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Journal/Sommaire du journal CO n° 1233 du 11 janvier 2020/Pages 5 et 6

Pages 5 et 6

Martinique : Une liste Combat ouvrier aux municipales à Fort-de-France

Le 15 décembre dernier, Combat ouvrier a tenu une réunion avec ses militants et sympathisants pour annoncer sa candidature aux élections municipales de Fort-de-France les 15 et 22 mars prochains. Les camarades Gabriel Jean-Marie et Marie-Hellen Marthe-Dite-Surelly ont été les principaux intervenants. Ils ont présenté les grandes lignes de ce que nous allons exprimer dans notre campagne électorale. Avant de laisser la place au débat, ils ont terminé un court exposé en ces termes :  

Extraits : ... Nous à Combat Ouvrier sommes les seuls dans cette élection à remettre en cause le système capitaliste. Tous les autres candidats sont dans le même camp que les capitalistes, les possédants, les riches. À Combat ouvrier, nous sommes « des révolutionnaires qui allons aux élections », pour dire que le système actuel ne peut changer notre sort. Non seulement il ne peut rien changer, mais il aggrave la situation.

Crises économiques, guerres, pauvreté tout cela est la situation quotidienne que nous vivons. Il y a même des risques de guerre mondiale qui planent sur nous en permanence. Parce que ceux qui dominent le monde ce sont les capitalistes, les riches. Ils gèrent tout pour leurs intérêts. Pour cela ils doivent sans arrêt faire baisser nos salaires, nos revenus pour les mettre à leur compte.

Nous voulons profiter des tribunes électorales pour contrecarrer les illusions semées par les représentants de la bourgeoisie dans la tête des travailleurs. Car ces illusions sont semées pour les détourner de la nécessité de la révolution sociale, seule perspective réelle pour changer les choses en faveur des travailleurs et des opprimés (…) Alors, nous utilisons les tribunes électorales pour encourager le mouvement de masse, pour le renforcer mais aussi pour relever le drapeau du communisme.

Car nous sommes des révolutionnaires communistes. Nous voulons un système qui fonctionnera pour les intérêts de la majorité et non plus pour une minorité de grands patrons, de riches financiers… ».


Guadeloupe : Combat ouvrier aux élections municipales

Combat ouvrier présentera des candidats aux élections municipales à Capesterre-Belle-Eau et aux Abymes.  

Danielle Diakok, salariée à la MAIF conduira la liste aux Abymes. Jean-Marie Nomertin, employé, conduira notre liste à Capesterre-Belle-Eau. Nous nous présentons pour relever le drapeau du communisme révolutionnaire. Parce qu’en cette période de crises économique et sociale, de menaces de guerre et d’instabilité, d’attaques anti ouvrières incessantes, c’est la seule voie qui s’offre aux travailleurs, aux exploités et à l’humanité entière. Parce que le système capitaliste nous mène à des catastrophes, il en faut un autre et vite, un système débarrassé des classes sociales et de l’exploitation de l’homme par l’homme. Dans cette élection, nous sommes les seuls à le dire ! Les seuls !

Ce sont les travailleurs qui ont la capacité de bloquer toute l’économie, donc ce sont eux qui ont le potentiel pour changer la société. Mais pour y parvenir ils ont besoin d’un parti ouvrier révolutionnaire. C’est à cette tâche que nous nous attelons. Pour l’heure, nous pensons qu’il est urgent que les travailleurs fassent connaitre leurs exigences immédiates, à savoir, notamment : - La répartition du travail entre tous, seule manière de régler radicalement le chômage de masse, -
L’interdiction des licenciements, - Le contrôle ouvrier sur les comptes des entreprises, - Un smic à 1800 euros net. Nous nous présentons pour dire aux travailleurs que seules leurs luttes générales, collectives, déterminées peuvent créer un rapport de force suffisant pour obtenir satisfaction à ces revendications.

Aujourd’hui, l’État réduit ses dotations. Si les municipalités sont étranglées et n’ont pas les moyens d’améliorer la vie quotidienne de la population, c’est parce que l’argent public est siphonné par les grandes sociétés capitalistes. Ceux qui racontent qu’en votant pour eux, les choses iront mieux vous mentent. Les choses vont mieux quand les travailleurs se battent pour cela. Et plus la lutte sera large et puissante, plus les travailleurs, les pauvres, les exploités obtiendront de changement dans leur sort quotidien.

C’est pour dire cela que nous sommes candidats. Et nous compter sur cette orientation-là au soir des résultats sera le seul intérêt de cette élection.      


Congrès des élus : plus de gouvernance, pour quels intérêts ?

Le 20 décembre 2019 a eu lieu le 16ème congrès des élus départementaux et régionaux de Guadeloupe. Il a tourné autour de la question de la gouvernance locale. Les élus se sont mis d’accord pour demander au gouvernement plus de pouvoir, et la permission d’adopter des normes spécifiques à la Guadeloupe, comme par exemple sur la politique publique de l’emploi. La question est de savoir s’ils comptent diriger et mettre des normes en faveur des travailleurs et de la population pauvre. Quand ces élus disent que les EPCI (Établissement public de coopération intercommunale), ou communautés de communes, doivent être supprimés parce qu’il y a un « sur-recrutement », on comprend bien qu’ils ne sont pas du côté des travailleurs. Ils prétendent défendre la Guadeloupe mais en réalité ils défendent leurs intérêts et ceux de leurs amis capitalistes. .  


Guadeloupe : Syndicat unique de l’eau des organisations syndicales prennent position

Le 27 décembre s’est tenue une grande réunion sur la création du syndicat unique de l’eau qui remplacera toutes les autres structures locales du secteur.  

L’actuel syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG), qui emploie la plupart des salariés du secteur, sera dissout. Face à cela, les principales organisations syndicales de salariés ont tenu à faire connaître leur point de vue. Elles affirment être d’accord avec la création d’une telle structure qu’elles revendiquent depuis des années. Mais elles réclament des garanties pour les travailleurs, à savoir aucun licenciement, le maintien de tous les emplois techniques et sans diminution de salaire. En ce qui concerne les usagers, les organisations syndicales, notamment la CGTG, réclament un prix unique et raisonnable de l’eau, le paiement du volume d’eau réellement consommé et l’arrêt des poursuites engagées contre les usagers qui ne peuvent pas payer leurs factures actuellement.

Les syndicats exigent que les travailleurs et les usagers soient intégrés dans l’instance dirigeante du futur syndicat unique. Les organisations syndicales invitent les travailleurs et la population à rester vigilants pour ne pas être lésés lors de la création du syndicat unique de l’eau.  


1er janvier : des vœux et du vent

Harry Chalus, (président du conseil régional), Josette Borel-Lincertin (présidente du conseil départemental) et le préfet ont fait leur petit discours de nouvelle année. Ils demandent à la population d'être plus solidaire face aux problèmes, celui de l'eau par exemple. On comprend le message : « acceptez la situation de manque d’eau, de tours d’eau et débrouillez-vous ! » Et à peine un mot sur le plus gros fléau qui touche la Guadeloupe, c'est-à-dire le chômage.


Algérie : Mobilisations contre le pouvoir

Le 2 janvier, la composition du gouvernement du nouveau président, Abdelmadjid Tebboune, a été annoncée. Au total, onze ministres ont déjà été en fonction sous l’ancien président Bouteflika. Le lendemain, le 46ème vendredi de mobilisations, une foule immense a envahi les rues d’Alger. La population a réaffirmé qu’elle veut changer radicalement de gouvernement.  

Voilà presqu’un an que la population en Algérie manifeste massivement tous les vendredis contre le pouvoir. En avril, l’ex-président Bouteflika a démissionné sous la pression des contestations. Ensuite, c’est le chef d’état-major, Gaïd Salah, qui avait pris les commandes du pays, jusqu’à sa mort le 23 décembre. Espérant calmer la colère des manifestants, Gaïd Salah avait organisé une élection présidentielle le 12 décembre. La population ne voulait pas de cette élection qui remettrait les mêmes personnalités politiques au pouvoir. Le 12 décembre, une importante manifestation a eu lieu à Alger, la capitale du pays, pour dire « non » aux élections. Le lendemain, 43ème vendredi de mobilisations, était celui de la contestation contre les élections avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la rue.

Le nouveau président Tebboune est un ancien ministre proche de Bouteflika. À peine élu, il est déjà rejeté par les manifestants. Le taux d’abstention à l’élection présidentielle a été officiellement de 60 %. Mais la population est certaine qu’il y a eu bien plus d’abstention. Dans les mobilisations, certains manifestants pensent qu’il faut une grève générale pour obtenir gain de cause. Que la contestation s’étende chez les travailleurs d’Algérie, dans leurs entreprises, pourrait faire plier ce gouvernement au service des plus riches et faire émerger la classe ouvrière algérienne sur la scène politique.


France : Réforme des APL l’État marche sur des œufs ?

L’État a décidé de repousser à avril 2020 sa réforme sur les APL (Aide personnalisée au logement, versée pour le loyer). Le prétexte : avoir le temps de régler certains points techniques. Cette réforme devait démarrer au 1er janvier 2020.  

Le calcul des APL se basait jusqu’ici sur le revenu annuel d’il y a deux ans. Avec la réforme, la Caisse d’Allocations Familiales regardera les revenus des 12 derniers mois, et tous les trois mois l’aide sera recalculée. La majorité des allocataires sera touchée par cette réforme. Par exemple une personne qui enchaîne petits boulots et périodes de chômage verra le montant de ses APL changer tous les trimestres ce qui, dans la précarité, est une complication supplémentaire. Cette réforme est un nouveau coup porté à la population par l’État qui espère ainsi diminuer le budget d’un milliard d’euros. Au risque d’agacer davantage la population déjà en mouvement contre la réforme des retraites, l’État a préféré faire profil bas pour l’instant sur ce sujet.


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