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Archives de CO/CO de l'année 2016/CO n° 1165 du 5 novembre 2016/Première page

Première page

Editorial: Élections américaines : Trump et Clinton, des ennemis de la classe ouvrière

ZoomNous reproduisons ci-dessous de larges extraits de l’éditorial de The Spark du 21 octobre, journal de militants trotskystes américains en relation fraternelle avec notre organisation, dont nous partageons les positions.  

Trump est un ennemi perfide de tous les travailleurs. Il cherche à accentuer les divisions au sein de la classe ouvrière. Il encourage la violence raciste et sexiste, et les attaques contre les immigrés.
Trump conserve une base de soutien. Certains, et même beaucoup, ne sont peut-être pas d’accord avec le racisme, la xénophobie et la misogynie de Trump. Ils ont peut-être été attirés vers lui parce qu’il attaque les autres politiciens et joue sur le fait qu’il soit un « outsider ». Mais les supporters de Trump seront marqués par ses attitudes odieuses. Et la perfidie secrétée par Trump ne va pas simplement disparaître après l’élection.
Clinton ne manifeste pas ouvertement des attitudes humaines dégoûtantes comme le fait Trump. Mais, de façon différente, elle est tout aussi dégoûtante. C’est une défenseuse très efficace des intérêts de la classe capitaliste, aux dépens de toute la classe ouvrière. En tant que sénatrice des États-Unis, Clinton a voté pour le sauvetage des banques et autres grosses sociétés avec l’argent des contribuables, pendant la crise financière et la grande récession de 2007-2008.
La classe capitaliste s’en est sortie avec des profits plus élevés et plus de richesse que jamais. Des millions de travailleurs ont perdu leurs emplois, leurs maisons, leurs revenus et allocations. En tant que sénatrice des États-Unis, puis en tant que Secrétaire d’État, Clinton a soutenu les désastreuses et sanglantes guerres des États-Unis, les invasions et bombardements de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye, de la Syrie et du Yémen. Les USA y sont allés pour imposer la domination de l’impérialisme américain. Mais l’action militaire américaine contre des populations civiles a accéléré une terrible spirale de violence et de terrorisme. Démocrates et Républicains, ce sont les deux faces de la même pièce capitaliste. Le seul choix pour les travailleurs est de voter contre l’un et l’autre. Mais comment peut-on le faire dans un pays dominé par seulement deux grands partis ? En soutenant des candidats qui font clairement allégeance à la classe ouvrière. Dans sept États, Alyson Kennedy et Osborne Hart du Socialist Workers Party participent au scrutin pour les postes de président et vice-président (Utah, Louisiane, Colorado, Minnesota, Tennessee, Washington et New Jersey). Dans d’autres États, comme le Michigan, Moorehead et Lilly ont recueilli assez de signatures pour être enregistrés comme candidats.
Voter pour eux est une façon d’envoyer un message à d’autres travailleurs pour dire qu’ils ne sont pas seuls, qu’il y en a beaucoup d’autres qui ressentent la même chose qu’eux, écœurés par les politiques menées par deux partis qui défendent la classe capitaliste. The Spark appelle également à voter pour des candidats ouvriers aux élections locales Dans le Michigan, un parti qui se présente aux élections se proclame fièrement en tant que Parti de la Classe Ouvrière. Ce parti dit que les élections ne changeront pas la situation à laquelle fait face la population. Mais, dit-il, nous pouvons utiliser les élections pour montrer qu’on en a assez des deux partis.
Voter pour un des candidats du Working Class Party (Parti de la classe ouvrière) est un moyen pour les travailleurs de dire qu’ils veulent un parti qui parle au nom de leur classe.
Votez pour : Gary Walkowicz, candidat au Congrès, dans le 12ème district, ou pour Sam Johnson, candidat au Congrès, dans le 13ème district, et, au niveau de l’État, pour Mary Anne Hering, candidate au Bureau de l’État pour l’éducation.


Martinique : LEGTA de Croix–Rivail : la mobilisation a payé

ZoomOn ne connaîtra peut être jamais les vraies raisons qui avaient conduit la DAAF (Direction de l'Alimentation de l'Agriculture et de la Forêt) de Martinique à vouloir écarter le proviseur du LEGTA (Lycée d'enseignement général et technologique agricole) de Croix-Rivail, à Ducos, du poste qu’il occupe. Mais la ténacité de la réaction contre cette décision arbitraire a payé.  

La DAAF qui chapeaute cet établissement avait décidé de muter en Guadeloupe le proviseur M. Aurore. Informé par mail le 16 août 2016, ce dernier avait réagi en saisissant le tribunal administratif. Le 25 août, l’arrêté de la DAAF était suspendu. Celle-ci avait alors fait semblant de respecter la décision de justice, puis était revenue à l’attaque en prenant un nouvel arrêté mutant le proviseur... en Martinique, à la DAAF à Fort-de-France.
Cette tentative de la DAAF de débarquer M. Aurore a toujours paru suspecte. En effet, aucune faute professionnelle ne lui était reprochée. Cette obstination de la DAAF avait conduit plusieurs syndicats et associations à exiger que soit mis un terme à ce harcèlement dont il était victime.
Ce qui a été décisif, c'est la mobilisation active, sur plusieurs semaines, de nombre de ses collègues, d'élèves et leurs parents, etc. Il y a eu des barrages à l'entrée du lycée le 16 septembre... Dans son obstination l'administration s'est essayée au lock-out en fermant le lycée 3 jours avant les vacances scolaires, sous prétexte d'insécurité. La réponse a été l'occupation des locaux de la DAAF, à Fort-de-France, toute la journée du 17 octobre, jusqu’à l'intervention musclée de la police vers 20 heures.
Le ministère de l’agriculture a finalement pris un nouvel arrêté maintenant le proviseur à son poste jusqu’au 30 juin 2017. L’administration parle de mesure d’apaisement. Quelles étaient les raisons de l’administration ? Mystère. Mais toujours est-il qu’elle a reculé devant une mobilisation qui, au lieu de faiblir, s’était renforcée.


Guadeloupe : Affaire Marvin : Tous devant le tribunal de Pointe-à-Pitre le 9 novembre !

Marvin est en terminale au lycée Faustin Fléret de Morne-à-l’Eau. Depuis l’année dernière, il est inquiété par la justice pour des motifs imaginaires.  

Marvin est en terminale au lycée Faustin Fléret de Morne-à-l’Eau. Depuis l’année dernière, il est inquiété par la justice pour des motifs imaginaires.
L’affaire a commencé le 16 novembre 2015, lors du débat en classe après les attentats de Paris. Marvin ne voulait pas y participer. Mais sa professeure de français a insisté pour qu’il parle. Agacé, il lui a répondu une bêtise, qu’il était pour le djihad. Vérification faite, il ne savait même pas ce qu’était le djihad.
La prof s’est précipitée chez le proviseur, qui a voulu faire l’important et a prévenu les autorités. Aucun de ces « responsables » n’a pris la peine de discuter avec Marvin. Ce sont les jeunes du journal Rebelle !qui ont organisé une réunion pour parler de la situation au Moyen-Orient, où la population est coincée entre les bombes des prétendues démocraties (dont la France) et la barbarie des djihadistes. Depuis un an, Marvin et sa famille vivent ce qui ressemble à un mauvais film : garde à vue prolongée, convocations au tribunal pour des audiences interdites au public…
En juin, la police a même évacué de force la salle du tribunal de Basse-Terre : le juge voulait annoncer qu’il continue les poursuites, mais bien à l’abri de la colère des personnes venues soutenir Marvin. Marvin a déjà reçu le soutien de nombreuses personnes et de plusieurs organisations, en plus de Combat Ouvrier et du journal Rebelle !. Le jour de sa première convocation au tribunal, le 23 février 2016, les lycéens de Faustin avaient fait grève.
Marvin est à nouveau convoqué au tribunal de Pointe-à-Pitre, le mercredi 9 novembre 2016 à 8h. Soyons nombreux pour l’accompagner !


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