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Archives de CO/CO de l'année 2016/CO n° 1153 du 9 avril 2016/Quatrième page

Quatrième page

Obama à Cuba pour les intérêts des capitalistes

Le voyage du président des USA à Cuba marque le changement de politique de l’impérialisme américain par rapport à ce pays. Il marque aussi une petite victoire de ce dernier qui n’a jamais plié malgré l’embargo de l’impérialisme américain, ses tentatives ratées de débarquement et d’assassinat de Fidel Castro. Les USA ne sont pas parvenus à abattre ce pays et son peuple près de 60 années après la révolution castriste déclenchée contre le régime de Batista soutenu par les USA. Ce régime et les USA faisaient régner la misère la plus grande chez les paysans cubains, alors qu’une petite poignée de capitalistes américains et la mafia faisaient de Cuba, disait-on, « le bordel des USA » qui leur rapportait de grands profits. Pourtant ce n’est pas le régime castriste qui a rompu les liens au début avec les USA, ce sont ces derniers qui l’ont fait. Et c’est parce que les USA refusaient de prendre acte de la révolution cubaine et d’admettre les moindres changements en faveur de la population qu’ils poussèrent ce régime dans les bras de l’URSS. Castro n’était pas communiste et il l’a déclaré après la victoire de la révolution cubaine. Ce n’est que forcé d’accepter l’aide de l’URSS qu’il se déclara communiste. Après la dislocation de l’URSS et la réduction de ses aides, Cuba connut une période très difficile : la « période spéciale » où le régime dut faire subir à la population une période de privations très dures. Aujourd’hui les nouvelles relations avec les USA permettront de desserrer l’étau de l’embargo et favoriseront les échanges économiques. Mais cela, ce n’est même pas Obama qui l’a décidé, ce sont les capitalistes américains, depuis déjà un certain temps. Ces derniers savent que Cuba n’est pas un vrai danger pour eux. Par contre, il peut être un marché important et une nouvelle source de profits grâce au tourisme et d’autres investissements. Obama n’a été que le représentant de commerce de ces capitalistes.


L’ÉCHO DE L’AÉROPORT

BRINK’S : ENTRETIENS DE LICENCIEMENTS… Après des mois d’incertitude, 8 collègues ont été convoqués en entretien pour « reclassement », en fait pour licenciement économique. Avant même ces entretiens, ils ont été invités à rester chez eux. Pas même le temps de nous dire au revoir. La direction aurait-elle peur que nous nous mettions d’accord contre elle ? … DÉGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL Travailler à 50 au lieu de 60 ce n’est pas la même chose. Sur les plannings, un de nos deux jours de repos saute arbitrairement. À la borne 42 ou au Régional, souvent un seul manutentionnaire ; il doit s’absenter pour transporter les bagages et le temps qu’il revienne, l’opérateur doit faire son travail en plus du sien propre. Certains jours l’opérateur est carrément seul. Le mécontentement pourrait bien surprendre la direction et la société aéroportuaire pour les contraindre à garder nos 8 camarades. LICENCIEMENT A LA SORI… Une collègue proche de la retraite vient de se faire renvoyer suite à plusieurs avertissements tant de la direction que des collègues. Elle avait peut-être des problèmes mais s’est fait prendre plusieurs fois à partir avec de la nourriture. À penser que c’est « le reste de son salaire » elle a pris de gros risques. Et cela n’empêche pas les actionnaires de la SORI de continuer à nous voler. Il vaut toujours mieux se battre pour être mieux payé. PSC : TRAVAIL EN SOUS-EFFECTIF Depuis quelque temps c’est la pagaille. Nous sommes envoyés sur plusieurs postes, ce qui ne nous permet pas de travailler correctement. C’est aussi très fatigant. Les collègues absents ne sont pas remplacés. Il manque aussi plusieurs badges. Les collègues habituellement de nuit qui en ont travaillent donc l’après-midi sous douane. Mais bien sûr il ne reste qu’un agent la nuit. Résultat le matin les collègues trouvent un aéroport dans un état catastrophique et doivent subir le harcèlement des contremaîtres de la SAGPC. Nous ne comprenons pas pourquoi la direction a renvoyé la responsable qui « remplaçait les absents ».


ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

À PÔLE EMPLOI LES CHÔMEURS NE SONT PAS LES BIENVENUS!
Pôle emploi a décidé de multiplier la mise à distance des chômeurs et des usagers en général. Inscription, demande d’allocation et pointage sur le net. À quand un service public du chômage avec des salariés virtuels ? INFLATION DE DIRECTEURS À PÔLE EMPLOI
Dans tous les services nous croulons sous le travail. Cela n’empêche pas la direction de nous annoncer le recrutement pour la Guadeloupe d’un nouveau directeur régional adjoint ! Un nouveau garde-chiourme payé cinq ou six fois le salaire d’un conseiller, on n’en a pas besoin. C’est par là qu’il faut commencer à faire des économies !
REFUSONS DE GÉRER LES RATÉS DES APRÈS-MIDIS SANS ACCUEIL
Avec NPDE*, les agences fermées l’après-midi sont censées recevoir les demandeurs d’emploi uniquement sur rendez vous. Mais les chefs ne nous ont pas donné la recette pour refuser l’entrée à un chômeur qui se faufile derrière quelqu’un qui entre ou qui sort. On le met dehors ? On le reçoit, ou on fait comme si on ne l’avait pas vu ? On n’est pas des vigiles et encore moins des flics ! *NDPE :Nouveau parcours du demandeur d’emploi ÉCONOMIES, OUI MAIS PAS POUR TOUT LE MONDE ! Des bruits courent que le loyer de la nouvelle direction serait d’un prix exorbitant. Certains avancent même qu’il se monterait à 50 000 € mensuels. Quand on sait que le propriétaire des murs est la SEMSAMAR, ça jase encore plus fort !
NOTRE SANTÉ ? LE CADET DE LEURS SOUCIS
Deux collègues ont exercé leur droit de retrait à la direction régionale. L’air vicié n’a pas été évacué après les travaux, ce qui a fortement incommodé plusieurs collègues. On se demande même s’il y a eu un nettoyage complet de l’immeuble. Les travaux qui ne sont pas terminés se poursuivent pendant les heures de travail ! Les directeurs étaient tellement pressés de nous faire déménager Lomba et Petit Pérou, qu’ils en ont « oublié » l’essentiel : notre santé n’a pas de prix.


ÉCHO DES HÔPITAUX (Martinique)

ON NE FAIT PAS L’AUMÔNE
Le gouvernement voudrait nous faire croire qu’il se soucie de nos salaires. Après 6 années de blocage des salaires, il octroie 0,6 % d’augmentation du point d’indice à partir de juillet 2016 et 0,6 % en février 2017. Et avec la hausse de la cotisation retraite de 0,4 % chaque année, l’augmentation se réduit à 0,2 %. Soit moins de 3 € pour un salaire de 1 500 € ! C’est une blague ?
TOUS CONCERNÉS
Sarkozy a annoncé vouloir faire passer la plupart des fonctionnaires sous régime privé, s'il était réélu. On ne pouvait mieux nous dire que nous sommes tous concernés par cette casse du Code du travail. Les autres politiciens, de gauche comme de droite, moins fanfarons que Sarkozy, n'ont encore rien dit là-dessus, mais soyons sûrs qu'ils nous ont tous dans le collimateur.
PLUS D’INFIRMIERS, ÇA FAIT MOINS DE MORTS
Une étude anglaise publiée récemment prouve l’évidence : davantage d’infirmiers diminue les complications, les durées d’hospitalisation et la mortalité. Lorsque le nombre de patients dont une infirmière a la charge passe de dix à six, la mortalité diminue de 20%.
PROGRAMMATION DES DÉFICITS
Le gouvernement vient de réduire de 1 % les tarifs auxquels les hôpitaux vont facturer les soins à l’assurance-maladie pour l’année 2015. À activité égale, leurs recettes diminueront donc... Et après on viendra encore nous dire qu’il y a un déficit et qu’il faut faire des économies pour revenir à l’équilibre...


LYCÉENS DE GUADELOUPE, MERCREDI 20 AVRIL 2016 : NOU WOULÉ SI YO ! ( on a marché sur eux)

Aujourd’hui on a refait grève contre la « loi travail »… et surtout on a manifesté aux Abymes et à Pointe-à-Pitre.
On était 1500 dans les rues, beaucoup de lycées étaient présents : Pointe-Noire, Abymes (Providence, LGT Baimbridge, Chevalier St Georges), Petit-Bourg (DDH), Baie-Mahault (Convenance, Coëffin), Morne-À-L’eau (Faustin, Richeval), Port-Louis, PÀP (Massabielle, Carnot)… Des collégiens aussi ont participé. On a déjà collecté 241€ pour les bus.
WOULO BA ZÒT TOUT ! ( bravo pour vous tous)
La « loi travail » est un projet du gouvernement qui veut donner tous les pouvoirs aux patrons. Si la loi passe on sera moins payés, on travaillera plus longtemps, et surtout il y aura beaucoup plus de chômage. NOU PA DAKÒ !
Demain jeudi à 18h, débat à l’amphi St Ruf, fac de sciences de Fouillole : pourquoi il faut se mobiliser pour le retrait de la « loi travail ».
Vendredi, les lycéens de St Claude et de Basse-Terre vont faire grève, et une manifestation est prévue.
LWA TRAVAY AWA ! NOU PÉKÉ ROUVIN ÈSKLAV ! ( non à la loi travail on ne retournera pas en esclavage !)


FETE ANNUELLE de COMBAT OUVRIER
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1049 ko - Dernières modifications : 20/04/2016


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