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CO de 2017/CO n° 1180 du 01 juillet 2017/Quatrième page

Quatrième page

Dans les entreprises

Échos de l’aéroport
TNN : nous voulons être payés à temps
Depuis plusieurs mois, la paie n’arrive pas avant le 10, alors que la date limite est le 5. Cela fait que nous travaillons gratuitement pendant plus d’un mois. Nous faisons une avance au patron. Il nous est difficile de mettre de l’essence dans une voiture pour venir travailler. C’est sans compter les autres difficultés, agios… pour une petite paie ! Le patron veut–il un jour se retrouver sans personne pour faire le travail ?

Échos de Pôle emploi
Quelle mouche a piqué le directeur Jules

Pour convoquer une réunion des directeurs d’agence par temps de pluie, à la cascade aux écrevisses. N’avait-il pas entendu que la Guadeloupe était en vigilance jaune ce 14 juin ? La sécurité des collègues, c’est bien le cadet de ses soucis !
Combien ça coute ?
À part le cadre, qui était gratuit, mais pas forcément très sûr pour une réunion de travail, il y avait le traiteur et l’acheminement de chaises sous les carbets. Combien coûtent ces escapades au budget de Pôle emploi, nul ne le sait. Car Jules refuse de dire ce qu’il dépense pour ses frasques.
Les dépenses, ça continue !
Monsieur Jules n’en a pas eu assez. Il a programmé une sortie en quad et en buggy juste après la sortie à la rivière. Des virées sur un quad pendant le travail, mais de qui se moque t-il ?

Écho des hôpitaux Martinique
Ils commencent fort

Les premières circulaires budgétaires du nouveau gouvernement, relatives à la Santé, viennent de tomber : 1,6 milliard d’économies à réaliser sur l’année. Il est prévu aussi le rétablissement du jour de carence. Nous voilà prévenus...
En marche... arrière
Macron veut « moderniser » le statut de fonctionnaire ; individualisation des rémunérations, restauration du jour de carence, alignement du régime de retraite sur le régime général, suppression de 120 000 postes, 60 milliards d’économies sur les services publics... Une modernité qui consiste surtout à présenter des reculs comme des progrès !

Échos des hôpitaux Guadeloupe
CHU : Désherbage pour le nouveau
DG ?
On remarque que chaque fois qu’apparait un nouveau DG, le toilettage du CHU est activé : balayage, désherbage : les trottoirs deviennent praticables et les herbes folles ne cachent plus les rares bancs qui existent. Dommage qu’il faille attendre 2 ans et l’arrivée d’un nouveau DG pour avoir de nouveau ce nettoyage.
Neurologie en phase critique
Malgré les problèmes posés par l’absence de surveillance des patients en secteur critique, le scope central n’est toujours pas fonctionnel. Où est la qualité des soins due aux patients ? Où est la garantie de leur sécurité ?

Échos des assurances
Grève des salariés de Groupama de la Réunion
Le 13 juin dernier les salariés ont déclenché un mouvement de grève dans le cadre des négociations annuelles obligatoires et principalement sur le point concernant l’accord d’intéressement. Cet accord doit arriver à son terme et être renégocié pour une durée de 3 ans. Les syndicats réclament une meilleure répartition des résultats. Ils craignent une baisse de la prime de près de 40 % et dénoncent l’attitude de la direction qui refuse toute négociation des salaires alors qu’elle s’octroie des augmentations à deux chiffres. Les revendications des syndicats CGTR-CFDT portent sur une augmentation de salaire de 150 € net par mois. Ils réclament également le paiement des heures supplémentaires et la promotion en interne.
Fin de la grève et signature d’un accord
Un accord a été signé le mardi 20 juin et les salariés ont obtenu la non remise en cause du bonus de 50 % pour les salariés, le paiement des heures supplémentaires ou le rattrapage et pour l’accord d’intéressement la direction s’est engagée à s’appuyer sur la meilleure performance entre 2016 et 2017 afin que les salariés ne subissent pas une diminution de leur prime. Il faut savoir que la grève a été suivie par 40 % des salariés et a touché la majorité des agences.

Sucrerie en lutte : Gardel
Chef ou Garde-Prison ?
Que se passe-t’il à la compta ? Il paraît que les stagiaires, futurs exploités, ne doivent pas échanger avec les exploités de l’usine où ils se forment ? Comment feront-ils pour se former alors ? Qu’est-ce que c’est que ça !
Quelle insuffisance !
Si qui vous savez va jusqu’à chambouler les plannings, allant jusqu’à modifier les horaires pour bien montrer son autorité, alors c’est de l’insuffisance tout simplement.
Le camp des travailleurs
Jeunes stagiaires, CDD, un séjour à l’usine vous permet de soulever un pan de la vie des salariés. De voir l’exploitation des travailleurs et de vous préparer à y faire face dans le futur en sachant ainsi qu’il y a deux camps, celui des travailleurs et celui des patrons. Leurs intérêts sont opposés !

Écho des Télécom
J’aime ça
Stéphane Richard vient d'annoncer qu'il serait candidat à sa succession, pour un troisième mandat à la tête d'Orange. « J'aime profondément ce que je fais » a-t-il déclaré. On n'en doute pas. Mais le plaisir de ce travail est certainement bien renforcé par une rémunération assez attractive : 1 445 770 € pour 2015. Pour ce montant-là, même un travail pénible serait envisageable.  


Dans le monde : Les attentats barbares nourris par la barbarie impérialiste

Mercredi 7 juin en Iran, a eu lieu un nouvel attentat causant la mort de 13 personnes. Cet attentat fait suite à une longue liste récente d’autres actes terroristes dans le monde.

Au cours de cette même année il y a eu celui de Manchester, de Londres ou de Kaboul. Ces attentats d’une barbarie sans nom sont condamnables. Mais ces actes sont de nouvelles preuves, s’il en fallait encore, de la grande responsabilité des pays impérialistes dans l’émergence du terrorisme actuel.

C’est la barbarie coloniale et capitaliste des grandes puissances qui alimente toujours plus le terrorisme. Ils ont détruit plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient pour piller leurs richesses. Les derniers bombardements aveugles constituent un terreau fertile pour le terrorisme. Au lieu d’endiguer le phénomène terroriste la politique capitaliste l’entretient et l’amplifie.


Haïti : les patrons menacent, les ouvriers du textile manifestent

Six patrons d’entreprises de textile de la zone industrielle de Port au Prince demandent au gouvernement d’intervenir contre les ouvriers qui réclament une revalorisation du salaire minimum.

Dans une note de presse ils menacent de déménager leurs usines hors d’Haïti. Ils expliquent qu’ils investissent en Haïti parce que les salaires des ouvriers restent compétitifs c'est-à-dire les plus bas possible. Ils disent au gouvernement « Ecoutez la voix de vos investisseurs, votre coopération sera grandement appréciée » et insistent sur les pertes de production de plusieurs millions de dollars américains qu’amènent les manifestations. Le gouvernement a mis en place un nouveau conseil supérieur des salaires (CSS) qui doit statuer sur le montant du salaire minimum au début du mois de juillet. Composé de trois représentants des patrons, trois représentants du gouvernement et trois représentants des syndicats, ses décisions n’ont jamais été favorables aux ouvriers.

Mais pour le moment, les ouvriers de certaines entreprises ne restent pas en attente, les bras croisés. Ainsi lundi 26 juin ils ont de nouveau manifesté sur la zone industrielle. Près de 5 000 ouvriers des usines textiles ont manifesté dans les rues de Port-au-Prince jusqu’au ministère des affaires sociales. Ils exigent la revalorisation du salaire minimum à 800 gourdes. (12,75 dollars) pour une journée de huit heures de travail. Une ouvrière explique qu’avec le salaire actuel de 300 gourdes (4,75 dollars) on ne peut pas vivre : « Je reçois la paie samedi, lundi je dois m’endetter pour continuer à vivre ». Quand on retire le prix du transport, de la nourriture, des dettes contractées auprès des marchandes, il ne reste rien pour payer le loyer ou acheter de la nourriture pour la maison ou acheter des vêtements aux enfants et les envoyer à l’école.

C’est cette exploitation qui permet aux patrons du textile en Haïti et aux USA de faire leurs gros bénéfices, c’est contre cela que se révoltent les ouvriers qui manifestent. Cette pression qu’ils maintiennent est une force qui peut faire plier le gouvernement.


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