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Journal/Sommaire du dernier CO n° 1179 du 17 juin 2017/Première page

Première page

ÉDITORIAL : Élections législatives : En marche contre les travailleurs... jusqu’au frein et même la marche arrière !

Les résultats du premier tour des législatives ont été marqués d’une part par le score important de La République en Marche (LREM), le parti du président Macron, d’autre part par une abstention record, en France comme dans les départements d’Outre-mer.   LREM associée au Modem pourrait ainsi obtenir une majorité record à l’assemblée, soit entre 400 et 455 sièges sur 577. On assiste donc à une réorganisation du personnel politique de la bourgeoisie, avec une équipe qui veut s’afficher plus jeune et qui profitera de cette marée en sa faveur contre la classe ouvrière. Elle est renforcée par une alliance d’ex socialistes et d’ex « républicains » de droite qui ont formé « En marche » avec Macron. Ce dernier, lors de sa campagne pour les présidentielles, avait en effet présenté sans détour son programme de renforcement des pires attaques déjà engagées avec la loi Travail. Les mesures qu’il préconise et prévoit d’imposer par ordonnances consistent à offrir au patronat tous les moyens légaux de mettre à genoux les travailleurs. Elles consistent en une plus grande liberté pour licencier, pour négocier dans le cadre de l’entreprise des contrats de travail sur mesure, donc de s’en prendre aux salaires, aux conditions de travail. Elles tendent à disperser la capacité de résistance collective des travailleurs en affaiblissant les syndicats et en instaurant l’isolement du salarié face à sa direction. La majorité écrasante que le parti de Macron est en passe d’obtenir à l’assemblée lui ouvre toutes les portes pour faire passer ces mesures. Mais cette majorité perd en partie son sens face au taux record d’abstention : plus de 51% en France, plus de 74% en Guadeloupe et en Martinique. Non, la classe ouvrière n’a pas donné son accord aux projets scélérats de Macron. Beaucoup de travailleurs se sont abstenus. Quant aux travailleurs immigrés, ils n’ont pas le droit de vote. S’ils se sont détournés, volontairement ou non des élections, les travailleurs n’acceptent pas pour autant sans réagir les attaques dont ils sont victimes. Le nombre important des grèves et la détermination à défendre sur le terrain leurs conditions de vie et de travail en témoignent. Dans notre camp, beaucoup de travailleurs, retraités, chômeurs, jeunes, se disent en général dégoûtés de la politique et des élections. Les résultats des candidats Combat Ouvrier - Lutte Ouvrière sont, comme on pouvait s’y attendre, très modestes. C’est dans les entreprises, dans la rue que se situe pour le moment le terrain de lutte des travailleurs, la possibilité qu’ils se donnent de riposter avec leurs armes à la guerre que leur mène la bourgeoisie. Sur ce terrain là, les communistes révolutionnaires, le courant que nous représentons, sont au quotidien à leurs côtés. La conscience de classe qui se manifeste au travers des luttes ne s’est pas pour l’instant exprimée sur le terrain politique. Elle existe cependant. C’est pourquoi les voix qui se sont portées sur nos candidats ont tant d’importance : elles sont l’embryon de l’expression politique de l’offensive ouvrière qui sera vitale pour l’avenir. Pour que cette force collective se concrétise sur le terrain politique, les travailleurs ont à constituer leur propre parti. Ce parti de la classe ouvrière, un parti communiste révolutionnaire, est une arme indispensable pour que les travailleurs fassent triompher leurs intérêts de classe face à la dictature de la grande bourgeoisie.


Élections législatives : Communiqués de presse des candidats à l’issue du premier tour des législatives de 2017 en Martinique et en Guadeloupe

ZoomCommuniqué de presse Martinique  

À Madame, Monsieur, rédacteure ou rédacteur en chef, À Mesdames, Messieurs les journalistes,

Nous, soussignés, candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière, remercions les 1 248 électeurs qui ont voté pour nous dans les quatre circonscriptions de Martinique à l’issue de ce premier tour des élections législatives de 2017. Ces scores demeurent très modestes et ce n’est pas une nouveauté. Rien que de très normal pour des militants révolutionnaires dans une période qui n’est pas révolutionnaire. Cette période va même à l’opposé d’une avancée révolutionnaire. Elle voit progresser les idées réactionnaires, rétrogrades et les politiques anti ouvrières. Nous vivons toute une période historique de recul du mouvement ouvrier et du mouvement révolutionnaire communiste. Cependant, dans cette période là, et malgré elle, en votant pour nos candidats, ces 1 248 électeurs assurent avec nous, une fois de plus, la permanence du courant communiste révolutionnaire dans la classe ouvrière et parmi les exploités.

Et beaucoup d’entre eux assurent aussi cette permanence, avec nous, dans les luttes de travailleurs, sur le terrain, et dans les entreprises au quotidien.

Dans cette élection, nous étions les seuls à ne pas nous situer dans le cadre du système capitaliste, du système dirigé et contrôlé par la classe bourgeoise. Tous les autres candidats sont des serviteurs ou des aspirants serviteurs politiques de la classe bourgeoise. Le taux d’abstention, de 74% (73,9 exactement), est l’un des plus importants depuis plus de 20 ans. Il montre que les politiciens au service de la bourgeoisie ne font qu’accroître le désintérêt et le dégoût d’une très forte majorité des électeurs pour la chose politique et le vote.

Pour le deuxième tour, nous ne donnons donc aucune consigne de vote dans les quatre circonscriptions. Pour notre part, nous voterons bulletin blanc. Les élections passées, les travailleurs auront à se défendre, à se battre contre un arsenal de mesures anti ouvrières qu’annonce déjà le gouvernement Macron-Philipe aux ordres du grand patronat et du MEDEF.

Comme l’ont montré il y a quelques mois les travailleurs et les exploités de Guyane, comme le montrent actuellement les ouvriers agricoles de la banane en Guadeloupe, le chemin à suivre sera celui de créer le rapport de force le plus important possible face au grand patronat et à la bourgeoisie, dans les entreprises et dans la rue.

Signé : Marie Hellen Marthe-dite-Surelly et Louis Maugée (suppléant) candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière dans la première circonscription

Alex Duféal et Jean-Etienne Brédas, dit Raoul (suppléant) candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière dans la deuxième circonscription

Ghislaine Joachim-Arnaud et Jean-Jacques Magit (suppléant) candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière dans la troisième circonscription

Gabriel Jean-Marie et Magalie Zamor (suppléante) candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière dans la quatrième circonscription

Pour les candidats, pour Combat Ouvrier : Ghislaine Joachim-Arnaud


Communiqué de presse Guadeloupe

Nous, soussignés, candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière, remercions les 913 électeurs qui ont voté pour nous dans les quatre circonscriptions de Guadeloupe à l’issue de ce premier tour des élections législatives de 2017.

Ces scores demeurent très modestes et ce n’est pas une nouveauté. Rien que de très normal pour des militants révolutionnaires dans une période qui n’est pas révolutionnaire. Cette période va même à l’opposé d’une avancée révolutionnaire. Elle voit progresser les idées réactionnaires, rétrogrades et les politiques anti ouvrières Nous vivons toute une période historique de recul du mouvement ouvrier et du mouvement révolutionnaire communiste.

Cependant, dans cette période là, et malgré elle, en votant pour nos candidats, ces 913 électeurs assurent avec nous, une fois de plus, la permanence du courant communiste révolutionnaire dans la classe ouvrière et parmi les exploités. Et beaucoup d’entre eux assurent aussi cette permanence, avec nous, dans les luttes de travailleurs, sur le terrain, et dans les entreprises au quotidien. Dans cette élection, nous étions les seuls à ne pas nous situer dans le cadre du système capitaliste, du système dirigé et contrôlé par la classe bourgeoise. Tous les autres candidats à l’exception de ceux du Parti communiste guadeloupéen sont des serviteurs ou des aspirants serviteurs politiques de la classe bourgeoise.

Le taux d’abstention de 74,4% est l’un des plus importants depuis plus de 20 ans. Il montre que les politiciens au service de la bourgeoisie ne font qu’accroître le désintérêt et le dégoût d’une très forte majorité des électeurs pour la chose politique et le vote.

Pour le deuxième tour, nous ne donnons donc aucune consigne de vote dans les quatre circonscriptions. Pour notre part, nous voterons bulletin blanc. Les élections passées, les travailleurs auront à se défendre, à se battre contre un arsenal de mesures anti ouvrières qu’annonce déjà le gouvernement Macron-Philipe aux ordres du grand patronat et du MEDEF. Nous saluons la grève des travailleurs de la banane qui déjà montrent bien à tous le chemin à suivre : créer le rapport de force le plus important possible face au grand patronat et à la bourgeoisie, dans les entreprises et dans la rue.  

Signé : Danielle Diakok, Sony Laguerre (suppléant) candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière dans la première circonscription

Marlène Valentino, Marie-Hélène Jacob (suppléante) candidats de Combat-Ouvrier-Lutte Ouvrière dans la deuxième circonscription

Marie-Agnès Castrot, Monique Esdras (suppléante) candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière dans la troisième circonscription

Jean-Marie Nomertin, Ernest Dahomé (suppléant) candidats de Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière dans la quatrième circonscription

Pour les candidats, pour Combat Ouvrier : Jean-Marie Nomertin


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