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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1132 du 25 avril 2015/Deuxième page

Deuxième page

Martinique : Yan Monplaisir : un bien piètre illusionniste

Yan Monplaisir est un homme d’affaires avisé à la tête d’une kyrielle d’entreprises dont les plus connues sont la SEEN, entreprise spécialisée dans le ramassage des ordures, le Club Méditerranée, entreprise ayant bénéficié des largesses financières des Collectivités locales, et l’Hôtel Batelière. Monplaisir est en outre impliqué dans la vie politique, puisqu’il est un des dirigeants de l’UMP de Martinique et a été conseiller général de Saint-Joseph. Bref, c’est un patron qui, comme bien d’autres de sa classe, ne se tient pas à l’écart, ne se contente pas d’avoir à son service un personnel politique pour défendre ses intérêts. Et il tire prétexte de ses deux statuts pour donner son point de vue sur tout, en s’arrogeant une qualité de «sage» : il condamne les travailleurs en lutte pour la défense de leurs droits en prônant une «Martinique apaisée», se pose en visionnaire, etc. Dans le cadre de l’élection de la CTM en décembre 2015, cet homme, qui sera le candidat tête de liste d’un regroupement de partis de droite, s’en prend au PPM (Parti progressiste martiniquais) qu’il fait semblant de critiquer sur la question institutionnelle. «Je rappelle que l'option du PPM et de ceux qui en sont proches est de profiter de la Collectivité unique pour remettre le débat institutionnel sur le tapis». Plutôt curieux d’entendre l’homme politique Monplaisir s’en prendre au PPM, alors que l’homme d’affaires Monplaisir s’accommode très bien de certains hommes du PPM qui sont ses très proches collaborateurs (dans l'entreprise Servichef par exemple), voire ses associés pour certains projets (appel d’offres du Casino de Batelière). Ce donneur de leçons se présente comme un adepte de la transparence. Cela reste à prouver. En revanche, il existe des domaines dand lesquels il excelle et où ses qualités sont largement démontrées : ce sont ceux où il exerce l’esquive et l’amnésie… volontaire.

Plan de la fête et programme

913 ko - Dernières modifications : 09/04/2015


Martinique : Extrait de l'allocution de notre camarade Ghislaine JOACHIM-ARNAUD au repas de Combat Ouvrier, le 19 avril 2015, à l’Habitation Malgré Tout à Trinité

Après avoir souhaité la bienvenue à tous les participants au repas annuel de Combat Ouvrier et après avoir réaffirmé son soutien aux luttes des travailleurs de ces dernières semaines et celles qui sont en cours, Ghislaine Joachim-Arnaud poursuivit ainsi : «Mais si ces mouvements devenaient le début d'une montée encore plus forte de la combativité des classes populaires, ils auraient plus de chances de succès, ils pourraient aussi se transformer en une vraie force politique de la classe des travailleurs. C'est avec cette possibilité en vue que Combat Ouvrier appelle les travailleurs à se mobiliser. C'est aussi dans cet esprit que nous nous présenterons aux élections à l'Assemblée Unique de la Collectivité Territoriale de Martinique. Je ne serai pas longue là-dessus, nous aurons bien-sûr l’occasion d’en dire plus lors de nos réunions publiques. Les dates des élections sont fixées au 6 et 13 décembre 2015, mais pour les politiciens, la campagne a commencé depuis plusieurs mois. Elle tourne surtout autour de deux rassemblements : l'un, «Ensemble pour une Martinique Nouvelle», autour du PPM, l'autre, le «camp des patriotes», autour du MIM d'Alfred Marie-Jeanne. Les places seront chères car la nouvelle Collectivité ne comptera que 60 sièges, au lieu de 86 en tout actuellement, dans les deux Conseils, Général et Régional. Je ne détaillerai pas toutes les manœuvres en cours, qui sont plus ou moins connues, tout le monde voit qu'ils sont tous en effervescence, comme s'il s'agissait de désigner le Président de Martinique ! Alors que la CTM n’est qu’un «machin» administratif de plus, comme toute autre institution au service de la bourgeoisie. Elle a été concoctée par l’État bourgeois français et n’aura pas d’importance particulière. Mais tous ces politiciens trompent les travailleurs et les masses populaires. Tous disent vouloir se battre pour «la Martinique». Mais, derrière «la Martinique» ou «tous les Martiniquais», comme ils disent, il y a surtout les bourgeois : les riches békés ou noirs. La Martinique est aux mains des riches possédants békés et autres ainsi que des grosses sociétés multinationales. C'est la Martinique des multimillionnaires, des Hayot, Fabre, De Lucy, Parfait, Despointes, Ho Hio Hen, et tous les autres possédants, ceux de Carrefour, des plantations de banane, des grosses entreprises-machines à profit. C’est donc cette Martinique-là qu’ils entendent développer, sans rien y changer. Ces gens-là sont déjà aux affaires ou l’ont déjà été. Ils défendent ceux qui sont au pouvoir, ils défendent toute la politique des gouvernements, celui de Hollande-Valls comme les précédents. Au mieux, ils se taisent sur cette politique qui «fend les reins» des travailleurs. Alors, disons-le ! Tous ces politiciens ont comme principal souci leur avenir politique, avec les avantages qui vont avec. Tous soutiennent ou tolèrent complaisamment le système d'exploitation capitaliste ! C’est pourquoi, à Combat Ouvrier nous disons que dans ces élections, il ne faudra pas laisser le champ libre à des notables qui «lèchent la main» du patronat. Il faudra envoyer des travailleurs combatifs à l’Assemblée de la CTM. A Combat Ouvrier, nous voulons, dans cette campagne, contribuer à relever le drapeau du communisme révolutionnaire. Le drapeau qui enthousiasmait des centaines de travailleurs combatifs, du temps des Aliker, Bissol, et Jules Monnerot. Aux travailleurs, aux jeunes, aux retraités, aux petits artisans, petits agriculteurs exploités, nous disons : Nous devons profiter de toutes les occasions de construire notre propre force contre l'exploitation capitaliste et les séquelles coloniales, notre propre force politique, indépendante de tous les politiciens professionnels au service de la bourgeoisie. C'est pourquoi Combat Ouvrier sera présent dans cette campagne et les appelle à le rejoindre pour construire cette force et envoyer des travailleurs combatifs dans cette nouvelle assemblée unique. D’ores et déjà, nous savons que cette campagne aura la portée que lui donneront les forces et le soutien de tous nos camarades et amis, chacun pouvant faire campagne autour de lui, auprès de ses collègues, ses parents etc. (La campagne commençant en étant acceptant d’être candidat sur la liste de Combat Ouvrier). Alors, d'avance, merci à tous ! Et je vous souhaite de continuer à passer un agréable moment, et j'en profite pour remercier tous ceux, artistes, intervenants et tous les autres qui ont rendu ce repas festif possible. Je demande maintenant à tous ceux qui le veulent de chanter avec nous le chant des travailleurs, l'Internationale !» Dimanche 19 avril 2015


Martinique : Déjeuner de soutien de Combat Ouvrier

Plus de 60 personnes ont participé au déjeuner-dansant de Combat Ouvrier, le 19 avril à Trinité. Après le repas, une allocution de notre camarade Ghislaine Joachim-Arnaud s'est conclue par le chant de l'Internationale. Puis il y eut une présentation scientifique de Maurice Henry, sur la mission de la sonde Rosetta. Ensuite, place fut laissée au conteur, à l'animation musicale et la danse. Les participants ont pu aussi lire les panneaux sur nos activités et la campagne qui s'ouvre pour les élections à la CTM. Ce fût une journée chaleureuse, réussie.


Martinique : C'est poisson d'avril tous les jours ?

Réunie samedi 18 au François, l'équipe de la droite derrière Monplaisir a fait très fort. Ils ont sérieusement écouté les élucubrations de leur chef de file qui parlait d'un viaduc à Schoelcher sur Fond-Lahaye et d'un pont qui traverserait la baie des Flamands, de Rivière-Salée à Fort-de-France. Soit il avait exagéré sur la boisson, soit, lisant mal son calendrier, il se croyait toujours le 1er avril. Ici, il a quand même fallu près de 20 ans pour mener à bien l'élargissement d'une route, pour aménager une voie de bus, d'ailleurs pas encore terminée, pour le TCSP ! Alors les rêveries de Monplaisir... Cela rappelle la promesse d'un Chirac d'un tunnel sous le pont de la Gabarre en Guadeloupe ! Monplaisir a aussi appelé la Martinique à «lever la tête». Nous ignorons si, dans le style blagueur, il a déclaré quelque chose comme : «Faute de financement, de faisabilité, de volonté et même de béton, je passe directement des projets de génie-civil grandioses à ceux, plus réalisables, d'exercices de gymnastique pour les nuques martiniquaises... ».


L’Europe capitaliste condamne à mort les migrants

(Nous publions ci- dessous- le dernier éditorial de nos camarades de Lutte ouvrière) Combien d’enfants, de femmes et d’hommes sont morts noyés dimanche dans le naufrage de leur embarcation au large de la Libye ? 700, 800, 900 aux dires de certains survivants ? On ne le saura peut-être jamais, mais ce naufrage fait suite à d’autres tout autant effroyables. Quand cette hécatombe cessera-t-elle ? Combien de Syriens, d’Érythréens, de Soudanais ou de Somaliens devront encore mourir aux portes de l’Europe avant que l’Union européenne daigne lever le petit doigt ? Avec la multiplication des passeurs sur les côtes libyennes et l’afflux de migrants ces derniers mois, l’urgence de la situation était connue. Et qu’a fait l’Union européenne ? Elle a refusé de participer au financement du dispositif de sauvetage mis en place par l’Italie qui avait fait ses preuves en sauvant 150 000 vies. En réduisant le nombre et la portée des patrouilles, les dirigeants de l’UE ont fait le choix de laisser mourir ceux qui tenteraient la traversée. C’est de la non-assistance à personne en danger. Les dix-huit navires et les deux hélicoptères qui ont été envoyés sur les lieux du drame mais après le naufrage, rajoutent à l’ignominie. Après avoir séché leurs larmes de crocodile, ces mêmes dirigeants s’entendront pour durcir leur politique criminelle contre les migrants. Car s’ils veulent que l’Europe «coopère», ce n’est pas pour sauver les migrants, c’est pour les refouler ! Leur problème immédiat est de trouver en Libye une personne qui puisse, comme Kadhafi le faisait si bien, garder les côtes du pays. C’est dire que le sort de ces femmes et de ces hommes ne les intéresse pas du tout. Nombre de candidats à l’immigration voudraient arriver par des voies sécurisées et légales pour demander l’asile. Au lieu de cela, ils sont traqués comme des parias et se retrouvent sous la dépendance de passeurs sans scrupules. Hollande et les dirigeants européens peuvent dénoncer les passeurs, mais ce sont eux qui exposent les migrants à des risques de plus en plus grands. Près de 4 millions de Syriens ont fui leur pays, en guerre depuis 2011 ; l’an dernier, la France n’en a accueilli que 3000, la grande majorité s’est réfugiée en Turquie ou au Liban, c’est-à-dire dans les pays voisins comme c’est le cas pour tous ceux qui sont chassés de leurs pays. Parmi eux, seule une petite fraction tente de rejoindre l’Europe développée, mais cela suffit aux plus démagogues comme le Front national pour parler d’une «bombe migratoire». Agiter ce fantasme quand des enfants, des femmes et des hommes meurent sous des bombes, bien réelles celles-là, est révoltant. Les dirigeants européens s’échinent à tenir les peuples les plus pauvres à distance. Mais le système qu’ils servent multiplie la misère, les guerres et les persécutions. Ils ont toujours les mots «démocratie», «paix», et «développement» à la bouche. Mais qu’ont-t-ils apporté à l’Afrique, si ce n’est le pillage continu de ses richesses ? Alors que la France est intervenue militairement des dizaines de fois en Afrique et au Moyen-Orient, elle n’y a amené qu’une succession de dictatures et la dévastation. Quant aux dernières manœuvres guerrières des puissances impérialistes en Irak, en Syrie ou en Libye, elles ont conduit au dépeçage des États par des milices surarmées. Condamner les peuples au dénuement extrême, les emprisonner dans leur situation d’exploités fait partie de la guerre menée par la bourgeoisie contre les pauvres. La lutte que les États riches mènent contre les migrants en est un aspect infâme. Les exploités d’ici n’ont pas à se protéger des plus pauvres, mais des plus riches, c’est-à-dire des capitalistes. C’est leur pouvoir sur la société qui crée tant d’inégalités et d’injustices. Depuis plus d’un siècle, les moyens de production sont largement suffisants pour satisfaire les besoins de toute l’humanité sans que les peuples aient besoin de s’entredéchirer pour disposer du nécessaire. L’Europe elle-même concentre de formidables richesses. Mais elles s’accumulent dans les poches d’une minorité, sont gaspillées dans des caprices de riches ou dans la spéculation et manquent cruellement pour satisfaire les besoins de la majorité. Avec la bourgeoisie parasitaire au pouvoir, ce système n’accordera jamais à tous le droit de vivre dignement. Pour mettre fin à cette barbarie, les travailleurs doivent arracher les moyens de production des mains de la minorité capitaliste et en prendre eux-mêmes le contrôle.


Guadeloupe : ÉCHO DE L’AÉROPORT

MULTISERVICES CARAÏBES (CHARIOTS) : LE QUAD EST FATIGUÉ, NOUS AUSSI !...
Le quad qui remplace «provisoirement» depuis deux ans le «scooter-airport» pour tracter les chariots, commence à être sérieusement fatigué.
Récemment, la société qui loue la machine a fait une visite technique complète… et l’a ramenée dans le même état qu’elle l’avait prise.
En effet, la direction ne l’a pas officiellement chargée de la réparer.
C’est donc avec des roues lisses et autres phares qui s’allument tant bien que mal que nous devons travailler.


AVEC ENCORE DES SALAIRES EN RETARD ET DES PRIMES EN MOINS
À MSC, il n’y a pas que le matériel qui est négligé : une fois de plus, ce mois-ci, la paie est arrivée avec retard, créant des problèmes pour le paiement des échéances.
De plus, la direction a supprimé depuis le début d’année la «prime de vie chère» (en fait les 50 € de l’accord Bino qu’elle n’a jamais complétés).
Nous en avons assez et nous le ferons savoir lors de la venue du directeur prévue le 17 avril.


TERMINAL RÉGIONAL : DES ÉCRANS QUI NE SERVENT PAS À GRAND-CHOSE
Au Terminal Régional, on a mis de beaux écrans, mais qui ne sont pas vraiment utiles aux passagers.
On peut y voir une série de spots publicitaires, ou encore une chanteuse locale qui serait la marraine du Terminal.
En revanche, aucune indication pour les passagers concernant les arrivées et départs d’avions. Pour se renseigner, ils doivent s’adresser aux comptoirs d’enregistrement.


Guadeloupe : L’ÉCHO DE JARRY

GÉNÉRALE DES EAUX : LES OUVRIERS METTENT LA PRESSION !
Le 2 avril, 70 travailleurs ont débrayé pendant 2 heures pour protester contre leurs conditions de travail depuis la réduction des effectifs. L’an passé, les cadres les appelaient à se mobiliser pour «sauver l’entreprise». Maintenant que les caisses sont pleines, on voit bien qu’il y a deux camps : celui des ouvriers, et celui de la direction. Les travailleurs ont raison de ne compter que sur eux-mêmes !


LE DIRECTEUR VEUT FERMER LES VANNES
Normalement, les réparations pendant le week-end sont faites en urgence par des travailleurs «d’astreinte» qui reçoivent une prime. Pour diminuer ces primes (et permettre aux travailleurs de couvrir plus de communes), le directeur aurait dit aux ouvriers de ne pas faire les réparations : « fermez la vanne, la réparation attendra le lundi ». Et si la panne touche sa villa, il donnera la même consigne ?

LE DIRECTEUR JOUE À L’OUVRIER ?

M. Certain a voulu montrer son « dévouement » en s’inscrivant lui aussi sur le régime d’astreintes. Il a probablement «oublié» que son super salaire comprend déjà une prime pour gérer à tout moment les problèmes de l’entreprise. Voudra-t-il échanger de salaire avec les travailleurs ?


EDF JARRY : AGENTS D’EXPLOITATION SUREXPLOITÉS
Maintenant que la nouvelle centrale fonctionne à plein, c’est un vrai casse-tête pour assurer la sécurité sur les 2 sites à la fois, Jarry Nord et Pointe Jarry. La même équipe ne peut pas être partout en même temps, alors quand elle fait sa ronde à un bout, tout peut arriver de l’autre côté. Apparemment la solution évidente – il faut embaucher du personnel supplémentaire – ne vient pas à l’idée de la direction !


Martinique : HAUTE TENSION (EDF)

On n'a pas dit notre dernier mot A la suite de la dernière mobilisation et de l'AG du lundi 16 mars, nous avons obtenu des avancées sur des points locaux mais restent en suspens des revendications d'ordre national. Une nouvelle AG le mercredi 8 avril a signifié notre mécontentement à la direction. Satisfaction devra suivre, ou alors, à EDF, ça risque de faire des étincelles ! Des nr qui Énervent Parmi les problèmes en suspens, il y a le problème du comparatif des moyennes de salaire à même ancienneté, diplôme, etc. À même parcours, le niveau de rémunération en France sera supérieur au niveau de rémunération dans les DOM. Les NR (Niveaux de Rémunération) grimpent plus vite en France ! Résultat, au moment du départ à la retraite, sans astreinte, heures supplémentaires, etc. l'agent des DOM se retrouve avec une retraite minable. Il faut obtenir que ça change.


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