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Archives de CO/CO de l'année 2016/CO n° 1164 du 22 octobre 2016/Première page

Première page

Editorial: Combat Ouvrier soutient la candidature de Nathalie Arthaud à l’élection présidentielle et présentera des candidats aux législatives

Zoom « Le premier débat des candidats à la primaire de la droite avait au moins un mérite : montrer leur hostilité à la classe ouvrière. … Suppression des 35 heures ; baisse des allocations chômage ; démantèlement du Code du travail ; réduction des droits des syndicats ; report de l’âge de la retraite à 65 ans ; suppression de 300 000 à 500 000 postes de fonctionnaires ; hausse de la TVA : comme sept perroquets, ils répétaient les mesures les plus réactionnaires. Il faut dire que la droite ne peut pas faire moins que Hollande. Sarkozy ou Fillon veulent maintenant entreprendre ce qu’ils n’ont pas osé faire quand ils étaient aux affaires. Le PS au gouvernement, avec ses mesures favorables aux capitalistes, leur a préparé le terrain. La droite veut abaisser les charges ? Hollande, Ayrault et Valls les ont massivement réduites ! La droite veut supprimer les 35 heures ? Ils lui ont mâché le travail avec les accords de compétitivité. La droite veut démanteler le Code du travail ? La loi El Khomri a déjà supprimé de nombreux droits. » (fin de citation)

C’est pour les mêmes raisons entre autres que Combat Ouvrier soutient la candidature de Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière à l’élection présidentielle d’avril-mai 2017 et que nous présenterons des candidats aux élections légis-latives de juin 2017 dans les deux îles. Nous appellerons les travailleurs, les pauvres, les membres des classes populaires à voter pour nos candidats car il faut que le camp des travailleurs soit représenté dans ces élections. Aux Antilles, les travailleurs et les classes populaires connaissent les mêmes problèmes que ceux de l’hexagone, en pire. Le chômage y est deux fois plus important, la pauvreté encore plus. Même le quotidien de la droite patronale France-Antilles s’en offusque ! Dans un entrefilet titré  « plus pauvres que les pauvres » le quotidien disait encore que le seuil de pauvreté étant de 588 € mensuels, en Guadeloupe il y aurait 19 % de pauvres. Nous ajoutons et 21 % en Martinique. Mais si le seuil de pauvreté était comme en France à 997 € le pourcentage passerait à 33 % de pauvres aux Antilles. Les conditions de travail sont de plus en plus dures dans les entreprises. Dans la Santé, aux Télécoms, à Pôle emploi nos camarades nous rapportent des situations de stress, de dépression, un suicide à Pôle emploi. Quant aux camarades ouvriers agricoles sur les plantations de banane, leurs conditions sont littéralement inhumaines pour des salaires de misère. Les accidents de travail se multiplient. Les directions des services publics et les patrons du privé sont impitoyables.

Face à une telle situation les représentants locaux des grands partis de droite et de gauche ou le camp des patriotes en Martinique qui dirigent la CTM avec une partie de la droite sarkoziste, sont bouche cousue. Ils se comportent en bons gestionnaires d’une situation qui ne profite qu’au patronat et aux riches. La loi sur l’égalité réelle n’est qu’un subterfuge : on donne de la pacotille côté face pour préparer bientôt le plus dur côté pile : suppression de la prime de vie chère, mais augmentation de la TVA et de l’octroi de mer. Et pour les riches : toujours plus de défiscalisation et d’exemptions de charges sociales. Notre campagne électorale autour de Nathalie Arthaud et de nos candidats donnera l’occasion à tous ceux qui ne veulent pas subir sans mot dire une telle situation de mettre un bulletin pour les candidats du camp des travailleurs, pour des candidats révolutionnaires communistes.


Guadeloupe : Rassemblement pour 10 000 emplois tout de suite !

À l’appel des jeunes du journal Rebelle ! et de Combat Ouvrier, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées le samedi 15 octobre devant la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre.

D’autres organisations étaient représentées, notamment la CGTG et le CIPN (Comité International des Peuples Noirs). Une dizaine de personnes se sont exprimées : des militants, mais aussi des travailleurs et des étudiants. Tous étaient d’accord pour affirmer que la violence qui s’aggrave en Guadeloupe est d’abord liée au chômage massif, qui condamne la jeunesse à être sans avenir. Ce premier rassemblement a reçu la sympathie des passants. L’argent existe pour embaucher les 10 000 jeunes qui sont au chômage en Guadeloupe. Cela coûterait 189 millions de payer 10 000 salariés au Smic pendant un an, tout compris. Or chaque année, les dirigeants des grosses entreprises touchent plus de 200 millions de subventions et d’aides diverses, de la part de la Région et de l’État, soi-disant pour embaucher. Les patrons empochent l’argent, et laissent la population s’enfoncer dans la misère et le désespoir, qui sont à l’origine de la violence quotidienne. Le rassemblement du 15 octobre est une première étape pour dénoncer cette situation, et pour exiger les 10 000 emplois qui peuvent être créés tout de suite !


Mobilisation des étudiants de la faculté de Staps

Depuis le 7 octobre, les étudiants en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) se mobilisent pour exiger des salles de cours et les moyens nécessaires pour étudier.  

Les salles de cours sont trop petites pour accueillir l’ensemble des étudiants. En deuxième année par exemple, il y a 140 étudiants alors que la plus grande salle ne contient que 100 places. À chaque cours des étudiants sont donc refoulés. Concernant les activités sportives, la plupart des installations sont en dehors du campus de Fouillole, il faut aller jusqu’à Goyave ou Sainte-Anne pour certains cours. Aucun transport n’est mis en place par les responsables de la faculté. Les étudiants doivent se rendre par leurs propres moyens sur les installations sportives et payer eux-mêmes le transport. Ces mauvaises conditions expliquent le fort taux d’échec en Staps : seulement 18 % des étudiants réussissent leur première année. Soutenus par les jeunes du journal Rebelle !, les étudiants se sont mobilisés le lundi 10 octobre. Ils ont boycotté les cours de l’après midi et ils étaient une centaine à manifester à l’entrée de la fac. Le responsable de l’université en Guadeloupe, M. Destouches, les a reçus mais ne leur a promis… que du vent : les salles promises ne sont pas disponibles et il n’a pris aucun engagement pour le transport. Les étudiants de Staps ont eu bien raison de se mobiliser. Pour obtenir gain de cause ils devront maintenir la pression sur les responsables de l’université et appeler les étudiants des autres filières, qui ont eux aussi de nombreux problèmes, à rejoindre leur mouvement.  

Les salles de cours sont trop petites pour accueillir l’ensemble des étudiants. En deuxième année par exemple, il y a 140 étudiants alors que la plus grande salle ne contient que 100 places. À chaque cours des étudiants sont donc refoulés. Concernant les activités sportives, la plupart des installations sont en dehors du campus de Fouillole, il faut aller jusqu’à Goyave ou Sainte-Anne pour certains cours. Aucun transport n’est mis en place par les responsables de la faculté. Les étudiants doivent se rendre par leurs propres moyens sur les installations sportives et payer eux-mêmes le transport. Ces mauvaises conditions expliquent le fort taux d’échec en Staps : seulement 18 % des étudiants réussissent leur première année. Soutenus par les jeunes du journal Rebelle !, les étudiants se sont mobilisés le lundi 10 octobre. Ils ont boycotté les cours de l’après midi et ils étaient une centaine à manifester à l’entrée de la fac. Le responsable de l’université en Guadeloupe, M. Destouches, les a reçus mais ne leur a promis… que du vent : les salles promises ne sont pas disponibles et il n’a pris aucun engagement pour le transport. Les étudiants de Staps ont eu bien raison de se mobiliser. Pour obtenir gain de cause ils devront maintenir la pression sur les responsables de l’université et appeler les étudiants des autres filières, qui ont eux aussi de nombreux problèmes, à rejoindre leur mouvement.


Martinique: Dans les établissements scolaires les agressions se multiplient

« Ça va mieux » répète François Hollande. Le personnel de l’éducation nationale n'est pas prêt à dire la même chose. Au contraire, au cours du mois de septembre, il a eu à déplorer ou à gérer des incidents graves dans trois lycées.  

Le 21 septembre, au lycée professionnel Dillon à Fort-de-France, un élève mécontent a balancé son sac contre un enseignant. Résultat : une cervicalgie, des contusions et 8 jours d’ITT (Interruption Temporaire de Travail). Le 23 au lycée La Jetée, c’est un message qui circulait de téléphone en téléphone appelant des élèves à venir armés pour régler des comptes avec d’autres élèves. Informés, des gendarmes accompagnés de la sous-préfète du Sud, ont investi les lieux pour prévenir toute bagarre. Le 26 au lycée professionnel Bissol (Petit-Manoir, au Lamentin), au sujet de contrôle de kiosques, une bagarre a éclaté dans l’établissement, entre groupes rivaux. Elle s’est poursuivie jusqu’au bureau du CPE (conseiller principal d’éducation). Il a dû se barricader pour ne pas subir la violence des élèves en furie. Le personnel a cessé le travail et a fait valoir son droit de retrait. On assiste ainsi à une régulière dégradation de la situation dans les établissements scolaires. Il n’y a là rien de surprenant. Depuis des années, sous prétexte d'une baisse du nombre d’élèves, le nombre d’enseignants et de formations proposées reculent et aucune véritable perspective n’est offerte aux jeunes accueillis dans les établissements. À l'extérieur, le chômage connaît une croissance continue. Face à cette situation de délitement de la situation sociale, le personnel concerné exige de travailler en sécurité. Mais ce qui est nécessaire, c’est une réaction plus vive et plus générale du personnel, des parents d’élèves et des élèves, contre la politique gouvernementale d’économies et le délabrement social qui en résulte. .


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