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Archives de CO/CO de l'année 2016/CO n° 1165 du 5 novembre 2016/Quatrième page

Quatrième page

Martinique : À propos de l’intervention de G. Joachim-Arnaud sur France 2

L’intervention de notre camarade Ghislaine Joachim-Arnaud et porte-parole de Combat ouvrier dans l’émission Politique sur France 2 du jeudi 20 octobre dernier a suscité des réactions positives des travailleurs en Martinique.

Bruno Le Maire, candidat aux primaires de la droite était l’invité, et il a été  demandé par la presse à Ghislaine Joachim-Arnaud de lui porter la contradiction par visio-conférence. Avant l’intervention de notre camarade, ce fidèle défenseur des capitalistes a présenté son programme : une sorte de grosse bible de plus de 1000 pages où il promet une baisse massive des cotisations patronales, la suppression de l’impôt sur la fortune, le recul de l’âge de la retraite à 65 ans mais aussi la suppression des 35 heures et la limitation du droit de grève. Il a chiffré à 500 000 le nombre d’emplois qu’il estime nécessaire de supprimer dans la fonction publique.
Il a reçu les réponses qu’il méritait. D’abord sur le fait que ce monsieur a eu le toupet d’interpeler Ghislaine Joachim-Arnaud par son prénom. A la troisième reprise, notre camarade rétorqua fort justement « Non, Monsieur, vous m’appelez Madame Joachim-Arnaud, mais vous ne m’appelez pas Ghislaine. Je ne suis pas votre amie. […] Vous êtes dans un camp, je suis dans un autre ! » A-t-elle dit, avant de commenter le « syndicalisme de dialogue » vanté par Le Maire : « Tout ça, c’est du pipi de chat, vous m’entendez ! On vit dans une société où il y a des patrons, des employeurs, des salariés, des exploités, des millions de gens qui ont des emplois précaires. C’est ça la vérité. Vous voulez supprimer le droit pour les travailleurs de présenter leurs candidats au travers des organisations qu’ils ont choisies. Continuez comme ça, et vous verrez que les opprimés et les exploités sauront se mettre debout. » Dans l’assistance et parmi les journalistes qui l’interviewaient, on a entendu rire aux éclats. Cette émission n’est pas passée inaperçue, en Martinique et en France aussi.
C'était du « pur bonheur »a t-on entendu. Des ouvriers du bâtiment, des chômeurs, des ouvriers agricoles se retrouvant, parfois en groupe partageaient leur joie durant leur repas du midi. Par exemple, ils disaient en créole : « Vous avez vu comment Ghislaine lui a répondu, c’était formidable, elle avait raison. Ce monsieur ne s’attendait pas à cette réponse, tout ça c’est du pipi de chat tout en rigolant. Vous avez vu comment il l’a regardée bouche bée. Nous avons une bonne secrétaire générale (pour ce qui est de la CGTM). On a été content de sa réponse ». Un travailleur a même dit : « elle a parlé comme nous voudrions pouvoir parler pour nous faire respecter ».


Guadeloupe : Succès de la réunion publique du 28 octobre

Le 28 octobre, 85 personnes ont participé à la réunion publique de rentrée de Combat Ouvrier, au centre Rémy Nainsouta de Pointe-à-Pitre.  

Le premier exposé, historique, a porté sur la révolution qui a eu lieu en Hongrie il y a 60 ans. Dans un deuxième temps, nous avons fait le point sur l’ensemble des luttes en cours en Guadeloupe, de la mobilisation des habitants de Capesterre-Belle-Eau contre les coupures d’eau à la grève des agents de Pôle Emploi, et aux autres mobilisations des travailleurs.
Enfin, nous avons expliqué notre participation aux prochaines échéances électorales de 2017, présidentielle et législatives, afin que les travailleurs soient représentés dans ces élections. Ce fut aussi pour Combat Ouvrier l’occasion de présenter ses candidats à ces élections : Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière à l’élection présidentielle, Danielle Diakok aux législatives dans la première circonscription, Marlène Valentino dans la deuxième circonscription, Marie-Agnès Castrot dans la troisième et Jean-Marie Nomertin dans la quatrième circonscription. La réunion s’est terminée par l’Internationale, le chant de lutte des travailleurs partout dans le monde.


Migrants à Calais : la soi-disant opération humanitaire du gouvernement

ZoomDu 24 au 28 octobre, le gouvernement a envoyé les gendarmes pour démanteler le campement de migrants de Calais. Ceux-ci se maintenaient dans ce véritable bidonville mais avec l’espoir de rejoindre l’Angleterre proche où ils ont souvent des parents.  

Le gouvernement déclare avoir « mis à l’abri » 6 000 migrants. Ils ont été dispersés en France, dans des logements moins précaires. Mais certains risquent d’être vite expulsés de France ou de devoir y rester, maltraités par les autorités et les exploiteurs. Les associations de bénévoles qui ont, depuis deux ans, aidé à l’amélioration des conditions de vie et de logement dans le campement de Calais, dénoncent les conditions dans lesquelles ont été traités les migrants. Ceux qui n’ont pas été dans des centres d’accueil et d’orientation ont été enfermés dans des centres de rétention, comme les Haïtiens dans celui de l’aéroport en Guadeloupe.
En fait d’humanité, le gouvernement a choisi de donner satisfaction aux racistes qui ne veulent pas voir les migrants dans leur environnement. C’est une honte que la France refuse d’organiser un accueil décent à quelques dizaines de milliers de réfugiés venus de pays en guerre ou fuyant la misère et la dictature. Pas seulement la France mais toute l’Europe, celle qui a pillé des continents entiers du temps de la colonisation. Les gouvernements européens dépensent des milliards pour faire la guerre en Lybie, en Syrie, en Irak, au Mali, en Centrafrique… Ils privent les pauvres d’Europe de ces sommes exorbitantes dépensées en guerres. Ces derniers croient alors que ce sont les pauvres qui fuient ces guerres qui sont responsables de leurs difficultés : bas salaires, chômage…
Après avoir échappé aux naufrages - 3 800 morts en Méditerranée en 2016 - ces migrants ont subi tous les dysfonctionnements de l’administration à Calais lors de ce transfert. Les soi-disant interrogatoires visant à les orienter ne duraient pas cinq minutes. Des centaines de mineurs ont été « oubliés » à Calais - pas de car, pas de place prévue pour les recevoir. Ils ont dormi dans le campement, effrayés par les brutes d’extrême-droite qui souvent mettent le feu aux baraquements. Il n’y a aucune prévision, aucune organisation rationnelle dans l’action du gouvernement et des politiciens à l’égard du flux migratoire. Tout se fait à la petite semaine ou au jour le jour. Le gouvernement tâtonne et improvise en permanence. Eh oui, pour lui, ce ne sont « que des pauvres, des Noirs, des Arabes » pas des hommes avant tout ! Il flatte un peu les sentiments humanitaires d’une partie de la population mais beaucoup ceux qui accusent par avance les migrants de tous les maux. Les élections approchent. Il tient à montrer qu’il tient compte du mécontentement social d’une partie de la population qui se cristallise de manière révoltante contre l’émigration en général. Les politiciens de droite et d’extrême droite alimentent régulièrement les préjugés racistes et antimigrants pour plaire à une partie de l’électorat. Ce faisant ils déplacent toujours plus le curseur vers la droite, y compris celui de la gauche qui s’y laisse déplacer pour les mêmes raisons électorales.


Bahamas Ouragan Matthew : le gouvernement veut taxer les pauvres

 Suite aux dégâts occasionnés par l’ouragan Matthew, le gouvernement a proposé de créer une taxe spéciale pour financer les réparations. Le montant des travaux est estimé à 600 millions de dollars. Ce projet de taxe porte sur les produits de consommation courante. Il est d’autant plus injuste qu’il frappe la population pauvre des Bahamas qui a durement été touchée par le passage de Matthew. L’archipel des Bahamas est un paradis fiscal : les riches ne payent ni impôts ni taxes sur leur biens et sur leurs fortunes.
Le capitaliste Bill Gates, l’homme le plus riche de la planète qui détient une fortune de 82 milliards de dollars, possède une villa aux Bahamas, sans parler de ses avoirs bancaires… Les partis d’opposition ont voté contre la taxe qui ne sera pas mise en œuvre. Mais eux non plus ne souhaitent pas taxer les riches. Ils proposent de faire des économies au niveau des services publics, ce qui reviendrait là encore à faire payer aux pauvres les dégâts du cyclone Matthew.


Repas de soutien à Combat Ouvrier

Vendredi 11 novembre à partir de 12h.

À Capesterre Belle-Eau, Résidence Kribich - Fromager.

Au choix : bébélé, coq au vin, poison frit. Accompagnement : riz djondjon, riz blanc, Dal de lentilles.
Repas aussi à emporter ! Participation 10 €  

Venez nombreux


Réunion publique de Combat Ouvrier en Martinique

Mardi 8 novembre 18h30 AMEP, 183 route de Redoute, Fort-de-France

Thèmes : Il y a 60 ans, la révolution hongroise
Face aux prochaines échéances électorales, quelle politique pour les travailleurs et les classes populaires ?

N’oublie pas d’inviter ton entourage (famille, collègues, ami(e)s).  


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