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Archives de CO/CO de l'année 2016/CO n° 1168 du 31 décembre 2016/Troisième page

Troisième page

La mode des primaires, une nouvelle façon de semer des illusions

Les primaires du Parti socialiste auront lieu les 24 et 28 janvier prochain. En Guadeloupe, les têtes d’affiche de la gauche socialiste font des pieds et des mains pour rassembler les électeurs de la gauche.

C’était le sens de la dernière visite le 13 décembre dernier du premier secrétaire du parti socialiste Jean Christophe Cambadélis sur le territoire. Après cinq années de politique anti-ouvrière au profit des riches capitalistes, le parti socialiste sent venir la fuite de ses électeurs. Les têtes d’affiche du parti socialiste en Guadeloupe, comme Hilaire Brudey (dirigeant de la section socialiste de Guadeloupe), Gabrielle Louis Carabin (député-maire du Moule), ou Jocelyn Sapotille (maire du Lamentin) ont largement soutenu le gouvernement Hollande dans sa politique. Victorin Lurel, a lui directement participé à ce gouvernement, en tant que ministre des outremers. Les élus du parti socialiste de Guadeloupe ont tous soutenu la politique de cadeaux au patronat : les 41 milliards d’euros offerts aux entreprises, avec le CICE (crédit d’impôt compétitivité emplois) et le pacte de responsabilité ou encore le passage en force des lois anti pauvres comme les lois « Travail » ou « Macron ». Avec le parti socialiste au pouvoir le chômage de masse a continué de grimper, les licenciements se sont multipliés et les conditions de vie se sont aggravées. Alors les électeurs de tous bords ont toutes les raisons d’être dégoutés de la politique menée par le parti socialiste ces dernières années. Mais le seul dégout n'emmènera pas très loin. Par contre, manifester, descendre dans les rues pour exprimer son mécontentement auront un impact bien plus fort pour se défier de tous ces politiciens serviteurs du grand capital. C'est aussi de cette manière que les travailleurs et les pauvres seront sur une meilleure voie pour changer leur sort.


Martinique: Du mandat de gestion de la CTM...à la grande famille !

Le 17 décembre dernier, devant un parterre d’environ 800 personnes, les élus de la majorité indépendantiste autour du MIM (Mouve-ment indépendantiste martiniquais) de Marie Jeanne et de la droite sarkoziste de Yan Monplaisir, à la CTM, présentaient le bilan de leur première année de mandature.  

Tour à tour, les principaux conseillers ou élus en charge de responsabilités dans différents secteurs ont décliné les actions réalisées et celles à venir, annoncé les dépenses et les prochains budgets. Ils ont expliqué qu’ils ont fait au mieux malgré la situation « catastrophique » laissée par les équipes précédentes à la Région et au Conseil général. Branchi, conseiller territorial PCM et président de la commission de finances avait même souligné en présentant le budget 2017 : « il s’applique à ouvrir des perspectives pour amorcer un changement de modèle économique, social et environnemental tout en renforçant et donnant un nouveau sens à l’action sociale ». Excusez du peu ! À l’occasion de cet échange, élus du MIM, du RDM, du Palima, du PCM et ceux de la droite se retrouvaient donc en toute convivialité et presque dans une ambiance festive de fin d’année.

Yan Monplaisir, premier vice-président de l’Assemblée de la CTM et leader de la Droite, est celui qui affichait le plus clairement sa satisfaction et son enthousiasme, relevant que la majorité de la CTM formait désormais une « grande famille ».

De là à appeler de ses vœux une forme d’entente droite / indépendantistes à l’occasion des prochaines élections législatives dans certaines circonscriptions, il n’y a qu’un pas ! Il se dit déjà que le MIM s’abstiendrait d’envoyer un candidat dans la circonscription du Nord pour ne pas gêner l’éventuelle candidature du premier vice-président... Monplaisir !

La belle entente entre conseillers de la droite de Monplaisir et ceux du Gran sanblé indépendantiste n’a rien d’un scoop. Qu’elle aille au-delà du « contrat de gestion pour la CTM » signé à la va-vite au soir du 6 décembre 2015, c’est possible ! Ces élus s’entendent bien pour prôner le « développement du pays », mais en restant avant tout au service des gros possédants et de leur système capitaliste exploiteur !


Janvier 1957 : le début de la « bataille d’Alger »

Il y a 60 ans, le 7 janvier 1957, l’État français a confié les pleins pouvoirs au général Massu dans la ville d’Alger. Durant près d’un an, les militaires ont fait régner la terreur dans la capitale de l’Algérie française, qui allait gagner son indépendance cinq ans plus tard.

 Pendant 132 ans, la France a colonisé l’Algérie. La conquête a commencé en 1830, et ne s’est achevée que vers 1860, car les troupes coloniales françaises ont dû affronter une résistance populaire farouche. La conquête de l’Algérie a été marquée par de nombreux épisodes sanglants, où l’armée française a montré une grande cruauté.

En 1881, le Code de l’indigénat réglemente l’occupation de l’Algérie. Une véritable ségrégation permet l’enrichissement de quelques riches colons blancs, en infligeant des injustices et des humiliations permanentes à ceux que la France a appelé « les indigènes ».

En mai 1945, après les souffrances aggravées par la guerre mondiale, plusieurs manifestations se déroulent pour exiger la libération de Messali Hadj, le leader nationaliste. Elles expriment aussi des revendications indépendantistes. La répression est brutale, notamment dans la région de Sétif, où l’armée française assassine entre 20 000 et 40 000 personnes en quelques jours. La lutte pour l'indépendance reprit directement le 1er novembre 1954, avec des attentats organisés par le Front de libération nationale (FLN) créé au mois d’octobre. Les militaires français réagirent violemment, la torture commença à devenir une pratique courante sous l'oeil bienveillant, voire encourageant, du gouvernement français à l'égard des militaires tortionnaires.

Les socialistes se firent élire en 1956 en promettant la paix en Algérie. Mais une fois élu, le président du conseil Guy Mollet demanda les pleins pouvoirs pour aggraver la guerre. Il reçut le soutien de toute la gauche, y compris du Parti communiste français. À la fin de l’année 1956, il y avait 350 000 soldats français en Algérie.

Au cours de cette année 1956, le FLN organisa de nouveau des attentats dans les quartiers européens d’Alger. Les autorités chargèrent le général Massu de la « pacification ». Le 7 janvier 1957, 8 000 parachutistes entrèrent dans Alger avec tous les pouvoirs militaires, policiers, judiciaires et civils. C’est François Mitterrand, ministre de la justice de l’époque, qui défendit à l’Assemblée nationale la loi remettant les pouvoirs spéciaux à l’armée. La partie arabe de la ville, la Casbah, fut encerclée par des barbelés, et les parachutistes commencèrent à fouiller les maisons une par une. Chaque jour, des dizaines d’hommes et de femmes étaient arrêtés au hasard. Tous étaient torturés, souvent à l’électricité, avec un générateur de courant baptisé « la gégène ». De nombreux Algériens étaient ensuite jetés à la mer par hélicoptère. On estime qu’il y a eu 3 000 disparus. En septembre 1957, l’armée avait atteint son objectif. Le FLN était démantelé à Alger. Mais une grande partie de l’opinion publique française s’est indignée de la brutalité des méthodes de Massu, lors de ce qui est resté dans l'histoire comme « la bataille d'Alger ». Et surtout, le FLN, malgré le démantèlement de ses réseaux terroristes avait atteint son but, à savoir marquer une étape décisive de la lutte pour l'indépendance de l'Algérie. Malgré toute la violence qu’elle a déployée, l’armée française a fini par perdre la guerre. L’Algérie est devenue indépendante en 1962.


Saint-Martin / Sint-Marteen Disputes entre élus sur la frontière de l’île

Les relations entre les élus de la partie hollandaise et ceux de la partie française se sont détériorées, car chacun revendique la propriété de la Marina Captain Oliver, située au lieu-dit Oyster Pond.  

L’origine de la discorde a commencé le 26 octobre dernier. Les autorités françaises ont contrôlé des travaux sur un chantier à Oyster Pond. Elles ont aussitôt mis des barrières et fixé des scellés interdisant l’accès au chantier pour des raisons de sécurité et de défaut de permis de construire. Du côté français, on estime que la frontière passe par le milieu de la Marina, et qu’il possède la moitié de l’eau.

Tandis que du côté hollandais, on affirme qu’il possède l’eau et que la terre appartient à la France. Le Premier ministre de la partie hollandaise de l’île, William Marlin, a demandé à la Préfète de lever ces interdictions. N’ayant obtenu aucune réponse de l’Etat français, il a décidé de boycotter la fête patronale le « Saint Martin’s day ». Dernièrement, le ministre de l’environnement et de l’infrastructure a cessé les discussions avec les représentants de la partie française sur le projet établi en commun pour la construction d’une station d’épuration.
Derrière ce conflit, il y a surtout des intérêts économiques, car la Marina a une licence commerciale hollandaise et paye ses taxes au gouvernement hollandais. Tandis que l’eau et l’électricité sont raccordées aux réseaux français. Ce seront, donc, aux deux Etats, français et néerlandais, de trouver un compromis qui satisfera les intérêts de ces élus, qui ont toujours été de fidèles serviteurs de ces États impérialistes.


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