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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1090 du 27 avril 2013/Troisième page

Troisième page

Martinique : Protestation des marins – pêcheurs dans l’attente de l’aide de l’État !

Les 15 et 16 avril dernier, quelques dizaines de pêcheurs affiliés au Syndicat indépendant se sont mobilisés devant la Direction de la mer à Fort de France.
Ils protestaient contre les conditions de versement de l’aide promise par l’État suite à l’accord signé après leur grève fin 2012 entre leurs syndicats, l’État et les Collectivités territoriales.
Ils réclamaient alors une aide d’urgence en compensation des pertes subies suite à la pollution des fonds marins par la chlordécone et aux arrêtés de réglementation de la pêche pris par les services de l’État. La Région et le Conseil Général, engagés à hauteur de 750 000 euros chacun, ont versé leur part à l’ensemble des pêcheurs enrôlés (environ 800 patrons marins et 100 salariés). L’État, lui, était engagé à hauteur de deux millions d’euros. Mais après plus de quatre mois les pêcheurs attendent toujours et constatent que la Direction de la mer (service de l’État) ne respecte pas les engagements pris sur les modalités de versement de cette aide. Notamment, l’État réclame aux pêcheurs des dossiers précis comprenant de nombreuses questions, justifiant notamment qu’ils sont à jour dans le paiement de leurs cotisations sociales et dans les rôles, mais aussi sur les quantités de poissons pêchés, ou en joignant des factures pour l’achat du matériel utilisé. Ces demandes représentent pour la plupart de ces petits professionnels des tracasseries jugées discriminatoires et méprisantes, d’autant qu’il s’agit d’une aide modique ne dépassant pas les 2 000 euros par pêcheur, et non pas de subventions.
Ils ont bien raison car l’État ne fait sûrement pas autant de «manières» quand il s’agit pour lui de verser les aides de millions d’euros venant du gouvernement ou de l’Europe à quelques dizaines de gros planteurs de banane.
Bien sûr, la Direction de la mer s’est dédouanée et a affirmé que les données demandées serviraient à la future organisation de la filière pêche. Mais à la suite de la mobilisation des pêcheurs, elle s’est déclarée prête à simplifier les dossiers de demande d’aides et le mouvement a été suspendu.
Il n’empêche que pour l’heure les marins pêcheurs, dont les revenus ont été amputés suite à l’empoisonnement de l’environnement avec la complicité de l’État, attendent toujours ces subsides pour payer leurs dettes et faire vivre leurs familles. Il est normal qu’ils l’exigent.

Guadeloupe : Université de Fouillole : réouverture sans transparence

La rentrée s’est finalement faite à la Faculté des sciences après une fermeture pour pollution. La direction de l’université a fait venir la presse pour essayer de convaincre les étudiants, le personnel et la population qu’il n’y avait jamais rien eu, que c’était une sorte d’illusion collective. Simplement on allait en profiter pour dépoussiérer les locaux, ce qui bien sûr, est toujours une bonne idée.
Il y a quand même eu de très nombreuses personnes de l’université ou de l’extérieur, lors d’un spectacle, qui ont senti les mêmes mauvaises odeurs pouvant être graves. L’ARS l’a constaté mais a refusé d’admettre qu’il y avait des polluants, pourtant mesurés. Des travaux ont d’ailleurs été effectués qui ont assaini la situation. Il a été demandé un meilleur fonctionnement en chimie.  Dire la vérité aurait évité la méfiance des usagers de l’UAG  (Université Antilles-Guyane) : lors d’une assemblée générale, des étudiants ont exprimé leur inquiétude.
 

Martinique : Casino de Batelière : manœuvres autour d’un fromage

L’hebdomadaire satirique «Le Canard Enchainé» du 10 avril 2013 a publié un article concernant Yan Monplaisir, candidat à la délégation de service public pour l’exploitation du casino de Schœlcher à Batelière. L’auteur de cet article rappelle que Monplaisir doit au moins … 22,5 millions d’euros à divers créanciers dont les organismes sociaux et l’administration fiscale.
Monplaisir a réagi à la publication de cet article en disant qu’il entendait payer toutes ses dettes. Mais il a également laissé entendre à mots couverts que cet article était une tentative de déstabilisation de l’exploitant actuel du casino, Henri Ernoult.
Rappelons qu’il y a quelques mois, les employés du casino dirigé par Henri Ernoult s’étaient mobilisés car la concession arrivait à expiration. Le PDG de la société COGIT et la mairie de Schœlcher s’affrontaient sur les conditions financières pour la poursuite de l’exploitation du casino. La mairie voulait revoir à la hausse les redevances versées par COGIT. Ce dernier rétorquait que la mairie était trop vorace et faisait un chantage à l’emploi pour imposer ses conditions. Un accord transitoire avait été trouvé entre les deux parties et une prolongation exceptionnelle avait été accordée par le gouvernement en attendant l’appel d’offres actuel.
Cette affaire, en plus de ses dessous troubles, révèle en tout cas que l’exploitation du casino est une affaire qui marche. Si ce n'était pas le cas, l’actuel exploitant COGIT ne serait pas candidat au renouvellement de la délégation de service public, et Monplaisir ne s’allierait pas avec d’autres capitalistes locaux pour tenter de mettre la main sur ce fromage.
Quant aux employés, ils auraient tort de vouloir choisir entre tel ou tel exploitant. Contrairement à ce que croient certains, ce n’est nullement au nom de la sauvegarde de l’emploi qu’Ernoult et Monplaisir sont en concurrence, mais bien au nom du profit qu’ils entendent faire dans l’exploitation de l’activité de jeux, mais également dans l’exploitation des employés. Et donc ces salariés n’ont pas à participer à ce type de jeu, mais à avoir comme seule préoccupation la défense de leur emploi et de leurs intérêts.

Guadeloupe : Leader Price (Montauban-Gosier) : aucune avancée dans le conflit, la grève continue !

Alors que 12 employés sur 15 ont entamé une grève le 3 avril dernier, la direction du magasin a attendu le 8 avril pour donner signe de vie et proposer une rencontre le 16 avril. Finalement la rencontre n’a pas eu lieu : la direction voulait une délégation de deux délégués du personnel et un seul représentant de la CGTG. Les employés avaient décidé que leur délégation serait composée de deux membres du personnel et deux membres extérieurs de la CGTG dont le secrétaire général, Jean-Marie Nomertin, et n’ont pas accepté de se laisser faire. Ils ont donc décidé de quitter la réunion et de poursuivre la grève. La direction en représailles a fermé le magasin à compter du lundi 15 avril. Les employés ont donc suspendu leur grève jusqu’à la réouverture du magasin. Le 19 avril les grévistes ont reçu un fax de la direction donnant sa version de l’échec des négociations et disant surtout approuver toutes les sanctions prises par le gérant, cela pour bien montrer au personnel qu’elle n’a pas l’intention de céder. Le lundi 22 avril elle décidait la réouverture du magasin et a même embauché une nouvelle caissière, et les vigiles sont bien sûr toujours présents. La grève a immédiatement repris, et les employés face à autant de mépris restent déterminés et ne sont pas prêts à se laisser faire. Ce n’est pas à la direction de leur dicter la composition de leur délégation car ils ne sont pas dans le cadre d’une simple réunion de délégués du personnel, mais bien dans un conflit. Le bras de fer continue et les grévistes ont le moral.

Martinique : HAUTE TENSION

LES CONTRATS AIDÉS DOIVENT RESTER PARMI NOUS
EDF embauche des dizaines d'emplois aidés. C'est-à-dire des jeunes qui sont sous-payés et qui sont destinés à être remerciés au bout de deux ans. La direction d'EDF utilise des mesures gouvernementales pour avoir une main-d’œuvre bon marché et corvéable à merci.
En même temps cela pèse sur le niveau des salaires et les conditions de travail de tous.
Il faudrait agir tous ensemble pour l'embauche en vrais CDI de ces jeunes travailleurs.
 
POUR CDIser LES CONTRATS AIDÉS, IL Y A DES SOUS-EFFECTIFS PARTOUT                                  
A Bellefontaine, les contrats aidés sont présentés comme nécessaires au démarrage de nouveaux équipements. Donc on nous dit que les fins de contrats prévisibles sont tout à fait justifiées. Mais c'est sans compter les sous-effectifs chroniques dans tous les sites d'EDF Martinique. Donc, même à Bellefontaine, il faut que les contrats aidés puissent rester à EDF à la fin des deux ans.
 
EDF VEUT FAIRE RÊVER                                                                                                                                            La puissance installée que la direction prévoit pour 2015 est présentée comme une grande avancée. En réalité, cela ne représentera aucun progrès sur la situation d'aujourd'hui. Les puissances supplémentaires, géothermie, etc., sont plus de beaux rêves que des prévisions justifiées et réelles. Alors les conditions de travail à EDF et l'alimentation de la clientèle continueront à se dégrader. Et pendant ce temps les campagnes de communication d'EDF continueront... à être mensongères.

Guadeloupe : PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN (Plantations en Lutte)

SCA-SHANGY : HALTE  AU  TRAVAIL  DU  DIMANCHE !  
Depuis quelques temps il y a de plus en plus d’entreprises où les patrons imposent ou veulent imposer, sous divers prétextes, le travail du dimanche. Cela surtout dans le commerce.                                                                                         Mais cette fois, le comble a été atteint. T. Dambas, celui que beaucoup considèrent comme un paravent de B. Hayot, impose aux ouvriers de la plantation SCA-Shangy, le travail du dimanche.                                                 Bien sûr cet esclavagiste prétendra que les camarades de Shangy ont accepté de bon gré. Mais on sait ce qu’est «le bon gré» pour un camarade qui peut être expulsé s’il n’a pas un  emploi, ou pour un autre qui est criblé de dettes.
 
T. DAMBAS : UN ESCLAVAGISTE  DOUBLÉ  D’UN HORS  LA  LOI ?
Les camarades qui sont obligés de travailler le dimanche dépassent très largement leur quota de travail hebdomadaire. Car Dambas leur impose de travailler pratiquement tous les jours de 6h à 17h, sans leur payer les heures supplémentaires. 
Cela donne une idée des profits énormes que ce paravent permet à B. Hayot, dont la fortune se classe parmi les cent premières de France, de réaliser sur le dos des camarades.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                
                                                                                                                                   .

Martinique : Haute Tension

ÇA SERAIT TROP SIMPLE
Avec les nouveaux équipements à Bellefontaine, il est prévu de passer d’environ 170 agents à environ 80.
Et la direction prend les devants en introduisant des travailleurs précaires. Elle choisit donc une fois de plus de s’inscrire dans la perspective d’une augmentation du chômage, plutôt que d’envisager une diminution du temps de travail.
 
D’UNE ÉGRATIGNURE AU DANGER DE GANGRÈNE
L’affluence à l’accueil crée une ambiance délétère au Centre de Cascade.
Débordés, les agents, qui subissent les pressions de la hiérarchie, se trouvent presque contraints d’aller jusqu’à prendre leur repas sur leur lieu de travail.
Ce climat détestable, qui pèse sur le rendement au travail, est aujourd’hui générateur de stress. Alors quand on sait que c’est le stress qui fait le lit des conditions du harcèlement, la direction d’EDF risque, par ses pratiques peu catholiques, de produire sous peu le contraire des objectifs qu’elle poursuit !
 
MANQUE D’EFFECTIF À L’ACCUEIL DE CASCADE
C’est l’éternel sujet de mécontentement à EDF Martinique.
Il suffit de se promener sur l’esplanade pour s’apercevoir que c’est l’affluence dans les guichets d’accueil du Centre.
En somme recevoir les usagers dans de bonnes conditions, c’est le cadet des soucis des dirigeants d’EDF, qui, on imagine, mesurent la performance de l’entreprise à la réduction de l’effectif des agents d’accueil.

Guadeloupe : ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

À QUAND LES DEMANDEURS D’EMPLOI VIRTUELS… ?
La direction a décidé de tester la mise en place du conseiller «100 % Web», dans le cadre de Pôle Emploi 2015. Le conseiller pourra «chatter» sur Internet avec les demandeurs, plus besoin de les recevoir !
 
… POUR FAIRE BAISSER LES CHIFFRES DU CHÔMAGE
La direction sait très bien qu’il ne s’agit pas de trouver un travail stable aux demandeurs mais juste de faire des «gains de productivité». Un conseiller «100 % Web» pourra avoir  jusqu’à 250 chômeurs en portefeuille !
 
CHÔMAGE RÉEL, SOLUTIONS VIRTUELLES…
Conditions de travail dégradées pour les agents et chômeurs abandonnés, voilà les «solutions» de Pôle Emploi pour faire face à la montée du nombre de chômeurs. Cela améliorera sans doute les statistiques, sans donner un travail aux demandeurs d’emploi

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