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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1142 du 24 octobre 2015/Première page

Première page

Editorial: Licenciements, casse du droit du travail, sur exploitation voilà le dialogue social! !

ZoomLa conférence sociale de Hollande s'est ouverte lundi 19 octobre à Paris. Le président de la république a annoncé une réforme du droit du travail. Tout en disant qu’"il ne s'agit pas de toucher aux principes du code du travail, à la durée légale du travail, au SMIC, au contrat de travail", il s'agira bien d'y toucher. IL est quand même très symbolique qu'au moment où s'ouvre cette " conférence sociale", la loi Macron sur le travail du dimanche vient de s'appliquer. Il sera possible à toute une série de commerces d'ouvrir les dimanches et de rester ouverts jusqu'à minuit ! A la poste, les facteurs travailleront le dimanche 20 décembre. C'est un premier pas vers le travail le dimanche. Tout aussi symbolique sont les nouvelles dispositions sur les retraites pouvant aller jusqu'à 64 ans..avec un système de bonus malus..qui ne sont en réalité que des malus malus. C'est la voie ouverte vers la retraite..à 64 ans tout simplement. Sur le travail du dimanche, des travailleurs ont été interviewés sur les chaînes de télé. Ceux qui acceptent de travailler le dimanche mettent en avant les primes qu'ils vont toucher. Et visiblement ce n'est pas de gaieté de cœur qu'ils ont accepté. Le but de la réforme du code du travail, comme celui de toutes les mesures sociales prises ces dernières années est de satisfaire les exigences du grand patronat. Ce dernier réclame de lever tous les obstacles à l'exploitation qu'il entend renforcer sur les travailleurs dans les entreprises. La contre partie très floue serait qu'il embaucherait si la tâche lui était facilitée. Mais facilités après facilités, le patronat ne donne rien. Hollande parle de " dialogue social" alors que lui même et son Premier ministre viennent de se livrer à un "monologue social" particulier en traitant les salariés d'Air France de voyous. Ils les ont traités comme de véritables criminels en envoyant leur police arrêter ces camarades à 6h du matin, chez eux. Ils n'ont pas eu un mot pour critiquer le plan de licenciement de 2900 salariés, et critiquer la violence des plans sociaux d'Air France. Tout ça parce que des dirigeants d'Air France ont eu leur chemise déchirée et ont du fuir la colère justifiée des salariés. Ce n'est qu'après que des délégués CGT aient refusé de serrer la main de Hollande que ce dernier a eu quelques mots vaguement critiques envers les patrons qui licencient. En Guadeloupe, les licenciements sont nombreux actuellement : 15 salariés de la chambre de commerce, 14 de l'hôtel St Georges de Saint Claude, 150 à l'hôtel Manganao, 49 bientôt au journal France Antilles. On parle de futurs licenciements à l'usine Gardel. Sur les plantations de banane, à la SCA Dumanoir, un plan de licenciement est mis en place. En Martinique plusieurs dizaines de licenciements ont eu lieu à l'hôtel Marouba et à l’Hôtel Club de Trois Ilets. Le voilà le dialogue social, côté patronat : licencier et ensuite empocher les millions d'aides du crédit d'impôt, les millions de subventions, d'exonérations de charges sociales, d'aides de toutes sortes à l'embauche-sans embaucher. Il faut interdire les licenciements, qu'ils soient réels ou déguisés sous forme de suppressions de postes! Les serviteurs politiques du patronat, que ce soit Lurel, Chalus, Michaux Chevry, Penchard, Bernier, Marie jeanne, Letchimy, Petit ou Montplaisir sont là pour faire accepter les sacrifices aux travailleurs. Avoir conscience de cela c'est déjà, pour les travailleurs, le début de la mobilisation. Ceux d'Air France ont montré leur colère. Chez des milliers d'autres travailleurs la colère est contenue pour l'instant. Mais tôt au tard, elle explosera à la face des Hollande comme des Sarkozy et de leurs auxiliaires d'Outremer.


Guadeloupe : La CGTG se mobilise contre l'attaque patronale des riches Békés Despointes

La CGTG (Confédération Générale du Travail de Guadeloupe) fait face à une attaque patronale, en la personne des frères Despointes, actionnaires de la société SOPHYPER (Carrefour Milenis). Ces derniers se sont estimés diffamés par un tract par lequel la CGTG s’insurgeait contre un plan de licenciement de 28 travailleurs de l’entreprise. Pour rappeler que les Despointes avaient les moyens financiers de maintenir les emplois, la CGTG écrivait «Despointes n’a qu’à prendre sur sa fortune personnelle pour éventuellement combler des pertes supposées, si tel est le cas». Et rappelait dans de contexte «que la famille Despointes a bâti toute sa fortune sur le traite négrière, l’économie de plantation et l’esclavage salariat.» La CGTG a été condamnée à un total de plus de 53 000 euros d’amende, en première instance, puis en appel. Les Despointes espèrent sans doute nuire au fonctionnement de la CGTG en l’attaquant au porte-monnaie. Cette offensive patronale soutenue par la justice n’est pas isolée. Pour s’attaquer plus librement aux travailleurs, il faut aussi lier les mains des syndicats. En France, les salariés d’Air France luttent contre un plan de 2900 suppressions de postes. Pour des chemises de DRH (directeur des ressources humaines) déchirées, six salariés ont été interpelés chez eux à 6h du matin et placés en garde à vue, comme de dangereux criminels. La CGTG, loin de se laisser déstabiliser par cette agression financière, organise sa riposte. Dans un premier temps, elle est intervenue auprès du tribunal d’instance pour réclamer un étalement du paiement de la condamnation. L’audience qui s’est déroulée le 6 octobre a donné lieu à un rassemblement d’une centaine de militants. L’avocat des Despointes, comme on pouvait s’y attendre, a fait part du refus de ses clients. Le délibéré sera rendu le 10 novembre. La CGTG appelle tous ceux qui sont révoltés par cette condamnation et les relents colonialistes de toute l’affaire à la soutenir. Des soutiens lui sont déjà parvenus sous diverses formes, de Guadeloupe, de France et de l’étranger. Si patrons et justice se sentent autorisés à infliger une condamnation aussi lourde pour un tract, cela remet en question non seulement la liberté d’expression, mais l’existence même des syndicats de lutte de classe. Ne seront tolérés par les maîtres que ceux qui auront leur bénédiction ! C'est inacceptable ! Face à la violence croissante des licenciements, des bas salaires, de l’exploitation, les travailleurs n’ont aucun intérêt à rester passifs. La CGTG appelle ses syndiqués et tous les travailleurs conscients de la nécessité de réagir à une grève le mardi 3 novembre. Combat ouvrier s’associe à cet appel. TOUS EN GRÈVE LE MARDI 3 NOVEMBRE !


Martinique (LP Dillon) : La mobilisation a payé

Les vendredi 25 et lundi 28 septembre 2015, la communauté scolaire du Lycée professionnel de Dillon s’était mobilisée. Elle exigeait du rectorat de Martinique qu’il affecte sur un poste vacant depuis la rentrée dans cet établissement, un professeur initialement nommé dans l’académie de Versailles. En effet, 76 élèves répartis dans trois classes étaient privés de professeur et de cours depuis la rentrée de septembre 2015. Selon le rectorat, ce qui lui était demandé n’était pas possible car ce professeur était attendu dans l’académie de Versailles. C’est pourtant ce même rectorat qui, le lundi 12, a informé le chef d’établissement que ce professeur était finalement affecté dans l’établissement. Est-ce parce que les personnels avaient clairement laissé entendre qu’ils se mobiliseraient à nouveau si l’administration restait sourde et entêtée ? Fort possible. Informé tout de suite, le professeur a pu prendre en charge les élèves le jour même et constaté qu’il y était nommé à compter du… 1er septembre 2015. Sans la mobilisation, ministre, rectrice, préfet n’auraient pas bougé.


Rassemblement avec Combat Ouvrier le Vendredi 6 novembre 2015 à 19h

Vendredi 6 novembre 2015 à 19h au centre Rémy Nainsouta à Pointe-à-Pitre

50 années de lutte AUX COTES DES TRAVAILLEURS !

Témoignages, analyse politique sur ce demi-siècle, point politique sur notre campagne électorale avec notre tête de liste Jean-Marie Nomertin. Débat suivi d’un pot fraternel

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