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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1144 du 21 novembre 2015/Quatrième page

Quatrième page

LA REVOLUTION RUSSE.

ZoomLe 7 novembre 1917, il y a 98 ans, les ouvriers et paysans révolutionnaires ont renversé leurs dirigeants et ont pris le pouvoir en Russie pour mettre fin à des siècles de barbarie et d’exploitation. Pour comprendre à quel point cette révolution a changé le sort des masses pauvres de Russie, il faut voir comment était ce pays avant la révolution de 1917.

C’était un vaste pays arriéré. La grande majorité de la population ne savait ni lire ni écrire et la Russie connaissait un gros retard de développement par rapport aux autres pays capitalistes comme la France ou l’Allemagne. À la tête du pays se trouvait le Tsar, l’empereur de Russie qui gouvernait et maintenait la population sous le servage, une forme d’ «esclavage», qui n’a été aboli qu’en 1860 c'est-à-dire 12 ans après l’abolition de l'esclavage aux Antilles. C’est dire à quel point le pays était arriéré ! Il y avait quand même quelques usines modernes en Russie ce qui a permis le développement de l'industrie et d’une classe d’ouvriers qui y travaillaient.

Lorsque la boucherie de la 1ère guerre mondiale a démarré en 1914, l’empereur de Russie a envoyé des millions de paysans mais aussi des ouvriers pour se battre comme soldats. La situation était extrêmement difficile au front et aussi pour la population pauvre à l’arrière qui souffrait des privations et mourait de faim. En février 1917, des ouvriers, des paysans pauvres et des soldats en garnison descendirent dans les rues de St Petersbourg pour demander du pain, la fin de la guerre et le partage des terres. Ils ne voulaient plus du tsar! Et cette insurrection força le tsar à partir. Puis, la bourgeoisie russe (qui s’est enrichie grâce au commerce et à l’industrie) prit le pouvoir pour créer un état capitaliste et continuer à exploiter les classes pauvres de Russie.

Sauf qu’en même temps, les exploités commencèrent à s’instruire, discuter, lire des journaux, se politiser bref, à réfléchir sur leur place dans la société. Dans chaque usine, les ouvriers élurent des représentants prêts à défendre leurs intérêts et ces représentants se retrouvèrent dans des assemblées que les travailleurs appelèrent Soviets (Conseils ouvriers). Les paysans pauvres et les soldats eux aussi élurent leurs Soviets.

Ces Soviets couvrirent rapidement l'ensemble du pays et commencèrent à organiser la vie de toute la société (répartition de la nourriture, des vêtements etc.). Au début de l’année 1917, le parti communiste, qui s’appelait alors le parti bolchevik, était minoritaire. Il existait depuis 1903 et rassemblait des ouvriers, des intellectuels qui militaient pour que les exploités mettent fin à la société capitaliste et organisent une nouvelle société basée sur la mise en commun de toutes les richesses : une société communiste. Plus les travailleurs se radicalisaient, plus ils rejoignaient les idées du parti bolchevik.

Les ouvriers se sont armés contre la bourgeoisie en place puis l’on renversée définitivement au soir du 7 novembre 1917 en prenant le palais d’hiver, siège du gouvernement, sans effusion de sang. Ils prirent le contrôle des usines et des fortunes des capitalistes, ils légalisèrent le partage des terres entre les paysans en expropriant les gros possédants. Ils signèrent la paix et surtout ils firent un appel aux ouvriers de tous les autres pays pour qu’ils déclenchent aussi leur révolution. L’État ouvrier russe a duré 6 ans et a sorti la Russie de son arriération. C’est une bonne réponse à tous ceux qui disent que les travailleurs ne sont pas capables de changer la société.

La classe ouvrière russe a donné l’exemple aux exploités du monde entier y compris ceux des Antilles. Même si cette révolution a presque un siècle, les idées communistes révolutionnaires n’ont jamais été d’autant d’actualité, car aujourd’hui encore une minorité de riches capitalistes font la pluie et le beau temps partout sur la planète avec les dégâts que l’on sait sur la vie de chaque exploité !


Haïti : les partis opposés à Martelly manifestent, dans les quartiers la population est menacée.

En Haïti, l’opposition à M. Martelly a manifesté dans les rues de la capitale pour contester les résultats du premier tour de l’élection présidentielle annoncés le 5 novembre par le Conseil électoral provisoire (CEP). Les candidats et leurs sympathisants dénoncent la manipulation du scrutin par le pouvoir en place : Jovenel Moïse choisi par Michel Martelly pour représenter son parti aux élections, a été annoncé en tête avec plus de 32% des suffrages suivi de Jude Célestin de la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne (Lapeh), poulain de René Préval. Un résultat inacceptable pour les partisans de la Fanmi Lavalasse de JB Aristide, Lapeh de René Préval et Pitit Desalin de Jean Charles Moise. Chacune de ces organisations a mis ses troupes dans les rues lors de manifestations séparées et ils ont été plusieurs milliers à craché leur refus de ces résultats. Le Premier ministre Evans Paul affirme qu’il est ouvert à la requête de sept candidats à la présidence et de certains des observateurs qu’une commission indépendante vérifie le résultat préliminaire contesté. La population travailleuse se retrouve une nouvelle fois prise dans les batailles entre des partisans qui se partagent les postes électoraux. Les habitants des quartiers populaires ainsi que les ouvriers de la zone industrielle ne se sont pas mobilisés derrière ces bannières car ils affrontent une autre situation dans plusieurs quartiers de la capitale. Il s’agit d’hommes en armes, des nervis des partis politiques, des policiers qui profitent du climat de répression déclenché par la période électorale pour attaquer la population. Sur les ondes il y a eu plusieurs témoignages des cambriolages où des bandits ont défoncé les maisons, tirant sur les habitants, blessant les enfants. Des femmes et des enfants ont été victimes de violences sexuelles. Dans certains quartiers, pour se défendre des habitants ont constitué des brigades de vigilance en s’armant de machettes, couteaux et tout ce qui peut être utilisé comme arme. Ainsi, à Pétionville un individu a été tué par une brigade de vigilance. Le chef de la police a décrété une interdiction de créer des brigades pour éviter que cette méthode de contrôle du quartier par la population contre les voleurs et les bandits ne débouche sur une mobilisation populaire plus large. Pour la classe ouvrière et les masses pauvres haïtiennes, ces élections restent une mascarade qui n’améliorera en rien leur sort. Leurs intérêts n’étaient pas représentés par aucun des 54 candidats à la présidence, ou des milliers d’autres candidats au Sénat, à la députation et à la mairie. Rien à voir avec les intérêts de la population pauvre qui le jour où elle choisira de se mobiliser saura se donner les moyens pour se défendre et contrôler le pouvoir.


Guadeloupe : ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

UN BON DÉSORDRE POUR COMMENCER À RÉTABLIR UN PEU D’ORDRE Il aura donc fallu un désordre pour que la direction commence enfin à apporter des solutions, partielles, à plusieurs collègues placardisés depuis des années parfois. Malheureusement, il y en a combien d’autres qui souffrent sans rien dire. Il ne tient qu’à eux de faire sauter le mur du silence !

DIVISER POUR MIEUX RÉGNER La direction a essayé, c’est raté ! Au lieu de répondre collectivement aux questions posées par la délégation de la CGTG, elle avait pourtant bien tenté de convoquer en catimini chaque collègue.

CASSE DE NOS MÉTIERS, À QUAND LE PLAN SOCIAL ? Les collègues de l’indemnisation sont en train de se demander que va devenir leur métier avec le tournant radical pris par Pôle emploi : les demandeurs d’emploi s’inscriront par internet, et tout un pan du calcul des droits sera externalisé.

LA VIOLENCE AU QUOTIDIEN, C’EST EUX ! A peine vient-on d’achever l’expertise sur les conditions de travail que les violences de la direction se poursuivent contre nous. Jules César passe en boucle dans les agences pour annoncer la nouvelle politique de Pôle emploi. En oiseau de mauvais augure on ne fait pas mieux.

LA BALLE EST DANS NOTRE CAMP ! Il ne faut pas être grangrèk pour voir où veut en venir la direction, avec l’aval des politiques qui nous dirigent : supprimer des emplois, externaliser un maximum de missions et faire diminuer les chiffres du chômage. Allons-nous rester encore longtemps à subir sans réagir ? C’est la seule vraie question qui vaille la peine d’être posée !

ILS MENTENT COMME ILS RESPIRENT On ne reproche pas aux cadres supérieurs de Pôle emploi de mentir. Mais au moins, faites un effort, mentez bien. Même pour des peccadilles, ils racontent n’importe quoi. Tout en oubliant, souvent, qu’en Guadeloupe, tout fini par se savoir. Du DR en passant par la fille de… jusqu’aux DRA et DT, carton rouge !


L’ECHO DE L’AEROPORT

BRINK’S / SOCIÉTÉ AÉROPORTUAIRE : UNE MACHINE EN PANNE… Depuis une semaine, au Régional, nous devons transporter les colis hors normes à la main. La machine est hors service. Il semble que la société aéroportuaire soit responsable de la non-remise en route de la machine à cause d’un problème d’onduleur. En attendant, deux choses : d’abord à l’heure où les hôpitaux sont remplis de travailleurs souffrant du mal de dos, nous voyons que nous prenons des risques inutiles.

MET LA BRINK’S EN SOUS-EFFECTIF Ensuite ce genre de situation qui se renouvelle souvent nécessite un plus grand nombre d’agents. Immédiatement, cela nous met en sous-effectif. Et pourtant la direction veut licencier !

BRINK’S : DES LICENCIEMENTS SANS AUCUN FONDEMENT… Les comptes de la société ne justifient pas une diminution des effectifs. L’aéroport se vante toujours d’augmentation du nombre de voyageurs. Y aurait-il moins de bagages à contrôler ?


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