Site

Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1142 du 24 octobre 2015/Deuxième page

Deuxième page

Martinique Éric Hayot derrière Serge Letchimy

ZoomDe gauche à droite : Arthein, Flémin, Kancel, Mona CadoceEric Hayot a-t-il mangé son chapeau, ou plutôt le bakoua qu'il se plaît à arborer ? Toujours est-il que ce soutien de longue date de la droite martiniquaise vient d'annoncer soutenir Serge Letchimy pour l'élection à la CTM. Battu au Saint-Esprit aux dernières élections municipales, il tente peut-être de rebondir ainsi. L'ancien membre du RPR et de l'UMP rejoint donc Chantal Maignan et Christian Rapha du Parti Régionaliste Martiniquais (classé à droite) dans l'équipe de ceux qui disent vouloir ramer pour la victoire de la yole “Ensemble pour une Martinique Nouvelle” barrée par le dirigeant PPM. Si ces gens de droite se sentent très à l'aise dans le soutien à Letchimy et ce dernier c'est qu'au fond il n'y a pas de différence fondamentale entre cette gauche là et la droite. Ils se retrouvent tous dans le même monde de notables à la recherche de postes.


Israël face à une troisième révolte généralisée

Depuis le 4 octobre, à Jérusalem et en Jordanie, des scènes de violence réapparaissent et rappellent celles des deux intifadas, de 1987 et de 2002. En plus des pierres et des armes des Palestiniens des territoires, les Palestiniens israéliens utilisent maintenant l’attaque au couteau. Ces derniers attaquent individuellement les militaires israéliens. En deux semaines, il y a eu sept morts du côté israélien et une trentaine du côté palestinien. Le gouvernement israélien répond par la force militaire, ce qui ne fait pas reculer tous les jeunes qui continuent d’attaquer. De nombreux Palestiniens sont arrêtés. Les quartiers palestiniens ont été bouclés par la police. Le 5 octobre la bande de Gaza a été bombardée. Ces attaques ne font que renforcer la détermination des jeunes Palestiniens. Benyamin Netannyahou, le premier ministre israélien, continue de protéger les colons qui s’installent de plus en plus en Palestine. La communauté internationale reconnaît un état palestinien en paroles mais ne soutient pas réellement un territoire dont la population n’a cessé de se battre contre l’avancée des colons israéliens. Tant que les Palestiniens seront considérés par l'état d'Israël comme des étrangers dans leur propre pays, aucune paix réelle ne sera possible.


Martinique : «Plus jamais ça» c'est combattre cette société qui engendre la violence.

En sept. 2010, Teddy Léopoldie avait été tué à coups de couteaux à la sortie du lycée Lumina Sophie à SchoelcherLe lendemain, jeudi 15 octobre, au lycée professionnel Frantz-Fanon à Trinité, à l'intérieur d'une salle de classe, une expédition punitive de lycéens munis d'armes blanches a fait plusieurs blessés. L'un d'entre eux, touché gravement, a dû être transporté à l'hôpital en hélicoptère. Ce dernier fait de violence, en particulier, a provoqué de nombreuses réactions. Le maire, un représentant du rectorat, la vice-présidente de la Région, se sont déplacés dans la journée. Mais quelles solutions les autorités, qui défendent la société telle qu'elle est, peuvent-elles proposer ? Cette société impose aujourd'hui le chômage à plus de la moitié de la jeunesse. De nombreux lycéens ont manifesté le lendemain à l'entrée de Frantz-Fanon, voulant s'exprimer contre la violence. De telles manifestations montrent qu'une grande partie de la jeunesse refuse la spirale de la violence imbécile et aveugle. Mais il ne peut pas suffire de crier «Plus jamais ça». «Plus jamais ça» a déjà été, ces dernières années, le slogan principal de nombreuses manifestations à l'occasion de faits semblables, trop fréquents. Le chômage, les licenciements, l'inégalité sociale, forment une violence destructrice imposée par la société capitaliste à toute la jeunesse. Pour vraiment agir dans le sens de la générosité et du désir de ne pas céder à la violence inconsciente, c’est contre la violence sociale de la société capitaliste qu’il faut lutter.


L’État veut attaquer la prime des fonctionnaires d’Outremer.

La Cour des Comptes accuse les 40% de «peser lourdement sur le budget de l’État et des collectivités territoriales» et propose de la réduire jusqu’à 14,8%. C’est une manière de préparer les fonctionnaires antillais, guyanais et réunionnais à l’idée qu’elle pourrait être carrément supprimée. Beaucoup plus que les hauts fonctionnaires, c’est aux travailleurs des plus petites catégories, aussi les plus nombreux, à qui l’on veut imposer ces sacrifices. Comme son nom l’indique, la prime de 40% de vie chère sert à pallier le coût élevé de la vie dans les territoires d’Outre-mer. Aujourd’hui encore, cette prime permet à de nombreuses familles des classes populaires de garder la tête hors de l’eau. Pour rappel, la prime de 40% n’a pas été donnée en cadeau. C’est en 1953, après une grève de 62 jours déclenchée simultanément en Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion, que les fonctionnaires locaux l’ont obtenu. Avant cela, seuls les fonctionnaires métropolitains venus travailler dans les DOM touchaient une indemnité d’éloignement de 40%, une indemnité de recrutement de 25% et une indemnité d’installation équivalente à six mois de salaire. En se battant pour cette prime, les fonctionnaires des Dom se battaient aussi contre les discriminations. Régulièrement, depuis une trentaine d’années, des gouvernements successifs ont tenté de supprimer les 40%. Jusqu’à maintenant, ils ont reculé devant la menace d’une mobilisation générale contre une telle décision.


Martinique : Élections à la CTM. Quelques réactions entendues dans les quartiers populaires.

En Martinique, la violence, notamment celle de certains jeunes, fait encore une fois la une de l'actualité. Le 29 septembre, dans le foyer social Acise à Fort-de-France, une victime a reçu plusieurs coups de couteau à la joue et à l'oreille. Samedi 10 octobre, dans une discothèque du Lamentin, un vigile s'est fait tirer dessus deux fois et a été blessé au bras. Mercredi 14 octobre, aux abords d'un kiosque du quartier Montgérald à Fort-de-France, où des jeunes ont l'habitude de se rencontrer, un jeune de 26 ans a été tué par balles. Les fonctionnaires coûteraient trop cher. C’est ce que l’État rabâche régulièrement, surtout en cette période où le gouvernement s’attaque aux travailleurs pour faire des milliards d’euros d’économies. Après déjà quatre années de blocage, le gouvernement a encore gelé le point d’indice dans la fonction publique pour 2015 et 2016. Cela signifie que le salaire des fonctionnaires n’augmentera pas pendant encore deux ans. Ici, en plus de geler les salaires, les autorités veulent s’attaquer à la prime de 40% de vie chère que touchent les fonctionnaires. Ceci non plus n’est pas nouveau. Dans le cadre de la campagne pour l’élection à la Collectivité Territoriale de Martinique, des réunions chez l’habitant ont lieu autour de militants et sympathisants de Combat Ouvrier. Nous discutons avec les habitants dans les quartiers, sur les marchés, dans les entreprises. A ces occasions, nous entendons diverses réactions de la population pauvre. Il y a celles et ceux qui sont dégoûtés, écœurés d’assister quotidiennement à une concurrence entre les hommes et femmes des partis politiques traditionnels, tels que "Ensemble pour une Martinique nouvelle" dont le leader est Serge Letchimy et le "Gran Sanblé" dirigé par Alfred Marie-Jeanne. Ils nous disent que «tous ces hommes politiques ne pensent qu’à leurs ambitions personnelles. Ils ne cherchent qu’une chose, obtenir des postes dans cette nouvelle collectivité. Ils ne sont pas encore  élus qu’ils ne pensent qu’à eux, c’est-à-dire qu’ils nous ont déjà oublié. Alors, ce n’est pas lorsqu’ils seront élus à la CTM qu’ils penseront à nous. Alors, je n’irai pas voter». D’autres affirment leur soutien soit à Marie-Jeanne soit à Letchimy et enfin d’autres encore nous encouragent et soutiennent notre camarade Ghislaine Joachim-Arnaud, ils nous disent que c’est elle qui a raison, parce qu’elle dit la vérité. Nous avons aussi eu l’occasion de discuter avec des militants du "Gran Sanblé" ou du PPM. Certains ne veulent rien entendre, mais d’autres sont mal à l’aise lorsque nous leur expliquons que leurs partis ou leurs organisations ne défendent pas les intérêts des travailleurs dans leurs déclarations à la radio et télévision et leur programme politique exposé dans les rassemblements. Nous leur disons que leurs dirigeants ne remettent pas en cause le système capitaliste. Au cours de réunions organisées dans les entreprises, les discussions sont plus directes. Il y a ceux qui soutiennent l’un des deux camps politiques autour du PPM ou du MIM. Mais lorsque nous développons notre programme politique, Ils reconnaissent devant leurs collègues de travail que nous avons raison. Et certains travailleurs ne se gênent pas devant leurs collègues pour leur dire : «S’il y avait beaucoup plus d’ouvriers qui soutenaient la liste de Combat Ouvrier, la liste du camp des travailleurs contre l’exploitation capitaliste, on ne serait pas dans cette situation de misère actuellement». En tout cas, cela montre qu’il y a bien une fraction de travailleurs et de pauvres qui comprennent notre programme politique et qui ne se font aucune illusion sur les belles paroles et promesses de tous les notables politiciens.


Guadeloupe : Combat Ouvrier s'adresse à la jeunesse.

Réunion publique samedi 14 novembre à partir de 10h Salle Rémy Nainsouta à Pointe-à-Pitre !

POURQUOI LA JEUNESSE A INTERÊT À REJOINDRE LES COMMUNISTES RÉVOLUTIONNAIRES ET LE CAMP DES TRAVAILLEURS ?

Avec Jean Marie Nomertin, candidat de Combat Ouvrier aux élections régionales des 6 et 13 décembre 2015.


Martinique : RÉUNION PUBLIQUE Avec Ghislaine JOACHIM-ARNAUD

Ghislaine JOACHIM-ARNAUD Tête de la liste COMBAT OUVRIER

Dimanche 15 novembre 2015 9H30 à l’AMEP 183 route de Redoute - FDF:

Face au pouvoir du grand capital Non aux notables, oui aux vrais défenseurs des travailleurs et des exploités !

Envoyons des travailleurs combatifs à la CTM !


Bookmark and Share