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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1090 du 27 avril 2013/Deuxième page

Deuxième page

Guadeloupe : Succès de la fête de Combat Ouvrier

Ce sont près de 400 personnes qui se sont rassemblées le 14 avril au domaine de Pako pour participer à la fête annuelle de Combat Ouvrier. La fête a débuté au son du Ka. Pascal Moesta et les Outsiders ont fait rire le public enthousiasmé par l’humoriste. Le groupe de Steel Band a été très apprécié ainsi que le bal titane après le repas. Toute la journée les participants ont pu circuler autour des stands (stand de tir, stand jeux vidéos...). Le marché aux bonnes affaires a eu un grand succès.
L’intervention de notre camarade Danielle Diakok sur la crise et les attaques du gouvernement  Hollande contre les travailleurs a été attentivement écoutée et s’est achevée avec " l’Internationale", chant repris en chœur par les militants et de nombreux participants. Les jeunes du journal  lycéen Rebelle ! étaient présents et tenaient un stand.  Sony Laguerre et Raphaël Cécé ont rappelé les décisions que la justice devait rendre le 17 avril, décisions pour lesquelles ils ne se faisaient pas d’illusions en raison de l’acharnement administratif et policier que les jeunes de Rebelle ! subissent pour leurs idées.
De nombreux sympathisants et travailleurs de différentes entreprises où militent nos camarades ont beaucoup apprécié la fête. Ils ont pu participer à un exposé d’une jeune camarade sur «La lutte et le programme des  communistes trotskystes dans la période actuelle». Le débat qui a suivi a été très animé.
Autour du stand de la CGTG, des travailleurs en grève, ceux de la banane et du Leader  Price du Gosier, ont exprimé leur volonté de continuer leur lutte.
La fête s’est terminée par un exposé scientifique réalisé par Eric Jorand, concepteur de projet à l’Archipel des sciences. Cet exposé sur les astéroïdes, les comètes et les étoiles filantes a suscité beaucoup d'intérêt pour la qualité de la projection et la clarté des explications. Les participants se sont quittés avec la satisfaction d’avoir participé à une fête réussie.
                                                                                                                    
 

Guadeloupe : Sony Laguerre et Raphaël Cécé injustement condamnés

Le 17 avril, les deux étudiants militants du journal Rebelle ! et de Combat Ouvrier ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre. Raphaël Cécé à 5 mois de prison avec sursis, et Sony Laguerre à 8 mois de prison avec sursis. De fortes sommes leur ont aussi été réclamées, dont 8000€ en prévision des réparations qui seront fixées par le tribunal civil le 24 septembre. Raphaël a été condamné pour avoir soi-disant menacé les policiers, et Sony pour les avoir soi-disant frappés, lors d’un rassemblement pacifique le 18 mai 2012.Le juge a choisi d’augmenter les peines qui avaient été demandées par le procureur le 13 mars, à la fin d’un procès qui n’était qu’une mascarade. Il a condamné Sony et Raphaël sans preuve, sans tenir compte de toutes les contradictions et de toutes les irrégularités qui ont entaché la procédure.
Lors de l’audience du 13 mars le procureur n’avait pas hésité à déclarer : «Si l’État voulait se débarrasser de Rebelle ! il a des moyens autrement plus expéditifs. Ne sous-estimez pas vos adversaires !». Ces menaces montrent que ce que les autorités reprochent à Sony et à Raphaël, en réalité, c’est d’éditer un journal lycéen et étudiant contestataire. Nos deux camarades ont immédiatement fait appel de la décision du tribunal. Combat Ouvrier :
-         Dénonce les atteintes graves à la liberté d’expression !
-         Dénonce la répression qui frappe ses deux camarades !
-         S’élève avec force contre le véritable harcèlement judiciaire et policier dont sont victimes les jeunes de Rebelle ! depuis plusieurs années !
-         Appelle les travailleurs, les lycéens, les étudiants, l’ensemble de la jeunesse et de la population à les soutenir, et à se préparer déjà à la mobilisation qui aura lieu lors du procès en appel !
 

Guadeloupe : L’ÉCHO DE JARRY

Générale des Eaux : Menace sur les salaires
La rumeur court : le directeur Mercier ne pourra pas payer les prochains salaires à cause du Siaeag (syndicat des eaux). Mercier dit que le Siaeag doit beaucoup d’argent à la Générale des Eaux. D’après le président du Siaeag, c’est la Générale des Eaux qui lui devrait 48 millions d’euros.
Ki moun ka dwé ki moun, apa pwoblem a travayè. Tout travail doit être payé. Pa jwé épi lajan a sé travayè-la !
 
Générale des Eaux : Plan de licenciements en vue ?
Le mois dernier, la direction aurait annoncé un plan de licenciements. Ils veulent supprimer 20 % des effectifs, ce qui représente 70 personnes. Mercier joue le super-héros en multipliant par 2 le plan national annoncé par Véolia Eau, qui prévoit de supprimer 10% des effectifs en France. Soi-disant ce plan va s’effectuer avec des départs à la retraite. Toujours les mêmes mensonges pour tenter de mettre les travailleurs dehors sans bruit et sans indemnités.

Martinique : Conférence de presse de la CGTM Santé sur la situation déplorable de l'hôpital

Le vendredi 19 avril s'est tenue à la Maison des Syndicats une conférence de presse de la CGTM Santé. Notamment Magalie Zamor, nouvelle secrétaire générale du syndicat, et Ghislaine Joachim-Arnaud ont dénoncé une fois de plus l'effet de la politique gouvernementale sur la situation du CHUM (Centre Hospitalier Universitaire de Martinique).
Ce Centre Hospitalier a été secoué par une fusion précipitée et un plan de «retour à l'équilibre». Ces mesures seraient, d'après l'ARS (Agence Régionale de Santé) et le ministère de tutelle, la réponse appropriée au déficit chronique qu'ils ont eux-mêmes laissé s'installer.
Ce plan, qui prévoit plus de 800 suppressions d'emploi, est en cours de déroulement. Et on assiste à une dégradation des conditions de travail et de soins.
Des fournitures médicales, des produits d'hygiène et de désinfection manquent à la suite de réactions de fournisseurs. Ces derniers sont souvent payés avec plus de 190 jours de retard.
L'hygiène générale laisse beaucoup à désirer. Il y a des cafards et des moustiques jusqu'au bloc opératoire.
Les infections nosocomiales sont en augmentation, les urgences pédiatriques à la MFME (Maison de la Femme, de la Mère et de l'Enfant) fonctionnent en sous-effectif, ainsi que la chirurgie cardio-vasculaire, etc. Et ceci n'est qu'une faible partie des dysfonctionnements dénoncés par la CGTM.
Celle-ci estime qu'une des mesures immédiates à prendre pour permettre à l'hôpital de remplir son rôle est le versement immédiat de la subvention de 353 millions d'euros prévue par le ministère, mais programmée avec un échelonnement sur 4 ans.
C'est donc une situation d'urgence qui fut rapportée, une situation que le personnel, et lui seul, s'est jusqu'ici efforcé de maintenir en deçà du point de rupture. Mais la limite approche, et si elle est atteinte, personne parmi les responsables de la situation ne pourra dire qu'il n'était pas au courant...
En conclusion, la CGTM Santé insista sur sa confiance en les luttes à venir des hospitaliers, pour défendre à la fois leurs conditions de travail et le service public de Santé.
Cette intervention de la CGTM Santé a été relayée le soir même sur la télévision publique Martinique 1ère.

Martinique : Fermeture des bureaux d’accueil à la CAF : une fausse bonne solution

La direction de la Caisse d’allocations familiales a décidé de fermer les guichets au public du 8 au 19 avril. Cette fermeture vient d’être prolongée jusqu’au 30 avril, soit près de trois semaines de fermeture d’affilée.
La raison avancée par la direction de la caisse est l’accumulation d’un stock de 70 000 dossiers non résorbés depuis le début 2013. À ce jour seule la moitié aurait pu être traitée. Cette inflation de dossiers vient de l’augmentation du nombre d’allocataires. Il y a 96 500 allocataires. Au cours des 10 dernières années l'augmentation a été de 3,38%. La situation est encore aggravée du fait de la crise car, en plus des allocations familiales, la CAF gère les aides au logement perçues par les personnes en situation de précarité qui sont de plus en plus nombreuses, ainsi que les minima sociaux (RSA – revenu de solidarité active). Le retard dans le traitement des dossiers reflète la dégradation de la situation sociale de la population.
Dans le même temps, les effectifs de la Caisse n’ont cessé de diminuer par souci d’économie.
Le personnel est excédé par la surcharge de travail. Il a aussi manifesté son mécontentement face aux mesures prises par la direction sans concertation véritable avec les différentes équipes de professionnels.
Le 17 avril, le syndicat CGTM organisait une conférence de presse pour alerter les pouvoirs publics et surtout la population des conséquences de cette situation. En plus de la dégradation des conditions de travail des employés, ces agents dénoncent le non respect des accords signés lors de la précédente grève en septembre 2012. Ils dénoncent :
- L’absence de consultation réelle des représentants du personnel par la direction lors de ces réorganisations.
- Les mauvaises conditions d’accueil de la population, et les conséquences de cette mauvaise organisation sur les allocataires privés de ressources.
- L’incohérence d’une direction « qui ne contrôle plus rien », qui est « incapable d’anticipation, de coordination et d’organisation ».
À n’en pas douter, la seule prolongation de la fermeture des guichets jusqu’au 30 avril ne suffira pas à traiter les milliers de dossiers en souffrance et à améliorer les conditions de travail des employés de la CAF. Alors "dénoncer" c'est  bien, mais se mettre en lutte sur le terrain, c'est bien mieux.
C'est une lutte déterminée des agents de la CAF qu'il faudrait pour réclamer des emplois, et ils seraient sûrement soutenus par des milliers d'allocataires !
 

Martinique : La récupération de déchets : une mine de profits

Une opération intitulée «Batri an lari» (batteries dans la rue) était organisée par l'entreprise E-Compagnie en partenariat avec la ville de Saint-Joseph et trois associations. À cette occasion, 1 000 batteries usagées pour un poids de 22 tonnes auraient été collectées. Ce sont donc autant de batteries, d’acide et de plomb qui ne pollueront plus la nature. Qui pourrait s’en plaindre ? Personne ! Et surtout pas Yan Monplaisir, propriétaire de l’entreprise E-Compagnie, qui réalise une très bonne affaire.
Monplaisir se paie ainsi un bon coup de communication et de publicité sans rien débourser. Ou très, très peu. En effet, sans embaucher, sans payer la matière première, son entreprise récupère des tonnes de plomb qu’elle revendra sur le marché des métaux ferreux, convertissant ainsi le plomb en euros.
La préservation de la nature et la défense de l’environnement sont une très bonne chose. Mais pour certains elles ont bon dos pour mener certaines opérations.
Les capitalistes sont les plus grands pollueurs. Ils ne veulent pas produire propre pour sauvegarder leurs profits. Et quand ils cherchent à récupérer leurs déchets c'est encore pour des profits !
 

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