Site

Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1088 du 30 mars 2013/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe : Générale des Eaux : Les inquiétudes justifiées des travailleurs

Depuis plusieurs semaines, les ouvriers  de la Générale des Eaux s’inquiètent légitimement pour leur avenir.
Le contrat de cette entreprise avec les communes membres du SIAEAG (Syndicat intercommunal d’alimentation en eau et assainissement de la Guadeloupe) a pris fin depuis le 1 mars. Pour le moment le SIAEAG, attaqué par la Cour des Comptes, n’a pas encore relancé le marché. C’est un des plus gros contrats pour la Générale des Eaux : 25 millions d’euros pour la gestion de l’eau sur une dizaine de communes. Si le contrat n’est pas renouvelé, la loi dit que les ouvriers travaillant sur cette zone doivent être repris par le nouveau prestataire.
Depuis 2009, la Nantaise des Eaux récupère un à un tous les contrats dont la Générale des Eaux bénéficiait. En 2010, cette société concurrente a obtenu trois importants contrats qui ont entraîné le transfert d’une vingtaine d’ouvriers. En février dernier, la Générale des Eaux a perdu au tribunal le contrat du Nord Grande-Terre.
 D’après des travailleurs, ces pertes de contrats s’expliquent par le manque de personnel pour effectuer tous les travaux. Depuis des années, la direction leur répond sans cesse : «on ne peut pas embaucher, on ne peut pas augmenter les salaires, il n’y a pas d’argent». Au mois de mars, des militants syndicaux ont décidé d’éclaircir la situation : ils ont demandé un audit financier de l’entreprise. Les résultats sont édifiants. L’expert comptable estime que l’entreprise est au bord de la faillite. Ola lajan-la  pasé ? D’après l’audit, l’ensemble des trois plus hauts salaires représente 942 000 euros par an, c'est-à-dire 26 000 euros par mois pour chacun. Ces cadres dirigeants touchent 15 fois la paie d’un ouvrier, sans compter les avantages aux frais de la société (villas, voitures…). L’expert comptable a également constaté des mystérieuses disparitions d’argent sur des comptes opaques. L’analyse de l’audit indique que si la Générale des Eaux perd le contrat SIAEAG, c’est la fermeture annoncée.
Les travailleurs ont bien raison de se méfier. La Générale des Eaux est une filiale de la multinationale Veolia. La branche Eau de ce groupe a annoncé le 20 mars la suppression de 10% de ses effectifs en France, ce qui représente 1500 salariés. Ici comme en France, les travailleurs ont intérêt à se battre pour ne pas faire les frais de la soif de profit des patrons de l’eau !
 

Guadeloupe : Grève à Mondialu (Jarry)

Les six ouvriers de l’entreprise de menuiserie d’aluminium Mondialu sont en grève depuis le 19 mars. Ce qui a déclenché leur colère, c’est la mise à pied injuste de deux d’entre eux. Le patron leur avait demandé d’aller chercher eux-mêmes les matières premières pour les apporter à l’entreprise, alors que cela ne fait pas partie de leur travail. Tout ça pour ne plus payer le transporteur qui assurait ce service avant ! Ils ont refusé d’obéir, et sont maintenant en instance de licenciement.
 La grève a permis aux ouvriers de dénoncer beaucoup d’autres problèmes. D’abord le manque de considération vis-à-vis des deux travailleurs sourds de l’entreprise. Ils ont été embauchés sans aucune formation pour aider les autres salariés à communiquer avec eux, et ils travaillent sur des machines ordinaires, sans aucun aménagement. Pire, certains jours, l’un de ces ouvriers malentendants est seul à l’atelier : que se passera-t-il si une machine se détraque, puisqu’il ne pourra pas l’entendre ?
Les ouvriers réclament aussi l’application de la convention collective du Bâtiment et Travaux Publics (BTP), le respect du droit syndical, le rétablissement de la prime de fin d’année, et des augmentations de salaire. Pour le moment, le patron refuse de négocier. Mais les ouvriers sont tous grévistes, et on peut parier que leur détermination saura ramener à la raison ce patron récalcitrant !
                 

Guadeloupe : L’ÉCHO DE L’AÉROPORT

LES SALARIÉS DE CATERING PTP EN LUTTE POUR GARDER LEUR EMPLOI
Lors du dernier marché, Corsair a choisi NEWREST pour la restauration de ses avions. Les 19 collègues de Catering PTP doivent légalement être transférés chez NEWREST. L’inspection du travail le confirme.
 Mais dans un courrier envoyé au directeur de la SORI, également directeur de Catering PTP, NEWREST déclare ne pas avoir l’intention de respecter la loi.
Les patrons entre eux, se disent ce qu’ils veulent. C’est sans compter avec la détermination des travailleurs.
 
SORI : UNE DIRECTION CHARGÉE DE DIMINUER LE PERSONNEL  
Déjà on  n’embauche presque plus d’intérimaires.
Ceux proches de la retraite sont fortement incités à partir. Ces soi-disant départs volontaires sont en fait des licenciements déguisés : une aubaine pour la société qui n’a pas à verser de fortes indemnités de licenciements
Bien sûr le directeur zélé se frotte les mains, il pense qu’il peut trouver des victimes. Après des années de labeur, fatigués, certains collègues risquent d’accepter de partir quasiment sans rien.

Guadeloupe : SUCRERIE EN LUTTE (Gardel)

PLUS  TARD, PLUS TRISTE
Au moulin, il y a un ti-chef qui joue au personnage important et arrogant. Il prend plaisir à retirer des heures aux ouvriers sous prétexte de retard.  Il peut toujours prendre des poses, mais comme on dit :   tini kouri, tini las, tini arété.
CHACUN SON TOUR
Le même Maugran, si inflexible avec les  ouvriers en retirant des heures, a été pris en flagrant délit dimanche 10. Il s’en allait en cachette pensant ne pas être vu, mais les  ouvriers ont des yeux partout !
 
LE SPECIALISTE DU PARC MATERIEL
On se souvient du chef Poujol, spécialiste  du parc matériel, qui voulait desserrer le bouchon d’un camion avec un chalumeau allumé au risque de tout faire sauter. Récemment,  il s’en  est pris à un véhicule de l’usine qu’il a pulvérisé. Les voitures ne sont vraiment pas son point fort !

L’écho des hôpitaux (Martinique)

MFME : LES URGENCES PÉDIATRIQUES EN ÉTAT D’URGENCE
Le personnel des urgences de la MFME a fait grève à la fin de la semaine dernière. Il s’agissait de protester contre les postes «  à découvert » dont les conséquences sont des conditions de travail et de soins aggravées.
Eh bien, cette mobilisation a été payante ! La direction a dû rabaisser sur sa superbe ! Elle a octroyé des renforts et la grève a été suspendue.
Il reste à la direction à tenir ses promesses jusqu’au bout ! Sinon …
 
UNE POLITIQUE D’EMBAUCHE HYPOCRITE
Ces derniers mois des IDE ont été appelés en renfort pour 2 ou 3 mois. Malgré le besoin en personnel de certains services, leurs contrats n’ont pas été prolongés par les équipes de la direction.
Ce sont pourtant les mêmes qui paradaient au dernier « salon infirmier », soi-disant pour « promouvoir l’excellence du CHUM afin d’embaucher de nouvelles recrues ».
Les embauches « locales » ne seraient-elles pas recevables ?

Martinique : Bal des hypocrites autour du Diamond Rock

Entre périodes de fermeture, salaires impayés et périodes d'ouverture sans clientèle, cela fait environ un an que les employés de l'Hôtel Diamond Rock, au Diamant, ont de quoi être inquiets pour leurs emplois. Comme une autre structure «Le Club», à l'Anse à l'Ane, l'hôtel est géré par la SEMAVIL (Société Mixte d'Aménagement de la Ville du Lamentin). Celle-ci a souhaité un redressement judiciaire sur lequel le tribunal de commerce de Fort de France devait statuer le 26 mars.
A ce sujet les hôteliers guadeloupéens et martiniquais du Groupement des Investisseurs Hôteliers des DOM(GIHDOM), nouvellement créé, affirment dans un communiqué leur solidarité avec «les salariés et dirigeants du Diamond Rock».
C'est surtout l'occasion pour eux d'en appeler, comme c'est maintenant un réflexe pour le patronat, à plus d'aides de la part des autorités. C'est ce qu'exprime le communiqué, quand il dit «il est donc plus que nécessaire d'étudier la mise en place des mécanismes de compensation des déficits de compétitivité» de l'hôtellerie des DOM «confrontée à une concurrence internationale déloyale».
Le groupement demande la mise en place «urgente» de mesures permettant le retour à la compétitivité. Déjà, lors de sa constitution, il estimait que la Martinique et la Guadeloupe ont un coût du travail dans l'hôtellerie supérieur de 30 % à celui de l'hexagone et de 15 fois supérieur à celui de la Caraïbe. Et aujourd'hui il appelle à un «dialogue social», une discussion sans a priori de tous les sujets relatifs à «l'organisation du travail et à l'application généralisée de la convention nationale de l'Hôtellerie».
Pour eux donc le «dialogue social» est acceptable, et même souhaitable, s'il met à l'ordre du jour des reculs des conditions de vie et de travail des salariés, et en premier lieu des baisses de salaire. Voilà leur "solidarité" !

Martinique : chantiers en lutte

une loi scélérate qui commence a …
Le projet de loi du gouvernement Ayrault-Hollande bien mal nommé « sécurisation de l’emploi » suscite parmi les travailleurs du bâtiment et de la métallurgie des grincements de dents.
Au cours de différentes réunions organisées dans leur entreprise, les travailleurs ont bien pris note de l’intention du gouvernement de remettre en cause leurs avantages acquis.
Qu’il s’agisse des salaires, des retraites, des licenciements et de bien d’autres droits, c’est bien une loi au profit et au gré des patrons.
 
… susciter des mécontentements parmi les travailleurs
Ainsi, après avoir écouté avec attention les militants ouvriers, la majeure partie des ouvriers présents dans ces réunions ont manifesté franchement leur irritation en affirmant : «ça commence à bien faire, et s’il y a une manifestation de protestation, nous serons présents ».
Ce sera pour eux l’occasion de montrer au gouvernement qu’ils n’accepteront pas de se sacrifier pour l’appétit du grand patronat.
 

Martinique : haute tension

LES CONTRATS AIDÉS DOIVENT RESTER PARMI NOUS
EDF embauche des dizaines d'emplois aidés. C'est-à-dire des jeunes qui sont sous-payés et qui sont destinés à être remerciés au bout de deux ans. La direction d'EDF utilise des mesures gouvernementales pour avoir une main-d’œuvre bon marché et corvéable à merci.
En même temps cela pèse sur le niveau des salaires et les conditions de travail de tous.
Il faudrait agir tous ensemble pour l'embauche en vrais CDI de ces jeunes travailleurs.
 
POUR CDIser LES CONTRATS AIDÉS,  IL Y A DES SOUS-EFFECTIFS PARTOUT
A Bellefontaine, les contrats aidés sont présentés comme nécessaires au démarrage de nouveaux équipements. Donc on nous dit que les fins de contrats prévisibles sont tout à fait justifiées.
Mais c'est sans compter les sous-effectifs chroniques dans tous les sites d'EDF Martinique. Donc, même à Bellefontaine, il faut que les contrats aidés puissent rester à EDF à la fin des deux ans.

Bookmark and Share