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Journal/Sommaire du journal CO n° 1236 du 22 février 2020/Pages 1 et 2

Pages 1 et 2

Éditorial: Municipales 2020 les 15 et 22 mars, pour faire entendre le camp des travailleurs, votez pour les listes de Combat ouvrier à Fort-de-France, aux Abymes et à Capesterre-Belle-Eau !

- À Fort-de-France : Marie-Hellen Marthe-dite-Surelly et Gabriel Jean-Marie
- Aux Abymes : Danielle Diakok et Jean-Claude Fériaux
- À Capesterre-Belle-Eau : Jean-Marie Nomertin et Marie-Anne George Travailleuses, travailleurs, chômeurs, retraités ! Le chômage massif, les licenciements, la baisse des salaires, la dégradation des conditions de travail, le mal-logement, le manque d’eau potable au robinet ne sont pas de malheureux hasards. Tous ces fléaux proviennent du fonctionnement même de la société capitaliste qui aujourd’hui est en crise. Cette crise, les gouvernements sur ordre des capitalistes veulent la faire payer aux travailleurs et aux classes populaires.

Oui ! Il y a bien deux camps dans cette société : d’un côté celui des travailleurs, et de l’autre celui de la bourgeoisie. Macron et son gouvernement sont au service de la bourgeoisie. La majorité des candidats aux prochaines élections sont des notables ou apprentis notables qui sont ou seront eux aussi des serviteurs de la bourgeoisie et des possédants. Les listes « Combat Ouvrier – Faire entendre le camp des travailleurs » sont les seules à s’opposer à l’exploitation capitaliste.

Elles se revendiquent du camp des travailleurs. Ceux qui, depuis le 5 décembre, sont mobilisés contre le projet de réforme des retraites. Le camp des enseignants et des travailleurs mobilisés en Martinique, le camp des employés de Carrefour Milénis et Promocash aux Abymes qui ont fait trois mois de grève. Nous sommes dans le camp des ouvriers agricoles de la banane, qui se sont dressés contre leurs exploiteurs en 2017, principalement à Capesterre-Belle-Eau.

Depuis des années, l’État organise l’appauvrissement des villes et des communes en réduisant ses dotations. Son objectif est de puiser dans l’argent public pour arroser les plus riches. Il fournit chaque année 140 milliards d’aides aux grandes entreprises sous forme de crédits d’impôts et de subventions. Les petits artisans et commerçants, eux, sont asphyxiés. Pendant ce temps, les services publics sont en décomposition. Les rues de Fort-de-France sont jonchées de détritus, certains quartiers sont complètement à l’abandon. Les services de santé et l’hôpital public se dégradent à grande vitesse. L’eau potable ne coule plus aux robinets. En janvier, des riverains de Mare-Gaillard au Gosier ont bloqué la route contre les coupures d’eau. Ils ont rapidement obtenu l’installation d’un surpresseur. Si toute la population faisait comme eux, on verrait à quelle vitesse l’argent arriverait pour refaire tout le réseau d’eau !

Tous ceux qui font croire qu’il peut exister un petit paradis local à l’échelle d’une commune mentent. Ces fléaux qui pourrissent la vie des travailleurs et de la population dépassent l’échelle d’une commune. Les véritables changements du sort des plus pauvres viendront avec l’expropriation des possédants et un État dirigé par les travailleurs et les classes populaires. C’est le but des révolutionnaires communistes. Mais nous n’en sommes pas là aujourd’hui. Par contre, il est possible d’utiliser les municipalités comme des bastions pour soutenir les luttes ouvrières et populaires.

C’est ce que les candidats de nos listes feraient s’ils étaient élus : transformer les municipalités en municipalités ouvrières de combat ! Alors, travailleuses, travailleurs, chômeurs, retraités, petits artisans et commerçants, les 15 et 22 mars, votez et faites voter pour les listes « Combat Ouvrier – Faire entendre le camp des travailleurs » à Fort-de-France, aux Abymes et à Capesterre-Belle-Eau !


Guadeloupe : Baie-Mahault la grève des travailleurs communaux

Le 14 février les travailleurs de la commune de Baie-Mahault en grève ont bloqué l’accès au conseil régional à Basse-Terre pour se faire entendre.

Depuis le 6 janvier ils réclament l’application d’un accord signé en octobre 2019. L’accord contient la revalorisation de leur régime indemnitaire (l’IFSE : Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d’Expertise). La loi prévoit des revalorisations de l’IFSE. Les travailleurs demandent que cela soit appliqué. Après la grève d’octobre 2019, il a été convenu une augmentation pour tous ceux ayant un taux inférieur à 0,65. La maire de Baie-Mahault n’a pas respecté ses engagements, seules 22 personnes ont bénéficié d’une revalorisation. Depuis, la maire a proposé la revalorisation pour 192 agents. Les grévistes demandent que la revalorisation du régime indemnitaire soit appliquée à l’ensemble des travailleurs concernés, c’est-à-dire 599 agents.


Guadeloupe : Chalus, en marche contre les travailleurs

Suite à la manifestation des grévistes de Baie-Mahault au siège de la Région, le 14 février, Ary Chalus, le président de région s’est exprimé sur les médias.

Il a déclaré qu’il souhaitait trouver une solution pour « régler le conflit » tout en expliquant que les grévistes en demandaient trop. Alors même que la revalorisation du régime indemnitaire est une obligation pour les maires, Chalus affirme qu’il est impossible de l’appliquer à l’ensemble des agents de Baie-Mahault. D’après lui cela représenterait « 4 millions de dépense supplémentaire, …aucune collectivité en Guadeloupe ne peut supporter ça ». Chalus, en bon petit serviteur du gouvernement Macron, s’est bien gardé de dénoncer les réductions drastiques des dotations de l’État qui étranglent les collectivités ! En août 2018, la maire de Baie-Mahault se plaignait : « dans les années 2001 à 2010, la dotation de l'État oscillait entre 13 et 15 millions d'euros. Aujourd'hui, elle est de 750 000 euros ! Et on s'attend encore à une baisse ». Aujourd’hui, avec le soutien de Chalus, elle voudrait faire payer ces réductions de budget aux travailleurs. 


Guadeloupe : Sainte-Rose  recul du maire, tout n’est pas réglé !

Les travailleurs de la commune de Sainte-Rose n’ont pas été payés fin janvier. La maire les a informés qu’elle « n’avait pas d’argent ». Elle aurait reçu l’ordre du Centre des finances de payer sa forte dette à la Sécurité sociale et d’ignorer la paie.

Ce choix de l’administration est tout simplement scandaleux : travaillez d’abord, pour la paie, on verra un jour !

Le 6 février les employés se sont mis en grève pour exiger que leur salaire de janvier leur soit versé. Après avoir cherché à se justifier en parlant du « déficit qu’elle avait trouvé » la maire a trouvé l’argent et les salaires ont été versés entre le 14 et 17 février. Le syndicat majoritaire CGTG a repris le travail, se contentant de ce recul de l’administration.

Toutefois les travailleurs syndiqués à l’UTC–UGTG continuent la grève. En particulier ils revendiquent pour tous les agents la revalorisation du régime indemnitaire avec mise à jour de la carrière de chacun. Le protocole correspondant a été signé en 2016 et seulement appliqué à quelques-uns des 493 agents. Cette revendication est celle d’une prime mensuelle, avec un coefficient allant de 1 à 8. La prime correspondant au coefficient 1 est de 37 € par mois pour les plus bas salaires, mais elle peut aller jusqu’à huit fois cette somme. Certains ont eu une somme inférieure au minimum légal. Le conflit continue pour que tous les arrêtés soient mis à jour et remis aux agents. 


Guadeloupe : Grève des municipaux à Anse-Bertrand  la lutte continue

Depuis le lundi 27 janvier, des agents municipaux de la commune d’Anse-Bertrand sont en grève. Il y a quelques années, ils avaient obtenu un accord avec le Centre de gestion de la fonction publique territoriale pour que ceux ayant réussi l’examen professionnel passent au grade supérieur au 1er mai 2017. La municipalité n’a pas respecté cet accord. Les grévistes revendiquent l’application de l’accord et également les rappels de salaires depuis mai 2017 où l’accord aurait dû être appliqué. Ils profitent aussi pour dénoncer le non-respect des règles d’hygiène et de sécurité au travail. La lutte continue !


Martinique : Grève à Géant-Casino Batelière

Depuis le 7 février 2020, les salariés de l’hypermarché Géant-Casino Batelière à Schœlcher sont en grève. Depuis plusieurs mois, les 81 salariés attendent leurs salaires. Cette entreprise appartenant à la famille Ho Hio Hen est mise en redressement judiciaire, et n’a toujours pas trouvé de repreneur. Mais aujourd’hui, ce sont les salariés qui payent les pots cassés, parce qu’ils rencontrent de sérieuses difficultés financières, avec des comptes à découvert, des agios, etc. Par contre leur patron, lui, a accumulé des profits depuis des dizaines d’années sur leur dos. De plus, les salariés qui ne savent pas ce qui se trame pour la reprise ou pas du supermarché, dénoncent le manque de communication de la part de leur direction. Dans cette société capitaliste, les travailleurs sont quotidiennement victimes de la rapacité des exploiteurs pour qui une seule chose compte: se remplir les poches. Les travailleurs mobilisés ont bien raison de ne pas se laisser faire.


Guadeloupe : Les travailleurs d’Ecomax mobilisés

Le 10 février, les salariés ont décidé de se mettre en grève pour réclamer le paiement des salaires qui n’ont pas été versés. Ils se sont donné rendez-vous au siège de la direction, à Grand-Camp aux Abymes, pour exiger l’application du protocole signé en octobre 2019. Ce protocole garantit le versement des salaires. Ils ont aussi interpellé la direction sur l’absence d’information et de communication concernant la vente des magasins. Le groupe Ho Hio Hen qui détient les supérettes et supermarchés Ecomax en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, joue avec les nerfs des salariés, après avoir engrangé des millions de bénéfices sur leur dos. Les travailleurs ont décidé de suspendre la grève car ils ont obtenu l’assurance d’être payés. Ils doivent rencontrer la direction dans les prochains jours pour faire le point sur la situation et avoir des garanties sur le maintien des emplois des 200 salariés de Guadeloupe.


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