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Archives de CO/CO de l'année 2012/CO n° 1071 du 17 juin 2012/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN (Plantations en Lutte)

 
DÉCÈS DE P. BUTTEL, UN PATRON…                                                                                                                                                                            
A l’occasion du décès de P. Buttel, un ancien gros planteur de la banane, on a pu entendre quelqu’un faire l’éloge de ce gros propriétaire, le qualifiant de grand homme, et ajoutant que ce sont des hommes comme lui qu’il faut à la Guadeloupe etc.  En fait, P. Buttel faisait partie de ces planteurs qui ont récupéré l’essentiel des terres de l’ancienne usine Marquisat, terres qui avaient l’avantage d’être mécanisables, contrairement à celles de la région T-Rivières-Gourbeyre. Il a su faire «suer sang et eau»  aux travailleurs pendant des années avant de passer la main à sa femme et à son fils J-Louis qui ont continué son «œuvre».  
 
…AUX  PRATIQUES  ARBITRAIRES ….
 Du travail payé en «enveloppe blanche» c'est-à-dire non déclaré à la Sécu ; congés payés dont le montant dépendait de la seule bonne volonté du patron ; augmentation sans cesse croissante du nombre de sacs de produits (engrais, képone, curlone...) à semer pour une tâche ; vin mousseux pour prime de fin d’année, etc.                              Voilà une liste pas tout à fait complète des pratiques de ce grand propriétaire et qui lui ont permis de grossir sa fortune sur les dos des travailleurs du secteur.




 

 

Echo des hôpitaux(Guadeloupe)

Blocage du CHU-PPA
Depuis deux semaines, les militants du syndicat UTS bloquent les accès de l’établissement. Une chaine est installée sur la petite porte de Ricou. Et ils filtrent l’entrée principale. Les fonctionnaires de police sont à l’entrée et interviennent lorsque le ton monte.
Comme d'habitude, les collègues garent leurs voitures à l’extérieur et vont travailler à pied. Seules les voitures des militants de l’UTS sont garées à l’intérieur.
 
Il  FAUT  ÊTRE  CLAIR
Dans les services, une question revient  régulièrement : quelles sont les revendications ? Cela, d’autant plus que le syndicat UTS n’a pas daigné faire de réunions pour informer le personnel des motifs du blocage. Les murs ont été placardés d’affiches détaillant des griefs contre plusieurs directions dont celle des ressources humaines et des soins.
 
UNE  VÉRITABLE  GRÈVE  GÉNÉRALE  S’IMPOSE
Pourtant, les problèmes que nous rencontrons à l’hôpital sont si cruciaux qu’une véritable grève générale avec implication de tous les syndicats s’impose : manque de personnel, planning déséquilibré, refus des cadres de certains services d’octroyer les 25 jours réglementaires et congé annuel, manque de matériel, dégradation des locaux…
 
..Avec  une  bonne  prÉparation
Pour triompher, il nous faudra mettre toutes les chances de notre côté, préparation méticuleuse services par services, discussions  pour convaincre les hésitants…..
 
A  BAS  L’INJUSTICE !
Au mois d’avril, le reliquat de la prime a été versé. Mais plusieurs d’entre nous ont un  retrait sur salaire. Après vérification, nous avons appris que nous avions eu un trop perçu au moment de l’acompte. Inutile de dire que nous n’avons aucun moyen de contrôle. Comment la prime a-t-elle été calculée ? Sur quelle base ?
 
REFUSONS  LES  SURPRISES
La direction a-t-elle le droit d’effectuer des retraits sur nos salaires sans nous avertir ? Et pourquoi la direction ne nous  convoque-t-elle pas pour nous expliquer et discuter avec nous d’un échéancier de  remboursement ?
Nous nous morfondons chacun dans notre coin. Il serait bon que tous ensemble nous exigions que la direction nous informe des trop perçus comme des retraits qu’elle fait sur nos salaires. .



 

Guadeloupe ECHO DE POLE EMPLOI

FIN  DU  SMP : UN ECHEC CUISANT  DE  POLE  EMPLOI
La direction de Pôle emploi a décidé d’en finir avec le suivi mensuel personnalisé des demandeurs d’emploi. Ce système qui était censé permettre un contact mensuel avec un demandeur d’emploi est un échec criant.
Après des années à vouloir nous l’imposer de gré ou de force, la direction a fini par constater que nous ne sommes pas assez nombreux pour réaliser l’irréalisable !
 
PAS  DE  CHOIX  POUR  LES  DEMANDEURS  D’EMPLOI
Mais croyez vous que Pôle Emploi nous épargnera un nouveau système tout aussi impossible à mettre en œuvre ?
Bien sûr que non : la nouvelle marotte de la DG ce sera l’EID ou bien autre chose. En tout cas, les agents devront ranger les chômeurs dans des cases dès le premier entretien.
 
SALARIÉS  EN  CONTRATS  AIDÉS : LE MÉPRIS, ÇA  SUFFIT !
Depuis 6 mois, certains salariés ne sont plus payés. Ils travaillent pour des associations qui sont toujours en attente des subventions du Conseil général, paraît-il à cause de « problèmes administratifs ». Comme par hasard, ce sont toujours les plus précaires qui payent, pendant que ces messieurs-dames  de l’assemblée départementale, eux, n’ont pas de « problèmes ».


 
                                                                                  

Guadeloupe : A «Carrefour» Milenis, les employés reprennent le travail

Après 24 jours de grève, les employés du supermarché Carrefour Milénis ont repris le travail. Ils n’ont pas réussi à obtenir l’application de l’accord d’entreprise qui prévoit le versement par leur employeur de 200 € net à partir du 1 mars 2012.                                                       Les grévistes, minoritaires depuis plusieurs jours, avaient cependant décidé de ne pas accepter passivement la remise en cause de cette augmentation de salaire arrachée pendant la grève de février mars 2009. Le petit groupe déterminé avait donc décidé de poursuivre le mouvement jusqu’à la veille de la fête des mères. Tous les jours, la grève était reconduite par les grévistes qui installés sur leur piquets continuaient à perturber le bon fonctionnement du magasin.                                                                                                                                       Les travailleurs et les représentants du personnel ont refusé de signer l’accord de fin de conflit que voulait imposer le directeur. Celui-ci s’engageait à payer les 200 € à partir de fin décembre 2012, en laissant pour compte une bonne partie des salariés. Le patron refuse de verser 200 € aux employés qui perçoivent plus de 1,4 SMIC en intégrant les primes alors que l’accord ne comptabilise pas les primes. Le directeur Mr Fermély demandait aussi aux grévistes de saisir les tribunaux pour faire valoir leurs droits. Les travailleurs savent bien que le patron de Carrefour Milénis compte gagner du temps et les décourager en les renvoyant devant la justice, mais ils ont décidé d’utiliser tous les moyens pour faire plier cet exploiteur.  Les grévistes ont donc repris le travail lundi 04 juin la tête haute, conscients que cette grève n’était que la première bataille pour l’application de l’accord Bino. Ils ont lancé un appel au reste du personnel à se préparer à une nouvelle lutte pour obliger le patron à respecter l’accord signé.

 

 

Guadeloupe : Les Employés municipaux de Morne-à-l’Eau ont obtenu satisfaction

Les employés municipaux affiliés à l’UGTG s’étaient mis en grève le 10 mai dernier  suite au mouvement général appelé par LKP. Ils ont profité pour remettre au maire, Jean-Claude Lombion une plateforme revendicative comportant 9 points. Le principal point concernait le maintien des acquis, à savoir la non suppression de la prime de 40% de vie chère lors des congés maladie, comme c’est le cas à Goyave où après 7 mois de grève, le problème n’est toujours pas réglé.                                                                                                                                              J-C Lombion, qui est secrétaire de l’association des maires, après plusieurs séances de négociations s’est engagé à ne pas supprimer les 40% en cas de congé maladie et à ne pas prélever le jour de carence. Il s’est engagé à interpeller les parlementaires sur le problème du jour de carence car il semblerait qu’il y ait un flou juridique sur la question et à écrire également à l’association des maires.                                           Les grévistes ont posé également le problème récurrent dans toutes les communes, à savoir le régime indemnitaire. Ils ont demandé au maire de revoir les critères d’attribution car il y avait trop de disparité et de revaloriser la NBI pour tous les agents. Ces derniers avaient six années de retard sur les notations. Or en principe la notation est annuelle et sans notation, le salaire des agents prend du retard. Lors des négociations les grévistes ont demandé au maire de combler le retard car il doit des rappels importants.                                                                                                             J-C Lombion a rappelé qu’il ne peut rien payer en 2012 car la commune n’a pas d’argent  et le paiement a été étalé pour certaines primes jusqu’en 2013, voire 2014. Le mouvement était suspendu. Mais ce qui a déclenché la colère des grévistes c’est que le maire qui leur doit de l’argent s’est précipité pour faire des retenues de salaire au motif du service non fait. Les grévistes n’ont pas apprécié et ont bloqué la mairie. Le maire n’a pas hésité à faire venir les forces de l’ordre, et des vigiles pour intimider les grévistes.  Il  y a même eu quelques échauffourées et finalement les négociations ont repris.  Un protocole d’accord a été signé donnant satisfaction aux grévistes et le travail a repris dès le vendredi 8 juin. 





 
 

Martinique : Aux "MINI POUSSES" de Rivière Salée, ce n’est pas un conte de fée !

L’histoire des salariées de la crèche Minipousses de Rivière Salée, n’a rien à voir avec le conte pour enfants d’une série télévisée des années 80. C’est l’histoire de 31 salariés, femmes pour la plupart, assistantes maternelle, auxiliaires de puériculture, qui ne perçoivent pas de salaires depuis plus de  deux mois pour cause de mauvaise gestion de la crèche par la directrice.                          Elles se sont mobilisées et ont alerté les parents qui paient fort cher pour la garde de leurs bambins mais également les organismes qui contribuent au financement de la structure, Caisse d'allocations familiales, Conseil Général. Elles ont multiplié les démarches auprès de la mairie. Toutes ces instances affirment que les subventions prévues sont régulièrement versées.
Où donc passe l’argent que gère la directrice. ?
Dans un tract les salariés CGTM dénoncent la situation venant de cette mauvaise gestion : loyers et charges impayés, charges sociales impayées…
Cette directrice fait la pluie et le beau temps, ne donnant aucun élément de contrôle aux membres de son Conseil d’administration qui restent silencieux. Elle est aussi responsable d’une crèche à Sainte Anne et là aussi les difficultés semblent s’amonceler.
Résultat : les 31 salariés vivent depuis deux mois dans le stress et la souffrance. Pour autant elles ne baissent pas les bras et entendent faire la lumière sur les agissements de cette dame, récupérer leur dû et aussi garder leur emploi qui est utile aux familles de Rivière Salée.

Martinique : Manifestation à Trinité contre les licenciements de l’hôtel Baie du Galion

Le samedi 2 juin s’est tenue au bourg de la ville de Trinité une manifestation qui a réuni des représentants d’organisations syndicales : CGTM, CFDT, UGTM, SNETAA, UNSA et la CDMT, syndicat des grévistes de l’hôtel Baie du Galion. Après s’être rassemblé sur la place Joyeuse, le cortège a manifesté dans la ville. Les manifestants scandaient des slogans favorables à la lutte contre les licenciements et pour l’emploi que mènent les salariés de l’hôtel de la Baie du Galion.                                                                                                                     Rappelons que 25 employés sur les 31 que compte l’hôtel sont menacés de licenciement. A la fin de la manifestation, des représentants des grévistes ont fait un compte rendu de la dernière réunion du Comité d’Entreprise. On a appris que du côté patronal rien n’a changé. Fabre, le propriétaire de l’hôtel a déclaré «ne plus croire en l’avenir de l’hôtel». Et il n’y a rien de surprenant ! Après avoir bien «pompé» tout le fric possible, après avoir réalisé de super profits, ce gros capitaliste béké décide aujourd’hui que ses intérêts ne correspondent plus au maintien de l’emploi mais à la transformation de la structure en «résidence hôtelière».