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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1086 du 02 mars 2013/Quatrième page

Quatrième page

À La Réunion comme ici, les jeunes doivent pouvoir travailler !

Pendant un mois, les jeunes réunionnais ont manifesté pour avoir du travail, au moins des contrats aidés pour pouvoir survivre. Après avoir laissé la situation pourrir pendant trois semaines, Lurel n’a rien trouvé d’autre à déclarer que «l’État a faitson travail». Il faut avoir du culot pour déclarer cela, alors que sur les 5000 contrats d’avenir promis à La Réunion (pour près de 23 000 jeunes au chômage) seulement 104 avaient été signés le 21 février.
Contrairement aux contrats de travail, la répression des chômeurs mobilisés ne s’est pas fait attendre. Dès le 7 février, un manifestant écopait de 10 mois de prison ferme pour avoir coupé des arbres. Le 25 février, six jeunes ont été jugés en comparution immédiate. Tous ont reconnu avoir participé aux manifestations, mais pas les violences dont on les a accusés. Cinq d’entre eux ont été condamnés à de la prison ferme, et le sixième à de la prison avec sursis.
L’année dernière, à la même époque, de nombreux jeunes avaient manifesté dans les rues de La
Réunion, pour dénoncer la vie chère. Plusieurs dizaines d’entre eux avaient été jetés en prison. Pourtant, le problème qu’ils dénonçaient est bien réel, et il s’est même aggravé. En un an, les prix de l’alimentation ont flambé de 3,7%. Et le 1er mars, le prix de la bouteille de gaz devrait passer de 15 à 22 euros.
La colère des jeunes réunionnais est légitime, quand on sait que le chômage frappe 60% d’entre eux. Les jeunes de Guadeloupe et de Martinique connaissent les mêmes difficultés. Pour éviter qu’ils suivent l’exemple de leurs camarades de La Réunion, quelques dizaines de contrats ont été récemment signés en urgence par les autorités. Mais les jeunes antillais auraient tout intérêt à se mobiliser eux aussi, pour sortir de la misère qu’on leur impose !

Guadeloupe : LA FÊTE DE COMBAT OUVRIER 2013

Ce programme n'est pas complet. Un programme définitif vous sera remis ultérieurement.
Le dimanche 14 avril 2013 de 11h30 à 20 h !
La fête se déroulera dans le cadre champêtre du domaine du PAKO à Baie-Mahault. La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l’entrée.
Programme
11h30 : Ouverture de la fête en musique.
Apéritif.
12h30 : Repas champêtre : menu :
- Entrée :
-           Piémontaise de jambon fumé sur lit de salade verte
-           Concombre surprise
- Plats :
-           Coq au vin ou
-           Poisson grillé, sauce chien
- Accompagnements :
-           Riz sauvage
-           Gratin d'igname
-           Légumes vapeur
- Dessert : Glace
-Vin
-Café
-Champagne à la demande
14h15 : Allocutions
14h45 : Animation
14h45 : À l'espace FORUM : EXPOSÉ DE COMBAT OUVRIER SUIVI D'UN DÉBAT
17h : À l'espace forum : Conférence de M. Éric Jorand, animateur, concepteur de projets scientifiques à l'Archipel des Sciences.
Sujet : "Astéroïdes, comètes, étoiles filantes, risques et enjeux". Avec projection commentée.
16h30 : Bal titane
20h : Clôture de la fête
Participation aux frais : 25 euros, 15 euros pour les enfants de moins de 12 ans.
Cette participation comprend l’apéritif, le repas et toute l’animation de la fête à l’exception des collations, du bar et du champagne.
Téléphones de contact : 0590.82.92.94 ; 0690.72.61.33.
Alors à tous, rendez vous le dimanche 14 avril 2013 pour passer un moment agréable !
Email : redaction@combat-ouvrier.net

Martinique : déjeuner de soutien à combat ouvrier

DÉJeUner De SOUTien COMBAT OUVRIER
Le Dimanche 21 avril 2013
De 12H à 19H
Habitation « Malgré Tout » à Trinité
Amis, Sympathisants, réservez vos cartes auprès des militants de COMBAT OUVRIER
 
 
 

Haïti : Le clinquant de la Caricom au service de la bourgeoisie

Alors que les ouvriers de la zone industrielle attendent, depuis le mois d’octobre 2012, l’application des 300 gourdes (5,5 euros) journalières qui ne serait qu’un ajustement dérisoire du salaire minimum, c’est une réduction de salaire qui leur est imposée. Le gouvernement Martelly –Lamothe a lancé deux taxes qui ponctionnent les salaires des travailleurs du privé comme du public. Pendant que la hausse des prix des produits de première nécessité frappe les travailleurs, les patrons profitent de franchises douanières pour augmenter leurs bénéfices.
Ce sont ces bourgeois qui ont rencontré leurs homologues de la Caraïbe les 18 et 19 février dans un hôtel tout neuf, lors de la réunion du 24ème sommet de la Caricom. Intégré à la Caricom depuis 2002, c’est la première fois qu’un président haïtien présidait un de ces congrès.
Après les déclarations ronflantes sur l’intérêt pour la population d’être intégrée à la Caricom, Martelly et sa ministre de l’économie ont montré quels étaient leurs intérêts. Ils sont prêts «à utiliser le poids des 10 Millionsd’habitants que représente Haïti sur lemarché de la CARICOM». «Nousn’avons pas de production industrielle,et même notre agriculture n’arrive pasà nourrir notre population, maisdésormais, nous nous préparons àprofiter des opportunités qu’offre lemarché caribéen» a précisé la ministre.
À cette déclaration de service à la bourgeoisie fait écho la réponse négative des Nations Unies à la demande d’indemnisation des victimes du choléra. Cinq mille victimes du choléra – malades ou familles de personnes décédées de la maladie – exigent des Nations Unies une compensation. Le groupe d’avocats qui les représente réclame 100 000 dollars pour chaque mort, et 50 000 dollars pour chaque personne infectée.
Jeudi 21 févier, l’ONU «a fait savoiraux représentants des demandeursque cette demande n’était pasrecevable au titre de la section 29 dela convention sur les privilèges etimmunités des Nations Unies» de 1946. L’immunité pour avoir fait au moins 8000 morts, plus de 600.000 personnes infectées, et avoir implanté le choléra dans un des pays les plus pauvres.
Quand il s’agit de préserver les intérêts de l’armée de la bourgeoisie, les avocats savent piocher dans leur arsenal de lois et s’en tirer avec une pirouette.
C’est ce même arsenal qu’utilisent les défenseurs de Jean-Claude Duvalier pour lui permettre de continuer à jouir de privilèges en toute impunité. Il est maintenant possesseur d’un passeport diplomatique qui le met à l’abri des poursuites.
Depuis l’époque où il était «Sweet Micky », Martelly avait déjà montré son intérêt envers les Duvalier, aujourd’hui il met les juges et le parquet au service de cette même clique.
Pour ceux qui avaient encore des illusions, le gouvernement Lamothe-Martelly montre que sa politique n’est pas au service des travailleurs, et l’ONU, qu’elle défend les intérêts des militaires de la Minustah contre ceux de la population.

Tunisie : La crise politique continue

Le 6 février dernier, Chokri Belaïd, chef d’un parti d’opposition, était assassiné devant chez lui. Immédiatement, des émeutes et une grève générale ont secoué le pays.
Les manifestants réclamaient la démission du gouvernement et accusaient le parti islamiste Ennahda d’avoir commandité le meurtre. Des centaines de milliers de Tunisiens ont participé aux obsèques de Belaïd. Contre l’avis de son parti, le Premier ministre Hamadi Jebali, numéro deux d’Ennahda, a annoncé la dissolution de son gouvernement par peur de voir le mouvement de protestation s’amplifier. Pendant deux semaines, tandis que grèves et manifestations se poursuivaient, la Tunisie est restée sans gouvernement. Le mouvement de protestation de masse mieux organisé serait la seule force qui pourrait stopper la violence des prétendues «Ligues de protection de la révolution» (LPR), ces groupes de voyous qui s’attaquent aux femmes et aux militants ouvriers depuis plusieurs mois au nom de leur idéologie islamiste.
Malheureusement, les jeunes chômeurs et les travailleurs tunisiens ont, dans l’ensemble, accepté de faire confiance aux opposants «de gauche» qui voient dans la crise actuelle la possibilité de précipiter de nouvelles élections.
En canalisant la colère des masses dans un processus électoral et juridique, ces opposants ont offert un répit au parti Ennahda ce qui lui a permis de reprendre momentanément la main. Après la démission d’Hamadi Jebali, c’est carrément le «premier flic» de Tunisie, l’islamiste Ali Larayehd, qui se charge de former un nouveau gouvernement à l’heure où nous écrivons. Deux assassins présumés ont été arrêtés lundi 25 février, dont un est membre actif des LPR. Mais de nombreuses voix affirment que loin d’être de simples «voyous extrémistes», ces gens agissent directement sous les ordres d’un officier des renseignements généraux nommé par le parti au pouvoir. Ils seraient déjà responsables du lynchage d’un opposant dans le sud du pays et de l’attaque, en décembre dernier, du siège de l’UGTT – le principal syndicat. Ils disposeraient d’une liste de militants ouvriers et des droits de l’homme à abattre.
Ce ne sont pas des méthodes purement «constitutionnelles» qui seront efficaces contre un pouvoir qui est prêt à de telles extrémités.
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Martinique : Réunion publique de COMBAT OUVRIER

Réunion publique de COMBAT OUVrier le Mardi 19 Mars
A l’AMEP, route de Redoute – Fort De France
Thème : L’intervention militaire de la France au Mali et la politique de l’impérialisme français en Afrique noire
                                                                                                                                                                                                                       

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