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Journal/Sommaire du journal CO n° 1236 du 22 février 2020/Pages 3 et 4

Pages 3 et 4

Martinique : Un jour de colère dans les hôpitaux !

Le 14 février dernier était jour de mobilisation et de grève appelé par les syndicats et différents collectifs à l’échelle nationale.. Au CHUM (Centre hospitalier universitaire de Martinique) les différents syndicats et aussi l’ASSM (association pour la sauvegarde de la santé en Martinique) ont saisi l’occasion. À Trinité, l’UGTM Santé appelait les agents à une marche entre l’hôpital Louis Domergue et  le terrain prévu pour la reconstruction de l’hôpital. À Fort-de-France environ 80 agents, toutes catégories professionnelles confondues, se sont regroupés à l’appel de la CGTM et se sont rendus en manifestation à l’ARS.

Des représentants de FO étaient également présents. En effet, les mesures annoncées par la ministre Buzyn dans le cadre de son plan d’urgence pour les hôpitaux ne règlent ni même n’améliorent les problèmes d’effectifs et de salaires attractifs, et encore moins le manque de matériel. Mais l’appel à la grève était aussi fait pour dénoncer la suppression de 101 ETP (équivalents temps plein) et de 90 lits au CHUM préconisée sur le prochain budget. Il s’agit des dernières mesures de restrictions budgétaires imposées par le ministère de la Santé. Alors, les manifestants du 14 février avaient toutes les raisons de se faire entendre pour crier leur colère.


Martinique : Éducation la détermination toujours au plus haut

En Martinique, depuis plus d’un mois, aucun établissement du second degré (collèges et lycées publics) ne fonctionne. Une situation provoquée par la lutte des personnels de l’Éducation nationale contre la réforme des régimes de retraite.

À la question de la retraite, deux autres points sont venus se greffer : les E3C (épreuves communes de contrôle continu, nouvelle formule du Bac) et les suppressions de postes cette année. Le recteur, représentant de l’État, est embarrassé. Il a de quoi l’être. Depuis la mi-janvier, les collèges et lycées restent fermés. La visite de deux inspecteurs généraux venus spécialement pour rétablir le « dialogue social » n’a pas permis de mettre un terme au mouvement. Face à la détermination des personnels, l’administration a fait semblant de reculer. Elle a revu le calendrier des E3C et accepté de surseoir aux suppressions de postes programmées. Mais des engagements écrits ont été demandés. Et là, elle a tergiversé.

Lors d’une nouvelle rencontre en préfecture le 17 janvier, le recteur, toujours accompagnés des inspecteurs, a avancé deux propositions : un nouveau calendrier reportant les E3C et « une réévaluation significative à la baisse des suppressions de postes en 2020 ». En d’autres termes, au lieu de supprimer 50 par exemple, mettons-nous d’accord pour n’en supprimer que 20-25. La réponse a été claire. L’intersyndicale a appelé dans un communiqué « à une journée établissements morts mardi 18 février 2020 ». Elle a également appelé à faire du jeudi 20 février 2020 « une grande manifestation interprofessionnelle contre la réforme des retraites ».

Les personnels qui ont beaucoup subi depuis des années ont décidé de passer à l’offensive. C’est un exemple à suivre par tous les travailleurs. Ainsi le gouvernement n’aurait plus qu’une possibilité : retirer son projet.


Guadeloupe : Éducation les personnels ne désarment pas

Après avoir mené plusieurs semaines de grève dans les établissements, les enseignants et les agents restent mobilisés. Contre la réforme des retraites, une retraite aux flambeaux a eu lieu le jeudi 13 février. Deux cents personnes ont manifesté aux Abymes pour dénoncer le projet du gouvernement.

D’autres manifestations sont prévues à l’occasion de la venue d’inspecteurs généraux en Guadeloupe. Ces envoyés du ministère de l’éducation sont attendus à partir du 17 février. Ils sont censés examiner la situation de l’académie, écouter les revendications des personnels, et se prononcer sur les 72 suppressions de postes qui étaient prévues et qui sont pour le moment suspendues grâce à la grève.

Dans les lycées, c’est la réforme du bac qui cristallise la colère des enseignants, des élèves et des parents. Les nouvelles épreuves E3C imposées aux lycéens de première se déroulent dans une impréparation totale. Deux établissements ont déposé un préavis de grève pour la semaine du 2 mars, à la rentrée des vacances de carnaval.


Guadeloupe : E3C « bac bâclé ! »

C’est ce qu’ont chanté les lycéens de Guadeloupe qui se sont mobilisés fin janvier contre ces nouvelles épreuves, appelées E3C pour Épreuves Communes de Contrôle Continu. Chaque lycée doit faire plancher les élèves de première sur des sujets piochés dans une banque de sujets officielle. Ce sont les profs du lycée qui corrigent. Il n’y a donc plus aucune garantie sur le caractère national de l’examen. Les sujets ont d’ailleurs largement circulé sur les réseaux sociaux. Les enseignants, les élèves et les parents ont aussi dénoncé le caractère improvisé de ces épreuves. Les sujets ont été connus mi-décembre, ce qui laissait peu de temps pour préparer les lycéens, d’autant que la plupart d’entre eux ont reçu très tardivement leurs manuels pour travailler. De plus, rien n’a été prévu pour rémunérer les personnels qui devront assurer ces nouvelles tâches, pas même une suspension des cours. Ces épreuves ont été programmées dès le mois de janvier, pour les élèves de première qui passeront les épreuves terminales du bac en juin 2021. Il n’y avait aucune urgence à organiser ces E3C, mis à part le caprice du ministre Blanquer qui veut montrer qu’il est capable d’imposer sa réforme du bac.


Combat ouvrier – Faire entendre le camp des travailleurs. Nos candidats, des travailleurs comme les autres

Nos candidates et nos candidats ne sont pas des politiciens ni des notables. Ce sont des ouvriers, des ouvriers agricoles, des employés, des techniciens, des manutentionnaires et des caissières, des agents d'entretien ou de maintenance, des membres du personnel hospitalier ou des enseignants. Ils ne font pas une carrière politique. Ils partagent la vie et les difficultés des habitants dont ils sollicitent les suffrages. Ils sont engagés dans la lutte contre la réforme des retraites. Ils poursuivent dans ces élections le même combat que dans les entreprises, les quartiers, les grèves et les manifestations.

Fort de France

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Capesterre Belle-Eau

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Abymes

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