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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1088 du 30 mars 2013/Quatrième page

Quatrième page

Chypre : les étrangleurs des peuples à l'œuvre

Nous publions ci-dessous des extraits du dernier éditorial de nos camarades de Lutte Ouvrière
La mise en faillite de la seconde banque chypriote montre la gravité de la crise financière qui va de rebondissement en rebondissement. Que Chypre, le plus petit pays de la zone euro, fasse planer la menace d’une explosion de l’euro et la peur d’un krach bancaire généralisé montre que nous sommes assis sur un volcan financier...
...Les dirigeants européens ont essayé d’éteindre l’incendie chypriote en proposant de taxer les dépôts bancaires y compris ceux des petites gens. Mal leur en a pris : l’annonce de cette taxation a failli plonger tout le système dans le chaos !
...Elle a été un coup de tonnerre et pas seulement pour les Chypriotes qui se sont soulevés contre ce racket, mais pour le monde financier qui a craint qu’elle ne déclenche une défiance généralisée vis-à-vis des banques. Peu après avoir annoncé cette mesure, ils l’ont donc abandonnée...
...Les dirigeants européens prétendent que leur nouveau plan s’attaque au paradis fiscal qu’est Chypre et protège les petits épargnants. Ils veulent maintenant se donner des allures vertueuses. Quel cynisme ! Les petits épargnants ne seront pas taxés sur leur compte, mais ils le seront autrement. Ils le seront du simple fait que, sur une île de 700 000 habitants, les milliers de licenciements prévus dans le secteur bancaire seront une catastrophe, ils le seront car comme en Grèce ou en Espagne l’austérité appellera l’austérité.
L’économie capitaliste est le règne de la concurrence anarchique, une guerre pour les marchés et les profits qui ne peut déboucher que sur des crises. Les «plans de sauvetage» sont autant de fuites en avant, où les dirigeants des États font ce que les financiers leur demandent de faire : ils refinancent les banques, c’est-à-dire réalimentent la spéculation à coups de milliards en imposant en contrepartie des plans d’austérité drastiques qui conduisent à des ponctions injustes et criminelles sur les plus démunis.

Guadeloupe : LA FÊTE DE COMBAT OUVRIER 2013

Ce programme n'est pas complet. Un programme définitif vous sera remis ultérieurement.
Le dimanche 14 avril 2013 de 11h30 à 20 h !
La fête se déroulera dans le cadre champêtre du domaine du PAKO à Baie-Mahault. La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l’entrée.
Programme
11h30 : Ouverture de la fête en musique.
Apéritif.
12h30 : Repas champêtre : menu :
- Entrée :
-           Piémontaise de jambon fumé sur lit de salade verte
-           Concombre surprise
- Plats :
-           Coq au vin ou
-           Poisson grillé, sauce chien
- Accompagnements :
-           Riz sauvage
-           Gratin d'igname
-           Légumes vapeur
- Dessert : Glace
-Vin
-Café
-Champagne à la demande
14h15 : Allocutions
14h45 : Animation
14h45 : À l'espace FORUM : EXPOSÉ DE COMBAT OUVRIER SUIVI D'UN DÉBAT
17h : À l'espace forum : Conférence de M. Éric Jorand, animateur, concepteur de projets scientifiques à l'Archipel des Sciences.
Sujet : "Astéroïdes, comètes, étoiles filantes, risques et enjeux". Avec projection commentée.
16h30 : Bal titane
20h : Clôture de la fête
Participation aux frais : 25 euros, 15 euros pour les enfants de moins de 12 ans.
Cette participation comprend l’apéritif, le repas et toute l’animation de la fête à l’exception des collations, du bar et du champagne.
Téléphones de contact : 0590.82.92.94 ; 0690.72.61.33.
Alors à tous, rendez vous le dimanche 14 avril 2013 pour passer un moment agréable !
Email : redaction@combat-ouvrier.net

Martinique : déjeuner de soutien à combat ouvrier

Le dimanche 21 avril 2013 de 12h à 19h
 
Il  se déroulera à l’Habitation Malgré Tout à Trinité (Petit Galion).
La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l’entrée.
Programme 
12h : Pot d’accueil
12h30 :     Repas. Il est servi avec une boisson.
Les consommations supplémentaires de boissons seront payantes.
Le repas sera animé en musique.
14h 15       Allocution.
 
Après-Midi culturelle
14h30 : Conférence : Histoire des coulées de boue de la rivière du Précheur
Animée par Cyril Aubaud, spécialiste des sources d’eau chaude de la Montagne Pelée.
15h30 : La Parole libérée avec du SLAM.
De 16h à 19h : Animation musicale avec le DJ.
 
vous pourrez egalement :
-         Acheter, consulter livres, brochures et documents présentés sur la table de lecture.
-         Consulter nos panneaux – expositions sur nos positions politiques.
-         Vous entretenir avec nos camarades sur la politique, la vie, l’activité de Combat Ouvrier.
 
Participation aux frais : 25 euros.
 
Alors, le dimanche 21 avril, soyez nombreux à vous rendre au Déjeuner de soutien à Combat Ouvrier. Emmenez vos parents, amis, camarades de travail.  
Réclamez dès maintenant votre carte d’entrée aux militants. Elle doit être réglée d’avance et elle sera exigée à l’entrée. Merci !
 
Combat Ouvrier BP 821. 97258 FORT DE FRANCE CEDEX.
Site Internet :   http://www.combat-ouvrier.net
Pour nous écrire sur Internet : redaction@combat-ouvrier.net
 

 
 

France : il y a cinquante ans, la grève des mineurs de charbon

Il y a cinquante ans, en 1963, éclata en France la grande grève des mineurs de charbon. Depuis une quinzaine d'années, depuis la grève chez Renault en 1947, il n'y avait pas eu de grève importante en France. Pour de Gaulle, alors président de la république, les mineurs de charbon étaient les premiers travailleurs de France, ceux sur qui reposait l'effort industriel puisqu'ils produisaient la plus importante source d'énergie de l'époque.
Les mines de charbon étaient nationalisées et 200 000 agents y travaillaient.
 
Les raisons de la grève
Cependant, la production commençait à décliner.  Les mines étaient anciennes, et le charbon importé de l'étranger coûtait moins cher. Le pétrole commençait à être beaucoup plus largement utilisé dans de nombreux domaines. Ainsi, en 1962, le gouvernement décida la fermeture de certains puits de mine dans le nord de la France, à Decazeville.
Les mineurs refusèrent la reconversion et réagirent par une grève qui fut la répétition de celle, plus longue, de 1963. Ils bénéficiaient de maigres petits «avantages» liés à la grande pénibilité de leur profession, ils refusaient de les perdre : un logement dans les corons, rudimentaire mais gratuit, de même des visites médicales gratuites, car de très nombreux mineurs souffraient d'une maladie mortelle des poumons appelée la silicose.
En mars 1963, la grève éclata dans tous les bassins houillers de France pour des augmentations de salaire. L'inflation qui accompagnait la reprise économique portait  en effet un coup aux salaires qui n'augmentaient pas proportionnellement. La grève devait durer 35 jours.
 
Le déroulement de la grève
Dès le début, le gouvernement tenta de  réquisitionner des mineurs, sans y parvenir, et essaya de dresser la population contre le mouvement : c'était encore l'hiver, froid cette année-là, les gens ne pourraient pas se chauffer, les entreprises ne pourraient pas fonctionner... Alors que des stocks importants de charbon étaient disponibles s'il fallait secourir la population.
Mais les mineurs refusèrent la réquisition. Et loin de leur être hostile, la population leur manifesta son soutien de bien des manières : argent, repas, accueil des enfants de mineurs. Les grévistes organisaient des marches vers les villes à la rencontre des autres travailleurs. Si la population comprenait si bien leur grève, c'est que dans son ensemble, elle aspirait à une hausse du niveau de vie après des années de privations, alors que les entreprises prospéraient.
Par ailleurs, beaucoup de débrayages et de grèves furent organisés dans différents secteurs : cheminots, gaziers, électriciens, métallos, enseignants, étudiants...
Les conditions semblaient favorables pour qu'éclate une grève générale.
 
Le frein des syndicats
Dès le départ, la grève avait été appelée par deux syndicats habituellement modérés : la CFTC et FO. Ils appelaient à une grève illimitée, alors que la CGT appelait à 48 heures. Par la suite, les directions syndicales appelèrent à des grèves de soutien de durée limitée et échelonnées dans le temps. Elles mirent un frein à la poussée vers une grève générale. Pour éviter la généralisation du mouvement, il fallait mettre fin à la grève des mineurs. Après des négociations, un accord fut signé et la reprise fixée au 4 avril 1963.
 
Portée et limite de la grève
Les mineurs obtinrent partiellement satisfaction sur leurs revendications de départ : des augmentations de salaire de 11%, une semaine supplémentaire de congés payés, des primes, l'ouverture de négociations sur la durée du travail et l'avenir de la profession. Ils gagnaient aussi en expérience de lutte, eux et tous ceux qui avaient soutenu la grève.
Cependant, nombreux furent ceux qui boycottèrent la reprise.
Par la suite, les mines de charbon devaient fermer petit à petit, l’une après l’autre. La dernière ferma en 1994.
Les travailleurs ont quand même perdu l'opportunité d'une grève générale et d’un combat d'ensemble, d'envergure, contre le patronat et le gouvernement, en étant freinés dans leur élan. Mais cette grève des mineurs de France reste incontestablement une page importante de l'histoire du mouvement ouvrier français.

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