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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1135 du 20 juin 2015/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe : Les employés de BNP PARIBAS se mobilisent contre le plan de départs volontaires de la direction !

Réunis en assemblée générale le mercredi 10 juin 2015, les employés ont voté pour une grève reconductible. Cela fait plusieurs mois que les représentants du personnel discutent avec la direction du plan de départs volontaires et ces derniers constatent que les indemnités proposées ne font pas le compte et que la direction refuse de répondre à leurs questions.
Les experts nommés par les salariés estiment que le plan est insuffisant en ce qui concerne les indemnités de départ. La direction prévoit 150 suppressions de postes aux Antilles Guyane dont 72 pour la Guadeloupe. Pire, ces emplois seront délocalisés à Bordeaux. Alors comment accepter une telle hémorragie des emplois alors que nous vivons dans un département où le taux de chômage avoisine les 25% (un peu plus de 10% pour la France). Le projet prévoit la fusion des trois filiales de Guadeloupe, Martinique et Guyane  et le siège sera en Martinique.
 La grève a été bien suivie dans les agences qui ont baissé rideau ce jour là. Le lendemain jeudi la grève a continué car les représentants des 3 syndicats, CGTG, CFDT et FO avaient rendez-vous avec la direction. Elle n’a pas apprécié la mobilisation du personnel dans les couloirs de la banque et le directeur s'est permis de bousculer violemment la secrétaire du CHSCT. Cette dernière a d’ailleurs décidé de porter plainte car ce n’est pas la première fois qu’un directeur s’en prend à une responsable syndicale. Cela s’était déjà produit lors des évènements de 2009.
Pour la direction de la BNP-PARIBAS les salariés doivent se contenter de miettes comme indemnités de départ et en plus ils ne doivent rien dire et surtout ne pas faire grève. Il faut savoir qu’après plusieurs séances de négociations, la direction, qui au départ proposait 13 mois de salaire, arrive péniblement à 15 mois comme indemnité alors que pour d’autres filiales de la BNP dans l’hexagone les indemnités étaient de 30 mois de salaire. Alors pourquoi  cette différence de traitement lorsqu’il s’agit des DOM ?  
Il faut noter que l’inspection du travail en Guadeloupe qui a été saisie ne fait pas diligence sur ce dossier. L’inspecteur est inaccessible et n’a toujours pas eu de discussion avec le personnel puisqu'il doit donner son avis sur le dossier, alors qu’en  Martinique et en Guyane les inspecteurs ont déjà interpellé la direction sur les anomalies du dossier.
 Le vendredi 12 juin la direction rencontrait les élus du Comité d’entreprise qui doivent donner également leur avis. Mais le Comité d’entreprise a préféré ne pas donner d’avis sur ce projet qui n’est pas justifié. 
Le personnel a décidé de reprendre le travail le vendredi 12  car il est dans l’attente de la réponse de l’inspection du travail. La menace persiste d’une reprise de la mobilisation des employés, mais cette fois en Guadeloupe, Martinique et Guyane. C'est d'ailleurs la meilleure voie à suivre pour  obliger la direction de la BNP à revoir son plan dans l'intérêt des employés. Et ce ne serait que justice, car les médias font état actuellement des salaires des banquiers  et en particulier de ceux de la BNP PARIBAS dont le nombre de millionnaires a augmenté en 2014.
En fait le plan de la direction de la BNP-PARIBAS vise à augmenter les profits des actionnaires de la banque qui a largement les moyens de combler les pertes des filiales de l’Outremer puisque c’est le prétexte invoqué par la direction pour mettre en œuvre  son plan de suppression d'emplois.


Guadeloupe : Mobilisation des salariés des Hôtels Salako, du restaurant Hippopotamus et de la société So Prest’iles

A l’appel de la CGTG une vingtaine de salariés tant des Hôtels SALAKO que du restaurant HIPPOPOTAMUS ou de SO PREST’ILES se sont mobilisés lundi 15 juin.
Il s’agissait pour eux de faire entendre ensemble leurs revendications, alors qu’ils sont en butte aux attaques patronales. Les salariés de SO PREST’ILES licenciés depuis 2012 viennent d’obtenir une décision de la cour d’appel de Basse-Terre datée du 18 mai 2015, reconnaissant le caractère totalement abusif de leur licenciement. Une dizaine d’entre eux avaient décidé de ne pas se laisser jeter à la rue sans rien dire. La plupart étaient des femmes employées à la confection et au service des repas pour les collèges et les lycées de Guadeloupe. Grâce à leur lutte, elles avaient réussi à arracher le reclassement de 4 d’entre elles sur des postes à mi-temps dans des collèges sous l’autorité du Conseil général. Parallèlement, elles ont poursuivi leur affaire devant la juridiction prud’homale pour obtenir des dommages et intérêts. La cour d’appel vient de reconnaitre le bien-fondé de leur action, après plus de 3 ans de galère, en concluant qu’il n’y avait aucune raison économique justifiant le licenciement des 140 salariés de SO PREST’ILES. Cette entreprise étant liquidée, les salariées se sont mobilisées encore une fois pour que leurs indemnités leurs soient versées sans attendre.
Les salariés du restaurant HIPPOPOTAMUS du centre commercial Milenis, eux, ont appris brutalement la fermeture et la liquidation de l’entreprise, le 28 mai dernier. La liquidation avait eu lieu à Fort de France, sans information des employés ! Un panneau indiquant «travaux en cours» a été apposé à l’entrée du restaurant ! Cela faisait pourtant à peine un an que l’enseigne avait ré ouvert, après une première liquidation. Une dizaine de jeunes salariés, sur les 24 jetés au chômage ont décidé de réagir. Ils ont exigé d’être payés pour le mois de mai qu’ils ont effectué et exigent la restitution des fonds publics versés à cette entreprise.
Quant aux salariés des Hôtels SALAKO, ils font partie du groupe Fabre Domergue qui cumule un passif de plus de 50 millions de dettes depuis 2007. En Guadeloupe comme en Martinique, le groupe Fabre a fait appel aux fonds publics pour le renflouer. Ces opérations opaques se font sur le dos des salariés. En Martinique, les salariés du groupe ont décidé de ne pas se laisser faire et plusieurs mobilisations ont eu lieu pour demander des comptes à Fabre, le PDG. En Guadeloupe, les 3 hôtels du groupe, Clipper, Prao et Salako sont fermés depuis le 15 mai. Le rachat des murs par une foncière à laquelle participent la Région Guadeloupe, la Caisse des Dépôts et Consignation et d’autres banques a eu lieu. Les salariés eux sont en formation depuis le 1 juin sans garantie sur le montant de leurs salaires. La direction du travail a validé une mise en chômage partiel mais les élus du personnel ne sont pas en possession des documents… Ce qui signifie qu’ils n’ont aucune garantie. Les salariés des trois entreprises ont décidé de se rendre à la sous préfecture de Pointe-à-Pitre pour exiger des comptes sur l’utilisation des fonds publics par ces entreprises qui jettent les salariés à la rue après en avoir bénéficié. Une délégation a été reçue par le sous-préfet. Une nouvelle réunion est fixée le 22 juin. Les salariés mobilisés ont décidé de revenir plus nombreux ce jour là pour demander des comptes !


Martinique : grève à Servichef-Espace Sud

Des salariés de l’entreprise Servichef-Espace-Sud  sont en colère. Cette entreprise est chargée de distribuer des repas dans les écoles maternelles et  primaires. Le mardi 9 juin dernier, en pleine négociation des NAO, une fraction du personnel a décidé de se mobiliser, et comme le dit le journal France Antilles du 10 juin de «réactiver le préavis de grève déposé le 27 avril dernier».
Les grévistes, à travers leur tract, reprochent au gérant Eric Coppet de : «ne pas prendre en compte nos revendications qui se dégradent, le non-maintien de nos acquis, le non-respect des formations du personnel, le non-respect des instances représentatives du personnel, l’absence de CHSCT, le non-respect de la grille de salaire…»
Ce mouvement de grève pouvait entraîner des perturbations sur la préparation et la livraison des repas, mais la direction a trouvé la parade en préférant embaucher des intérimaires plutôt que satisfaire les revendications des grévistes. Il faut croire qu’elle dispose de l’argent pour le faire...
Pour l’instant aucune solution à ce conflit n’a encore été trouvée entre les grévistes et la direction. Alors, les salariés et leur syndicat UGTM restent mobilisés jusqu’à ce que leur direction trouve une solution favorable à leurs revendications.


Martinique : Ras le bol chez les agents hospitaliers du CHUM

Les restrictions budgétaires mises en place par la direction du CHUM (Centre hospitalier universitaire de la Martinique) ont chaque semaine des répercussions plus ou moins importantes dans un service ou dans un autre, au CHU Zobda Quitman de Fort de France, à la cité hospitalière de Mango Vulcin du Lamentin ou au Centre Hospitalier de Trinité. Chez les agents, confrontés à la pénurie permanente de matériel, à une politique à la petite semaine pour la maintenance des appareils, y compris des ascenseurs par exemple, aux tergiversations de la direction sur l’évolution de certains services comme ceux de la cuisine ou de la blanchisserie, le ras-le-bol est permanent. Le mécontentement est palpable chez les agents dont les conditions de travail se dégradent.
Le dernier bulletin de Combat Ouvrier, l’Écho des Hôpitaux, relate la situation dégradée venant de la pénurie de médecins anesthésistes mais aussi la mobilisation des agents de la cuisine.
 
Pénurie de médecins anesthésistes...
Cette semaine des représentants syndicaux étaient mobilisés pour dénoncer cette situation. Selon eux la direction pourrait bien en profiter pour fermer des salles de bloc à Mangot Vulcin. La réponse de la direction est toujours la même. Il n’y aurait  pas assez d’argent pour embaucher ces médecins très chers payés. La loi du marché, paraît-il ! La même qui permet à des firmes pharmaceutiques d'organiser des pénuries de médicaments ou de vaccins ! Et l'administration, les gouvernements successifs sont passifs devant les profiteurs de la «loi du marché». Par contre pour exiger toujours plus des travailleurs, ils savent être efficaces.
...Une pénurie inadmissible
C’est quand même inadmissible de se retrouver à la merci des choix faits pour satisfaire la politique d’austérité budgétaire du gouvernement. Il s’agit pourtant des missions essentielles de l’hôpital public. Il faudra bien qu’un jour on décide de se mettre en colère tous ensemble pour exiger des moyens à la hauteur des besoins réels de l’hôpital.
Mobilisation à la cuisine
Vendredi dernier les collègues de la cuisine ont exprimé leur ras le bol face aux difficultés quotidiennes qu’ils rencontrent. Le staff de la direction a fini par se déplacer et lister le petit matériel manquant pour l’acheter. Mais des réunions et des expertises sont toujours en cours pour le choix d’implantation de la confection des repas sur les différents sites du CHUM. En attendant, les travailleurs ont bien raison de se faire respecter.
 


Guadeloupe : ÉCHO DE PÔLE EMPLOI

EXPLOITATION DES JEUNES EN CDD, ÇA SUFFIT !
Après 3 ans de turn-over de dizaines de jeunes embauchés en CDD à la CSP, les collègues disent stop ! Les collègues ont envoyé une lettre ouverte à Jacques-Gustave pour crier leur ras le bol et l’arrêt de ce système ingérable. Les jeunes ont le droit d’obtenir un CDI après un an de bons et loyaux services.
 
UN SYSTÈME DÉBILE
Tous les 3 ou 6 mois, il faut tout recommencer : les anciens CDD s’en vont et c’est aux collègues permanents d’apprendre le travail à ceux qui arrivent. Au moment où les jeunes en CDD commencent à maitriser toutes les composantes de leur travail, on les jette à la rue. Tu parles d’une efficacité !
 
…QUI EXPOSE INUTILEMENT NOS COLLÈGUES
A peine un mois après leur embauche, les collègues sont programmés en entretien avec des demandeurs d’emploi, sans aucune formation. Qu’on ne s’étonne pas après que des demandeurs d’emploi s’en prennent à nous, car ils sont mécontents. En plus de déconsidérer le métier de conseiller, c’est la mise en danger des jeunes recrues !
 
CHEZ LES PETITS, TOUT EST PETIT !
En réponse à la lettre ouverte des collègues, le DR est resté conforme à ce que nous connaissons tous de lui : méprisant et arrogant ! Il n’a pas daigné répondre aux collègues directement mais a fait lire sa réponse par le directeur de l’A2S. Qu’il continue comme ça, toutes les bonnes choses ont une fin !
 



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