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Elections/Elections de la Collectivité Territoriales de la Martinique 2015

Elections de la Collectivité Territoriales de la Martinique 2015

Martinique : Combat Ouvrier sera présent à l'élection pour la Collectivité Territoriale de Martinique au mois de décembre prochain.

Notre organisation a tenu une conférence de presse, samedi 7 mars à Fort-de-France. Ghislaine Joachim-Arnaud, dirigeante de Combat Ouvrier a présenté la ligne politique de notre organisation. Il y avait à ses côtés, Louis Maugée, Gabriel Jean-Marie et Marie Hélène Marthe dite Surelly. Ci-dessous le Tract que nous distribuons ces jours ci et dans lequel nous faisons connaître notre point de vue aux travailleurs et aux classes populaires de Martinique Travailleuses, travailleurs, chômeurs ou en activité, jeunes, retraités des classes populaires de Martinique : construisons notre propre force contre l'exploitation capitaliste et les séquelles coloniales ! Rejetons les politiciens de droite, de gauche, "patriotes", "PPM" et autres regroupements de notables. Travailleuses, travailleurs chômeurs ou en activité, jeunes, retraités des classes populaires de Martinique : construisez votre propre force contre l'exploitation capitaliste et les séquelles coloniales ! Rejetez les politiciens de droite, de gauche, "patriotes", "PPM" et autres regroupements de notables ! Ils vous trompent! Les partis et les politiciens mentent aux travailleurs et aux classes populaires! Ils font de l'élection à la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique) de décembre prochain un enjeu majeur. Mais la CTM ne changera rien au sort des travailleurs et de la population laborieuse. Elle changera légèrement pour les politiciens qui auront un petit peu plus de pouvoir local. Celui que le gouvernement français voudra bien leur laisser : des miettes de pouvoir. Et c'est autour de ces miettes qu'ils se battent déjà comme des affamés ! Pour l’instant, trois camps s'opposent : 1) Le camp des «patriotes» avec le MIM (Mouvement indépendantiste Martiniquais), le CNCP (Conseil national des comités populaires), Martinique écologie, le PALIMA (Parti pour la Libération de la Martinique), le Parti Communiste Martiniquais, le RDM (Rassemblement démocratique martiniquais) de Claude Lise. 2)" Ensemble pour une Martinique nouvelle" autour du PPM, conduit par Letchimy avec plusieurs autres formations de la gauche et de la droite modérée autour d’une série de maires et de notables. 3) Un regroupement de maires ou notables d'une vingtaine de communes intitulé G20, entend lui, rajeunir le personnel politique de direction du camp des «patriotes », dans le genre «ôte toi de là que je m'y mette». Une lutte des notables pour les postes à la Collectivité unique ! Pas pour défendre les travailleurs! Le tableau que montrent tous ces politiciens, c'est celui d'une lutte entre notables pour les futurs postes. Le spectacle qu'ils donnent est bien affligeant : tenter d'écarter tel dirigeant parce que soi disant trop vieux, tenter d'autres alliances et manigances pour avoir un poste important dans la nouvelle collectivité unique de Martinique, voilà leur «mère des batailles» !Tous ces dirigeants politiques ont comme principal souci leur avenir personnel, leur carrière politique avec les avantages qu'ils peuvent y gagner, certains s’imaginant déjà en président de la Martinique. Mais aucun d'eux ne s'oppose au système d'exploitation capitaliste qui sévit contre les travailleurs et qui génère misère, austérité pour les classes populaires, crise sur crise, guerres. Au contraire, tous soutiennent ou tolèrent le système capitaliste, ce système fondé sur la propriété privée des moyens de production et le profit individuel par l'exploitation des travailleurs ! Relever le drapeau du communisme révolutionnaire! Le parti communiste martiniquais n'a plus de communiste que le nom ! Ce n'est plus le parti des Aliker, Bissol, Jules Monnerot ! Ce n'est plus un parti dont l'activité principale était le soutien aux luttes ouvrières et le développement de ces luttes. Pour les vrais communistes, il faut éduquer les travailleurs à la lutte contre la bourgeoisie et impulser dès que les conditions le permettront la révolution ouvrière qui doit détruire le système capitaliste et lui substituer une société socialiste plus égalitaire. Tout cela ne fait plus partie des objectifs du PCM. Par contre, cet objectif a toujours été et est encore le nôtre à Combat Ouvrier. Nous brandissons le drapeau, du communisme. Ce drapeau n'est pas celui de «la Martinique» ou des «Martiniquais», c'est celui des travailleurs, martiniquais et autres, en activité ou au chômage ou à la retraite. Ce qui est bien différent ! Travailleuses, travailleurs méfiez vous de ceux qui prétendent vous défendre en défendant les intérêts de «la Martinique» ! Que ce soit au PPM de Letchimy, ou au MIM de Marie Jeanne, ou chez tout autre «patriote», tous disent vouloir se battre pour «la Martinique» ! La défense de «la Martinique», le «développement de la Martinique» sont les objectifs des partis qui englobent derrière «la Martinique», tous les Martiniquais, aussi bien les bourgeois, les riches békés, les Noirs riches que les travailleurs et les classes populaires et les pauvres. Mais les intérêts des travailleurs et des classes populaires sont diamétralement opposés à ceux des riches bourgeois. Vouloir les englober tous derrière la «défense de la Martinique» c'est tromper les classes opprimées, les travailleurs, les exploités. C'est en réalité défendre la bourgeoisie, les classes aisées. A Combat ouvrier nous entendons défendre les intérêts spécifiques des travailleurs et mettre en avant les revendications spécifiques de ces travailleurs. Cette position nous conduit à appeler les travailleurs à ne faire en aucun cas confiance au «Camp des patriotes et alliés», au regroupement PPM « Ensemble pour une Martinique nouvelle», et aux autres formations qui ne défendent pas en priorité les intérêts des travailleurs mais au contraire veulent les noyer derrière la défense de «la Martinique» et des «Martiniquais». «La Martinique» est aux mains des riches possédants békés et autres ainsi que des grosses sociétés multinationales C'est cette Martinique là que Marie Jeanne, Letchimy, Lise, Nilor, Azérot, Francis Carole, Claude Lise, Branchi, Erichot, et leurs amis veulent «développer», «défendre», «sauver». C'est la Martinique des multi millionnaires, Hayot, Fabre, De Lucy, Parfait, Despointes, Ho Hio Hen, et tous les autres possédants, ceux de Carrefour, des plantations de banane., des grosses entreprises-machines à profit ! Une partie d'entre eux a formé son capital par l'exploitation des esclaves, puis des travailleurs de la canne opprimés jusqu'au sang et tués à coup de fusil au cours des nombreuses grèves, jusqu'à Chalvet en 1974 ! Ce sont eux qui bénéficient d'exonérations de charges sociales et de la défiscalisation augmentées sous les gouvernements de droite, ré-augmentées sous celui de gauche avec le CICE (crédit impôt compétitivité-emploi). 40 milliards ont ainsi été offerts aux patrons français de l'hexagone et d'outre mer. Les riches d'outre mer bénéficient de niches fiscales encore plus importantes ! Sans compter les subventions européennes qui pleuvent régulièrement sur les patrons de la banane et sur d'autres. Des lois comme l'ANI (Accord National Interprofessionnel) et tout récemment la loi Macron, donnent des facilités supplémentaires aux patrons, dont le travail le dimanche, le travail de nuit. Tous ces cadeaux sont distribués aux patrons pour leur permettre soi disant d'embaucher. Mais le chômage augmente ! Contre le chômage la seule mesure radicale serait d'abord d'interdire les licenciements, et répartir le travail entre tous sans diminution de salaire ! Les assemblées locales relayent la politique de cadeaux au patronat et aux riches, la CTM fera de même ! Ce sont les mêmes qui seront à sa tête ! Un exemple récent : en ce qui concerne les emplois d'avenir dans le secteur non marchand, les assemblées locales de Martinique ont fait passer la prise en charge du salaire de 75% à 90%, ne laissant à l'employeur que 10% à payer et dans les entreprises privées, de 35% à 55%, ne laissant à l'employeur que 45% à régler. Les aides du Conseil Régional à la création d'emploi pour les entreprises sont très nombreuses. L'argent public sert de plus en plus à aider les patrons. Tour à tour Marie-Jeanne, puis Letchimy en tant que président du Conseil Régional ont mené cette politique et ils s’en félicitent ! Les deux plans de relance de la Région avec 73 millions pour le premier et 78 millions pour le second, le grand Saint Pierre et les transformations des Trois ilets, le TCSP profiteront bien plus aux grandes entreprises qu'aux travailleurs. De même les 51 millions de travaux accordés aux entreprises par le Conseil Général en 2013. Comment se fait-il qu'avec tout cet argent, le chômage ne baisse pas notablement ? Ces présidents feront de même à la CTM ! LA CTM sera une nouvelle officine d'aide au patronat. La plupart des dirigeants, en particulier Letchimy, sont proches du gouvernement socialiste de Hollande-Valls qui mène une politique qui «fend les reins des travailleurs». Pour, le contrôle ouvrier et populaire de l'argent public et privé qui vient de l'exploitation des travailleurs La population n'a aucun contrôle sur l'utilisation de ces fonds. De même, lorsque les patrons pleurnichent qu'ils ne peuvent pas augmenter les salaires, les travailleurs n'ont aucun contrôle sur les profits réalisés et le patrimoine de ces patrons accumulés sur le dos des travailleurs. Mais les salariés ressentent tous la baisse de leur pouvoir d'achat. Pour lutter contre cela il faut une véritable échelle mobile des salaires : c'est à dire une augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux à chaque fois que les prix augmentent. Seule la lutte collective permettra aux travailleurs de ne pas payer la crise que l'État et les capitalistes veulent leur faire payer ! Faire entendre le camp des travailleurs Travailleuses, travailleurs, nous avons encore quelques mois pour réfléchir et nous préparer, pour se convaincre et gagner d'autres partisans à notre cause, pour les convaincre que les notables, les maires, les parlementaires des différentes chapelles sont de faux amis des travailleurs! Creusons notre sillon indépendamment d'eux ! Prenons conscience de nos intérêts de classe ! L'exprimer par notre vote en décembre sera aussi une manière d'exprimer notre révolte contre l'organisation sociale actuelle et d'affirmer notre conviction qu'il est nécessaire de mettre fin à la dictature de la classe capitaliste qui nous exploite et nous opprime.