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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1143 du 7 novembre 2015/Première page

Première page

Editorial: Travailleuses, travailleurs, électeurs des classes populaires, les 6 et 13 décembre, servez vous du bulletin de vote Combat Ouvrier pour dire que vous n'êtes pas d'accord avec les politiciens, auxiliaires d'une politique tournée contre vous.

ZoomTravailleuses, travailleurs, jeunes, chômeurs, retraités, c'est pour vous donner la possibilité de voter pour votre camp, celui des travailleurs et des exploités que Combat Ouvrier présente une liste en Martinique aux élections à la CTM et une liste aux élections régionales en Guadeloupe. Alors ne ratez pas ce moment ! Nous savons que beaucoup d'entre vous iront voter Lurel, Chalus en Guadeloupe ou pour le clan Marie-Jeanne et Letchimy en Martinique. Mais tous ces politiciens qui se prétendent de gauche sont des serviteurs politiques du grand patronat, des riches békés. Lurel a été ministre d'un gouvernement qui casse les reins des travailleurs. Letchimy est très proche de Hollande et du gouvernement qui fait des milliards de cadeaux au grand patronat. Chalus, Marie-Jeanne sont de la même eau, liés par mille liens aux milieux aisés et riches. Tous ces gens sont du même monde. Du même monde aussi sont ceux de la droite officielle : les Bernier en Guadeloupe, les Monplaisir et les Petit en Martinique. Les politiciens de gauche obéissent au MEDEF (le syndicat des grands patrons exploiteurs), ceux de droite sont le MEDEF ! Mais eux tous sont aux ordres des Hayot, Despointes, Fabre Domergue, Damoiseau et autre Saada. Le gouvernement dit socialiste de Hollande et ses relais en Outremer permettent aux grands patrons d'être exonérés de milliards d'impôt, de millions d'exemptions sociales. Ils ne paient pas leurs cotisations sociales, paient de moins en moins d'impôt. Ils obtiennent tout ce qui peut faciliter l'exploitation des travailleurs. En revanche, ils n'embauchent pas et accroissent leurs profits. Ce sont ces politiciens qui votent les lois en faveur des patrons à l'assemblée nationale qui vous demandent aujourd'hui de voter pour eux. Voter pour eux ce serait voter contre soi-même. Voter pour eux ce serait permettre à une coterie de possédants de l'emporter sur une autre. Alors saisissez l'occasion qui vous est offerte de voter pour une liste conduite par des travailleurs. Ghislaine Joachim-Arnaud en Martinique et Jean-Marie Nomertin en Guadeloupe ! Une liste qui vous dit que seules vos luttes vous permettront de changer votre sort. Ce n'est pas en vous abstenant que vous ferez le mieux savoir votre colère sur le sort qui vous est fait par la gauche, par la droite !! Ce n'est pas non plus en votant pour l'extrême droite raciste et xénophobe, qu'elle soit Front national ou NOFRAP en Guadeloupe. Ceux qui s'en prennent à nos frères haïtiens seront les premiers demain à être contre vous. Personne ne pourra se tromper sur le sens des votes pour les listes Combat Ouvrier. Ils signifieront que le rejet du gouvernement dit socialiste et des notables locaux, soutiens du patronat, vient bien des travailleurs. Servez vous vous de votre bulletin de vote pour faire savoir à tous ces politiciens et leurs amis capitalistes que vous les rejetez. Servez vous de votre bulletin de vote pour envoyer des travailleurs communistes révolutionnaires à la CTM en Martinique et au Conseil régional en Guadeloupe. Oui, nous voulons faire revivre les traditions communistes révolutionnaires du mouvement ouvrier. Nous voulons que les travailleurs reprennent confiance en leur force, qu'ils retrouvent la conscience de faire partie d'un même camp, d'un même bloc et qu'ils soient fiers d'être des travailleurs. A l'intérieur des assemblées nous serons une caisse de résonnance des intérêts des travailleurs et de tous les exploités. Les 6 et 13 décembre votez Combat ouvrier ! Votez pour la liste conduite par Ghislaine Joachim-Arnaud en Martinique Votez pour la liste conduite par Jean-Marie Nomertin en Guadeloupe !


Guadeloupe: Manifestation de La CGTG contre les riches békés Despointes et la répression anti syndicale.

Un cortège dynamique de 300 militants de la CGTG s’est rendu le mardi 3 novembre aux environs de l’hyper marché Milenis pour protester contre la condamnation scandaleuse dont ce syndicat est victime, à l’instigation des deux principaux actionnaires, les riches békés Despointes. Les manifestants sont restés sur place une grande partie de la journée, en distribuant des tracts et discutant avec le personnel et la population. Sur des pancartes et panneaux, la CGTG exprimait sa colère et son rejet face à une décision de justice dont elle fustige le caractère de collusion de classe et le négationnisme. La CGTG avait lancé un appel à la grève pour la défense du syndicat et pour dénoncer : - - l’alliance totale entre le patronat et le gouvernement - - l’alliance du pouvoir judiciaire et des gros patrons, notamment les Békés - Toutes les mesures antisociales : l’ANI, la loi Macron, la loi Rebsamen, la remise en cause du code du travail, les salaires impayés, la précarité, les licenciements - - la répression antisyndicale. Dans un communiqué de presse, elle rappelait que ses comptes ainsi que celui d’un des ses militants avaient été saisis par les Despointes, en plein mois d’août, pour une valeur de 15 978 euros chacun. La CGTG s’était élevée en 2013 contre un plan de 28 licenciements dans cette entreprise. Dans un tract, elle argumentait que les Despointes avaient largement les moyens financiers de maintenir l’emploi en prenant sur leur fortune personnelle. Elle rappelait ce fait connu de tous et maintes fois exprimé : le grand patronat a accumulé son capital sur l’exploitation des travailleurs : les salariés modernes et dans les siècles qui ont précédé l’abolition, les esclaves. C’est pour avoir écrit cette phrase : « la famille Despointes a bâti toute sa fortune sur le traite négrière, l’économie de plantation et l’esclavage salariat. » que la CGTG a été condamnée en diffamation ! Face à la répression antisyndicale et l’atteinte à la liberté d’expression qu’elle subit, d’autant plus qu’elle concerne une vérité historique, la CGTG fait appel au soutien des personnalités et des politiques qui tiennent à préserver ces valeurs. Certains se sont déjà exprimés en sa faveur par la publication de textes de soutien. Elle a lancé une souscription. Tous ceux qui refusent que l’expression syndicale ou politique soit réduite au silence sont invités à y contribuer en adressant leur soutien à la CGTG, 4 cité artisanale de Bergevin à Pointe-à-Pitre. Rappeler que l’exploitation des travailleurs salariés et esclaves a enrichi des familles békées est un droit qui ne doit pas être bafoué. Combat Ouvrier s’associe pleinement au soutien à la CGTG.


Martinique : des ouvriers agricoles victimes de l’exploitation capitaliste

Joseph De Meillac, ex-patron de l’habitation Leyritz à Basse-Pointe est décédé récemment. Les 34 ouvriers que compte l’entreprise ne savent pas quel sera leur sort. En effet, les deux enfants héritiers ne seraient pas intéressés par la succession de l’habitation. Résultat, elle devrait être mise en vente. Mais, selon les héritiers, pour trouver un « investisseur », il ne faut garder que 10 hectares de culture en bananes et laisser en friche, 20 hectares de terre sur les 30 hectares de la plantation. C’est ainsi qu’une vingtaine d’ouvriers sont actuellement menacés de licenciement. La famille De Meillac avait prévu son coup au préalable…, en prenant soin de ne prévenir aucun ouvrier. Dans cette société injuste où la propriété de l’entreprise et de la terre est une propriété privée, aux mains du patron pour faire le profit maximum, le sort des travailleurs ne compte pas.


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