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Archives de CO/CO de l'année 2016/CO n° 1163 du 8 octobre 2016/Deuxième page

Deuxième page

Martinique Lycée Pernock du Lorrain : un avertissement

Jeudi 22 septembre a eu lieu une mobilisation à l’initiative des usagers de la voie d’accès qui relie la RN1 au lycée polyvalent Joseph Pernock au Lorrain.  

La presse a pu constater et se faire écho de l’état de délabrement de cette voie communale. Elle n’est pas entretenue depuis des années, faute, selon les élus de la commune, de moyens financiers. Interrogés, des enseignants et le chef d’établissement ont exprimé leur ras le bol. L’élu en charge de l’urbanisme a de son côté essayé de justifier cette situation. Mais face à la détermination de la délégation qu’il a reçue en mairie, il a proposé un rendez-vous le 6 octobre. Le but : que la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique) et la commune du Lorrain trouvent une solution à ce problème qui dure depuis plus de dix années. Il a été rappelé que cette action du 22 septembre n’était qu’une action de sensibilisation. Les élus ont également été informés par les usagers que le problème devrait être réglé à la rentrée des congés de la Toussaint.


TCSP, à Pâques... ou à la Trinité !

Les responsables de la mairie de Fort-de-France et de la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique) se sont à plusieurs reprises renvoyés la balle sur les ondes pour expliquer chacun que c’est la faute des autres si les feux de signalisation du TCSP (Transport en Commun en Site Propre) ne sont pas encore en état de fonctionnement.

Il y a deux semaines, ils ont fini par se mettre d’accord pour mettre en place une équipe de techniciens et faire fonctionner ces feux... à minima. Ainsi, à chacun des carrefours qui seront empruntés par les Bus à Haut niveau de Service (BHNS), on a pu voir ces fameux feux se mettre à clignoter en permanence. Il s'agit de déceler des dysfonctionnements éventuels avant leur mise en service définitive et, peut être un jour, la mise en service de ces Bus Spéciaux. Pendant ce temps, la population, notamment celle du Centre, attend que ce transport en commun soit mis en service et qu’elle puisse se déplacer dans de meilleures conditions.


Guadeloupe : À Sainte-Rose les agents mobilisés font reculer le maire

Les agents communaux de la ville de Sainte-Rose se sont mobilisés pour réclamer des améliorations de leurs conditions de travail et de leur carrière.

Deux préavis de grève ont été déposés par leurs organisations syndicales. La maire, Claudine Bajazet, a été obligée d’ouvrir des négociations. Les agents ont obtenu des engagements concernant la présentation par la maire de l’organigramme des responsables hiérarchiques. La maire s’est aussi engagée à mettre en place un plan d’augmentation des quotas horaires pour 21 agents à temps partiel très réduit, qui travaillent pour la plupart à la caisse des écoles de la commune. Cela fait plusieurs années que les agents revendiquent 28 heures par semaine minimum pour tous. La maire a confirmé que les fiches de notation qui conditionnent l’examen des avancements ont bien été envoyées au Centre de gestion et devront faire l’objet d’un avis en commission avant la fin de l’année 2016. Le régime indemnitaire sera réévalué à un point pour tous les agents qui n’ont que 0,5 point. Une première réunion du comité hygiène, sécurité et conditions de travail est prévue le 25 octobre 2016. La municipalité a prévu de payer un cabinet privé pour effectuer la rédaction du document unique d’évaluation des risques. Des engagements ont été signés aussi sur la formation professionnelle, le transfert des agents de la régie des eaux à la communauté du nord Basse-Terre, l’amélioration des chèques-déjeuner. Les agents ont tout intérêt à rester vigilants pour que ces engagements soient suivis d’effet.


La CGTG lance l’alerte contre le projet de loi sur l’égalité réelle

Lors du meeting de la CGTG du 15 septembre 2016 à Pointe-à-Pitre, les participants avaient appelé à un rassemblement le samedi 1er octobre 2016 pour informer les travailleurs sur le projet de loi sur l’égalité réelle (loi Lurel).  

Il s’agissait de sensibiliser la population sur les dangers de cette loi qui vise à supprimer dans quelques années la prime de vie chère, l’abattement de 30 % pour les impôts. Cette loi préconise aussi d’augmenter l’octroi de mer et la TVA et de « régionaliser » le SMIC (le baisser pour l’aligner sur le montant payé dans les pays de la Caraïbe). Bien sûr ces dispositions ne sont pas clairement énoncées dans le projet de loi mais figurent dans les préconisations du rapport Lurel, les fameuses 35 recommandations. Ce début de sensibilisation a rassemblé une soixantaine de personnes (surtout des militants) qui ont écouté les explications des différents intervenants dont le secrétaire général de la CGTG Jean-Marie Nomertin, Rebelle !, Combat Ouvrier et une camarade du CHU.  


Guadeloupe : Capesterre-Belle-Eau sans eau : les élus sans vergogne !

Le manque d’eau à Capesterre-Belle-Eau est un scandale, comme dans toutes les autres communes, même si à Capesterre, château d’eau de la Guadeloupe, le contraste est plus frappant qu’ailleurs. Pour avoir l’air de faire quelque chose, le maire de Capesterre-Belle-Eau et son premier adjoint, Joël Beaugendre et Jean-Yves Ramassamy, avaient appelé au blocage des axes routiers de la commune le 28 septembre et à une mobilisation massive de leurs administrés.

Mais la population semble aussi lassée des rodomontades des élus que des coupures d’eau. Les élus ont dû d’ailleurs baisser leurs prétentions, en transformant le blocage annoncé en rassemblement devant la mairie. Mais peu de monde s’était déplacé. Les élus de Capesterre-Belle-Eau qui organisent la protestation sont, comme les autres élus, responsables de l’incurie dans le domaine de l’eau. Le problème n’est pas le manque d’eau. C’est le réseau qu’il faut refaire partout entièrement. Et les élus laissent perdurer cette situation.


Basse Terre : manifestation contre le prix élevé du stationnement

 Le mercredi 28 septembre, près de 500 personnes ont manifesté dans les rues de la ville pour protester contre le prix élevé des parkings. Le stationnement est non seulement payant dans les rues principales mais le nouveau silo-parking crée le mécontentement. La place coûte 2,50 euros de l’heure et pour un abonnement il faut payer 90 euros par mois. De nombreux travailleurs de la ville sont obligés de payer leur stationnement pour se rendre au travail. Les commerçants craignent la baisse de leur clientèle. Les enseignants du lycée Gerville Réache doivent également payer tous les jours une place de parking. Le niveau silo qui compte 507 places sur trois niveaux a coûté 12 millions d’euros. Et c’est la population qui devrait payer cher les frais de cette construction ? Ceux qui ont manifesté réclament de la Municipalité des prix moins élevés. Ils ont demandé une rencontre avec le maire Marie Luce Penchard.


Martinique :Encore un travailleur mort pour le profit

Un ouvrier de 63 ans est mort le vendredi 30 septembre 2016 en début d'après-midi, sur le chantier de rénovation de l'église de Fond Saint-Denis. Il semble qu’il aurait marché sur une dalle fragilisée qui l’aurait entraîné dans une chute de 8 mètres.

On a entendu dire : «Comment se fait-il qu’on ait pu ordonner à cet ouvrier de 63 ans de travailler à cette hauteur. Comment se fait-il qu’à cet âge il ne soit pas à la retraite ? Est-ce que les mesures de sécurité avaient été respectées ? ». Dans le bâtiment, une grande partie des patrons ne respecte pas les règles d’hygiène et de sécurité sur les chantiers. Ce qui compte pour ce patronat, c’est de faire travailler un salarié le plus longtemps possible et d’exécuter des tâches le plus vite possible, afin de pouvoir réaliser le maximum de profit. Peu importe l’âge de l’ouvrier.

C’est sans doute ce qui est arrivé sur le chantier de Fonds Saint-Denis. Et c’est révoltant. Les chutes de hauteur sur les chantiers du bâtiment sont souvent mortelles et restent aujourd'hui l'une des premières causes d'accidents du travail. Selon la caisse générale de la sécurité sociale, «elles représentent 16 % des accidents et sont la 1ère cause d'accidents graves et mortels (30 % des décès)».  On sait que dans le BTP les ouvriers sont les plus exploités avec un salaire de misère. Les pressions patronales sont monnaie courante. Avec la nouvelle loi El Khomri, un salarié devra prendre sa retraite à partir de 65 ans et au plus tard à 70 ans.

Le prétexte avancé par les différents gouvernements pour satisfaire l’appétit du patronat c’est «qu’un salarié vit plus longtemps». Avec les conditions de travail difficiles que connaissent les travailleurs du BTP ou ceux de l’agriculture, ils devraient pouvoir prendre leur retraite à taux complet à 55 ans. Mais les capitalistes ne l’entendent pas de cette oreille. Au contraire, d’année en année, ils aggravent les conditions de travail. Alors oui, la société capitaliste est une société injuste, inhumaine et criminelle.


Règlement de comptes à la CTM

Fin 2015, la Région Martinique avait présenté des comptes en excédent. La CTM (Collectivité Territoriale de Martinique), nouvellement élue, s'était, elle, empressée de déclarer un déficit.  

Elle tirait argument qu'une créance de la CACEM (Communauté d'Agglomération du Centre de la Martinique) serait irrécouvrable. La CRC (Chambre Régionale des Comptes) vient de demander que les comptes de la CTM partent d'un excédent fin 2015. Dans ce débat, technique autant que politicien, la majorité (MIM d'A. Marie-Jeanne allié à la droite) de la CTM fustige la gestion passée du PPM, tandis que la CRC vient au secours de S. Letchimy.

« Falsification », « déficit abyssal », les grands mots volent. À l'heure où nous écrivons, la plénière de la CTM du 4 octobre promet d'être houleuse. La population travailleuse, elle, est spectatrice, de très très loin. Elle ne peut que constater que, dans ce combat de coqs, d'un côté comme de l'autre, il n'est aucunement question d'elle et de ses intérêts. Déficit ou pas, le patronat sera toujours prioritaire pour encaisser des aides de toutes sortes et bénéficier de toujours plus « d'allègements de charges ». Là-dessus, nul désaccord entre les politiciens, anciens élus comme nouveaux. Aux élections, comme le disait un révolutionnaire du 19e siècle, les travailleurs ont simplement été invités à désigner ceux qui fouleront aux pieds leurs intérêts à l'Assemblée