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CO de 2017/CO n° 1171 du 11 février 2017/Première page

Première page

ÉDITORIAL: Combat Ouvrier appelle à soutenir Nathalie Arthaud
Fillon, Le Pen, Macron, Hamon... dans la course pour servir les riches

ZoomÀ la différence des principaux candidats de gauche, de droite ou d’extrême droite, Nathalie Arthaud ne prétend pas défendre « les intérêts de la France et des Français ». Comme nous, elle ne prétend pas non plus défendre les intérêts de la « Guadeloupe et des Guadeloupéens » ou de « la Martinique et des Martiniquais ». Elle défend les travailleurs et tous les exploités de France, de Martinique et de Guadeloupe.

Car il y a deux France, comme il y a deux Guadeloupe et deux Martinique : d’une part celle des exploiteurs capitalistes, celle du grand patronat, celle des exploiteurs de couleur et surtout des exploiteurs békés encore plus riches, d’une part. D’autre part, il y a la Martinique et la Guadeloupe des exploités, des travailleurs en activité ou privés d’emploi, des petits retraités, celle de tous les pauvres.

Et tous les politiciens qui, aux Antilles, relaient la campagne des Le Pen, Fillon, Macron, Hamon sont des défenseurs des classes possédantes.  

Nathalie Arthaud est communiste, comme nous à Combat Ouvrier !  Pour faire entendre le camp des travailleurs, pour que les travailleurs et les exploités puissent dire qu’ils existent et qu’ils ont des droits à défendre.
Pour crier que le scandale du manque d’eau courante est un crime contre les usagers de Guadeloupe. Les coupables sont tous ces politiciens et notables qui ne font pas ce qu’il faut pour que ça change rapidement. Seule une grande colère collective le fera ! Pour dire qu’il faut éradiquer le chômage, et donc interdire les licenciements, répartir le travail entre tous par la diminution du temps de travail, sans diminution de salaire !
Pour dire qu’il faut exiger l’augmentation des salaires et des pensions à chaque fois que les prix augmentent. Pour dire qu’il faut exiger qu’aucun salaire ne soit inférieur à 1800 euros net ! Et c’est un minimum pour ne pas tomber dans la déchéance et la misère. Pour dire qu’il faut que les travailleurs exercent un contrôle sur les comptes des entreprises.
Pour dire qu’il faut prendre l’argent nécessaire sur les immenses profits du grand patronat. Nathalie Arthaud de Lutte ouvrière et Combat Ouvrier vous appellent à voter pour ce programme. C’est un programme de lutte. C’est un programme de classe, celui des travailleurs, des exploités, des retraités, des classes laborieuses


Guadeloupe: Pôle-emploi : Mobilisation pour la réintégration d’une salariée

ZoomDepuis le mois de juillet dernier, une salariée de Pôle emploi embauchée en contrat à durée déterminée jusqu’en 2013, réclame sa réintégration.

Depuis la fin de son dernier CDD, elle a fait valoir une demande de requalification de son contrat devant le conseil de prud’hommes de Basse-Terre. Elle est restée sur son poste de travail plusieurs jours après la fin de son premier CDD, le service des ressources humaines «oubliant» de lui faire signer un nouveau contrat. Forte d’une décision de réintégration exécutoire prononcée par le conseil de Basse-Terre en avril 2016, elle s’est présentée pour reprendre son poste en juillet. La direction de Pôle emploi Guadeloupe a refusé, la traitant comme un paria. La salariée s’est alors rapprochée de la CGTG pour se défendre. Le 27 janvier, une mobilisation a eu lieu pour faire entendre raison à Pôle emploi. Près d’une soixantaine de militants et travailleurs, majoritairement des ouvriers de la banane, ont décidé d’accompagner cette jeune salariée à son poste de travail à Saint-Claude.

Ce coup d’éclat a mis en lumière publiquement les méthodes de Pôle emploi envers ses salariés. Malgré trois décisions de justice favorables à cette employée, Pôle emploi Guadeloupe refuse toujours de la réintégrer. Le prétexte : la direction a fait appel du jugement du conseil de prud’hommes de Basse-Terre, estimant que cette réintégration est illégale ! L’affaire sur le fond sera jugée en appel en mars prochain.

Cependant, la cour d’appel s’est déjà prononcée sur l’exécution de la réintégration provisoire. La direction de Pôle emploi ayant saisi la cours d’appel en référé, cette dernière a confirmé la décision du conseil de prud’hommes. Elle a ordonné une réintégration de la salariée dans l’attente du jugement sur le fond. Ses collègues de travail ont donc décidé de la soutenir. Elle se rend tous les jours à son poste depuis le 27 janvier ! Un élan de solidarité de ses anciens collègues s’est exprimé et des agents de toute la Guadeloupe participent à une quête pour aider le syndicat à payer les frais d’huissier. La mobilisation pour arracher sa réintégration effective avec paiement de son salaire, se poursuit.


Grèves en série dans les collèges

Les deux collèges de Baie-Mahault, les trois de Saint-Martin, celui du bourg des Abymes, de Petit-Bourg, du Moule, du Gosier, de Goyave, de Sainte-Rose… de nombreux établissements scolaires ont fait grève, ou s’apprêtent à le faire dans les jours à venir.  

Les personnels et les parents d’élèves protestent à chaque fois contre le manque de moyens prévus pour la future rentrée, en septembre 2017. Le rectorat gère depuis de nombreuses années la pénurie, en truquant les chiffres si nécessaire, et refuse de classer l’académie en zone prioritaire. Cela serait pourtant largement justifié, étant données les difficultés sociales auxquelles sont confrontés la plupart des élèves de Guadeloupe. Le résultat de cette éducation au rabais, c’est un échec scolaire massif. L’illettrisme touche un tiers des jeunes en Guadeloupe, et il ne recule pas. Ce que le recteur a prévu pour la future rentrée s’annonce encore pire : classes bondées, postes supprimés, heures supplémentaires en grand nombre… C’est pour cela que les personnels et les parents des collèges (et de certains lycées) se mettent en grève. Le mouvement n’est pas terminé, mais il a déjà permis aux établissements mobilisés d’obtenir plus de classes et plus de professeurs que ce qui était prévu. Cela ne peut qu’encourager les autres à se mobiliser à leur tour !


Saint-Martin: Grève des enseignants au collège de Soualiga

Les enseignants ont entamé un mouvement de grève jeudi 2 février. Ils protestent contre les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.  

Le rectorat a annoncé une baisse de la DGH (Dotation globale horaire), c’est-à-dire, une diminution du nombre d’heures d’enseignement. Cette baisse entrainera des suppressions de postes. Les enseignants dénoncent les conditions de travail qui se détériorent en raison notamment du grand nombre d’élèves par classe. Il sera de 30 élèves au lieu de 24 qui serait l’effectif convenable.

Une délégation d’enseignants et de parents d’élèves a rencontré le jour même le représentant du recteur, Michel Sanz, mais ils n’ont obtenu aucune satisfaction. Ils ont décidé de reconduire la grève. Les professeurs du collège de Mont des Accords ont aussi prévu de se mettre en grève. Ils ont déposé un préavis pour le jeudi 9 février. Ils dénoncent aussi la suppression de dix postes et une augmentation du nombre d’élèves en cinquième et en troisième. Ils réclament l’ouverture de nouvelles classes.


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