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Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n° 1057 du 5 novembre 2011/Page 3

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Martinique : Idex Energie Antilles, protestation des salariés contre une mesure abusive !

Depuis plusieurs mois, les travailleurs de l’entreprise Idex Energie Antilles (I.E.A) sont confrontés à l’attitude autoritaire de leur directeur général. Cette entreprise, installée à Ducos et comptant 82 salariés, est une filiale d’Idex groupe dont le siège se trouve à Boulogne Billancourt (Île de France) et possède 50 filiales en France avec un chiffre d’affaires de plus de 500 millions d’euros et un effectif de 3 348 personnes.
En Martinique, I.E.A,  exerce des prestations concernant les installations et la maintenance du chauffage et de la climatisation pour les collectivités (hôpitaux, lycées, région) et chez des particuliers.
Dans cette entreprise, le climat s’est dégradé, car le personnel se trouve de plus en plus confronté à des pressions voire du harcèlement venant d’un nouveau directeur général.
A tel point qu’une partie du personnel (ouvriers et la majeure partie du personnel administratif) se sont mobilisés très tôt le matin du vendredi 21 octobre, avec leur organisation syndicale la CGTM. Il s’agissait pour eux de s’opposer à une procédure disciplinaire à l’encontre d’une salariée administrative pouvant aller jusqu’à son licenciement. Cette salariée considère qu’elle est harcelée par le directeur, parce que ce dernier ne peut tolérer qu’elle lui «tienne tête» et ne se soumette pas aux pressions qu’il aimerait exercer contre tout le personnel administratif. Les ouvriers étaient aussi de la partie, car eux aussi sont régulièrement confrontés à des pressions exercées par certains petits chefs, ordres venant de ce directeur général
Ce jour là, les salariés d’I.E.A. se sont mobilisés aussi contre le fait que non seulement ce directeur veut imposer au personnel d’effectuer des heures supplémentaires mais de plus il refuse de tenir compte des réclamations du personnel faites par l’intermédiaire des délégués au Comité d’Entreprise, notamment sur les heures supplémentaires non rémunérées.
Furieux, lors de l’entretien de conciliation qui s’est déroulé au milieu de la matinée du vendredi 21 octobre, le directeur a maintenu sa sanction. Il continue à essayer de semer la zizanie au sein du personnel pour le diviser.
Jusqu’à ce jour, les salariés refusent de céder et exigent l’annulation de la mesure disciplinaire qu’ils considèrent comme abusive.
 
 
 

 

Élections professionnelles dans l’Éducation : Déni de démocratie ?

          Fin octobre, près de trois millions de fonctionnaires devaient voter pour choisir leurs représentants syndicaux. La plupart ont pu voter comme d’habitude, avec des bulletins à glisser dans l’urne sur leur lieu de travail.
          Les personnels de l’Éducation nationale, un million d’électeurs, ont quant à eux expérimenté le vote par internet, sous prétexte d’éviter  « un immense gâchis sur le plan des moyens matériels.» En réalité, le vote électronique a coûté le même prix qu’une élection papier. Mais c’est un prestataire privé qui l’a organisé, et qui a empoché un juteux marché public aux frais du contribuable !        Beaucoup de personnels n’ont pas pu voter, notamment les contractuels. Nombreux sont ceux qui ont été découragés par la complexité de la procédure, et les bugs informatiques.
          Le résultat, c’est que la participation n’a été que de 38% au niveau national, contre 64% en 2008. Et sans surprise, ce sont les agents les plus précaires qui ont voté le moins (5% de votants) alors que les chefs d’établissement ont bien voté (90% de votants). En Guadeloupe et en Martinique, les chiffres sont à peu près les mêmes.
          Le ministre de la fonction publique avait affirmé : «Je souhaite m’adresser à des représentants du personnel solides et légitimes». Pourtant, tout le monde savait d’avance que le vote électronique allait créer de nombreux problèmes, et faire chuter la participation. Mais quand on est ministre, on n’est pas à un mensonge près !
          On peut donc se demander pourquoi le ministère a imposé ce vote par internet. C’est peut-être pour tenter de truquer le vote. Qu’est-ce qui garantit que les urnes électroniques ne subissent pas un bourrage électronique ? Que le vote est réellement secret ? Rien, on est prié de faire confiance aux paroles rassurantes des chefs de service.
          Ce qui est sûr, c’est que le vote électronique rend les élections professionnelles moins contrôlables par les personnels et les syndicats, et donc moins démocratiques.
 

Martinique : Elections professionnelles dans la Santé : la CGTM reste majoritaire

Le 20 octobre dernier, les personnels des établissements publics de la Santé étaient appelés à élire leurs représentants aux différentes instances. Dans ces administrations, les personnels sont représentés avec voix consultatives dans les Comités Techniques d’Etablissement (CTE) correspondant aux Comités d’Entreprise du secteur privé, avec encore moins de prérogatives, les CHSCT Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail et les Commissions Administratives Locales et Départementales      (CAPL et CAPD) qui gèrent les carrières des agents.
En Martinique, ces élections se déroulaient sur 17 établissements, centres hospitaliers, maisons de retraites, syndicats inter hospitalier. A partir de cette année, la représentativité syndicale au sein de l’établissement, mais aussi au niveau départemental, découle des résultats aux CTE, Comité Technique d’Etablissement – seule instance où sont appelés à voter les personnels titulaires, stagiaires et contractuels.
Dans ces instances, la CGTM obtient 2002 voix, la CDMT 1651 voix, FO 785 voix, l’UGTM 511 voix et la CSTM 156 voix. La CGTM reste le syndicat majoritaire dans la santé à l’échelle du département et augmente dans certains établissements.
Au CHU par contre, avec 685 voix la CGTM perd la majorité des voix au profit de FO qui obtient 762 voix, la CDMT gardant le même score. Chaque syndicat obtenant au final 5 sièges chacun dans un CTE comprenant 15 sièges.
Au quotidien, les travailleurs du secteur hospitalier se trouvent confrontés aux conséquences des restrictions budgétaires qui s’aggravent année après année entrainant une détérioration de leurs conditions de travail et des conditions de soins, et la précarité de nombreux emplois La prochaine fusion du CHU de Fort de France, du CH du Lamentin et du CH de Trinité, menée à marche forcée par le directeur de l’ARS, aura des conséquences néfastes sur l’organisation des services. Elle augmentera  le stress des personnels. Elle ne changera rien à la  situation budgétaire calamiteuse de l’établissement et  risque d’entraîner de nouvelles restrictions.
Nous reprenons à notre compte la conclusion faite par la CGTM-Santé dans son tract «Résultats Elections CHU» : 
« Ces élections des différentes instances donnent une idée de l’état d’esprit des travailleurs au moment où elles se déroulent.
S’il est appréciable de mesurer notre audience, il est aussi important de ne pas oublier que ce qui est déterminant pour faire avancer nos revendications et améliorer nos conditions de travail, c’est notre capacité à nous mobiliser, à lutter.
Le contexte de restriction actuelle imposée par le gouvernement et les directions de l’ARS et de notre établissement nous amène à cela. »
 
                                                                                                           

Martinique : CHANTIERS EN LUTTE

 IL SE CROIT AU FAR- WEST MAIS EN PLUS C’EST …
Le vendredi 21 octobre, nous salariés de l’entreprise Idex Energie Antilles nous sommes mobilisés devant le siège de la direction à Ducos Cocotte, pour protester contre l’attitude inadmissible et méprisante de notre directeur.
Ce directeur veut jouer à monsieur qui connaît tout, sait tout, décide tout, impose tout, sa loi et son autorité. Bref ! Un casse pied.
Il est arrivé à mettre de son côté une petite poignée de collègues. Mais, nous avons préféré garder notre dignité et n’acceptons pas qu’il se croit en pays conquis.
Nous lui avons montré toute la journée du vendredi notre détermination pour qu’il arrête son comportement de chefaillon.
 
….UN DIRECTEUR INCOMPETENT
Notre mobilisation vient du fait que pour un oui ou pour un non il harcèle le personnel, inflige des mises à pied à ceux qui ne se mettent pas à ses pieds, et plus grave ; menace de licenciement une collègue administrative qui n’accepte pas son diktat.
Mais en plus, il montre son incompétence en matière d’appel d’offre. Alors, certains collègues en ont marre et demandent son départ.
Nous lui avons montré qu’il n’aura pas les mains libres pour faire ce qui lui passe par la tête.
Et nous restons déterminés et vigilants.
 
 

(Martinique) L’ECHO DES HOPITAUX

APRES LES ÉLECTIONS DE DÉLÉGUÉS
De nouveaux mandats commencent. De tous les élus nous sommes en droit d'attendre que leur activité consiste à défendre tous leurs collègues, sans céder au chantage de l'équilibre financier. Celui-ci sera brandi par la direction, comme par le passé, pour essayer de faire passer ses mauvais coups. Les délégués, sans esprit de boutique, en respectant notre point de vue et en suscitant la discussion sur les actions à mener, devront être à nos côtés pour la défense de nos conditions de travail.
De notre côté nous aurons intérêt à nous rappeler que pour les choses importantes, les délégués ne peuvent pas « faire » à notre place.
Il n'y a que par leurs luttes, leurs mobilisations, que les travailleurs peuvent vraiment se faire respecter.  
Le mécontentement contre chômage et la vie chère est bien réel. Alors ils ont peur des réactions populaires ; et ils ont bien raison.
 
DÉRATISATION : LES RATS NE SONT TOUJOURS PAS AU COURANT
Après que les rats, ou au moins un, aient sévi à l'hôpital de Carbet – un malade avait été mordu aux orteils-, toujours au Carbet, la municipalité invite maintenant la population à prendre des précautions contre la leptospirose. Visiblement les rats n'ont pas pris au sérieux les opérations de dératisation promises.
Si le préfet veut mener de  grandes opérations, en voilà une toute trouvée. Ce sera bien plus utile que de faire fermer un petit commerce à Sainte-Thérèse.
 
 

ECHO DE POLE EMPLOI

LA LUTTE PAIE
Les collègues de Saint-Martin ont repris le travail la tête haute, lundi 24 après midi. Ils ont obtenu que le CHSCT se déplace, mais aussi que les premiers réaménagements de l’accueil soient réalisés. Après deux semaines d’exercice de leur droit de retrait, c’est une victoire pour l’ensemble des collègues et un exemple à retenir : la détermination, la solidarité, la lutte collective paient !
 
TOUT LE MONDE IL EST BEAU….
La direction locale, ELD de Saint Martin a elle aussi été obligée de prendre fait et cause pour nous, les agents du rang, en retardant l’ouverture au lundi après midi. Tout un coup, ils ont su déplacer le service informatique, l’électricien, et tutti quanti, pour que l’accueil soit déplacé, conformément à nos revendications, réitérées maintes et maintes fois.
C’était donc possible de nous donner satisfaction plus tôt, tonnerre !
 
UN EXEMPLE A SUIVRE
Les collègues de Saint-Martin, tout comme ceux de Saint-François il y a quelques jours, ou bien ceux de Pointe-à-Pitre en décembre 2010, nous ont donné et confirmé la marche à suivre : Chaque fois que nous sommes insatisfaits et/ou agressés dans nos fonctions, arrêtons, levons le pied. Le droit de retrait et le rapport de force, seuls moyens de nous faire entendre et comprendre de nos dirigeants.
 
CHARPY MENT COMME IL RESPIRE
Il faut un sacré toupet pour affirmer que la montée des agressions à Pôle emploi ne provient pas du déploiement de la fusion et de la réduction massive des postes que subit toute la fonction publique et par voie de conséquence le service public de l’emploi. Nous faire croire que l’accueil assuré par des collègues en CDD ou par des agents polyvalents qui ne connaissent pas le métier ne crée pas d’insatisfaction et d’incompréhension chez les demandeurs d’emploi, c’est vraiment nous prendre pour des c…