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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1140 du 26 septembre 2015/Quatrième page

Quatrième page

Saint-Vincent-et-les-Grenadines : les élections tournent à la farce

ZoomLe Premier Ministre de l’archipel, Ralph Gonsalves, refuse depuis des mois de dévoiler la date des prochaines élections générales. Fin mars, il déclarait mystérieusement que «les dates sont déjà venues à lui», mais qu’il ne voulait pas les communiquer. Le 19 septembre, il a fait une déclaration encore plus ridicule, en invitant les électeurs qui souhaitent connaître la date à chercher la réponse dans... la bible ! "Saint Gonsalves" s’amuse à faire durer le suspense pour tenter de déstabiliser le parti d’opposition, et gagner ainsi un quatrième mandat. Ses déclarations farfelues font sourire. Mais elles révèlent le manque de considération de ce politicien pour la population du pays qu’il dirige. A moins qu'il ait disjoncté... mentalement... auquel cas, il ne pourrait plus être dans la course, sans doute pas le pire pour la population !


SOYEZ NOMBREUX À LA REUNION PUBLIQUE DE COMBAT OUVRIER VENDREDI 9 OCTOBRE. SALLE RÉMY NAINSOUTA À POINTE-À-PITRE !

Thème : Contre la bourgeoisie et les riches, contre leurs serviteurs politiques de gauche et de droite, nos camarades de la liste Combat Ouvrier conduite par Jean-Marie Nomertin , une liste communiste révolutionnaire, expliqueront pourquoi la présence d'un camp des travailleurs et des opprimés qui se battent contre l'exploitation capitaliste est absolument nécessaire dans la campagne des élections régionales de décembre 2015.


Haiti : aller plus loin que la défiance et l’abstention massive !

Selon le bureau de contentieux électoral, les résultats définitifs des élections législatives du 9 août 2015 sont publiés en milieu de semaine pour 4 départements dont le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest et la Grand ’Anse (sud-ouest). Les résultats pour les autres départements, incluant l’Ouest, seront connus à la fin de cette semaine après délibération. Ces élections ont été marquées par l’abstention massive et les violences dans certains bureaux de vote. Voici un article publié par nos camarades de l’OTR ,( Organisation des travailleurs révolutionnaires) le 12 septembre dans leur journal « La Voix des Travailleurs ». Le faible taux de participation de la population (18%) sur l’ensemble du pays et seulement 6% dans le département de l’Ouest qui représente à lui seul  40% de l’électorat traduisent la grande défiance des masses pauvres à l’endroit de ces politiciens corrompus qui se livrent un duel à mort pour le pouvoir. En effet, ce 9 août 2015, les rues de la capitale, Port-au-Prince, étaient clairsemées, elles rappelaient plus une journée de grève générale réussie qu’une journée électorale. La foultitude de partis politiques engagés dans la course électorale et leurs ribambelles de candidats à la députation et au Sénat n’ont pas drainé grand monde dans les urnes. Même les candidats de Fanmi Lavalas dont les portraits sur les affiches électorales étaient flanqués de celui de Jean Bertrand Aristide, même la présence d’un populiste comme Steeven Benoit et les coups de millions joints aux promesses fallacieuses du parti de Martelly n’ont pas rameuté de foule ce jour-là dans les rues. Faisant face à leurs problèmes quotidiens : bas salaires, hausse vertigineuse du coût de la vie, insécurité, rentrée des classes, les masses pauvres ne se sont pas laissées berner par les discours démagogiques des politiciens qui, le temps d’une élection, leur promettent monts et merveilles et, une fois au pouvoir, se transforment en leur bourreau. Les travailleurs, les djobeurs, les chômeurs en ont assez ! Sur la zone industrielle, l’indifférence et le dégoût caractérisaient l’attitude des ouvriers. Il était difficile le lendemain des élections de trouver un ouvrier qui disait avoir fait le déplacement pour aller voter. Fièrement, ils montraient leurs pouces propres, c'est-à-dire non imbibés de l’encre indélébile utilisée dans les bureaux de vote. L’abstention massive de la population restera le maître mot de ces élections. Quatre vingt deux pour cent ! Pour le moment, c’est de cette façon que la grande majorité des travailleurs entendait signifier leur rejet de cette meute de politiciens qui cherchent à s’emparer du pouvoir dans le seul but d’assouvir leurs ambitions personnelles et garder ainsi le statu quo. Mais abstention ou pas, ces politiciens accéderont aux postes et parleront au nom de la population. Ils auront les caisses de l’État à portée de leur main et ce sont eux qui mèneront la politique contre les classes pauvres. Alors mieux que l’abstention, la perspective pour les masses pauvres est de s’organiser pour occuper le terrain politique et peser dans la prise des décisions qui les concernent. Face à la dégradation accélérée de leurs conditions de vie et au pillage systématique des biens et fonds publics par ces politiciens qui se succèdent au pouvoir, la tâche de l’heure pour les militants révolutionnaires et pour les jeunes qui sont révoltés par la marche de la société est de préparer aux côtés des masses la prochaine mobilisation en vue de faire entendre les revendications des classes laborieuses et d’en exiger la satisfaction. Forts de leur nombre et de leur détermination, les travailleurs, actifs ou au chômage, peuvent, entre autres, arracher les 500 gourdes (par jour : 8,47 euros) de salaire minimum et obtenir la baisse des produits de consommation courante qui se sont envolés avec la hausse du dollar le mois dernier. Qu’est-ce que les classes pauvres n’obtiendront pas quand elles se mettent en colère et maintiennent leur mobilisation jusqu’à satisfaction de leurs revendications ?


Élections à Trinidad et Tobago: hausse des prix, sous-emploi, corruption des gouvernants, la population a voulu changer !

Lors des élections législatives du 7 septembre 2015, le parti de la première ministre sortante au pouvoir a perdu. Kamla Persad-Bissessar est remplacée par Keith Rowley, originaire de Tobago la petite île associée à Trinidad. K. Rowley est le dirigeant du People’s National Movement (PNM- Mouvement National du Peuple), principal opposant à l’UNC (United National Congress, Congrès National Uni) de Kamla Persad-Bissessar. Le PNM est aussi le parti du populaire Eric William considéré comme le "père de l’indépendance" de Trinidad et Tobago. Il y a eu 67% de participation à ces élections après une campagne très suivie. Le PNM se présentait face à la coalition PP (People's Partnership, Partenariat du Peuple), dirigée par madame Persad-Bissessar. Le principal parti au sein de la coalition PP est l’UNC dont Persad-Bissessar est la dirigeante politique. Dans le PP se regroupent aussi la COP (Congrès du Peuple), le TOP de Tobago (Organisation du Peuple) et le NJAC (Comité National d’Action Commune). Le PNM a obtenu 51,68 % des suffrages exprimés et 378 477 voix, tandis que le PP en a eu 45,61 % (dont 39,61 % de l'UNC, 6,01 % de la COP, 0,24 % de TOP et 0,79 % de NJAC) soit 341 597 voix. Cette différence de voix a pour conséquence que le nombre de représentants élus des deux camps est de 23 pour le PNM et 18 pour la coalition PP. Pourquoi ce résultat qui est un rejet de la politique de la Première ministre ? Des accusations de corruption ont terni l’image de l’UNC. Ainsi, en mai dernier Jack Warner, Trinidadien ministre de Persad-Bissessar, a été un des acteurs du scandale de la FIFA, Fédération Internationale de Football dont il était vice-président et aurait détourné à son profit plusieurs millions de dollars US. Déjà en 2004 il avait essayé d’offrir 7 voix à l’Égypte pour 1 million la voix. D'un autre côté, la population rencontre de grandes difficultés. Le pétrole et le gaz, principales exportations de Trinidad et Tobago, assuraient des conditions de vie décentes comparées à d’autres îles de la Caraïbe. La baisse de leurs prix sur le marché mondial, plus de 50% de moins qu’en janvier 2014, a des conséquences graves sur le budget de l’État. L’inflation atteint 8,5%. Qui dit inflation dit hausse des prix. Ceux de l’alimentation, des produits importés, très nombreux à Trinidad, ont augmenté. Le chômage augmente aussi : sur un total d’environ 650 000 travailleurs, 20 400 chômeurs de plus sont comptabilisés entre début 2014 et début 2015. La population de Trinidad est de 3,5 millions d'habitants. Les compagnies pétrolières licencient. Trinidad devra peut-être demain faire appel au FMI (Fonds monétaire international) et aux prêts de la Banque Mondiale à cause de la crise financière commencée en 2008 aux USA et qui a encore des conséquences dans le monde entier. La croissance est passée de 8% en 2009 à moins de 1%. Tout cela a bénéficié au candidat K. Rowley qui dans son parti a une réputation de probité, du moins jusqu'à maintenant. Mais quels changements peut espérer la population victime de cette crise ? Le nouveau Premier Ministre et ses ministres ont commencé par annoncer de grandes difficultés pour boucler le budget de l’État. Les patrons montent au créneau : ils s'opposent à l'augmentation de leurs impôts que le nouveau gouvernement avait commencé à envisager car l'État connait un fort déficit. Le patron de AmCham, Chambre américaine de Commerce de Trinidad-et-Tobago, Nirad Tewarie a aussitôt déclaré : " la croissance est stimulée lorsque les gouvernements facilitent le fait de faire des affaires, pas quand ils le rendent plus difficile." Il été fort bien entendu. La nouvelle ministre du commerce, dans un discours à ces mêmes patrons s’est engagée à leur donner satisfaction.


Nous publions ci-dessous des extraits d'un article du journal Lutte Ouvrière
Smart : 61 % des ouvriers rejettent le chantage de la direction

Lors du référendum pour ou contre le «Pacte 2020» de la direction de l’usine Smart de Hambach en Moselle, 61 % des ouvriers ont voté contre ce plan qui prévoit, en plus d’un retour aux 39 heures payées 37, un blocage des salaires pendant cinq ans. Si, sur l’ensemble du personnel, le oui l’emporte comme l’ont amplement relayé les médias, c’est en raison du vote favorable à 74 % des Etam (employés techniciens et agents de maîtrise et des cadres). Au final, la direction se vante que 56 % du personnel de la Smart a voté pour son plan. Ce qui est une escroquerie à plus d’un titre, la direction de la Smart n’ayant bien sûr pas demandé leur avis au millier de travailleurs installés sur le site, employés par les sous-traitants, et qui seraient touchés par un retour aux 39 heures. Le vote s’est déroulé un pistolet sur la tempe des salariés. En cas d’une victoire du non, la direction faisait planer la menace d’une délocalisation de la production dans l’usine Renault de Novo Mesto, en Slovénie, où est produite la Smart 4 places sur les mêmes chaînes que la Twingo. Si parmi les travailleurs, l’inquiétude sur l’avenir est là, ils savent aussi que le chantage à l’emploi est un marché de dupes. L’usine Smart est située à quelques kilomètres de l’usine Continental de Sarreguemines et l’expérience des ouvriers de Continental Clairoix dans l’Oise, à qui la direction avait promis le maintien de l’emploi en échange d’un retour aux 39 heures, avant de fermer l’usine, est dans tous les esprits. Du côté des syndicats, la CGT, la CFDT et la CFTC avaient marqué, après des hésitations pour certains, leur opposition au projet de la direction. Ils ont été suivis par la majorité des ouvriers – contrairement à ce que prétendent les commentateurs qui ont brodé sur les syndicats qui ne seraient plus représentatifs des salariés. Le référendum organisé à la Smart s’inscrit dans une campagne patronale et gouvernementale contre le monde du travail. Et en effet, la direction n’a pas besoin de plus de travail : elle vient d’annoncer sept vendredis non travaillés. Elle n’a même pas besoin d’imposer 39 heures puisque son projet est de revenir aux 35 heures en 2020. Elle veut juste faire baisser les salaires… dans un groupe riche à milliards ! Il n’en est pas question.


Plantations en Lutte : pawol a travayè banann

PLANTATION SCA-BOIS DEBOUT : SUITE DU MOUVEMENT D'OCTOBRE-NOVEMBRE DERNIERS: Le 8 décembre, les Prud'hommes de Basse-Terre doivent examiner l'affaire d'une soixantaine de camarades de la SCA-Bois Debout. En effet ces camarades, suite à leur mouvement d'octobre-novembre derniers (grève, droit de retrait, 13ème mois, retraite complémentaire etc.) ont porté l'affaire devant la juridiction prud'homale. Ils réclament le paiement des jours de retrait, un treizième mois, et la mise sur pied d'une retraite complémentaire. S'ils obtiennent gain de cause (les chances sont très grandes) la décision sera très certainement appliquée à tous les camarades de la plantation. Et pourquoi pas à l'ensemble des travailleurs de la banane ? En tout cas, il faudra sur toutes les plantations, se préparer à imposer l'application du treizième mois et de toutes les revendications exigées par les camarades de la SCA-Bois Debout.


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