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CO de 2017/CO n° 1173 du 11 mars 2017/Première page

Première page

ÉDITORIAL : Nous vous appelons à voter Nathalie ARTHAUD pour faire entendre le camp des travailleurs

Zoom[Communiqué de Nathalie Arthaud] - Avec plus de 500 parrainages, je serai candidate à l’élection présidentielle

Selon le dernier décompte du Conseil constitutionnel, j’ai 557 parrainages d’élus et je serai donc candidate à l’élection présidentielle. Je remercie chaleureusement celles et ceux qui m’ont accordé leur parrainage. Dans leur grande majorité, il s’agit de maires de petites communes qui, sans forcément partager mes idées, ont fait preuve de sens démocratique. Ils ont ainsi manifesté un plus grand respect du pluralisme que les gens qui nous gouvernent, voire que bien des grands médias audiovisuels. Je leur en suis reconnaissante.

Dans cette campagne, je compte faire entendre le camp des travailleurs, en mettant en avant des exigences essentielles. 

Je dirai que, contre le fléau du chômage, il faut répartir le travail entre tous, sans perte de salaire, et interdire les licenciements et les plans de suppressions d'emplois.

J’affirmerai la nécessité d’une augmentation générale des salaires et des retraites de 300 euros. Pas un salaire, pas une pension ne doit être inférieur à 1800 euros net.

Je dirai qu’il faut abolir le secret des affaires. Comment croire une entreprise comme PSA, qui se disait au bord de la faillite pour justifier la fermeture d'une usine et la suppression de 17 000 emplois, mais affiche aujourd'hui un bénéfice historique et rachète Opel ? Il faut que les travailleurs puissent contrôler les comptes des entreprises.

Je dirai que tous les travailleurs ont les mêmes intérêts, quelle que soit leur nationalité ou la couleur de leur peau. En votant pour moi, les électeurs pourront affirmer leur fierté d'appartenir au camp des travailleurs, un camp qui doit se préparer à riposter aux attaques du futur président, quel qu'il soit, et de son gouvernement. Nathalie ARTHAUD



Martinique : La Grève des agents de mairie du Lamentin

ZoomÀ partir du lundi 6 mars, les agents municipaux des écoles, crèches, cantines, services techniques de la ville du Lamentin engageaient une grève. Ils l’avaient annoncé le jeudi 2 mars dans une conférence de presse en présence de nombreux agents venant de plusieurs communes.

Depuis la fin janvier, la municipalité du Lamentin a engagé un bras de fer avec les travailleurs municipaux et a décidé de sanctionner durement quatre membres du bureau syndical. Ce qu'elle invoque comme justification remonte au 29 décembre 2016. À cette date une cloison, mitoyenne avec un local syndical non utilisé, s'est retrouvée endommagée. Pour les agents menacés de sanction et leur syndicat, il s’agit d’un accident malencontreux. Mais le maire ne veut rien entendre et veut y voir une dégradation de biens publics. Il s’arc-boute et veut infliger à ces responsables syndicaux une sanction pour faute grave. Ces derniers sont convoqués devant le conseil de discipline avec menace de suspension de salaire pendant deux mois. Dans un tract du 18 février, le syndicat CGTM-SOEM (syndicat des ouvriers et employés municipaux) lui, précise : « … 2 mois sans salaires pour 4 membres de notre bureau. Cela représente la somme de 16 000 euros environ pour une cloison qui coûte 1 100 euros ». Il dénonce la disproportion entre le « délit » et la sanction envisagée. Il y voit une discrimination syndicale de plus, orientée contre les travailleurs qui se battent pour leurs droits.

Dans cette affaire, gageons que malgré la communication à charge de Pierre Samot, le maire EPMN (Ensemble pour une Martinique nouvelle, proche du PPM) du Lamentin, faite dans le journal France-Antilles et sur le compte Facebook de la mairie, une grande partie des agents municipaux protesteront contre ces sanctions.

Depuis plusieurs années, au Lamentin comme dans plusieurs autres communes, ces travailleurs font face à une administration plus soucieuse des règles de restriction budgétaire dictées par un gouvernement aux ordres des possédants que de la situation des agents. Ils ont multiplié les mobilisations pour arracher des améliorations de leurs conditions de travail, arracher des titularisations, et aussi pour se faire respecter. Ils sauront gagner ce nouveau bras de fer.

DH : Un protocole d'accord a été signé lundi soir entre le syndicat CGTM du Lamentin et la mairie. Dès négociations doivent avoir lieu sur le litige en cours.



Guadeloupe: Pôle emploi : Solidarité avec une jeune mère de famille !

Le 13 mars 2017 marquera une nouvelle étape dans l’affaire qui oppose une jeune mère de famille à la direction de Pôle emploi de Guadeloupe.  

Pôle emploi a continué à l’employer après la fin de son premier contrat à durée déterminée (CDD) sans lui signer un contrat à durée indéterminée (CDI) comme l’exige la loi. Après quatre CDD, cette jeune femme, d’abord seule, avait saisi le Conseil des prud’hommes pour réclamer la requalification de son CDD en CDI ainsi que sa réintégration de fait à Pôle emploi. Trois jugements exécutoires de plein droit et non susceptibles d’appel lui donnent raison.

Le directeur de Pôle emploi prétend qu’il ne se soumettra pas aux décisions des tribunaux qu’il juge illégales ! Dans les agences, les collègues, outrés de l’arrogance et du mépris de Pôle emploi pour l’une d’entre eux, qu’ils reconnaissent tous comme une excellente collaboratrice, lui sont solidaires. Après un mouvement de colère des travailleurs contre ce directeur, il vient de verser les salaires de 2013 à 2016 exigés par la loi.

Cette travailleuse a de nouveau saisi le juge de l’exécution. Le 13 mars 2017, à l’audience du tribunal de grande instance de Basse-Terre, le juge devra statuer de nouveau sur le montant des astreintes fixées pour obliger Pôle emploi à la réintégrer.


Il est inconcevable qu’en Guadeloupe au 21ème siècle, une institution publique piétine sans sourciller des décisions de justice. Ce comportement est d’autant plus insupportable que Pôle emploi est censé lutter contre le chômage. Combat ouvrier s’associe à l’appel de la CGTG à se montrer solidaire et à se rendre devant le tribunal de Basse-Terre lundi 13 mars à 8h.  

Le rassemblement du lundi 13 mars à Basse-Terre sera aussi une célébration du 8 mars, Journée internationale de lutte des femmes. Tous ceux et celles qui pourront participer à cette manifestation de solidarité à une travailleuse, une mère de famille victime de l’injustice patronale, exprimeront leur volonté de mettre fin aux conditions d’oppression imposées encore aujourd’hui aux femmes : exploitées au travail, mal payées, jetées au chômage, voire battues ou tuées dans le cadre familial. La révolution russe de 1917 avait commencé par une manifestation des femmes pour célébrer cette journée internationale.


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