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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1129 du 14 mars 2015/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe : comment la Générale des Eaux rackette la population !

Une conférence-meeting a été organisée le 28 février à la salle des fêtes du Lamentin à l’appel de certaines organisations des usagers et du LKP avec Jean Luc Touly un responsable CGT, salarié à Véolia. Touly se bat depuis plusieurs années en France avec des associations d’usagers pour que la distribution de l’eau soit une prestation de service et pour le retour à une gestion publique et non privée. La Générale des Eaux qui n’est autre que la filiale de la multinationale Véolia n’est soumise à aucun contrôle et réalise des profits sur le dos des usagers. Lors de son passage en Guadeloupe, au début du mois, Jean Luc Touly a constaté de nombreux dysfonctionnements en Guadeloupe. Véolia contrôle l’eau depuis 47 ans alors que la loi prévoit des contrats qui ne dépassent pas 20 ans. Elle bénéficie de dérogations pour prolonger ses contrats. Ce qui est le plus scandaleux c’est qu’il n’y a jamais eu de rapport annuel de cette société sur son bilan. Ce rapport doit être remis aux collectivités et mentionner tous les bilans sur la consommation et les différentes taxes perçues sur l’usager. Les compteurs ne sont pas relevés régulièrement. Des usagers attendent deux ans, trois ans avant de recevoir leur facture et doivent payer des sommes exorbitantes. Certains doivent payer 6000 euros voir 10 000. Quant au prix du m3 d’eau, il est parfois deux fois et même trois fois plus élevé qu’en France de même que le prix de l’abonnement. Un film a été projeté sur les manifestations qui ont eu lieu en France contre Véolia. Le film montre aussi la corruption de certains élus complices de la privatisation. En Guadeloupe, il y a une véritable corruption des responsables de l’eau avec la complicité des élus. La Cour des Comptes a révélé des dépassements concernant plusieurs voyages et des frais d’hôtels de luxe très onéreux. Le SIAEAG (Syndicat Alimentation Eau et Assainissement de la Guadeloupe) a été particulièrement épinglé. Au cours de cette conférence au Lamentin qui a rassemblé plus de 300 personnes, la plupart des usagers se sont plaints du montant élevé de leurs factures. Les associations font des réunions dans les communes et appellent les usagers à s’organiser. Lors d’une réunion publique devant le palais de la Mutualité le 4 mars, les organisations syndicales qui appellent les travailleurs à se mobiliser le 26 mars ont invité aussi les usagers de l’eau à participer à cette mobilisation. Une loi vient d’être votée sur l’interdiction des coupures d’eau. Les usagers doivent se battre pour imposer à la Générale des Eaux d’appliquer cette nouvelle loi. Mais ils devront se battre aussi avec beaucoup de fermeté pour exiger des élus l’application de toutes les réglementations que cette multinationale n’applique pas en Guadeloupe.


Martinique : Habitation Petit Galion : les ouvriers mobilisés font échouer les licenciements

Le 20 février dernier les ouvriers agricoles de l’habitation Petit Galion se sont mis en grève contre la procédure de licenciement engagée par leur patron contre deux de leurs délégués. La raison avancée par ce patron était la faute grave. Selon les propos de l’employeur il s’agissait d’insubordination, mais aux dires des salariés de l’entreprise, le motif était, comme bien souvent, futile. Alors, à l’annonce de la sanction injuste, les ouvriers ont arrêté le travail. Ils ont tenu une assemblée générale en présence du représentant syndical CGTM et d’un représentant de l’Inspection du travail pour faire revenir le patron sur sa position. Dans un premier temps celui-ci ne voulut rien savoir. Les ouvriers eux aussi étaient déterminés et la tension est vite montée. La négociation fut reportée au lundi 23 dans l’après-midi. Les ouvriers, eux, décidèrent de poursuivre la grève. Le lundi après midi, tous se mobilisèrent pour se retrouver avec les deux délégués menacés, à la direction du travail à Fort-de-France cette fois-ci. Après près de sept heures de discussion, ils purent arracher au patron impétueux un accord par lequel non seulement les procédures de licenciement étaient annulées, mais aussi où le patron s’engageait au paiement de la mise à pied d’un des délégués. Selon l’accord, le patron devrait aussi engager des négociations dans l’entreprise sur la santé, les conditions de travail, les congés et la reconnaissance de la polyvalence conventionnelle. Sur toutes ces questions, les salariés se promettent de rester vigilants. D’autant qu’ils ont bien constaté que leur mobilisation avait payé.


Martinique : SARA : les cadres se mobilisent, de quel côté ?

Les stations-service ont été prises d’assaut le 1er mars 2015, et à sec jusqu'au 3, suite à une grève de cadres de la SARA (Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles), initiée par le syndicat CGC, syndicat des cadres. Les arguments de la CGC -«Inquiétudes sur la pérennité de nos emplois [...] au regard des résultats de l’entreprise...»- mimaient ceux des compagnies pétrolières en 2013-2014, quand elles protestaient contre le décret du ministre Lurel, sur la fixation des prix à la pompe. Le travail a repris le 3, sur quelques vagues promesses du préfet. Par leurs demandes dans cette grève, ces cadres scient la branche sur laquelle ils sont assis. Avec les mêmes arguments « rentabilité des investissements » et de «défense des actionnaires », la direction peut, demain, s'attaquer à tous les salariés. C'est un leurre que de s'appuyer sur une illusion, celle de l'existence d'un intérêt commun entre les travailleurs et les exploiteurs.


Guadeloupe: Echo de pôle emploi

AVEC NOTRE ARGENT ! On n’avait jamais vu ça : le départ d’un chef de Pôle emploi a été l’occasion d’une grande distribution de cadeaux. Chacun fait ce qu’il veut. Mais qu’on nous demande de mettre la main à la poche, faut pas pousser !

LE MONDE À L’ENVERS! Alors que nos salaires sont largement insuffisants, certains dont les salaires sont deux fois voire trois fois plus importants que le nôtre font passer des enveloppes pour ceux dont le salaire est cinq fois le nôtre. Ils nous prennent vraiment pour des M…

LIV LA SA NOU JA LI’Y, NOU JÉTÉ’Y É YO MASÉ’Y! Ils ont le toupet de nous demander de participer à leur pot. Et pour nous, à quand le contraire ? Mais même s’ils nous les proposaient, nous refuserions leurs cadeaux, car on n’est pas du même monde !

LES COMPÉTENTS AU TROU, LES INCOMPÉTENTS TOUT LE TEMPS ! Comme à l’accoutumée, en fin d’année 2014, et en début d’année 2015, les petites mains formées, compétentes et usées par l’ingratitude de Pôle emploi sont remerciées sans autre forme de procès. S’agissant des chefs, ils sont gratifiés alors qu’ils nous font voir la vache enragée.


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