Site

Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1145 du 5 décembre 2015/Première page

Première page

Editorial: Martinique Guadeloupe : des listes combat ouvrier. Le courant communiste révolutionnaire dans les élections !

ZoomNotre organisation, Combat ouvrier, a présenté une liste "Combat Ouvrier" aux élections régionales en Guadeloupe et une liste "Combat ouvrier" aux élections à la CTM (Collectivité territoriale de Martinique) en Martinique. Dans cette dernière, après deux référendums sur le statut institutionnel, l'électorat avait voté pour la création d'une assemblée unique remplaçant Conseil Régional et Conseil Général, de même en Guyane. La Guadeloupe, elle, pour le moment, garde ses deux assemblées traditionnelles : Conseil Général et Conseil Régional. Les élections sont organisées par les organismes de l'État, l'État de la classe dominante qui est la bourgeoisie. Elles sont faites pour donner l'illusion de la démocratie à la population, l'illusion que c'est le peuple qui dirige en votant pour ses représentants. En réalité, comme le disait Friedrich Engels et Karl Marx fondateurs du communisme, les élections, c'est connaître qui, à tour de rôle foulera aux pieds les intérêts des travailleurs et des classes populaires. La réalité, c'est que la bourgeoisie, sous couvert de démocratie et d'élections multiples et variées impose sa dictature aux travailleurs et aux exploités. Elle nous fait croire que son armée et sa police sont là pour protéger la population. Mais en fait, ils sont là pour intervenir contre les travailleurs en grève, en manifestation contre le patronat exploiteur. L'armée est là pour faire des guerres au profit de la bourgeoisie et des riches et contraindre la jeunesse ouvrière à aller se battre. Ce fut le cas pendant les deux guerres mondiales, ce fut le cas dans toutes les guerres coloniales. Ceux qui refusaient ou qui protestaient étaient soit fusillés soit emprisonnés. Et ce n'est pas fini. La dictature de la bourgeoisie c'est aussi d'imposer par la force les bas salaires, les mesures anti ouvrières, les licenciements, le chômage, la pauvreté pendant que les profits du grand patronat explosent. Dans l'histoire du mouvement ouvrier, les communistes révolutionnaires ont toujours choisi de participer aux élections bourgeoises pour s'adresser aux travailleurs et tenter d'avoir des élus dans les institutions de la classe dominante. Et c'est ce que nous faisons à Combat ouvrier. Nous savons néanmoins que ce ne sont pas les élections qui changent le sort des travailleurs mais les luttes ! Et si nous avons des élus ils ne pourront servir qu'à être une caisse de résonnance des problèmes, des revendications et des luttes des travailleurs. Ni plus, ni moins. Alors, quels que soient les résultats de ces élections (que nous n'avons pas au moment de la rédaction de cet éditorial) l'important pour notre organisation est d'y avoir participé en tant que communistes révolutionnaires. C'est-à-dire d'avoir utilisé les élections bourgeoises pour dire que le sort des salariés, des chômeurs, des retraités, de tous ceux qui vivent de leur travail et non de leurs capitaux, ne sera en rien affecté par la composition des Conseils Régionaux, ou de la CTM. Pour les clans politiques liés à la bourgeoisie locale et aux notables qui se disputent la majorité et la direction du Conseil Régional ou de la nouvelle collectivité en Martinique, l’enjeu est de se partager le gâteau des budgets de ces assemblées. Il s'agissait aussi de réaffirmer les exigences de l'heure, vitales pour les travailleurs : l'interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire, l'augmentation des salaires des pensions, des minima sociaux à chaque fois que les prix augmentent, la levée du secret bancaire, du secret des affaires. Tous les travailleurs, tous les exploités, tous ceux qui ont voté pour nos listes ne peuvent qu'en être fiers. Car ils ont contribué cette fois encore à creuser le sillon d'où germeront les graines des futures luttes ouvrières offensives et du futur parti communiste révolutionnaire de la classe ouvrière.


Martinique : Élection à la CTM : Letchimy, Marie-Jeanne, serviteurs politiques de la bourgeoisie.

MARIE-JEANNE : des centaines de millions pour le gros patronat. On relève cette phrase dans la circulaire du clan Marie-Jeanne-Gran sanblé : «Assurer la relance par une politique de grands chantiers pour dynamiser le BTP en injectant immédiatement 450 millions d'euros...» puis plus loin : «mettre en place des mesures d'urgence en faveur des entreprises en réalisant un emprunt martiniquais obligataire de 200 à 250 millions sur 6 ans». On a bien lu «dynamiser le BTP». Il s'agit surtout du patronat du BTP. Il n'est pas question des travailleurs du BTP. MARIE-JEANNE : Une nouvelle banque pour les riches. On lit encore dans la circulaire de marie jeanne : «La banque publique de développement pour accompagner l'initiative publique et renforcer les capacités d'investissement des acteurs privés». Rien pour les «petits». LETCHIMY : «une Martinique plus prospère»... pour qui ? C'est ce qu'on peut lire à la fin de sa circulaire. La «Martinique» a bon dos. Il y a des riches et des pauvres, en Martinique, des patrons qui font des profits et des travailleurs qui vendent leur force de travail juste pour survivre. Tous sont «Martiniquais», mais le sont-ils au même titre ? Non ! Les riches vivent sur le dos des travailleurs et des pauvres. Qu'à cela ne tienne Letchimy défend «la Martinique». Une façon déguisée de défendre les nantis, les riches ! La Martinique actuelle appartient aux békés et autres riches. LETCHIMY : des centaines de millions! Qui en a le plus profité ? Dans sa circulaire, Letchimy, président du conseil régional et prétendant au poste de président de la CTM, nous dit qu'il a injecté 1,5 milliards d'euros dans l'économie. «Le plan de relance étendu à tout le territoire, de plus de 200 millions, du Nord au Sud, sur toutes les communes sans exception, soit 220 chantiers parmi les plus emblématiques». Nous ne disons pas que la population n'a profité en rien de ces réalisations. Mais entre elle et les grosses sociétés, ce sont ces dernières qui en ont profité le plus et réalisé des profits juteux ! Il ne faut pas l'oublier ! La commande publique profite en premier lieu aux capitalistes. On nous dira qu'ils ont embauché sur les chantiers oui, d'accord, mais comment ? Au compte goutte, avec des salaires toujours bas, avec un temps de travail toujours trop long. Alors qu'il faudrait partager le travail entre tous sans diminution de salaire.


Guadeloupe : Les clans Lurel et Chalus en Guadeloupe : des politiciens au service de la classe dominante

Lurel et Chalus sont les deux bouts d’un même bâton. L’un a été ministre du gouvernement Hollande. Il est donc coresponsable au plus haut niveau de la politique du gouvernement socialiste contre les travailleurs. L’autre fait encore mieux : il incarne sur sa liste à la fois la politique anti-ouvrière de Sarkozy avec une ex-ministre de ce même Sarkozy, le «président des riches», et celle de Hollande avec une kyrielle de politiciens ambitieux issus de la gauche en morceaux. Que ce soit en Martinique ou en Guadeloupe, le résultat de la politique de ces politiciens dans les deux îles c'est : - 20 milliards de crédit d’impôt au grand patronat, avec, en retour, les licenciements de milliers de travailleurs. - Des «aides à l’embauche» pour les grands patrons et la hausse du chômage, notamment des jeunes. - Des profits supplémentaires pour les grands patrons grâce au travail du dimanche et de plus en plus de fatigue, de maladies, de TMS (troubles musculo squelettiques), de dépression et de suicides pour les salariés, y compris dans la police et la gendarmerie ! - La suppression programmée du code du travail pour les grands patrons et de plus en plus de précarité pour les travailleurs. - L’évasion fiscale de près de 80 milliards opérée par les grands patrons et le gel des salaires, des pensions et des minima sociaux pour les travailleurs, les retraités, les chômeurs. - Les «retraites chapeau» de plusieurs millions pour les grands patrons et pour les travailleurs, le recul de l’âge permettant de toucher une pension complète à 62 ans et bientôt 67, puis 70 ans ! - Une justice compréhensive pour les grands patrons et répressive pour les syndicats !


Bookmark and Share