aide à la population. Le ministère de la défense a envoyé, dès dimanche, un contingent de 100 soldats, d'infirmiers et de médecins.

Ce président appelle la population à « garder son calme » et déclare que « le système de gestion des risques et les directions régionales de la Protection civile sont en alerte pour assister les habitants des zones touchées ». Il semble avoir bien plus peur d’une réaction de colère de la population que du manque de sécurité dont elle est victime. Au vu de ce qui s’est passé en 2010, où ce sont les efforts et le dévouement sans compter de la population elle même qui lui a permis de survivre, il y a de quoi se méfier des déclarations de bonnes intentions et de l’agitation des politiques.


Retraites : nouvelles attaques en préparation

Nous publions cette brève de nos camarades de Lutte ouvrière. Macron avait prétendu, pendant sa campagne, qu'il ne toucherait pas à la limite des 62 ans à partir desquels on a le droit de partir en retraite. Il envisagerait à présent de fixer « un âge pivot », c'est-à-dire un âge minimal de départ pour partir avec une retraite à taux plein, 63 ans ou plus. On aura toujours le droit de partir à 62 ans... mais avec une décote. Ce tour de passe-passe ne peut tromper personne : il s'agit, une fois de plus, de reculer l'âge de départ en retraite et de diminuer le montant des pensions. Raison de plus pour descendre dans les rues, ce mardi 9 octobre.


Combat ouvrier vous invite à sa réunion publique 

Vendredi 26 octobre à 19h. Dans la salle du centre de ressources humaines, aux Abymes en face de la Maison des jeunes des Abymes, prés du stade.

Thème central : Le trotskysme, seul programme pour l’émancipation des travailleurs

Mais aussi :
- Les luttes en cours en Martinique et en Guadeloupe
- Justice pour l’étudiante Wendy
- Les 10 ans du journal Rebelle !

Nous vous attendons tous !


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