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Journal/Sommaire du dernier CO n° 1175 du 8 avril 2017/Quatrième page

Quatrième page

Haïti : Accident de bus sur la route des Gonaïves

Le samedi 18 mars, aux Gonaïves, les 30 personnes tuées dans l’accident du 12 mars ont eu des funérailles officielles en présence de Jovenel Moïse le président d’Haïti.

Le 12 mars un autobus heurtait deux piétons sur la route nationale à la sortie de la ville de Gonaives à environ 150 km au nord-ouest de Port-au-Prince. Pour s’enfuir le chauffeur a continué sa route et le bus s’est trouvé face à un groupe de musiciens de Rara qui a été balayé par le véhicule sans contrôle.

Quinze personnes ont été blessées, 33 personnes sont mortes sur place et cinq autres après le transport à l’hôpital. Le conducteur a failli être lynché par la foule accourue au secours des blessés. Des accidents de ce type surviennent régulièrement sur les routes reliant la capitale Port-au-Prince aux villes de province. Ils sont dus à l’absence de routes dignes de ce nom et de transport public.

Le transport est entre les mains de capitaux privés, de patrons qui engrangent des bénéfices en faisant travailler des chauffeurs mal payés. Ils conduisent des bus vétustes dans un état lamentable dont les contrôles ne sont pas effectués. Les passagers s’y entassent dépassant le nombre de sécurité. Sur ces routes le revêtement a disparu sur de grandes portions et là où il existe, il est parsemé de fondrières.

La population laborieuse qui n’a que les bus pour moyen de transport ne peut échapper à une expédition risquée à chaque voyage. Quant aux nantis, ils se baladent en 4x4 sur ces routes défoncées ou, mieux, ils se payent l’avion. Le gouvernement de Martelly avait promis de réparer les routes, endommagées après le passage du cyclone Matthews, rien n’a été fait.

Son successeur, Jovenel Moïse vient verser des larmes de crocodile lors d’un nouveau drame pendant que les services publics sont encore plus inexistants pour la population.


Jamaïque : La main de l’État dans la poche des pauvres

Le Premier ministre Andrew Holness avait une promesse phare lors des élections législatives de 2016. Il affirmait que « le Jamaica Labour Party allait réaliser une véritable réforme du système fiscal » afin de « soulager la classe ouvrière du lourd fardeau de l’impôt ».

Or, le ministre des finances Audley Shaw vient d’annoncer un train de taxes supplémentaires devant rapporter 104 millions de dollars US (13,5 milliards de dollars jamaïcains) afin de « financer le budget de l’État ». Les taxes spéciales sur l’énergie (fioul, butane…), les boissons alcoolisées, les cigarettes augmentent. Les frais sur le permis de conduire seront 20% plus chers. L’État rétablit un impôt à la source sur les versements de l’assurance médicale. Pour l’électricité il faudra payer la taxe à partir d’une consommation plus faible, donc davantage de gens devront la payer. Ces taxes généralisées sur la consommation devraient devenir l’impôt principal à la Jamaïque. Comme la TVA en France, la même pour tous, imposition injuste, ces taxes pénalisent durement les plus pauvres. La presse annonce que c’est quand les gens verront le prix de leur essence augmenter qu’ils se mettront à protester.


Fête annuelle de Combat Ouvrier en Guadeloupe
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599 ko - Dernières modifications : 07/04/2017


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