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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1141 du 10 octobre 2015/Première page

Première page

Editorial: Le grand patronat, toujours plus dominateur et arrogant!

ZoomToujours plus à droite, toujours plus pro-patronale : voilà la ligne suivie par le gouvernement prétendument socialiste. Le ministre de l’Économie, Macron, a promulgué la loi qui a cassé les protections des salariés sur le travail du dimanche et les licenciements. Il multiplie les déclarations contre les fonctionnaires et les 35 heures. La prime de vie chère des fonctionnaires des DOM est aussi attaquée. Fort à propos, nos camarades de Mayotte, après une grève de plusieurs mois, ont pu arracher cette prime et donc inversé la tendance ! Le CICE (crédit impôt compétitivité-emploi) consiste à arroser les entreprises de milliards, sans aucun effet sur l’emploi. Les accords de compétitivité permettent aujourd’hui d’imposer une hausse du temps de travail avec baisse de salaire. Le grand patronat a aujourd'hui le pouvoir total de faire exécuter par le gouvernement toutes ses volontés le plus vite possible. Hollande avait fait mine de lui demander des contreparties en termes d'emplois aux 80 milliards qu'il lui a versés. Gattaz, le patron des patrons, a dit non ! Aucune contrepartie ! Il faut encore casser toutes les dispositions qui, disent-ils, leur compliquent la tâche pour qu'ils puissent licencier sans entrave aucune. Comment, dans une telle situation, les grands patrons n'auraient-ils pas un sentiment d'impunité totale? Un sentiment de domination de plus en plus fort ? Dans les DOM, le dispositif de défiscalisation prévu par la LODEOM (Loi pour le Développement Économique des Outre-mer ; loi "Girardin" du gouvernement Chirac) a été prolongé. Le CICE 2016 plus favorable que celui de 2015 et d'autres allègements de charges sociales et fiscales continuent de tomber dans l’escarcelle des patrons et surtout des plus gros (plus d’un milliard d’euros pour les entreprises des DOM). Les serviteurs politiques des gros capitalistes, Hollande et son gouvernement, servent la soupe au grand patronat de la "métropole" matin midi et soir. Leurs auxiliaires coloniaux, Lurel, Pau-Langevin, Chalus, Letchimy, Marie-Jeanne, Bernier, Michaux, Penchard, Petit, Monplaisir, suivis d'une kyrielle de maires et de notables avides de postes, ajoutent à cette soupe les épices, de bons os à moelle, de bons morceaux de viande grasse ! Et les patrons d'Outre-mer s'en délectent à souhait ! Oui, cette attitude de toute puissance patronale qui se manifeste en France est multipliée plusieurs fois dans les DOM par le coefficient colonial ! Et ce sentiment de domination se traduit par un regain de réactions colonialistes chez les grands patrons békés ! Un seul exemple parmi d'autres : les riches Békés Jean et Martin Huyghues Despointes, assis sur une fortune de plus de 130 millions d'euros, n'hésitent pas à faire condamner la CGTG à payer plus de 50 000 euros pour avoir déclaré qu'ils avaient fait fortune par leurs ascendants sur l'exploitation des esclaves ! Ce qui est pourtant vrai ! D'autres exploiteurs, non membres forcément de la caste békée, mais bien membres de celle des grands patrons, ceux des hôtels Manganao en Guadeloupe, de l'hôtel Marouba club et de l'Hôtel Club des Trois-Îlets en Martinique ont fermé leurs portes, mettant en tout plus de 200 travailleurs au chômage. Et ils l'ont fait après avoir reçu des centaines de milliers d'euros de subventions de la région Guadeloupe et de Martinique ! Les conseils régionaux continuent encore d'arroser d'autres hôtels de subventions ! Pendant que les patrons accroissent leurs profits et leurs subventions, les services publics se dégradent à la vitesse grand V ainsi que le niveau de vie général des classes populaires. Si les grands patrons sont assurés de l'impunité générale et du service des politiciens, c'est donc aux travailleurs de préparer les luttes. Il faut interdire les licenciements, faire en sorte qu'au moins une partie des profits patronaux soient récupérés pour l'emploi, pour l'augmentation des salaires et l'élévation du niveau de vie général des classes populaires !


Solidarité avec les salariés d’Air France !

A Combat Ouvrier, nous nous associons totalement au communiqué de soutien aux salariés d'Air France publié par notre camarade de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, porte parole de Lutte Ouvrière et candidate aux dernières élections présidentielles en France. Nous nous associons aussi aux camarades d'Air France Guadeloupe qui se sont mobilisés hier lundi 5 octobre devant les locaux de la Direction Régionale à la Jaille à Baie-Mahault. Citation : "Je tiens à exprimer tout mon soutien aux travailleurs en lutte chez Air France, révoltés par l’annonce de 2900 licenciements dans leur entreprise. Les images des dirigeants d’Air France fuyant le Comité d’entreprise, chemises déchirées, montrent que la colère a explosé. Mais que croyaient-ils ? Que les salariés d’Air France allaient tranquillement se laisser mettre dehors, aller pointer à pôle emploi et après aux restos du cœur, sans rien dire, sans crier leur colère ? Les salariés d’Air France, que ce soient les personnels au sol, les hôtesses ou stewards ou les pilotes, ont déjà fait de lourds sacrifices, des sacrifices sur leur salaire et des sacrifices sur leurs conditions de travail. Et voilà que le chantage à la faillite de l’entreprise continue ! Voilà qu’ils sont maintenant menacés de payer de leur emploi la course aux profits de leur direction ! Macron et Valls ont eu des mots très durs pour condamner les salariés et aucun pour s’inquiéter de la violence faite à ceux qui risquent d’être précipités dans le chômage, dans un pays qui compte 6 millions de chômeurs. Depuis le début ils expriment leur total soutien aux licencieurs d’Air France. Ils montrent ainsi une fois de plus qu’ils sont corps et âme dans le camp du patronat. Alors oui les salariés d’Air France ont de quoi être en colère !» Nathalie Arthaud (Fin de citation) AIR FRANCE Guadeloupe. : «PERFORM 2020», APRÈS «TRANSFORM 2015», ÇA FAIT BEAUCOUP… (Extraits du bulletin de Combat Ouvrier «Écho de l'aéroport») Tout comme les collègues de France, le personnel de Guadeloupe est très attentif à ce qui se passe entre la direction et les syndicats de pilotes à propos de «Perform 2020». Après «Transform 2015», c’est une nouvelle offensive de la direction pour réduire les coûts sur le dos du personnel. «Transform 2015» a vu la mise en place de deux PDV (plans de départs volontaires), dont l’un a abouti à la suppression de plus de 5000 emplois, le second à celle de 2800 postes. En Guadeloupe, le premier plan n’avait pas recueilli assez de «candidats» selon la direction, mais le second a vu plus de demandes que prévu, beaucoup préférant partir que rester dans l’incertitude. Malgré tous ces départs, c’est encore sur le dos des personnels que la direction veut faire des économies. Elle demande aux pilotes et aux PNC (personnel navigant commercial) de faire près de 20% d’heures de vol supplémentaires, sans aucune compensation. On agite une carotte : 100 millions d’euros à distribuer en 2017, et une éventuelle embauche de pilotes, si les objectifs sont atteints… En cas de refus, menace de diminution de 10% des longs courriers, et des licenciements secs. Le personnel et aussi la majorité des syndicats se préparaient à réagir le 6 octobre, jour du comité central d’entreprise, tout comme en France. C'est donc une bonne chose qu'en même temps que la forte mobilisation de leurs camarades de France, il y ait eu une vingtaine de collègues mobilisés. Ce n'était pas certes une majorité d'employés. Mais cette vingtaine là s'est fait entendre et elle a eu raison.


Guadeloupe : RÉUNION PUBLIQUE

Face au pouvoir du grand capital Face au regain de colonialisme des riches Békés Face à leurs serviteurs politiques en France et leurs auxiliaires zélés en Guadeloupe, le camp des travailleurs avec Jean Marie Nomertin et la liste Combat Ouvrier aux élections régionales des 6 et 13 décembre prochains s'exprimera Vendredi 16 octobre 2015 à Capesterre-Belle-Eau, section Cayenne, à 19h au local de Combat Ouvrier ! Venez nombreux !


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