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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1092 du 08 juin 2013/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe : Carrefour-Millénis, un exécrable plan dit social !

Comme tout malfaiteur, la direction de Carrefour-Millénis a cherché à cacher son méfait : le projet criminel de licencier 30 salariés de l’entreprise!
Mais le plan secret a été découvert. La direction qui voulait mener en toute tranquillité sa sale petite affaire, se trouve obligée d’en rendre compte aux travailleurs. Elle commence par refuser de s’expliquer devant la presse, pour continuer ses mensonges et dissimulations devant les syndicats, en expliquant que l’entreprise perd de l’argent et en parlant de réorganisation. 
Pour annoncer sa volonté de licencier ces travailleurs, la direction de Carrefour-Millénis attendait le moment le plus propice, après avoir peaufiné son plan de bataille avec l’aide de certain syndicat. Mais la presse a rendu public le projet.
Les travailleurs savent  ce que Réorganisation veut dire : modulation (horaires variables selon l’activité) et poly-activité (poste de travail variable). Voilà la flexibilité en marche, celle signée par les syndicats CFE-CGC, CFDT, CFTC !
En plus des 30 licenciements il est annoncé la «révision» de la grille des salaires ! Ce qui  dans le langage patronal veut dire : baisse des salaires avec entre autres la suppression de l’accord Bino !
Voilà tout ce que la direction a eu à dire aux employés lors d’une première rencontre, et ces derniers sont toujours en attente d’autres mauvais coups. La direction distille les mauvaises nouvelles au compte-goutte pour éviter l’explosion de la colère, en promettant que les licenciements ne seront pas «secs». Ça on veut bien le croire, car ils seraient humides des larmes des travailleurs s’ils ne réagissaient pas !
Mais il faut espérer que les travailleurs de Carrefour-Millénis ne se laisseront pas faire, et qu’ils comprennent très vite que les seuls combats qu’on perd sont ceux qu’on ne mène pas ! 

Martinique : Le petit voyou du Vauclin, Agri Caraïbes

Lundi 3 juin, toute la matinée, les ouvriers agricoles d'Agri Caraïbes ont tenu un barrage sur la RN6, au Vauclin. Il s'agissait d'une protestation contre deux mois de salaires impayés. Cette entreprise de 15 salariés est maintenant pratiquement à l'abandon. Le matériel est en voie de devenir irrécupérable. Aucun melon n'en sort plus, alors qu'il y a quelques années la société était l'un des plus importants producteurs de la Martinique. Et maintenant elle vole les salaires, en ne payant plus ce qui est dû aux employés. 
Ceux-ci en arrivent à demander la mise en liquidation ou en redressement de l'entreprise, pour qu'au moins les choses soient claires.
Les patrons des grosses entreprises, telles Arcelor-Mittal ou Pétroplus, qui ferment du jour au lendemain sans du tout se soucier des conséquences matérielles ou morales pour les travailleurs, ont été traités de patrons-voyous. Celui d'Agri Caraïbes est de la même espèce : c'est un patron petit-voyou !

Gosier : suspension de la grève des employés de Leader Price Montauban

Les employés de Leader Price (Montauban-Gosier) syndiqués à la CGTG avaient entamé une grève le 3 avril pour dénoncer l’attitude méprisante du directeur du magasin qui harcèle et sanctionne certains d’entre eux sans motif.
La direction du groupe n’avait accepté de recevoir les représentants du personnel qu’à partir du 16 avril et en essayant d’imposer aux grévistes le nombre de membres de leur délégation. En fait manifestement, elle cherchait à faire traîner le conflit et au lieu de négocier, elle a préféré assigner les grévistes devant le tribunal de Grande Instance par référé pour entrave à la liberté du travail. Le 3 mai le juge a renvoyé l’affaire au 10 mai puis au 17 mai.
La direction ne se pressait pas pour entamer des négociations. A croire que la grève l’arrangeait  car l’ouverture de deux nouveaux magasins à proximité (Ecomax et Leader Price Grande Ravine) a certainement entraîné une baisse des ventes du magasin. Le harcèlement et les sanctions infligées à certains employés, particulièrement les représentants du personnel, n’étaient en définitive que les étapes d’un plan bien établi visant à provoquer leur colère, à les pousser à la faute pour se débarrasser d’eux à moindre coût.
Une séance de négociations s’est tenue le 15 mai et s’est soldée une nouvelle fois  par un échec car la direction n’avait aucune volonté de régler le conflit.
Le délibéré du tribunal était fixé au 24 mai et la décision est tombée. La justice a donné satisfaction à la direction du groupe en condamnant les employés grévistes sous astreinte de 1 000  euros par infraction constatée, par jour et par personne et donc à libérer les lieux. Les grévistes ont été condamnés solidairement avec la CGTG au paiement de 1 200 euros au titre des frais de procédure  de l’article 700 du Code de Procédure civile.
Les employés ont finalement décidé de suspendre leur mouvement à compter du 3 juin. Par contre le syndicat envisage de poursuivre l’employeur devant les prud’hommes pour la levée des sanctions et pour faire cesser le harcèlement.
Les travailleurs n’ont certes pas obtenu gain de cause, mais cette grève, qui est la première qu’ils entament, a renforcé les liens entre eux  et leur expérience. Ils reprendront le travail la tête haute.

Martinique : LPO-Acajou, la ténacité d'une employée «précaire» a payé

Le LPO Acajou 2 (lycée polyvalent) avait embauché une employée à durée déterminée sous forme de «Contrat aidé». Dans le contrat rédigé par la direction, il avait bien été mentionné par cette dernière que le salaire brut serait supérieur au taux habituellement pratiqué pour ce type de contrat. Puis la direction avait changé d’avis et avait demandé à l’employée de ramener le contrat afin de l’annuler et de le refaire avec un salaire plus bas. Suite à son refus, cette dernière a fait l’objet d’un licenciement et a  été privée de revenus.
L’employée a donc saisi la justice prud’homale qui a condamné conjointement dans un premier temps le LPO et le rectorat pour licenciement abusif.
Suite à l’appel fait par le rectorat, ce dernier a été déclaré non concerné par cette affaire et c’est le LPO qui devra payer seul au moins 70 000 euros à cette employée.
Cette dernière ne s’est pas laissé intimider par le statut de l’employeur qui lui avait laissé entendre que sa procédure était vouée à l’échec.
La détermination de cette travailleuse précaire, le pot de terre, a payé et c’est le lycée, le pot de fer, qui a été sanctionné.
Un exemple dont doivent s’inspirer tous les travailleurs victimes de coups tordus et d’injustice de la part d’employeurs malveillants, qu’ils soient du secteur privé ou du secteur public.
 

Guadeloupe :L’ECHO DE JARRY

Générale des Eaux : Mercier joue la montre !
La direction veut réduire les effectifs avec des départs en retraite anticipée. Yo désidé fèy an dous ! Lorsque les représentants syndicaux demandent à voir ce plan de suppression de postes, le directeur Mercier leur répond : « J’attends la réponse de la France ». Misyé ka pwan sé travayè-la pou kouyon ! Depuis 2 mois, Véolia Eau a déjà annoncé la suppression de 10 % des effectifs. Il n’y a aucun mystère là-dedans !
 
Générale des Eaux : pati bonè an retrèt san ayen ?
Mercier, qui ne cesse de pleurnicher sur la situation difficile de la société, veut sûrement faire partir les salariés sans aucune prime. La direction fait donc durer le suspense. Pour empêcher les travailleurs de réclamer des compensations ?
 
Eiffage (chantier de la nouvelle centrale EDF) : un chef qui se croit en pays conquis
Le responsable qui dirige l’ensemble du chantier a récemment agressé un ouvrier. Il lui a demandé : «Qu’est-ce que vous faites là ? Votre contrat est fini, vous n’avez rien à faire ici !». Puis il l’a brutalisé.
Tous les ouvriers présents ont immédiatement cessé le travail. Ils sont allés voir le chef pour lui donner un conseil : «pa pwan movè labitid». À bon entendeur…
 
Numéricable : directrice aux Prud’hommes
Au début de l’année, la directrice a remplacé la mutuelle des salariés par une autre moins avantageuse, sans les consulter. En avril, les salariés l’ont collectivement assignée au tribunal : l’ancienne mutuelle faisait partie d’une convention collective signée entre les salariés et l’entreprise, la directrice n’avait donc pas le droit de la supprimer. L’audience est prévue en septembre. Affaire à suivre.
 
Marie-Galante : bal fini, violon an sak
L’hôtel Kawann a été mis en liquidation le 2 mai. La Maison Familiale et Rurale de Grand-Bourg pourrait subir le même sort le 22 mai.
Après l’hôpital et l’usine, la «série noire» continue à Marie-Galante. Le festival musical a été un succès cette année encore. Mais après, les problèmes demeurent…
 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                
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Guadeloupe : ECHO DE L’AEROPORT

NEWREST SE DÉBARRASSE DE SALARIÉS
Air Caraïbes ayant choisi NEWREST pour la restauration des passagers, deux salariés de la compagnie avaient été affectés à NEWREST.
Maintenant NEWREST déclare ne plus avoir besoin d’eux. Encore une société avide qui traite les travailleurs comme des pions. Il n’est pas question que ces travailleurs perdent quoi que ce soit dans cette affaire.
 
LE PERSONNEL SORI A INTÉRÊT À SOUTENIR CEUX DE CATERING PTP
Il règne une espèce de terreur à la SORI et les gardiens comme certains personnels SORI ne veulent pas être vus à discuter avec les grévistes de Catering PTP. Il a même été refusé l’entrée dans l’entreprise des délégués venus avec des tracts.
Pourtant les 19 de Catering PTP sont depuis des mois dans l’incertitude.
 
SORI : LES PLANS SORDIDES DU  DIRECTEUR
En fait le directeur cache la vérité : depuis avril 2012, les 19 ne sont pas «à part», mais ont été intégrés à la SORI / SERVAIR. Quand la patronne de SERVAIR a commencé à le leur dire le directeur a embrouillé les choses.
Cependant  il encourage les 19 à porter plainte contre NEWREST, contre CORSAIR. Quand il porte plainte contre les mêmes il est débouté. Il accuse la CGTG de l’avoir fait perdre «à cause d’un tract» et cherche à séparer les collègues de leur syndicat CGTG qui n’abandonne pas la lutte.
SORI/CATERING PTP, même combat !

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