Site

Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n° 1056 du 22 octobre 2011/Page 3

Page 3

ECHOS DES HOPITAUX (Martinique)

 


LES PERSONNELS NE SONT PAS DES PIONS
En Chirurgie infantile, le personnel a déménagé en catastrophe sous l'instigation des chirurgiens du service et avec l'aval de l'ARS. A l'époque, les salles d'op de la MFME n'étaient pas conformes, et celle de Mangot Vulcin l'étaient. 
Aujourd'hui on parle du retour de la Chirurgie à la MFME ! Or Le service est maintenant occupé par la pédiatrie qui a été transférée du Lamentin ! Le personnel est particulièrement remonté contre tous ces chefs et dirigeants qui les déplacent comme des pions, de manière précipitée et il n'a nullement l'intention de se laisser balloter !


ET LES FINANCES !
A qui on fera payer le manque à gagner de recettes moindres directement liées à ces errements de gestion ! ? Ce sera encore aux patients et au personnel ! Il nous faut refuser d'en faire les frais ! Et pour commencer demander des comptes avant la mise en application de toute nouvelle réorganisation.


LES FAUX STATUT 40 : 2 POIDS 2 MESURES ?
La direction rechigne à faire passer les « faux contractuels statut 40 »  c'est-à-dire ceux qui dans les faits sont des permanents depuis plusieurs années, en statut 31. Pourtant, comme l’an dernier, la permanence de leur emploi et le besoin de leurs postes pour les services est une réalité.     Alors, il n’y a pas de raison qu’il y ait 2 poids, 2 mesures. 
 
LES EQUILIBRISTES DE LA DIRECTION
La raison de cette difficulté à régulariser des contractuels statut 40 en contractuels    officiellement permanents serait, selon la direction, le « plan de retour à l’équilibre ».
Comme si le fait que certains de nos collègues soient ainsi discriminés n’était  pas un déséquilibre odieux et sautant aux yeux de tous !
 
 

 

Extraits de CHANTIERS EN LUTTE

a locapres fabripress : une direction qui exploite les ouvriers
Dans cette entreprise située dans la zone industrielle de Bois Rouge à Ducos, la direction fait la sourde oreille pour ne pas respecter le droit de ses salariés.
C’est ainsi que la plupart des ouvriers sont payés bien en dessous de leur qualification, et en plus ils subissent de mauvaises conditions de travail. Volontairement, la direction refuse d’appliquer la Convention Collective du bâtiment à laquelle l’entreprise est rattachée. Résultat, les salariés ne touchent ni la prime de transport, ni la prime d’ancienneté. Donc, cet argent reste dans la poche du patron.
Jusqu’au jour où les salariés finiront par lui réclamer leurs droits.
 
un directeur qui veut imposer sa loi
A Idex Energie, depuis l’arrivée du nouveau directeur venu de métropole, les salariés vivent dans un climat insupportable, à cause de son attitude autoritaire et méprisante. Ce monsieur veut faire marcher les salariés au doigt et à l’œil. Il ne veut pas reconnaître la représentativité du syndicat CGTM choisi par les salariés.
Il se croit peut être « en pays conquis ». De plus, il cherche par tous les moyens à diviser les salariés entre eux. Certains salariés commencent à avoir marre de cette situation.
 
UNE SITUATION QUE LES SALARIES POURRAIENT BIEN REFUSER D’ACCEPTER !
Il y a quelques années, les ouvriers de Idex s’étaient déjà retrouvés face à un directeur qui voulait jouer à l’adjudant au sein de l’entreprise. Les salariés avaient réussi à lui faire rabaisser son caquet, après plusieurs jours de grève.
C’est peut être ce type de petite leçon que ce nouveau directeur-là attend pour accepter de respecter les travailleurs.
 

Fort-de-France : les agents de la Caisse des Ecoles se font respecter

          Les lundi 10 et mardi 11 octobre 2011 les agents municipaux de Fort-de-France dépendant de la Caisse des Ecoles étaient en grève. Les quelques 300 agents de cantine, animateurs, gardiens, assistantes en classe maternelle entendaient notamment faire respecter un accord de la municipalité, datant de 2010, et prévoyant la mutualisation de certains services de la Caisse des écoles (ressources humaines, finances et informatique) avec ceux de la ville. Ces services avaient déjà connu un mouvement en février dernier mais les problèmes n’étaient toujours pas réglés en cette rentrée scolaire 2011. Les agents se plaignaient des lenteurs dans le traitement des dossiers de carrières et de retraites induites par cette gestion administrative à deux têtes. Ils dénonçaient également un certain manque de transparence dans le fonctionnement de certains services de la Caisse des écoles dont les directions mènent  un grand train de vie -d'après la CGTM-SOEM - sans contrôle. D'autres points étaient soulevés : la surcharge de travail, le stress et le mépris de certains cadres pour les agents.
          Au soir du lundi, la municipalité, le maire Raymond Saint-Louis-Augustin participant personnellement aux négociations, n'avait cédé sur rien, prenant le risque de voir se reproduire le mardi les gênes subies par les parents qui avaient été nombreux à ne pouvoir laisser leurs enfants à la cantine. Et effectivement la grève était reconduite le lendemain mardi. Après ce 2ème jour un accord de fin de grève était signé par la CGTM-SOEM et la mairie. Le représentant du syndicat déclarait que la plupart des revendications avaient été arrachées, que la mutualisation des services entrerait dans les faits dans une quinzaine de jours, et qu'un accord avait également été trouvé sur la retraite des agents et le fonctionnement de la Caisse.                                    La mobilisation des agents a donc payé.
                                                                                                           

Guadeloupe : Employés de la société ATSG : grève pour recevoir son salaire…

                Les 25 salariés de cette entreprise de transport de personnes à mobilité réduite étaient en grève les10 et 11 octobre 2011 à l’appel de la CGTG pour réclamer le paiement de leur salaire et protester contre la dégradation de leur situation. Ils sont révoltés par les méthodes de leur nouveau patron. Alors qu’ils avaient des salaires acceptables, avec chèque déjeuner, ils touchent à peine le SMIC, et sans chèque déjeuner. Or ils viennent chaque jour travailler à 5h du matin. Et depuis 2 mois ils n’ont rien touché !       
Pour le paiement des salaires, la direction avait tout simplement décidé de payer dans un premier temps les salariés dont le nom commence de A à F ; les autres devaient attendre pour leur salaire du mois de septembre. Une façon pour elle de diviser les salariés. Mais ces derniers ne sont pas tombés dans le piège et ont préféré réagir par la grève. Finalement la direction a comme par hasard trouvé de l’argent pour payer les autres salariés qui ont reçu leur chèque dès le mardi 11 octobre. Le travail a repris le mercredi 12, mais les discussions se poursuivent sur d’autres points concernant les conditions de travail.   Moralité, il n’y a rien de mieux pour mettre un frein à l’arbitraire des patrons, petits ou grands, que d’être organisé syndicalement et de faire une grève quand c’est nécessaire. 
 
 

Guadeloupe : Fin de la grève à la clinique Les Eaux Claires

          Les salariés de la clinique les Eaux Claires ont entamé un mouvement de grève le jeudi 6 octobre 2011 à l’appel des organisations syndicales CGTG, FO et UGTG. Un protocole  d’accord a été signé par la CGTG le mardi 11 octobre.           Les principales revendications portaient sur l’obtention d’une augmentation de salaire de 3 % dans le cadre des négociations annuelles obligatoires de 2010 et 3 % pour 2011        
La direction de la clinique refusait de revenir sur les négociations annuelles de 2010 et n’avait pas l’intention de discuter de 2011. Elle avait tout simplement reporté les prochaines négociations à mai 2012. Mais la grève, largement suivie par le personnel - près de 85% de grévistes alors que Nagapin  le directeur ne parlait que de 30%, de grève inutile, illégale etc.- a obligé ce dernier et ses acolytes à rabaisser leur morgue et à entamer des négociations. Après plusieurs séances un protocole de désaccord a été signé pour les NAO 2010 car la direction n’a accepté qu’une augmentation de la prime de vacances 2010 de 50 € net
          Par contre un accord a été signé pour les négociations annuelles de 2011. Les salariés ont obtenu une augmentation de la valeur du point de 1,5 % au 1 octobre  2011 avec effet rétroactif au 1 mai 2011, ce qui porte la valeur du point à la somme de 8,73 €.  Le 1 décembre 2011 la valeur du point augmentera de 1,5 % et sera  à 8,86 €.
          La prime de vacances 2011 augmentera de 50 € net. D’autres points seront discutés ultérieurement comme la prime de transport, le 13 mois, la mutuelle,  le bilan social et le projet d’établissement 2012-2016.   
          Dès le début du conflit la direction en la personne de Nagapin, le larbin de service, n’a cessé de clamer sur les ondes qu’elle ne  pouvait pas donner satisfaction aux revendications des grévistes alors que la clinique tourne à plein régime. Les docteurs Kadji et autres veulent faire croire que la situation financière du groupe est mauvaise. Chaque année les employés doivent se mobiliser pour arracher la moindre augmentation de salaire et cette fois encore, Nagapin et ses chefs voulaient faire l’impasse sur les NAO 2010, 2011 et ne leur donner rendez-vous qu’en mai 2012.  
          Ceux qui ont fait grève ont eu raison, car après 6 jours de mobilisation, Nagapin, Kadji et consorts en dépit de leur arrogance se sont empressés de céder. Certains grévistes pensent  d’ailleurs que le mouvement, s’il avait duré quelques jours de plus, aurait pu permettre d’arracher bien plus que ce qui a été obtenu. Ils restent vigilants pour les autres revendications.  
 
 

Extraits de PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN

IL A  LA  TÊTE  VRAIMENT  DURE                                                                                                                                        En dépit des nombreuses grèves qu’il a dû affronter depuis que les camarades ont décidé de ne plus accepter de subir ses quatre volontés, on a l’impression que Morand n’a pas encore compris.                                        
          C’est ainsi que les salaires qui doivent être payés au plus tard le 4 du mois ne l’étaient pas le 5 octobre. Les camarades ont arrêté le travail le 5 et le 6. Ils ont été payés le 10 et le travail a repris ce jour là.  Têt ay vrèman raid.
 
A  RETENIR : LES  PATRONS  N’ONT  PAS  DE RECONNAISSANCE                                                                       En effet, un camarade qui il y quelques années, avait été nommé géreur de la plantation SCA-Shangy par T. Damba vient d’être licencié par celui-ci.
          Et pourtant ce travailleur était assez zélé. Il avait pris «ses distances» avec les autres travailleurs de la plantation ; participé, aux noms des patrons de la banane, à différentes compétitions sportives en France pour soi-disant défendre la banane antillaise etc.                                
          N’empêche que Damba l’a licencié au prétexte qu’il aurait vendu des bananes de la plantation.    
 

Extraits de l’ECHO DE POLE EMPLOI (Guadeloupe)

ENCORE  DES AGRESSIONS
Il n’y a plus un jour où nous n’entendons parler d’agression dans les agences. Les demandeurs d’emploi en colère viennent sur les sites réclamer leur dû. A Saint-Martin, les collègues ont décidé d’exercer leur droit de retrait pour protester contre deux agressions coup sur coup qui ont eu lieu deux jours d’affilée.
Nous ne nous rendons pas au travail pour perdre notre santé ou nous faire agresser !
 
LA DIRECTION NE RESPECTE QUE LA FORCE
A Saint-François, les collègues ont exigé la réparation de 4 ordinateurs en panne depuis plusieurs mois sur le site de l’indemnisation.
Il a fallu la menace d’une nouvelle action forte pour que deux jours après deux ordinateurs soient remplacés. Même pour obtenir le matériel indispensable il faut hausser le ton !
 
DESHABILLER PIERRE POUR HABILLER PAUL
C’est devenu une habitude, au lieu de résoudre nos problèmes d’effectifs en recrutant de nouveaux personnels, la direction fait des tours de passe-passe en déplaçant des collègues.
La nouvelle plateforme de service va fonctionner avec des collègues quittant les agences. Qui fera leur travail ?
 
POLE EMPLOI, EFFICACITE ZERO POINTE
De nouvelles prestations d’accompagnement des demandeurs d’emploi vont être mises en place. On a peine eu le temps d’appliquer les prestations inventées à la fusion, que déjà elles changent.
Et les responsables n’auront aucun mal à nous expliquer que c’est pour améliorer les services aux demandeurs d’emploi. A d’autres !