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CO de 2018/CO n° 1206 du 13 octobre 2018/Deuxième page

Deuxième page

Guadeloupe: Mobilisations du 9 octobre

Plusieurs confédérations syndicales en France ont appelé, le 9 octobre, à une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations contre la politique anti ouvrière du gouvernement.

En Guadeloupe, la CGTG et la FSU (syndicat enseignant), ont aussi retenu cette date pour manifester. Face aux problèmes qui pourrissent la vie des travailleurs, des pauvres, des jeunes, les sourires et les embrassades de Macron n’étaient qu’hypocrisie. Aucune solution durable n’est en vue. L’éducation, la Santé subissent gravement le manque de matériel et de personnel. Dans les entreprises, des patrons s’appuient sur les ordonnances-Macron pour licencier et réduire à néant les accords tant soit peu favorables aux travailleurs. Montrer son mécontentement et son exaspération est un premier pas.


Guadeloupe: Mondial Euro Sécurité Privée : victoire des grévistes !

Les travailleurs de Mondial Euro Sécurité Privée (MESP) avaient appris qu’ils seraient transférés à l’entreprise Sécurité Plus.

Leur nouveau patron avait décidé qu’à la date du 1er octobre, ils ne toucheraient plus le 13ème mois, les tickets restaurants, l’accord Bino et l’indemnité kilométrique. C’était sans compter avec la détermination des travailleurs.

Au bout de trois jours de grève, le patron a dû céder et garantir le maintien de l’ensemble de ces primes et indemnités.


Martinique: Chlordécone : l’hypocrisie de Macron couvre les empoisonneurs

Lors du passage d’Emmanuel Macron en Martinique le 27 septembre dernier, il y avait au programme la visite d’une exploitation agricole au Morne-Rouge. Et tout le monde attendait la position du président sur la question du chlordécone.

Macron a d’abord enfoncé une porte ouverte : il a reconnu la responsabilité de l’État (gouvernements, ministres, etc.) dans la gestion de l’utilisation de ce pesticide. Il a ainsi déclaré que « La pollution au chlordécone est un scandale environnemental ». Compte tenu de toutes les enquêtes faites, il serait difficile de le nier. Mais là s’arrête l’objectivité de Macron, Car il a ensuite ajouté que l'utilisation du chlordécone, pendant plus de 20 ans après son interdiction en France, était « le fruit d'un aveuglement collectif ».

Tous coupables ? Non ! Pour Macron, il s’agit d’une manière de dire que la justice ne demandera pas de comptes à ceux qui ont couvert la commercialisation et l’utilisation de cette molécule, ni à ceux, capitalistes békés de la banane, qui ont tiré les ficelles. Mais il n’en est pas resté là. Dans la suite de sa déclaration concernant les conséquences de la pollution par le chlordécone sur la santé des ouvriers agricoles et plus largement de la population, Macron a reconnu que ce produit « n’est pas bon pour la santé ». Mais, reprenant les propos d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, il a ajouté : « Aujourd’hui aucune étude n’établit un lien de cause à effet ».

Même s’il a parlé de « réparation », il s’agissait en fait pour lui de préciser qu’il fermait la porte à toute prise en charge des frais de détection de la présence du chlordécone dans l’organisme, notamment pour les ouvriers agricoles. « En l'état des connaissances scientifiques, rien ne permet d'établir un lien de causalité entre la présence de chlordécone dans le corps et les diverses pathologies.

Cela n'est pas avéré ». Il s’est contenté de faire un semblant de concession en annonçant la poursuite de la recherche – laquelle ? – sur la question des maladies professionnelles, mais sans du tout préciser lesquelles. Rien sur la prise en charge médicale et l’indemnisation des ouvriers agricoles et de la population exposée au chlordécone. Rien non plus concernant les personnes atteintes de cancer de la prostate. Macron a voulu se donner le rôle d’un arbitre objectif.

Mais il a tout simplement montré qu’il était vraiment du côté des riches, des possédants, des pollueurs. Les responsables de cette catastrophe, bien que connus, ont bien compris qu’ils n’avaient rien à craindre du côté de ceux qui dirigent. Et face à son empoisonnement programmé, la population, elle, a tout intérêt à poursuivre et amplifier ses mobilisations.


Martinique: Manifestation anti Macron à son arrivée

Le 27 septembre, à l’arrivée de Macron, près de 300 militants et salariés ont manifesté à Fort­-de-France, à l’appel des syndicats et associations. Une banderole « Léta ka pran anlè nou pou ba sa ki ja ni » (l’État nous fait les poches pour en donner à ceux qui en ont déjà) ouvrait la marche. Tout au long du parcours, la politique de Macron et Philippe contre les travailleurs et les plus faibles a été fermement dénoncée. Notre organisation, Combat ouvrier, avait appelé ses militants et les travailleurs à participer à cette manifestation.


Guadeloupe: Soutien à Wendy !

L’affaire qui oppose Wendy Zebo, étudiante, aux dirigeants de l’université des Antilles est maintenant sur la place publique et l’opinion publique est touchée. Combat Ouvrier apporte son soutien - À Wendy Zébo, à sa mère et sa famille face à l’ignoble injustice dont elle est victime de la part des dirigeants de la faculté de droit et sciences économiques. - Aux étudiants de Fouillole et aux militants de Rebelle ! en lutte pour soutenir Wendy et dénoncer les abus de certains dirigeants de l’université des Antilles. Nous publions ci-dessous des tracts et informations publiés par les étudiants et lycéens membres du journal Rebelle !, dont certains sont aussi des militants de Combat ouvrier.


Guadeloupe: Affaire Wendy : Montauban, le chef de la fac de droit, doit rectifier ses erreurs !

Wendy est étudiante en droit à Fouillole. Elle ne peut pas passer en deuxième année à cause des erreurs de l’université. En juin, pendant un examen, Wendy n’a pas pu signer la feuille de présence car son nom n’y était pas (ça lui était déjà arrivé plusieurs fois). On lui a mis zéro. Pourtant, elle a remis sa copie.

Quand elle a demandé des explications, l’administration lui a d’abord dit que sa copie a disparu. Après la copie a été retrouvée, avec la note 17,5/20. La fac ne veut pas tenir compte de cette note parce que le prof responsable de l’examen – Mignot – dit que ce n’est pas lui qui a corrigé la copie, qu’il ne sait pas qui c’est. Ça n’est pas la première fois que Mignot fait ça. Une autre étudiante a eu zéro l’an dernier parce qu’il avait perdu sa copie.

Ce prof vend aux étudiants des polycopiés à 11€ sur le parking au lieu de corriger ses copies ! Depuis juillet, Wendy et sa mère ont multiplié les démarches auprès du chef de la fac de droit, le doyen Montauban. Il refuse de régler le problème, et il a même accusé Wendy d’être une tricheuse ! Quand une autre étudiante a téléphoné à Montauban pour témoigner que Wendy était bien présente à l’examen, il a refusé de l’écouter. Quant au président de l’université, Janky, il « fait le mort » alors que Wendy lui a écrit début septembre.

Le 20 septembre, la fac a enfin proposé d’organiser une réunion. Elle est prévue pour le 25 septembre. Montauban dit que le cas de Wendy est une exception, c’est faux ! Chaque année de nombreux étudiants ont des problèmes de zéro injustifié ou de copie perdue. Mais l’université finit par trouver une solution. C’est ce qui doit être fait pour Wendy, elle doit passer en deuxième année ! L’équipe du journal Rebelle ! Le 20 septembre 2018


Guadeloupe: Affaire Wendy : Janky calomnie !

Au journal télévisé de Guadeloupe Première du lundi 8 octobre 2018, le président de l’université Janky s’est appuyé sur une prétendue expertise graphologique et a déclaré « si on veut pousser plus loin c’est l’étudiante elle-même qui a apposé une note ».

La première chose que nous ne comprenons pas, c’est pourquoi le président Janky a envoyé une fin de non-recevoir le matin du 8 octobre, c’est-à-dire AVANT d’avoir lu l’expertise qu’il prétend avoir reçue dans l’après-midi.

Surtout, pourquoi Janky a-t-il refusé de transmettre à Wendy les documents qui la concernent lors du rendez-vous du lendemain, le 9 octobre ? Dès le 17 septembre, par courrier avec accusé de réception, le doyen de la faculté de droit Montauban a reçu la demande de Wendy pour qu’on lui transmette la liste d’émargement et la copie de l’examen en question. Il a décidé de « ne pas donner suite » alors que dans le même temps il enjoignait Wendy à saisir le tribunal administratif… sans documents !

Aujourd’hui, le président Janky a opposé lui aussi un refus lorsque Wendy a demandé les précédents documents ainsi qu’une copie du soi-disant rapport d’expert. Motif donné par Janky : « vous demandez qu’on vous donne des pièces que nous, nous avons, mais l’expertise graphologique a été faite à l’intérieur de l’université ». …

À l’injustice du départ s’ajoute une volonté de ne pas transmettre à Wendy les documents qui la concernent, tout en continuant à la traîner dans la boue par voie de presse. JUSTICE POUR WENDY ! MEETING CE VENDREDI 12 OCTOBRE À 19H DEVANT L’UNIVERSITÉ DE FOUILLOLE ! Le 9 octobre 2018