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Archives de CO/CO de l'année 2016/CO n° 1162 du 24 septembre 2016/Deuxième page

Deuxième page

Martinique Habitation Thébault à Sainte-Marie : Les grévistes ont gagné !

ZoomEn grève depuis le 12 août dernier pour le paiement de leur salaire du mois de juillet et pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail, les ouvriers de l'habitation Thébault ont repris le travail le 12 septembre.  

Les salaires de juillet avaient été payés dans les premiers jours de septembre, mais devant l’attitude méprisante de leur patron, les ouvriers avaient élargi leurs revendications à l’organisation des élections de délégués du personnel, à la mise en place d’une mutuelle, et au paiement des jours de grève.

Le 9 septembre, le patron, Félix Fixy, acceptait finalement la signature d'un protocole d'accord entérinant son recul sur tous ces points : paiement partiel des jours de grève, organisation des élections de délégués, contrat de mutuelle, évaluation des conditions de travail en lien avec l'Aract (Association régionale d'amélioration des conditions de travail), engagement de non-sanction envers les grévistes.

Les grévistes ont donc décidé en assemblée générale la reprise du travail. Ils doivent le recul patronal à leur lutte, avec piquet de grève et discussions quotidiennes des initiatives à prendre. Ce combat leur a montré qu'ils sont une force.


Guadeloupe : Succès du meeting de rentrée de la CGTG

 La CGTG avait invité ses adhérents, et plus largement la population, à un meeting d’information sur le projet de loi sur l’égalité réelle (Loi Lurel) le jeudi 15 septembre à la salle Rémy Nainsouta à Pointe-à-Pitre. Près d’une centaine de personnes ont répondu à l’invitation.

La CGTG a ainsi voulu alerter l’opinion publique sur les dangers de ce projet de loi qui a été discuté le 3 août, en douce pendant les vacances, en conseil des ministres. ( lire l’article sur l’égalité réelle dans le présent journal )

Le 20 septembre la nouvelle ministre de l’Outre-mer sera auditionnée par la commission des lois de l’Assemblée nationale et le débat à l’Assemblée en procédure accélérée est prévu le 4 octobre. La récente grève des employés du Crédit Agricole dont la direction voulait supprimer les 40% a heureusement mis en échec cette tentative de remise en cause de la prime de vie chère.

La décision de manifester le samedi 1er octobre a été approuvée par un vote indicatif à l’unanimité des présents. Le rassemblement est prévu devant la mairie de Pointe-à-Pitre à 9h et tous les travailleurs et la population sont invités à venir nombreux. Une pétition circule sur le site de la CGTG. Elle a déjà obtenu près de 1 400 signatures.


Pou tini dlo, asé pléré! Asé palé, asé ronchoné, annou lévé mové !

Dans certaines communes les habitants sont privés d'eau pendant plusieurs jours. Ce scandale se poursuit depuis des années. Le problème ne vient pas d'un manque d'eau mais de la distribution. Le réseau est pourri. À Capesterre-B-E, le château d'eau de la Guadeloupe, l'eau manque, comme à Fonds Cacao. Les élus sont responsables. Tant que par milliers nous ne descendrons pas dans la rue comme au temps du LKP, le problème ne sera pas résolu. Il faut qu'éclate la colère populaire !


L’Affaire Quidal renvoyée devant la cour de Cassation

Gérard Quidal, l’un des principaux animateurs de la radio indépendantiste, Radyo Tambou, a été convoqué devant le tribunal le 14 septembre. Il l’était pour s’être mal garé alors qu’il accompagnait sa mère chez le médecin, lors de l’épidémie de chikungunya en 2014. Bizarre, mais c’est surtout au militant indépendantiste qu’on en veut.

L’avocat de la défense a fait valoir des irrégularités anticonstitutionnelles au niveau de l’enquête. L’affaire a été renvoyée devant la Cour de Cassation. Une vingtaine de personnes sont venues soutenir ce militant de l’UPLG. Elles représentaient le journal Rebelle !, Combat Ouvrier, l’UPLG, la CGTG, l’UGTG, le SGEG, SOS Environnement. L’avocat a insisté sur l’importance de ce soutien pour la défense.  


Réunion publique de Combat Ouvrier

Vendredi 28 octobre à 18h 30, salle Rémy Nainsouta, Pointe-à-Pitre Thèmes : « Il y a 50 ans la révolution hongroise » et « Face aux prochaines élections, quelle politique pour les travailleurs et les classes populaires ? » La réunion sera suivie d’un débat. Venez nombreux !


Guadeloupe : Gaddarkhan Société d’enrobage : Non aux licenciements !

À la SGEC (Société guadeloupéenne d’enrobés à chaud) le patron José Gaddarkhan annonce 30 licenciements. Il y a bien longtemps que ces menaces de licenciements planaient sur les travailleurs. Pour se justifier, le patron prend l’excuse de la diminution des marchés dans le secteur du BTP. Mais le groupe Gaddarkhan n’est pas un petit dans la jungle des capitalistes. Le patron se garde bien de dévoiler l’état des finances de l’entreprise et d’ouvrir ses comptes en banque. Il cache les profits amassés depuis des années. Le patron préfère proposer des licenciements masqués en ruptures conventionnelles de contrat : de soi-disant « départs volontaires ». Ceux qui ont accepté ces « ruptures conventionnelles » sont partis avec des miettes. Les travailleurs ont intérêt à refuser de se faire jeter comme des kleenex. Pour rappel, quand José Gaddarkhan refusait de payer sa dette à la Sécurité sociale, il avait fait bloquer Jarry et eu gain de cause. Il prétendait que cela empêcherait les licenciements. Si les travailleurs faisaient preuve de la même détermination, ils pourraient mettre un frein aux licenciements.


Licenciements à l’aéroport : les travailleurs indignés

Cinq travailleurs d’« Antilles Sûreté » viennent de perdre leur emploi, brusquement.  Persuadés par leur syndicat d’avoir le droit d’arrêter le travail après une prestation de 10 heures, ils n’auraient pas attendu le dernier avion. Dès leur retour au travail après un repos, la PAF (Police aux frontières) a récupéré leur badge et leur a signifié qu’ils n’étaient pas admis sur le site. En fait la convention dont dépendent ces travailleurs est celle de la sécurité qui prévoit une plage maximale de travail de 12 heures et non de 10. Pourtant personne de sensé n’imagine qu’il est possible de contrôler correctement les personnes et les bagages pendant 12 heures d’affilée. Mais c’est la loi, la loi des patrons ! Des patrons qui n’ont aucun souci de la santé de travailleurs constamment sous pression ni même de la garantie d’une sûreté efficace. Les collègues des cinq exclus se sont réunis nombreux pour prévoir un soutien à leurs camarades. Ces travailleurs sont bien décidés à se battre pour réintégrer leur emploi. Ils n’avaient jamais été sanctionnés. Le patron d’« Antilles Sûreté » qui gère le PIF (poste d’inspection filtrage) avait tout intérêt à diminuer son personnel à la veille d’un appel d’offres. C’est peut-être pour lui un bon prétexte. Mais tous les travailleurs de l’aéroport sont sous le choc et considèrent que le licenciement est injuste.


Le rectorat renforce la précarité

Début septembre, 40 classes des écoles primaires se sont retrouvées sans professeur. Cette situation est le résultat de la politique d’austérité qui perdure dans l’académie de Guadeloupe, comme dans celle de Martinique. Chaque année il y a des suppressions de postes dans le premier degré (les écoles) ou dans le second degré (les collèges et les lycées), et pas suffisamment de postes aux concours. Dans les écoles, le recteur de Guadeloupe se glorifiait de n’avoir pas prévu de suppression pour cette année. Mais pour que chaque élève fasse sa rentrée en ayant un professeur, il fallait faire plus, il fallait créer des postes ! Le rectorat a refusé, pour régler le problème, d’embaucher les inscrits sur la liste complémentaire, c’est-à-dire les personnes qui ont raté de peu le concours pour devenir professeur des écoles. L’administration a fait le choix de recruter des contractuels. C’est la première fois que l’académie enverra des maîtres précaires et sans formation dans le primaire. Derrière les beaux discours officiels, on voit bien que la priorité du rectorat c’est de faire des économies, pas de permettre aux élèves d’étudier dans de bonnes conditions.


Martinique : Le Lorrain : il faut une route décente pour le lycée !

La mise en place du CICE (Crédit Impôt Compétitivité Emploi) a été un cadeau de plus pour les patrons. Il s’est traduit par un prélèvement de plus de 3 milliards d’euros au détriment des Collectivités (communes, conseils départementaux, etc.), qui les prive de moyens financiers indispensables. C’est ce que l'on constate en voyant chaque jour les services publics se dégrader. C’est la situation que vivent les usagers du lycée Joseph Pernock, au Lorrain. La voie d’accès qui relie la RN1 au lycée est une voie communale. Depuis la mise en service de cet établissement en 1977, cette voie s’est peu à peu dégradée. Elle est fréquentée par de nombreux usagers. La municipalité a été interpellée à plusieurs reprises. En décembre 2015, les membres de la communauté scolaire ont déposé une pétition pour obtenir de la municipalité qu’elle réalise les travaux promis depuis plusieurs années. Pas de réponse. Le maire en place comptait sur la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique) pour qu’elle prenne à sa charge les travaux, d'un coût estimé à plus de 300 000 €, trop lourd pour le budget de la commune. Mais le résultat qu'il escomptait n'a pas été celui de l'élection du 13 décembre 2015. Son camp – celui de S. Letchimy – a été rejeté dans l'opposition. Les usagers continuent à subir. Voulant débloquer cette situation, le personnel enseignant et non-enseignant, les parents, les élèves et les transporteurs ont décidé d’organiser une action de sensibilisation le 22 septembre.