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CO de 2018/CO n° 1200 du 16 juin 2018/Quatrième page

Quatrième page

Dans les entreprises

Échos de Pôle emploi
Jules joue au timal
Après avoir volé le salaire des collègues de Bouillante en droit de retrait, celui des collègues qui devaient soi-disant des heures de débit de 2017, Jules continue ses provocations en s’en prenant aux représentants du personnel et des syndicats. Il a quitté une réunion du CE dix minutes après l’avoir ouverte, sur un prétexte bidon, et menace de retraits de salaires la secrétaire du CE et la déléguée syndicale CGTG. Tini kouri, tini las !

Échos des hôpitaux (Martinique)
Sanctionnés pour avoir fait trop d’astreintes !
Début juin, certains collègues du bloc se sont retrouvés sans salaire… pour cause d’avoir dû faire trop d’astreintes. Mais on le sait, les astreintes se multiplient puisqu’il manque des collègues pour assurer la continuité des soins. Le TPG (trésorier payeur général) aurait demandé depuis quatre ans de régler cette situation. Mais, le travail se faisant, la direction s'en moquait et n'a procédé à aucune embauche... …

Illégal, inadmissible et minable !
Aujourd’hui, les pots cassés ce sont encore les collègues qui les paient... CAR LES PRIVER DE TOUTE RÉMUNERATION, C'EST INADMISSIBLE ET ILLÉGAL ! Voilà comment le serpent se mord la queue ! Mais en plus, les directions cherchent à nous culpabiliser et à nous sanctionner pour l’exem-ple. C’est aussi minable!

Écho des hôpitaux (Guadeloupe) CHU :
la réponse est tombée

Il a fallu sept mois à l’ARS pour annoncer ce qu’allait devenir le CHU. Sept mois pour en fait entériner une situation déjà en place : réhabilitation qui pourrait durer deux ans, avec délocalisation partielle. Qu’en est-il des raisons de l’incendie ? Qu’en est-il des réponses sur les intoxications subies par le personnel ? Le personnel qui attendait des réponses pour reprendre courage reste sur sa faim. Malgré tout le cinéma fait autour, la montagne n’a accouché que d’une souris.
Échos de l’aéroport Brink’s : un collègue licencié pour une simple altercation… Un de nos collègues a été récemment licencié sur dénonciation de deux petits chefs. Ces derniers étaient venus à tour de rôle lui reprocher un léger retard. Le ton était un peu monté, mais sans plus. Malgré le témoignage de collègues présents, ils ont grossi l’affaire et la direction a licencié notre camarade. … Un prétexte pour « faire le ménage » En fait on sent que tous les prétextes sont bons pour la direction, qui cherche à se débarrasser des collègues les plus combatifs. Elle doit céder le marché à une autre entreprise, et trouve ce moyen méprisable pour diminuer les effectifs et nous faire taire. Mais ce licenciement inique ne passera pas sans réaction.

Pawol a travayè bannann (plantations en lutte)
Joël Beaugendre, le maire serviteur des planteurs, tente une intimidation et échoue !

Il y a 15 jours, le maire Beaugendre a fait couper l’électricité dans le local de la CGTG Banane. Depuis que les camarades occupent le local, Beaugendre - qui a dû se faire siffler par les planteurs - tente de les déloger. Les camarades sont bien déterminés à garder leur local, avec ou sans l’accord de Beaugendre !

Si tout va bien, pourquoi les planteurs refusent qu’un journaliste vienne dans leur plantation ? Un journaliste du Monde diplomatique menait récemment une enquête sur les conditions de travail des ouvriers de la banane. Quand il a demandé à visiter une plantation en fonctionnement les patrons l’ont baladé au téléphone. Pourtant, quelques jours avant, Francis Lignières se vantait sur les médias qu’il n’y avait plus de pénibilité sur les plantations de banane.
Plantation Grand-Fonds : Tino Dambas met des caméras partout pour faire son mako
Les camarades ont constaté que plusieurs caméras avaient été installées dans le hangar. Dambas veut faire son mako depuis son bureau de Changy. En tout cas ces caméras pourront prouver les horaires illégaux et les accidents de travail que Dambas refuse de reconnaître.

Échos de Jarry
Socréma : corvéables à « swé » ?...
Le chef de production a pris l’habitude d’exiger qu’un employé qui termine à 22 h voire à 23 h revienne travailler le lendemain à 8 h ou 9 h, dans l’équipe du matin. Pourtant la loi exige un minimum de 11 heures de temps entre deux journées de travail. Après, quand on dénonce leurs pratiques esclavagistes, ces mêmes responsables se prétendent choqués.

Socréma : … sauf quand on montre les dents ! Récemment, un employé a refusé de revenir travailler plus tôt. Il est arrivé à 10 h. Le chef lui a lancé qu’« il y a d’autres personnes qui attendent du travail dehors ». Suite à cette menace plusieurs employés ont momentanément arrêté le travail pour soutenir leur collègue et pour protester contre le mépris et l’exploitation qu’ils subissent. Action, réaction !


En bref...Les restes de Richepance, dehors !

Le LKP demande l'expulsion du cadavre de Richepance du Fort Delgrés et de le ramener en France. Ce général a été le bourreau des soldats révoltés contre l'esclavage dans la grande révolte de 1802 avec Delgrès, Ignace, et leurs compagnons. Il avait été envoyé par Bonaparte pour réprimer les rebelles et rétablir l'esclavage. Jusque dans les années 60 ce fort s'appelait encore fort Richepance, une insulte à la face de la population Guadeloupéenne ! Tout cela justifie doublement l'expulsion !

Il a fallu quand même la manif du LKP pour secouer la torpeur !
Borel Lincertin veut garder les restes de Richepance au Fort. Mais il aura quand même fallu la manif du LKP pour que la présidente du conseil général consente à mettre un panneau explicatif sur le rôle de bourreau de Richepance, bras armé des esclavagistes. Ok, laissons le panneau mais virons les restes de Richepance.
Nous vivons dans des lieux aux noms d'esclavagistes. Il faut changer ça
En fait, il faudrait débaptiser aussi le fort Napoléon aux Saintes, puisque c'est lui qui a rétabli l'esclavage en 1803. Et il faudrait débaptiser presque tous les lieux dits. Ils portent le nom d'anciens maîtres, comme Vernou, Houel (houelbourg) et bien d'autres. Pourquoi ne pas les remplacer par des noms d’illustres esclaves révoltés comme Jean-Louis, Gertrude, Noël Corbet, Pèdre, Leblanc; Romain, etc.


Haïti : les ouvriers de la zone industrielle manifestent malgré la police

Lundi 11 juin plus d’un millier d’ouvriers du textile ont manifesté pour réclamer les 1 000 gourdes (15 euros) en faisant face à la violence des policiers.  

Les syndicats ont appelé à trois jours de manifestations débutant le 11 juin pour réclamer un salaire minimum journalier de 1 000 gourdes, de meilleures conditions de travail et des mesures sociales d’accompagnement. Le lundi matin, les patrons des usines du parc et de la zone industriels de Port-au-Prince ont mobilisé les policiers pour protéger les entreprises et empêcher que les ouvriers ne manifestent. Ils ont reçu le renfort du Corps d'intervention et de maintien de l'ordre, le CIMO, une unité spécialisée de la Police nationale d'Haïti. Alors que les syndicats avaient reçu la veille l’autorisation de suivre le parcours habituel empruntant la route de l’aéroport, lundi il y a eu contre-ordre, le nouveau trajet devait passer par la route qui longe le bidonville de Cité Soleil où les risques d’accrochage par une bande armée sont possibles. Les ouvriers massés devant les portes du parc industriel de Sonapi décident de rester sur le parcours initial et lancent les slogans : salaire minimum de 1 000 gourdes, appelant d’autres à les rejoindre. Les ouvriers de quelques usines du parc industriel réussissent à débrayer et à sortir dans la rue ; ils sont rejoints par les travailleurs d’autres usines du voisinage. C’est plus d’un millier d’ouvriers qui décident de prendre la route de l’aéroport en direction du Parlement.
En face d’eux les policiers ont reçu l’ordre de les bloquer, les patrons ont peur que la manifestation s’étende et que les ouvriers fassent débrayer d’autres entreprises. Les grenades lacrymogènes pleuvent, les policiers attaquent à coups de matraque, de fusil, et répriment brutalement les manifestants qui sont dispersés. Plus de trente blessés ont été transportés à l’hôpital dont une femme enceinte. Les dirigeants syndicaux se sont étonnés de cette répression alors que le gouvernement avait promis de se pencher sur la question pour « mettre en place le transport, des logements sociaux, des cartes d'assurance santé ». De belles paroles que ces dirigeants au service des possédants jettent aux syndicats pour calmer les exploités.

Les travailleurs n’ont jamais eu que ce qu’ils ont réussi à imposer grâce à leur force. Ils ne sont pas décidés à baisser les bras. Ils ont pris rendez-vous mardi 12 juin pour continuer la mobilisation et réclamer les 1 000 gourdes de salaire minimum.  


Trump et Kim à Singapour

Il est encore tôt pour savoir si « le sommet » entre Trump, le président des USA, et Kim Jong-un, celui de la Corée du Nord, sera « historique » ou pas. Le président nord-coréen aurait promis de détruire un site nucléaire et Trump d’arrêter les manœuvres militaires conjointes avec la Corée du Sud. Mais est-ce bien suffisant pour parler d’accord historique ?

Il serait aussi question que Trump se rende à Pyongyang et Kim Jong-un à Washington. Pour l’instant, les seuls faits réels sont les retombées publicitaires pour les deux chefs d’État qui se donnent à bon compte une image de défenseur acharné de la paix dans le monde. À ce jeu-là, le gagnant est certainement le président nord-coréen qui tente de sortir son pays de l’isolement.

Cet isolement qui est bien la conséquence de la politique impitoyable de l’impérialisme américain suite à la guerre qu’il a menée à la Corée du Nord après la deuxième guerre mondiale et la partition de ce pays. Trump flatte le président de la Corée du Nord en faisant mine de traiter d’égal à égal avec lui. Mais c’est pour beaucoup envers la Chine, soutien de la Corée du Nord et autrement plus puissante, qu’est faite la démonstration de Trump.  


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