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Archives de CO/CO de l'année 2013/CO n° 1101 du 16 novembre 2013/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe :Plantations en Lutte

SARL BLONDINIÈRE : ÉLECTION  DES  DÉLÉGUÉS  DU PERSONNEL : LA CGTG  REMPORTE  LA 2 MANCHE
Le 2 tour des élections des DP s’est déroulé le 29 octobre dernier.
Comme il fallait s’y attendre, en plus de la liste CGTG, une liste de candidats dits « libres » s’est présentée. Et malgré les manigances de T. Dambas, nous avons voté en majorité pour la CGTG : 9 voix sur 13 votants pour les titulaires et 8 sur 13 pour les suppléants.    
 
T. DAMBAS  PAS  CONTENT…
Alors que Dambas devait prendre les dispositions pour que tous les ouvriers figurant sur la liste des électeurs puissent voter, il a délibérément envoyé 2 camarades travailler sur la plantation ST Jacques (Anse Bertrand). Ces derniers n’ont pas pu voter.
Sur ce point T. Dambas pratique le «prêt de main d’œuvre à but lucratif» entre les différentes entreprises qu’il gère. C’est un acte illégal.
Peine perdue cependant pour ce «patron de choc». Notre liste CGTG a été élue.
 
QUAND  UN  «TI-NEG» DES  GROS  CAPITALISTES  NOUS  TRAITE  DE  «TI-NEG»…
 Àl’issue des élections, très déçu par la victoire de la liste CGTG, T. Dambas a déclaré que nous avons voté contre lui, les candidats «libres» étaient donc ses candidats. Et que puisqu’il a été trahi, jamais il ne tiendra de réunions mensuelles avec les délégués que nous avons élus et qu’il traite de «ti-neg».    
L. Dormoy avait tenu ce discours devant le Préfet et la direction du travail en 1986. Et pourtant depuis 1992 les réunions des différents représentants du personnel se tiennent régulièrement sur sa plantation 
 
ET  MENACE  DE  NE  PAS  PAYER  LA  PRIME  DE  FIN  D’ANNÉE
Très en colère, T. Dambas a aussi déclaré qu’il ne paiera pas la prime de fin d’année de 609,80€ en décembre 2013.
Nous espérons qu’au moins, il versera la prime à ses candidats «libres». Et que dans le cas contraire, ces candidats qui voulaient de nos votes se battront pour que la prime soit payée à tous.
De toutes les façons, avec nos élus, nous prendrons nos dispositions pour que T. Dambas nous paye nos 609,80€ de prime.
 

Martinique : Mobilisation payante des salariés de TOTAL Aéroport

La société AGEC Sarl, qui exploite la station service TOTAL Lareinty, a convoqué tous ses salariés en entretien préalable en octobre et leur a notifié leur licenciement pour cause économique. Cette société justifie sa décision par le fait que la compagnie TOTAL CARAÏBES, propriétaire de la station-service, a fait l’objet d’une expropriation par le syndicat mixte du TCSP (Transport en Commun en Site Propre) du terrain sur lequel est située la station TOTAL Lareinty. Et donc, les huit salariés qui y travaillent ont été informés par leur patron qu’ils seront tous privés d’emploi à compter du 1 janvier 2014.
Bien évidemment, les salariés se sont mobilisés pour ne pas se retrouver jetés à la rue comme des mouchoirs usagés. Ils ont dû prendre contact avec la Région, la société TOTAL CARAIBES et le maire du Lamentin pour savoir ce qui se passait et quelle serait leur situation.
D’après les renseignements obtenus, la société TOTAL aurait été indemnisée et elle a programmé la reconstruction de la station un peu loin. Il lui aurait été aussi demandé de reclasser les salariés dans d’autres structures. Mais de cela, ni les dirigeants d’AGEC, ni ceux de TOTAL n’en parlent.
Cette affaire est en effet pour eux une aubaine : pour TOTAL, la possibilité de recevoir de l’argent frais pour construire une station moderne, et pour le gérant d’AGEC, la possibilité de se débarrasser de salariés anciens et combatifs, en laissant entendre qu’il se retire de la profession.
Mais les salariés ne vont sûrement pas accepter d’être les victimes consentantes de cette opération. Et ils ont bien raison. Mais pour faire face à ces exploiteurs, et à ceux qui laissent faire, il leur faudra se mobiliser résolument. D’autant plus que dans ce secteur, ce sont des dizaines de millions qu’amassent chaque année compagnies pétrolières et gérants de stations. Et cela, c'est un serviteur politique de la bourgeoisie, le ministre Victorin Lurel lui- même qui le dit !

Guadeloupe : ’écho des hôpitaux

QUELLE ÉQUATION !
Le DRH propose de stagiariser avant la fin de l’année 15 cadres, 30 infirmiers, 30 AS-AP (Aides-soignants et Auxiliaires de puéricultrices). Si le compte y est pour les cadres, pour les infirmiers cela fera 30 infirmiers sur les 140 contractuels en poste et 30 AS-AP sur les 140. A ce rythme, combien d’années faudra-t-il pour que nous soyons tous stagiarisés ?
 
C’EST INACCEPTABLE !
Lors d’un entretien avec les infirmiers contractuels, le DRH déclarait qu’il était étonné qu’il n’y ait pas eu de stagiarisation depuis décembre 2011. Il promettait une vague de stagiarisation pour la fin de l’année. Nous nous rendons compte qu’il voulait juste nous endormir. Sur 140 il en prend 30.
Cela veut dire que 110 parmi nous devront continuer à signer des CDD tous les 3 mois alors que la plupart d’entre nous sont sur des postes vacants ! Nous ne pouvons pas accepter cela !
 
GUÉRITE : C’EST MÉPRISABLE !
Les agents de sécurité qui filtrent la sortie, à Ricou, entre 13 et 18 heures doivent travailler sous la pluie. En effet, une tête pensante de la direction a eu l’idée d’enlever la guérite où ils s’abritaient pour la placer devant les urgences où elle ne sert à rien. Aucune solution n’a été envisagée pour protéger ces agents.

Guadeloupe : Première victoire des employés de SOCANET

La liste des licenciements ne cesse de s’allonger, en Guadeloupe comme ailleurs. 43 salariés de SOCANET, entreprise de nettoyage, ont été licenciés après la liquidation de celle-ci. Le patron comptait sur la dispersion des salariés pour les léser dans leurs droits. Car les salariés ne se connaissent pas, pour la bonne raison qu'ils travaillaient dans plusieurs entreprises. C’est ainsi que les repreneurs des chantiers de nettoyage refusent de poursuivre les contrats de travail des licenciés. La convention collective prévoit pourtant le transfert des contrats de travail en cas de changement de patron. Mais les repreneurs ont décidé de faire des économies. Ils choisissent ceux qu’ils veulent et jettent  les autres au chômage.
Les salariés licenciés se sont regroupés et exigent la reprise de tous les contrats dans les mêmes conditions que précédemment. Ils ont annoncé, dans une conférence de presse, qu’ils allaient se rendre dans les entreprises utilisatrices donneuses d’ordre pour qu’elles s’engagent à demander à leurs clients qu’ils respectent la convention collective.
Les travailleurs, en majorité des femmes qui travaillent à temps partiel, se sont rendus à la SGBA, aux impôts, sur le port de Pointe-à-Pitre. Ils ont été aidés dans leur lutte par les agents des entreprises syndiqués à la CGTG. La solidarité n’a pas été vaine. Les directeurs se sont engagés à signer de nouvelles conventions avec des repreneurs qui maintiendront tous les contrats. Mais la lutte ne s’est pas arrêtée là. Il fallait vérifier que le liquidateur paie les salaires qui n’ont pas été payés par SOCANET et ce, jusqu’à la reprise des contrats. Les salariés ont débarqué chez le liquidateur pour se faire entendre. Ils ont aussi vérifié qu’aucun d’entre eux ne subisse une diminution de leurs horaires et de leurs conditions de travail avec les nouveaux employeurs.
Résultat : une première vague des licenciés sera réintégrée à la banque SGBA. D’autres reprendront le travail en début d’année 2014 sur le port de Pointe-à-Pitre. Aux impôts aussi, les contrats seront tous poursuivis. Une mobilisation qui a permis à ces travailleurs de constater que la lutte paie.
 

Marie Galante : Les salariés du Kawann Beach Hôtel dans la tourmente !

Depuis mai 2013, les salariés de l’hôtel Kawann Beach à Marie-Galante se sont retrouvés sans salaire. La société gestionnaire de l’hôtel a déposé son bilan. La trentaine de salariés n’est ni payée, ni licenciée. Depuis, ils ont décidé de continuer à travailler et ont tenu à ouvrir l’hôtel pendant le festival de Marie-Galante.
Travailler sans être payé n’a fait qu’aggraver leur situation. Le CGOS, Comité d’entreprise des agents hospitaliers qui est propriétaire des murs de l’hôtel, géré paritairement par les représentants du personnel et l’administration hospitalière, prétend qu’il n’est pas l’employeur des salariés de l’hôtel.
Ceux-ci ont saisi le tribunal des prud’hommes en référé pour obtenir le paiement de leurs salaires. Ces mères et pères de famille continuent à être ballottés. Alors que le référé est censé être une procédure rapide, en septembre l’affaire a été renvoyée à une audience en octobre. Le tribunal n’a toujours pas tranché le litige à cette audience. Les juges n’étant pas d’accord sur la décision à prendre, un juge professionnel tranchera.
Et pendant ce temps-là, les employés de l’hôtel demeurent entre deux eaux, ni licenciés, ni payés. Cette situation difficile fait la une des médias car le CGOS, qui est partie prenante dans l’affaire, est dirigé à parité par des syndicalistes de l’UGTG et de la CGTG. Les salariés ont à plusieurs reprises dénoncé les deux syndicats.
Les salariés essaient de faire parler d’eux et d’obtenir le soutien de la population. C’est ainsi qu’ils ont organisé un repas de solidarité. Ils se sont rendus chez la Préfète pour demander une aide de l’État. Ils viennent de recevoir une promesse de prise en charge par la Région de 600 € par mois sur le salaire dû et d’un certain pourcentage pour les employés à temps partiel. Syndicats ou pas, les salariés ne doivent compter que sur leurs propres forces et leur mobilisation pour obtenir leurs droits.
Une gestion pas très claire du CGOS apparait dans cette affaire. En effet, ce Comité possède des hébergements fort luxueux dans des îles de la Caraïbe. Par quel biais a-t-il pu en devenir propriétaire ? De même, le montage financier entre le riche béké de Martinique Fabre Domergue et le CGOS, pour la gestion du Kawann, apparait comme extrêmement favorable à Fabre au détriment du CGOS. Des questions se posent : Pourquoi ? Comment cela a-t-il pu se produire ?  Répondè réponn ! (ceux qui savent répondez).

Martinique : l’écho des hôpitaux

PAS QUESTION !
Sous prétexte du déficit chronique du CHUM, la direction veut encore accentuer les pressions sur les agents par plan de retour à l’équilibre interposé. Ainsi, elle s’est engagée dans le plan d’intégration 2013 à mettre en stage 160 agents tous grades confondus. Aujourd’hui, elle voudrait comptabiliser les mutations dans les 160. D’ores et déjà, nous disons que c’est non. Qu’elle revoie sa copie !
 
URGENCES PZQ
Ça grogne car tous les engagements pris ne sont pas respectés. C’est toujours la même rengaine du fait des non remplacements de départs à la retraite, de collègues en formation longue…Cela désorganise les plannings et conduit à travailler en nombre réduit. Cela entraîne un épuisement permanent qui explosera à nouveau un jour ou l’autre.
 
URGENCES TRINITÉ
Les collègues ont utilisé leur droit de retrait du fait d’un effectif insuffisant par vacation. Il semble que la direction se soit engagée sur 4 IDE le matin, 4 l’après midi et 3 la nuit sans remplacement des congés annuels. Des modifications de planning des brancardiers sont en cours, sans que ces derniers soient à leur origine…
Bien curieuse méthode pour porter des solutions…
À ce jour le droit de retrait se poursuit.

Martinique : Les travailleurs victimes de la crise dans le bâtiment

Depuis 2008, le secteur du bâtiment en Martinique subit la crise économique. On assiste de plus en plus à des liquidations d’entreprises, à des centaines de licenciements et à un recul de 30% de l’activité dans le BTP (source officielle du ministère du travail).
Les premiers touchés par cette crise, ce sont les travailleurs. Régulièrement, des ouvriers salariés d’entreprises comptant entre 5 et 10 salariés, victimes de licenciement économique, viennent chercher de l’aide auprès des permanences syndicales de la Maison des Syndicats à Fort de France. Ils veulent se réunir pour chercher à comprendre ce à quoi  ils ont droit en terme d’indemnités, afin comme ils le disent eux-mêmes de ne rien laisser à leur patron.
Dans des entreprises plus importantes comme celle du groupe Levillain Martinique au Robert, les salariés sont eux depuis plusieurs mois victimes de la baisse des activités. Il leur arrive de se retrouver à la fin du mois en possession de leur fiche de paie, mais sans que leur compte en banque n’ait été crédité du montant de leur salaire. Et ces retards de virement peuvent durer plus d’une semaine.
Les travailleurs connaissent le refrain des patrons de toutes ces entreprises. Ils n’ont pas d’argent. Mais aucun d’eux n’est prêt à ouvrir ses livres de compte à ses salariés. De plus, pour se faire le maximum de profits, bon nombre des capitalistes de ce secteur utilisent d’une part la sous-traitance, et de l’autre des travailleurs St Luciens ou Haïtiens en les sous-payant et même en les embauchant «au noir», c'est-à-dire sans les déclarer à la sécurité sociale.
Alors, les travailleurs du BTP ont tout intérêt à ne pas croire aux larmes de crocodile versées par leurs patrons, mais au contraire à s’organiser pour défendre leur salaire, leur emploi et leurs droits.
 

Martinique : L’emploi des salariés de TOTAL Lareinty menacé par une opération immobilière et financière

La société AGEC Sarl, qui exploite la station service TOTAL Lareinty, a convoqué tous ses salariés en entretien préalable en octobre et leur a notifié leur licenciement pour cause économique. Cette société justifie sa décision par le fait que la compagnie TOTAL CARAÏBES, propriétaire de la station-service, a fait l’objet d’une expropriation par le syndicat mixte du TCSP (Transport en Commun en Site Propre) du terrain sur lequel est située la station TOTAL Lareinty. Et donc, les huit salariés qui y travaillent ont été informés par leur patron qu’ils seront tous privés d’emploi à compter du 1 janvier 2014.
Bien évidemment, les salariés se sont mobilisés pour ne pas se retrouver jetés à la rue comme des mouchoirs usagés. Ils ont dû prendre contact avec la Région, la société TOTAL CARAIBES et le maire du Lamentin pour savoir ce qui se passait et quelle serait leur situation.
D’après les renseignements obtenus, la société TOTAL aurait été indemnisée et elle a programmé la reconstruction de la station un peu loin. Il lui aurait été aussi demandé de reclasser les salariés dans d’autres structures. Mais de cela, ni les dirigeants d’AGEC, ni ceux de TOTAL n’en parlent.
Cette affaire est en effet pour eux une aubaine : pour TOTAL, la possibilité de recevoir de l’argent frais pour construire une station moderne, et pour le gérant d’AGEC, la possibilité de se débarrasser de salariés anciens et combatifs, en laissant entendre qu’il se retire de la profession.
Mais les salariés ne vont sûrement pas accepter d’être les victimes consentantes de cette opération. Et ils ont bien raison. Mais pour faire face à ces exploiteurs, et à ceux qui laissent faire, il leur faudra se mobiliser résolument. D’autant plus que dans ce secteur, ce sont des dizaines de millions qu’amassent chaque année compagnies pétrolières et gérants de stations. Et cela, c'est un serviteur politique de la bourgeoisie, le ministre Victorin Lurel lui- même qui le dit !

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