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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1146 du 19 décembre 2015/Troisième page

Troisième page

Conférence de presse de la C.G.T.G. et des organisations qui la soutiennent dans sa lutte contre l’injustice

Mardi 15 décembre de nombreux militants de la CGTG étaient réunis au local du syndicat pour une conférence de presse. À la table, à coté de Jean-Marie Nomertin, Luc Reinette de KARESOL, Humbert Marbeuf du CIPN, Raphaël Cécé pour Rebelle ! et Lucien Viardot, délégué CGTG à Milenis. Dans la salle, Rose Hellen Petit représentait Combat Ouvrier. J-M Nomertin a rappelé « l’affaire Despointes » et la décision de justice scélérate qui a condamné le syndicat à payer, compte tenu de nouveaux frais d’huissiers – nouvelle décision intolérable -, près de 55000€. Par ailleurs, la CGTG avait prévenu la Sécurité Sociale que, en impossibilité de fonctionner, ses comptes étant bloqués, elle ne pouvait payer ses 9000€ de cotisations. Aujourd’hui, la Sécurité Sociale ajoute des pénalités de retard et exige 15000€. Quand on sait les dérogations accordées aux grandes entreprises qui ne paient pas, il apparait que cet organisme s’associe à l’entreprise scélérate de démolition du syndicat voulue par les grands békés et soutenue par les juges de Guadeloupe. J-M Nomertin a noté que contrairement aux allégations de certains qui l’accusent de verser une seconde indemnisation aux békés après celle de l’esclavage, les comptes du syndicat et des délégués CGTG de Carrefour Milenis ont été saisis par ordre de la Justice. KARESOL, CIPN, Combat Ouvrier et le journal Rebelle ! ont apporté leur soutien à la CGTG pour organiser la riposte. Les actions entreprises – déclaration commune signée, pétition, souscription, action du 3 novembre à Milenis, un succès – ont été présentées. L’absence ou le soutien du bout des lèvres d’autres syndicats a été signalée. Lucien Viardot a présenté les NAO à Carrefour Milenis où les tentatives de démobilisation par les patrons ont échoué. Les perspectives de la riposte ont été annoncées : action visant à condamner politiquement les frères Alain et Martin Despointes. Ils devront aussi payer leur forfait. Cela sans que soient pénalisés les salariés de Milenis et les boutiques autour de Carrefour. La CGTG et ceux qui la soutiennent ont réaffirmé la volonté de ne pas accepter ce verdict scandaleux et de ne pas lâcher tant que les agresseurs ne rembourseront pas. .


Guadeloupe : Brink’s Security Services : Les salariés s’opposent à un plan de licenciements

La direction régionale de la Brink’s Security Services (BSS) a décidé de procéder au licenciement économique de 4 opérateurs et 4 manutentionnaires sur l’aéroport Pôle Caraïbes. Les représentants du personnel, après plusieurs réunions du Comité d’Entreprise, ne sont pas convaincus de la nécessité d’un plan de licenciements économiques, cela d’autant plus que nous sommes en état d’urgence et que ce sont ces agents qui sont chargés de faire le contrôle des bagages. Comment comprendre qu’en pleine saison touristique, après les attentats survenus à Paris le 13 novembre dernier, la direction qui devrait augmenter le personnel affecté à cette tâche décide de supprimer des emplois en se moquant éperdument de la sécurité des passagers ? Tous les prétextes sont bons pour faire des économies sur le dos du personnel afin d’augmenter les bénéfices des actionnaires qui eux n’ont que faire de la sécurité des passagers. Les représentants du personnel ont eu une 8ème réunion du Comité d’Entreprise et doivent donner un avis défavorable à la direction pour son plan. Mais avec l’ANI (Accord national interprofessionnel), la direction peut licencier pour motif économique sans avoir besoin de l’avis du Comité d’Entreprise. Elle se contente d’une simple information/consultation. Pire, la direction a essayé de monter les salariés contre les élus partis à Paris pour un Comité Central d’Entreprise en réunissant le personnel pour lui faire croire que les élus font de la rétention d’informations et dilapident le budget de fonctionnement du CE. Les élus ont dû saisir la justice et assigner la direction pour délit d’entrave pour obtenir les documents comptables que la direction refusait de remettre à l’expert-comptable du Comité d’Entreprise. Pour l’heure, le personnel et les élus, affiliés à la CGTG, n’ont pas l’intention d’accepter sans réagir des licenciements non justifiés.


Guadeloupe : Etat d'urgence à Cocoyer-Gosier

Où cela ne va-t-il pas se nicher ? Dans la petite école primaire de Cocoyer au Gosier, en pleine campagne, une «foire aux gâteaux» a été interdite au nom de l'état d'urgence ! Cette activité est organisée chaque fois que l'école veut collecter des fonds pour organiser une sortie scolaire par exemple. Les parents apportant des gâteaux confectionnés par leurs soins et vendus à l'école. Eh bien, cette fois, les autorités ont estimé qu'un attroupement pour manger des gâteaux était trop dangereux. Chaque matin et chaque après-midi, les parents s'attroupent devant l'école pour venir récupérer leurs bambins. Cela sera-t-il aussi interdit ?


Guadeloupe : NAO 2015 à Carrefour Milénis

Le 20 novembre dernier, une coordination Sargasses avait invité les neuf têtes de liste aux élections de la CTM à une réunion pour connaître leur position face à ce fléau, mettant en danger la santé des riverains en particulier et de la population en général. Cette coordination regroupe des habitants du Robert et du François, communes très touchées par le phénomène. Quatre listes étaient représentées dont celle de Combat Ouvrier. Après l’exposé de la situation, un des membres de la coordination a expliqué que celle-ci souhaitait créer un rapport de force afin de faire entendre raison aux élus et aux représentants de l’État dont les mesures insuffisantes furent dénoncées. Notre colistier a saisi la balle au bond, relevant que les autorités n’entendaient que le langage du rapport de force. Il indiqua que Combat Ouvrier se joindrait à la manifestation. Dans un deuxième temps, le témoignage des riverains a mis à jour le fait que depuis 2011, dans certains secteurs, les sargasses n’ont pas été enlevées et que les personnes habitant ces secteurs «souffrent le martyr». Elles se voient obligées de répéter des consultations médicales sans résultat puisqu’elles continuent à être exposées. Elles ont dû renouveler à deux reprises du matériel électronique. Par ailleurs, des promesses de relogement restent lettre morte. Le colistier de la liste Combat Ouvrier a signé la pétition, et puisque la coordination avait décidé de se rendre le mardi suivant à l’ARS (Agence régionale de santé), il a rejoint ses membres sur place. Ceux-ci ont été reçus par le directeur mais face aux réponses, plutôt fades, de ce dernier, ils ont annoncé que le combat continuerait.


Guadeloupe-Martinique : Rentrée 2016 : encore des profs en moins !

Les prévisions du ministère de l’Éducation nationale ont été dévoilées début décembre. Environ 6 600 postes d’enseignants devraient être créés dans les écoles, collèges et lycées de France. Mais, comme chaque année, la Guadeloupe et la Martinique subiront des suppressions de postes. En Martinique comme en Guadeloupe, il ne devrait y avoir aucune création dans le premier degré, et 35 suppressions dans le second degré. Le ministère prétend que ces suppressions sont justifiées, parce que le nombre d’élèves diminue dans les deux académies. C’est un argument inacceptable, quand on connaît les difficultés scolaires que rencontrent les enfants. Pour ne prendre qu’un seul exemple, le taux d’illettrisme des 18-25 ans, qui est de 6% en France, atteint 10% en Martinique, et 14% en Guadeloupe. Cette situation justifierait que le gouvernement crée ici de nombreux postes d’enseignants, au lieu d’en supprimer.


Martinique : Dans la Santé, la situation se dégrade

Le 9 décembre dernier, l’ensemble des organisations syndicales de la Santé en Martinique ont tenu une nouvelle conférence de presse. Il s’agissait cette fois encore pour elles de dénoncer la dégradation des conditions de travail des salariés de plus en plus inacceptables mais aussi la dégradation de la prise en charge des patients dans les hôpitaux et aussi dans les établissements médico-sociaux. Dans leur déclaration elles dénoncent les mesures d’austérité du gouvernement mais aussi la connivence des directions des établissements de santé qui exercent des pressions sur les travailleurs sans fournir de moyens supplémentaires, ni en effectifs, ni en matériels. Elles dénoncent aussi le directeur de l’ARS (Agence régionale de santé) qui est le donneur d’ordre local d’une telle politique. Concernant le CHUM, (Centre hospitalier universitaire de la Martinique), la liste des «variables d’ajustement de la direction» est longue, allant de la réduction des effectifs, par le non remplacement de départs à la retraite, jusqu’au blocage des salaires et la mise en application des avancements au désavantage des agents, en passant par le manque de matériel mais aussi la fermeture de services ou l’externalisation de certaines activités. Les organisations syndicales terminent leur déclaration à la presse en appelant à «une action collective d’une grande ampleur des travailleurs hospitaliers et de la population, afin de s’opposer aux projets néfastes du gouvernement et en rappelant leurs revendications sur les effectifs, les rémunérations des personnels bloquées depuis des années». Elles rappellent que leurs revendications concernent également «l’obtention par les hôpitaux de budgets leur permettant de répondre à leur mission de soins et d’éducation de la population en matière de prévention». Les organisations syndicales, CDMT, CGTM, CSTM, FO, SASM et UGTM, ont aussi indiqué que depuis plusieurs semaines, elles appellent les agents des différents établissements à tenir des assemblées générales communes et qu’elles chercheraient aussi à avoir le soutien de la population elle aussi concernée, en vue d’une action d’envergure dans quelques mois. .


Martinique : S. Tavernier de «Nou pèp la» a choisi clairement son camp

Le rassemblement «Nou pèp la», qui a obtenu au 1er tour 7653 voix (6,34%), comprenait autour de Marcellin Nadeau, maire du Prêcheur, des représentants de courants politiques divers (Modemas, GRS, CNCP, etc.). Il défendait un programme de promesses électorales vagues, du domaine de l'écologie, de la démocratie participative, du soutien à certaines petites entreprises... Parmi eux, comme tête de liste de la section Centre, Samuel Tavernier, du Groupe Initiatives Franciscaines, conseiller municipal du François qui avait soutenu un temps le G20 d'Azerot, le député-maire de Sainte Marie. S. Tavernier a appelé pour le second tour à «faire échec à S. Letchimy et EPMN» c'est-à-dire en clair à voter pour le « Gran Sanblé » de Marie-Jeanne et du capitaliste Monplaisir (du parti de Sarkozy). Cet épisode a encore souligné le caractère de «Nou pèp la», rassemblement opportuniste, bien éloigné du camp des travailleurs.


Guadeloupe : PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN

(Plantations en Lutte)
PENSION DE RETRAITE : UNE MISÈRE  Aux environs de 500€, voilà le montant de la pension de retraite que percevraient nombre de camarades s’ils partent à l’âge légal, à savoir 62 ans. Et cela après plus de 40 ans de dur labeur dans les plantations de bananes. Et beaucoup de camarades retraités du secteur touchent des pensions d’à peine 700€. Un véritable scandale quand on sait la pénibilité du travail dans ce secteur. Sans parler des «poisons» de toutes natures que ces camarades manipulent en permanence.
LES RAISONS DE CE SCANDALE Elles sont multiples. Tout d’abord : - Le travail à la tâche : une tâche est payée 8 heures, mais seulement 4 heures sont déclarées à la Sécurité sociale. - Ensuite, les heures supplémentaires non payées - Mais aussi les journées de travail non déclarées (au noir), autrefois très répandues et que l’on retrouve encore aujourd’hui sur bien des plantations.
LES POUVOIRS PUBLICS S’EN MOQUENT Ces pratiques frauduleuses de certains patrons de la banane, et de bien d’autres secteurs de l’économie, ne sont pourtant pas difficiles à combattre. Il suffirait d’affecter des inspecteurs du travail en quantité suffisante pour combattre «ce travail non déclaré». Au lieu de cela, on diminue leur nombre et qui plus est, le gouvernement fait tout pour mettre des entraves à l’exercice de leur fonction. C’est seulement un bon coup de colère de tous les travailleurs qui pourra mettre fin au «travail au noir»


AVIS AUX LECTEURS

Nous avisons nos lecteurs et nos abonnés que le prochain numéro, celui du 2 janvier, ne paraîtra pas à cette date mais le 16 janvier 2016.


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