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Archives de CO/CO de l'année 2016/CO n° 1147 du 16 janvier 2016/Troisième page

Troisième page

Jarry : Poursuite de la grève à IDEX ÉNERGIE 971 !

Depuis le 3 novembre dernier deux travailleurs de la société IDEX Énergie 971 sont en grève pour obtenir l’application pleine et entière du statut national des Industries Électriques et Gazières (IEG). Cette société qui est une filiale d’IDEX Énergie est composée de deux salariés qui travaillent sur le site de Jarry Contour Global qui jouxte Diésel Export et sont chargés du traitement des fumées rejetées par cette dernière. La totalité des agents de Diésel Export bénéficient du statut des IEG. Et c’est EDF Archipel Guadeloupe qui a externalisé une partie de la production d’électricité en confiant la charge à la société Énergie Antilles qui a sous-traité à la société IDEX Énergie 971. Les deux travailleurs concernés ont reçu le soutien actif de la Fédération CGTG de l’Énergie. La Fédération a d’ailleurs saisi le tribunal de Grande Instance en référé et l’affaire est passée le 24 décembre dernier. La demande porte donc sur l’application pleine et entière du statut des IEG ce qui permettra aux deux travailleurs d’obtenir une revalorisation de leur salaire et tous les avantages liés à ce statut, notamment pour la mutuelle. L’affaire a été mise en délibéré pour le 22 janvier prochain. Parallèlement la fédération a décidé de saisir le tribunal des Prud’hommes (en référé) pour réclamer le paiement des salaires de ces deux agents et les années antérieures car l’un d’entre eux travaillait depuis 2011 pour Énergie Antilles et l’autre est employé depuis 2013 à IDEX Énergie 971. A ce jour les négociations n’avancent pas avec la direction qui prétend appliquer totalement le statut. En réalité elle le fait à sa façon et partiellement car certaines dispositions des textes signés ne sont pas appliquées. Les deux grévistes continuent leur mouvement et restent déterminés à obtenir l’application du statut des IEG, car ils savent qu’ils ont raison.


Guadeloupe : Les travailleurs de la S.A. Bois Debout ne désarment pas

Le 8 décembre, ils étaient plus de 80 travailleurs agricoles mobilisés devant les Prud’hommes de Basse-Terre. Il s’agissait des ouvriers de la S.A Bois Debout, plantation de bananes dirigée jusqu’à récemment par Louis Dormoy. Les salariés – soutenus par quelques travailleurs d’autres plantations – ont montré leur détermination à obtenir justice sur les salaires que leur doivent L. Dormoy et la S.A Bois Debout. Pendant des années, il ne respectait pas le SMIC en vigueur. Il ne leur versait pas non plus de 13e mois, alors que les cadres de la plantation y avaient droit, en particulier lui-même et ses enfants. Cet exploiteur avait même l’habitude de mégoter sur la prime arrachée par les travailleurs en 2009, qu’il devait payer à chaque travailleur, grappillant chaque année entre 20 et 200 € par an. Ce patron arrogant pensait qu’il avait tous les droits. Mais depuis quelque temps la situation a changé : les travailleurs se sont organisés. Une nouvelle section syndicale CGTG combative a été créée qui a mené plusieurs luttes, au point que la famille Dormoy a du abandonner la direction de la S.A Bois Debout au mois de juin, sous la pression des autres actionnaires. En octobre et novembre 2014, les travailleurs ont cessé le travail pendant plus d’un mois pour dénoncer leurs conditions de travail dangereuses, qui ont provoqué la mort de 10 travailleurs au cours des 25 dernières années. Grâce à cette mobilisation, les ouvriers ont obtenu la condamnation de L. Dormoy en janvier 2015. Pour la première fois, il a été reconnu coupable de la mort sur la plantation d’un ouvrier agricole. En octobre et novembre derniers, Dormoy avait refusé de reconnaître le droit des ouvriers à cesser le travail face à un risque d’accident grave, ce qu’on appelle «le droit de retrait». Il pensait démoraliser les travailleurs, mais son obstination risque de se retourner contre lui. Les salariés lui réclament devant les Prud’hommes, non seulement le paiement des retraits sur salaires effectués lors de ce droit de retrait, mais aussi d’autres sommes qu’il leur doit. L’audience du 8 décembre a été renvoyée au 12 avril 2016. Mais surtout, les ouvriers l’ont assigné en justice pour «violation du droit de retrait et du droit d’alerte». Louis Dormoy et la S.A Bois Debout devront remonter les marches du Tribunal de grande instance de Basse-Terre, le 12 février 2016 à 8h.


Saint-Martin : la grève des enseignants au lycée professionnel

Les enseignants du lycée professionnel de Saint-Martin ont déclenché une grève les mercredi 6 et jeudi 7 janvier. Ils protestent contre la dégradation de leurs conditions de travail. Ils doivent faire cours dans des salles où il fait extrêmement chaud. Il n’y a aucun système de ventilation. Les élèves ne peuvent pas utiliser les ordinateurs à cause des dysfonctionnements du système informatique. Certaines salles n’ont pas d’électricité, ni suffisamment de tables ou de chaises. Le bâtiment, vieux de vingt-cinq ans, est détérioré par endroits et mérite de nombreux travaux. Les professeurs du lycée ont rencontré les dirigeants de la collectivité de Saint Martin qui se sont engagés à satisfaire les principales revendications. Des travaux ont débuté le lendemain de la levée de la grève. Des experts seront chargés de dresser un état des lieux sur l’électricité et sur le système informatique. Cependant, les enseignants restent vigilants. Ils ont suspendu la grève et déclaré qu'ils reprendront le mouvement le 18 janvier s'ils n'ont pas obtenu satisfaction.


Tract unitaire
Document

152 ko - Dernières modifications : 15/01/2016


Guadeloupe : ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

NOUVELLE ATTAQUE CONTRE LES AGENTS ET LES DEMANDEURS D’EMPLOI La direction régionale a réuni les équipes de direction locales pour annoncer son intention de suivre le plan Pôle emploi 2020 en fermant les agences l’après midi pour ne recevoir les demandeurs d’emploi que sur rendez-vous. CHÔMAGE : LE  GRAND PATRONAT COUPABLE  En 2015, le chômage a continué d'augmenter. Il touche maintenant 5,5 millions de personnes. Ce sont toujours plus de personnes victimes des attaques du patronat. Ce n'est pas une fatalité, mais seule la classe ouvrière en lutte pourra éradiquer le chômage, en imposant l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous !   CHÔMAGE : LE CHANGEMENT, C’EST JAMAIS ! L’augmentation du chômage souligne l’échec du gouvernement Hollande sur le problème. Le pacte de responsabilité de Hollande, soi-disant pour diminuer le taux de chômage, n’aura eu au final aucun impact. En réalité ce pacte est une suite de cadeaux aux capitalistes. Pour ses vœux, Hollande a rappelé que le cadeau serait de 9 milliards en 2016 ! On n’est pas près de voir le changement…


Guadeloupe : ÉCHO DES HÔPITAUX

AMA-ARM : ON N'EN PEUT PLUS !
Le personnel dénonce le harcèlement moral qui le détruit et les conditions de travail insupportables. Le planning d'heures supplémentaires est intenable et les congés annuels sont supprimés aux dates demandées. Les agents subissent humiliations et dénigrement.
Par ailleurs, il existe des traitements de faveur au niveau des plannings et des formations. Ils dénoncent un abus de pouvoir et une usurpation de fonction.
Cette situation entraine des dépressions. Elle doit cesser sans délai.
 
PHARMACIE : SITUATION INTENABLE
Là aussi, c'est insupportable! Le travail doit se faire dans l'urgence, toujours sous tension. Les contractuels sont méprisés et on remarque des inégalités dans la notation.
Les conditions de travail et d'hygiène sont déplorables : le local du service technique où sont stockés les solutés a un problème d'étanchéité. Il y a des infiltrations d’eau, de la poussière et des rats.
Au local de Ricou où sont stockés les DMS, là aussi les conditions de sécurité sont inexistantes : chaleur, poussière, écoulement d'eau...
Le quai de la pharmacie n'est pas aux normes : à cause de cela, un collègue a déjà été victime d'un accident de travail.


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