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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1087 du 15 mars 2013/Quatrième page

Quatrième page

France : PSA – Aulnay-sous-Bois : « la paye qu'on s'est faite nous-mêmes »

(Nous publions ci-dessous un article d’un correspondant Lutte Ouvrière des usines PSA d’Aulnay- sous- Bois).
La septième semaine de grève à PSA Aulnay a été marquée par la distribution aux grévistes de 260 000 euros de la caisse de grève et le jeudi 28 février a été surnommé «la journée de la paye qu'on s'est faite nous-mêmes».
Pendant les jours qui ont précédé, les discussions – ouvertes, démocratiques – sont allées bon train sur la façon dont il fallait procéder : fallait-il indemniser ceux qui avaient cessé la grève au bout d'une semaine ? Comment déterminer le nombre de jours de grève de chacun ? Finalement, les modalités ont été votées par le comité de grève et l'assemblée des grévistes, et il a notamment été décidé qu'il fallait indemniser aussi ceux qui ont fait grève moins longtemps pour ne pas créer une coupure entre les uns et les autres. Selon la durée de la grève, déterminée par un croisement entre le pointage des grévistes et les fiches de paye, quatre sommes ont donc été distribuées, allant de 80 à 800 euros.
Dès le premier jour de «paye», plus de 300 chèques ont été faits, et la fierté était palpable chez les travailleurs qui compensaient ainsi une partie du manque à gagner de la grève, sous l'œil particulièrement furieux des cadres dits «pots de fleurs» car ils ne bougent pas de là... et de nombreux journalistes, impressionnés par l'organisation de ce dispositif. La fierté venait aussi de la somme distribuée, du résultat palpable des collectes faites chaque jour, des dons venant de milliers de particuliers, prouvant à la face de la direction que, oui, la grève est populaire.
 Ce soutien populaire et militant rend la grève encore plus légitime aux yeux des grévistes eux-mêmes. Et d'ailleurs le matin même, une centaine de grévistes étaient allés à la gare Saint-Lazare faire une nouvelle manifestation et demander le soutien financier des travailleurs de passage.
Parmi ceux qui n'ont fait qu'une semaine de grève, beaucoup ont préféré laisser leurs 80 euros à la caisse de grève, prouvant là encore que, même parmi les non-grévistes, la solidarité est bien là.
Cette journée de paye a largement renforcé le moral et beaucoup disaient que maintenant, il faut remplir la caisse... pour payer le mois de mars !
La semaine a également été marquée par la visite à l'usine, le 1 mars, de Thierry Lepaon, le futur secrétaire général de la CGT, venu apporter le soutien de la confédération. À cette occasion, les grévistes ont organisé une grande assemblée générale et un pot fraternel où tous les non-grévistes étaient invités. La présence de ceux-ci était bien visible, puisqu'ils sont venus en tenue de travail. Et l'ambiance chaleureuse tout comme l'assistance nombreuse ont attesté encore une fois ce que valent les mensonges du patron sur les «tensions» entre grévistes et non-grévistes.  Lundi 4 mars, la grève a repris, entrant dans sa huitième semaine. En plus des revendications qui sont celles des travailleurs depuis le début – préretraite à 55 ans pour les anciens et CDI pour tous les autres – le combat continue pour faire annuler les menaces de licenciements portées contre des grévistes, et même les licenciements effectifs qui ont déjà frappé deux camarades. Une première étape a été franchie avec le refus du licenciement d'un premier militant par l'inspectrice du travail – son enquête ayant établi de manière évidente le caractère parfaitement fantaisiste, contradictoire, mensonger et ridicule des accusations portées contre lui.
Mardi 5 mars, nombreux ont été les travailleurs d'Aulnay à participer à la manifestation à Paris contre le projet de loi qui vise à généraliser «l'accord de la honte» du 11 janvier.
 Le cortège PSA était en tête et montrait une belle organisation et un dynamisme contagieux tout autour ; les slogans étaient repris, les encouragements nombreux. Les grévistes ont crié leurs slogans : «interdiction des licenciements», «on est des ouvriers pas des casseurs, les casseurs, c'est les patrons» et bien sûr «la force des travailleurs, c'est la grève». Le comité de grève et l'assemblée de grévistes avaient aussi prévu de demander un soutien financier aux manifestants... qui ont répondu généreusement, puisque 11 350 euros ont été récoltés.
La grève à Aulnay est une épine dans le pied du patronat car elle montre qu'on peut se battre contre ses choix et garder le moral même si le combat est difficile. Les grévistes non seulement ne regrettent rien, mais sont fiers de ce qu'ils font. Et ils continuent !

Guadeloupe : LA FÊTE DE COMBAT OUVRIER 2013

Ce programme n'est pas complet. Un programme définitif vous sera remis ultérieurement.
Le dimanche 14 avril 2013 de 11h30 à 20 h !
La fête se déroulera dans le cadre champêtre du domaine du PAKO à Baie-Mahault. La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l’entrée.
Programme
11h30 : Ouverture de la fête en musique.
Apéritif.
12h30 : Repas champêtre : menu :
- Entrée :
-           Piémontaise de jambon fumé sur lit de salade verte
-           Concombre surprise
- Plats :
-           Coq au vin ou
-           Poisson grillé, sauce chien
- Accompagnements :
-           Riz sauvage
-           Gratin d'igname
-           Légumes vapeur
- Dessert : Glace
-Vin
-Café
-Champagne à la demande
14h15 : Allocutions
14h45 : Animation
14h45 : À l'espace FORUM : EXPOSÉ DE COMBAT OUVRIER SUIVI D'UN DÉBAT
17h : À l'espace forum : Conférence de M. Éric Jorand, animateur, concepteur de projets scientifiques à l'Archipel des Sciences.
Sujet : "Astéroïdes, comètes, étoiles filantes, risques et enjeux". Avec projection commentée.
16h30 : Bal titane
20h : Clôture de la fête
Participation aux frais : 25 euros, 15 euros pour les enfants de moins de 12 ans.
Cette participation comprend l’apéritif, le repas et toute l’animation de la fête à l’exception des collations, du bar et du champagne.
Téléphones de contact : 0590.82.92.94 ; 0690.72.61.33.
Alors à tous, rendez vous le dimanche 14 avril 2013 pour passer un moment agréable !
Email : redaction@combat-ouvrier.net

Martinique : déjeuner de soutien à combat ouvrier

DÉJeUner De SOUTien COMBAT OUVRIER
Le Dimanche 21 avril 2013
De 12H à 19H
Habitation « Malgré Tout » à Trinité
Amis, Sympathisants, réservez vos cartes auprès des militants de COMBAT OUVRIER
 
 
 

Venezuela : Mort de Chavez : Les masses pauvres entre espoirs et illusions

L’émotion populaire soulevée au Venezuela par la mort d’Hugo Chavez reflète l’immense soif de justice sociale des masses pauvres et des travailleurs d’Amérique latine. Elle reflète la haine que leur inspire l’oppression raciste dont ils sont victimes – eux qui sont pour la plupart d’origine amérindienne quand pour l’essentiel les bourgeoisies et une bonne partie des petites bourgeoisies locales ont su «préserver» leur type européen pendant des siècles. Elle reflète, enfin, leur colère face à l’insupportable arrogance de l’impérialisme américain dans la région.
La démagogie infantilisante d’un Lurel – qui a trouvé le cadavre du président vénézuélien «tout mignon» – est finalement bien plus hypocrite que les tombereaux d’insultes que les politiciens de la droite dure et les patrons de presse français déversent contre Chavez : eux comprennent très bien ce que la popularité de Chavez a de menaçant. Non que le président vénézuélien ait constitué un véritable danger pour les intérêts de l’impérialisme ou des bourgeoisies du monde entier – l’État vénézuélien, premier fournisseur de pétrole des USA, a au contraire protégé la propriété privée des grandes familles vénézuéliennes et de leurs alliés occidentaux. Mais Chavez avait le tort de jouer avec le feu, d’attiser le profond et légitime sentiment  anti-riches des masses, et ça, pour ces gens-là, c’est déjà trop.
 Chavez n’a pas confisqué les richesses des multinationales et de la bourgeoisie vénézuélienne et son régime n’a fait que le «minimum» pour les pauvres. Certes, dans un monde où la plupart des gouvernements ne font même pas cela, ça paraissait beaucoup : au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Mais le fait même que la mort de Chavez soulève une foule d’interrogations sur l’avenir de sa politique illustre l’impasse fondamentale dans laquelle il avait canalisé les espoirs populaires.
Sauf mettre à bas l’impérialisme et la classe possédante, il n’y a pas d’échappatoire pour les pays pauvres. Et cela ne peut pas être le fait d’un homme providentiel car il ne s’agit pas seulement de remplacer un homme par un autre. Il s’agit de transformer les bases de la société, de remettre en cause la propriété capitaliste et faire en sorte qu’il n’y ait plus de privilèges et de privilégiés.

Martinique : Réunion publique de COMBAT OUVRIER

Réunion publique de COMBAT OUVrier le Mardi 19 Mars
A l’AMEP, route de Redoute – Fort De France
Thème : L’intervention militaire de la France au Mali et la politique de l’impérialisme français en Afrique noire
                                                                                                                                                                                                                       

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