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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1100 du 2 novembre 2013/Troisième page

Troisième page

Deux jours de grève générale en république dominicaine

Plusieurs organisations populaires ont appelé à une grève générale de 48 heures les 22 et 23 octobre 2013. Les revendications sont une augmentation générale des salaires, l’amélioration des services d'eau et d'électricité, la réalisation de travaux inachevés comme le métro de Saint Domingue, un pont ou des rues pavées ; des promesses électorales non tenues par le gouvernement : construction d’un hôpital de la mère et de l’enfant, d’une rocade, d’un centre culturel, de travaux d’assainissement.
Dès la veille du début de la grève, des manifestations de soutien au mouvement ont commencé à San Francisco de Macoris, par des dizaines de jeunes des quartiers pauvres réclamant que soient punis ceux qui ont détourné l'argent public de la localité : des millions! Des pneus ont été brûlés dans les rues de la ville. Il y a eu des affrontements entre police et manifestants.
Certaines villes étaient plus particulièrement concernées par l’appel à la grève mais un peu partout il y a eu des manifestations et des affrontements violents avec l’armée et la police postés en masse dans les différentes localités, aux portes des usines, sur les ponts et autres endroits stratégiques. Les manifestants lançaient des pierres, la police répondait par des tirs d'armes.
Le bilan tragique de la première journée de grève est de quatre morts, 9 blessés et plus de 15 arrestations dans plusieurs villes de la région du Cibao dans le Nord de l’ile.
Cette grève a démarré à un moment où le gouvernement et le patronat veulent modifier le code du travail pour réduire les jours de vacances et les indemnités de départ. Au lendemain de la grève générale, les dirigeants syndicaux ont fait des déclarations annonçant qu’ils ne le toléreront pas ces attaques aux droits des salariés. Ils parlent de déclencher « une crise nationale et une confrontation sociale aux conséquences imprévisibles ». Venant des dirigeants syndicaux, ce ne sont que des mots. Seules les masses en colère  pourraient faire en sorte que ces paroles se transforment en réalité
Déjà plusieurs grèves générales ont eu lieu depuis un an. Peu d’informations ont transpiré de ces soulèvements et de la répression qui les accompagne. En effet, les dirigeants de ce pays veulent lui garder une image touristique idyllique mais exercent une violente répression contre les luttes des pauvres. La misère touche une grande partie de la population et au nom de la crise, les grosses entreprises exacerbent la lutte anti ouvrière.

Guadeloupe : l'écho des télécoms

IL FAUT EXIGER ET OBTENIR  la REEMBAUCHE DE L'AGENT DE SECURITE A EBOUE
Un collègue a  récemment été violemment agressé à l'agence Félix Eboué de Pointe à pitre, devant le portillon d'entrée du site. Une agression avait déjà eu lieu au même endroit. Or, la direction a supprimé un agent de sécurité, ce qui a facilité ou même permis l'agression. C'est clair  ! avec la présence de deux agents de sécurité il n'y avait eu aucune agression. Immédiatement  après le retrait, il y en a eu une ! Qu'attend la direction ? Une nouvelle agression ? Un meurtre ?
 
Battons nous pour empêcher LES SUPPRESSIONS DE POSTE A LA DOC
A la DOC avec nos syndicats CFDT, CGTG,CGTM ( Martinique),SUD,UTG ( Guyane) nous avons lancé une pétition notamment pour protester contre la suppression d'effectifs que la direction d'Orange s'apprête à faire : 300 équivalents temps plein, d'ici 2017. Cela reviendrait à supprimer un tiers de l'effectif de la DOC. Seule notre lutte arrêtera cette mesure.

MARTINIQUE : L’ECHO DES HOPITAUX

La santé, malade de la politique du gouvernement
Bien qu’il ne le reconnaisse pas ouvertement, D. Riam, directeur du CHUM est débarqué à la fin de l'année par la ministre de la Santé, pour manque d'efficacité dans « le retour à l'équilibre financier ». Ce n'est pas faute d'avoir imposé une fusion à marche forcée au détriment du personnel et des malades, en plus d'économies draconiennes et de la prévision de près de 850 suppressions de postes.
Et le gouvernement en veut encore plus ! Il ne connaît que la santé des profits patronaux.
 
NOS REACTIONS COLLECTIVES : LE MEILLEUR FREIN A LEURS RESTRICTIONS TOUS AZIMUTS !
Ces derniers mois, nous avons eu de nombreuses occasions de nous défendre en nous opposant aux mauvais coups imposés par la Direction. Il est hors de doute que nos réactions ont été un frein pour la mise en œuvre des attaques du gouvernement. Mais le Plan de Retour à l’équilibre est toujours à l’ordre du jour…
Alors, nous avons intérêt à nous tenir prêts à nous faire entendre, encore plus fort, par la nouvelle direction qui sera nommée …pour faire appliquer ce plan.
 
PRESSION INACCEPTABLE SUR LES DEPARTS A LA RETRAITE
Des collègues qui n’ont pas atteint l’âge maximum de départ à la retraite reçoivent des courriers de la direction leur imposant de partir à la retraite sans qu’eux-mêmes l’aient sollicité.
Sauf que ce n’est pas à la direction de décider de la date de départ à la retraite des agents lorsque l’âge limite n’est pas atteint. Là, c’est eux seuls qui décident !
Une telle pression n’a pour but que de réduire les effectifs dans le but de faire des économies 

Guadeloupe : Sucrerie en lutte (usine Gardel)

LA DIRECTION FAIT DES ECONOMIES
Le contrat des saisonniers se terminant mi-septembre, la direction n’a pas prolongé les contrats. Elle n’a pas non plus recruté alors qu’il y a un manque de personnel. Encore des profits sur le dos du personnel.
 
PWOFITASYON
A l’ensachage, depuis la suppression des saisonniers, le travail n’a pas diminué. Au total on se retrouve avec moins de personnel, plus de travail pour chacun, un travail plus pénible et le salaire ne bouge pas. Sa se pwofitasyon
 
MAGOUILLES CHEZ LES SOUS-TRAITANTS
Chez certains sous traitants travaillant à Gardel, les ouvriers reçoivent leur paye sans fiche de salaire. Il s’agit d’une arnaque employée par leurs patrons pour ne pas payer les charges sociale. Certains ouvriers ont vérifié à la Caisse de Sécurité Sociale qui a confirmé l’absence de paiement. C’est intolérable
 

Le port autonome de Pointe-à-Pitre condamné pour harcèlement moral et non respect de contrat de travail.

À   l’heure    où    l’on    reparle    de l’extension-rénovation   du  port   de Pointe-à-Pitre   et   des   problèmes qu’elle  pose, il  n’est  pas  inutile  de rappeler que l’actuelle direction, en la personne  de  son directeur  Laurent Martens, a été  condamnée  à verser 225 000€  au commandant  du port, M. Damien  Houssin,  numéro   deux dans la hiérarchie  de l’établissement portuaire.   En    fait,   pratiquement depuis     son     arrivée     au     port autonome,   M.  Houssin,   qui    est d’origine  africaine,  a été  victime  de mesures     qui     pourraient     être considérées comme   discriminatoiresde   la   part   de   L.  Martens  :   non attribution     d’un     logement     de fonction   auquel   il    a   droit,   non versement de différentes primes, etc..De   plus,   il    a   été   pratiquement «démis»  de ses fonctions  et  mis au «placard».
 
En fait, M. Martens voulait un commandant du port béni oui oui et qui plus est à « échine souple ». Finalement  après  toutes  ses tentatives pour faire respecter ses droits, D.
Houssin a déposé une plainte devant le conseil des Prud’hommes    en    février    2012 pour   entre   autres   :   «harcèlementmoral et non-respect  de son contrat
de travail». Par la suite M. Houssin a adressé     au    procureur      de     la République une plainte au pénal pour subornation   de  témoins,  preuve  à l’appui.
Finalement, le Conseil des Prud’hommes, section encadrement, dans son audience du 28-5-13, a condamné le port de Pointe-à-Pitre à verser   225  000€   à  M. Houssin. La procédure d’appel ne pouvant intervenir qu’après exécution de ce jugement, on peut dire que M. Houssin a gagné la première manche.

Martinique : les agents du conseil général se font entendre

Les  agents du Conseil Général ont fait grève du mardi 15 au vendredi 18 octobre. Regroupés derrière un syndicat, non reconnu comme représentatif  dans cette  collectivité, le   syndicat   UPCTM UNSA  (union des personnels des collectivités territoriales de la Martinique), ils ont montré  d’emblée leur détermination à faire entendre leurs revendications. En effet ils ont mis en place des barrages aux entrées de l’Hôtel de la rue  des Arawaks à Fort  de  France, des archives départementales et du bâtiment administratif. Leurs revendications portaient sur des questions de notations jugées punitives, des questions d’avancements et de titularisations de personnels, mais aussi sur des questions de matériels. Pour que les barrages     soient     levés     et     la négociation initiée, la  présidente du Conseil  Général  a  dû  interrompre son  congé  de  maladie  le  jeudi.
Le vendredi après midi les agents arrêtaient leur grève en ayant obtenu, entre autre des améliorations sur les conditions de travail des agents techniques, la mutualisation des véhicules, des mesures d’hygiène des locaux ou de la révision des dotations en matériel de  bureau. Ils  ont  aussi  obtenu  le paiement des jours de grève. En tout cas, les agents ont repris le travail se disant satisfaits et plutôt contents  de  s’être  retrouvés  en grand nombre et solidaires face à une administration qui faisait la sourde oreille et cherchait à les intimider en cette période de préparation de la fusion entre le Conseil Général et le Conseil Régional.
 

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