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CO de 2017/CO n° 1170 du 28 janvier 2017/Deuxième page

Deuxième page

Guadeloupe: Grève au collège Maurice Satineau à Baie-Mahault

Les professeurs du collège Maurice Satineau ont fait grève le mardi 24 janvier, après avoir débrayé la veille pendant deux heures.  

Ils protestent contre le manque d’équipement informatique de l’établissement. Ils dénoncent aussi les quatre suppressions de postes prévues pour la prochaine rentrée, en septembre 2017.

Le collège Maurice Satineau accueille 1 158 élèves, alors que l’établissement a été conçu pour accueillir 900 collégiens. L’année prochaine, alors que le nombre d’élèves prévu par le rectorat diminue à peine, à 1 128 élèves, quatre postes d’enseignants devraient disparaître. Conséquence : le nombre d’élèves par classe devrait encore augmenter.

Les enseignants sont soutenus par les fédérations de parents d’élèves, qui n’acceptent pas non plus que leurs enfants fassent les frais de la politique d’austérité du rectorat.


Martinique: Super U Long-Pré : les salariés ne doivent pas être à la rue !

La vingtaine de salariés du Super U Long-Pré au Lamentin sont menacés de se retrouver à la rue à la fin du mois de janvier.  

Après une mise en redressement judiciaire prononcée en juin 2016, le tribunal a décidé la liquidation de cette moyenne surface de proximité, le 10 janvier dernier. L’entreprise rachetée par le groupe Parfait depuis 2012, employait 38 salariés. Durant la période de redressement, l’administrateur avait déjà mené un plan de réduction des effectifs par le reclassement de sept salariés et le « départ volontaire » de trois autres.

Interviewé par le journal France-Antilles du 21 janvier, Robert Parfait, PDG du groupe du même nom, ne manque pas de toupet en déclarant : « La liquidation a été un choc pour tous » ! Et dans cet article, ce gros capitaliste de la place, présent à la 458e place sur 500 au hit parade 2015 des grosses fortunes de France, étale sans retenue les difficultés qu’il aurait rencontrées depuis le rachat, « pour des raisons sociales » dit-il, du supermarché. On en aurait presque la larme à l’œil !

Au passage, Parfait dénigre les organisations syndicales, particulièrement la CSTM avec laquelle les salariés avaient mené une grève contre les licenciements en mai 2016. Il essaie de faire porter la responsabilité de la déconfiture de son entreprise et des licenciements sur les travailleurs eux-mêmes. Par contre, il ne dit rien des projets de son groupe, comme celui d’ouverture d’une autre grande surface à Case-Pilote.

Les vraies raisons des stratégies de rachats-ventes-liquidations de ces messieurs les capitalistes ne sont sûrement pas de « faire du social ». Leur stratégie est de naviguer en fonction des seuls intérêts de leur portefeuille et de celui de leurs actionnaires.

Parfait poursuit son interview en annonçant que « le groupe poursuivra ses efforts en matière de recherche de reclassements et de solutions pour les salariés ». Aujourd’hui, le groupe Parfait est un empire à l’échelle de la Martinique. Il est présent dans la grande distribution (trois Hyper U, adossés à des centres commerciaux), dans la finance et l’immobilier, dans l’automobile (Auto GM,) ou encore dans des sociétés de location de voitures. Cela ne devrait pas être trop compliqué pour lui de reprendre une vingtaine de salariés qui ont déjà servi durant des années à engraisser « le groupe » ! Les salariés n’ont pas à faire les frais des stratégies des grands groupes, ni se contenter de promesses. Robert Parfait - et son groupe - peuvent parfaitement reclasser la totalité des employés du Super U Long pré.


Ozanam, un bailleur social pas très social

Les salariés de la Société d'HLM Ozanam à Schoelcher ont débrayé vendredi 20 janvier. Le mouvement devait être reconduit le lundi suivant. Exaspérés par des réunions successives de NAO (Négociations annuelles obligatoires) sans résultat, ils ont cessé le travail. L'accès des usagers aux bureaux de la société était impossible.
Les grévistes mettaient en avant, entre autres, une souffrance au travail due à un manque d'effectif chronique : le nombre de logements à gérer augmente, sans embauche depuis six ans. Par contre la direction bouche les trous avec des CDD précaires et de la sous-traitance. Et à cela s'ajoutent des revendications d'augmentation des salaires... Les salariés sont soutenus par une intersyndicale FO-CDMT. Bref des problèmes qui se posent dans bon nombre d'entreprises, et qui ont provoqué là la riposte justifiée du personnel.


Guadeloupe:10 000 emplois tout de suite !

Nous publions ci-dessous le tract de nos camarades du journal Rebelle !  

C’est urgent !
10 000 c’est le nombre de jeunes au chômage en Guadeloupe. C’est la cause principale de la violence, en particulier parmi les jeunes.
Il y a de l’argent
Chaque année, la Région, l’État et l’Europe donnent plus de 200 millions d’euros aux grosses entreprises en Guadeloupe… de quoi embaucher 10 000 jeunes au Smic immédiatement !
Il y a du travail
Quand les dirigeants disent qu’il n’y a pas de travail, ils mentent ! Très souvent, un seul salarié doit faire le boulot de deux ou trois personnes. Partout les salariés sont sous pression et finissent par tomber malade. En plus, il y a plein de choses qui ne fonctionnent pas en Guadeloupe. Il faut refaire entièrement le réseau d’eau : il est tellement pourri que plus de la moitié de l’eau fuit des tuyaux avant d’arriver dans les robinets. Il faut reconstruire le CHU, les établissements scolaires et tous les bâtiments publics qui ne sont pas aux normes. Il faut réorganiser l’ensemble du réseau de transports, avec plus de bus qui circulent plus longtemps. Tous ces chantiers doivent être réalisés en urgence et pour ça, il faut embaucher des milliers de personnes.
Il faudra IMPOSER des embauches
En avril dernier, les lycéens de Capesterre en grève contre la « loi travail », sont allés à la mairie pour exiger de l’État la garantie qu’ils trouveront un travail après leur diplôme. Ils avaient bien compris qu’il n’y avait pas d’autre moyen d’obtenir des emplois. En novembre, une cinquantaine de grévistes du CHU ont réussi à obtenir plus de 400 emplois stables.

Rejoignez le mouvement pour les 10 000 emplois tout de suite !


Martinique: Impôts locaux dans le Sud : la colère persiste

Les augmentations des taxes décidées par les élus de la CAESM (Communauté d'agglomération de l'espace sud de la Martinique) ne passent pas. Des manifestations sont organisées pour les dénoncer et réclamer leur baisse, voire leur annulation.  

Un comité s'est formé à Sainte-Luce qui dénonce l'augmentation de 35% des taxes (foncière, habitation, enlèvement ordures). Des voix s’élèvent de plus en plus pour exiger l’annulation de ces augmentations de taxes votées par les élus de l’Espace Sud dirigé par Eugène Larcher, le maire des Anses-d'Arlet. Mis en cause, ce dernier a tenté de dégager sa responsabilité en déclarant que cette décision a été prise par l’ensemble des maires de la communauté. Cynique, il est allé jusqu’à déclarer : « Mais je dois aussi leur tenir un discours de vérité ». Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que cette vérité, il se garde bien de la révéler.

Lorsque François Hollande a décidé de mettre en place le CICE (Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi), il avait également décidé que son financement serait assuré par la baisse des dotations aux collectivités : 1,5 milliard en 2014 et autant en 2015. En d’autres termes, Hollande a décidé d’arroser les patrons et autres capitalistes avec de l’argent public, prélevé sur ce qui constituait la source de financement des collectivités (communes, conseils généraux et régionaux, etc.).

En réponse à une question écrite posée au Sénat, le ministre du budget, un certain... Bernard Cazeneuve, avait déclaré, le 4 juillet 2013 : « Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi est en effet financé notamment par une réduction des dépenses publiques de 10 milliards d'euros. Les collectivités locales doivent naturellement participer à cet effort collectif, aux côtés de l'État et des administrations de sécurité sociale. Le montant de leur quote-part, soit 1,5 milliard d'euros...».

Eugène Larcher et ses confrères le savent bien. Mais ils ont fait le choix de taire les raisons de cette pénurie de ressources des collectivités. Tout simplement parce qu’ils partagent les options du gouvernement : prendre de l’argent public pour engraisser les possédants et faire payer les classes populaires. Mais cette vérité là, les élus au service de la bourgeoisie sont incapables de l’avouer. Aujourd’hui, pour boucler leur budget, et faire face à leurs obligations, les collectivités se retournent vers les classes populaires pour trouver les financements nécessaires. Ce n’est pas à elles de supporter la charge des aides au patronat.


MEETING
VENDREDI 3 FÉVRIER 2017, À 18H, CENTRE RÉMY NAINSOUTA À POINTE-À-PITRE !