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Archives de CO/CO de l'année 2015/CO n° 1125 du 17 janvier 2015/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe : Le personnel ouvrier du CHU en grève ; il a raison.

Depuis le 2 décembre, les ouvriers du CHU sont en grève pour la revalorisation de leurs métiers. Il faut savoir que le CHU, c’est aussi un service technique et logistique (cuisine, buanderie, entretien, stérilisation, garage, dépôts…) qui comprend 350 agents. Les agents qui sont affectés aux soins et dont la carrière évolue régulièrement grâce à un tableau d’avancement préétabli bénéficient, eux, du droit automatique à l'avancement. Mais ce n'est pas le cas des ouvriers des filières techniques. Leur tableau d'avancement est tributaire de la profession exercée, de l’ancienneté dans la profession, des diplômes, des amitiés ou inimitiés, de l’encadrement etc. Il est tributaire enfin de toute une série d'obstacles qui laissent place à toutes les dérives et à toutes les magouilles. La conséquence pour certains peut être : aucune revalorisation salariale pendant des années ! Quand le tableau d’avancement est bloqué, les salaires stagnent et la colère des ouvriers augmente. Et cette colère gronde d’autant plus fort que leurs revendications ont déjà fait l’objet d’accords signés à la suite de grèves et de négociations antérieures. Mais tous ces accords précédents sont restés lettre morte. Les années passent, ils sont toujours à revendiquer le droit à la promotion, à l’avancement automatique, à la formation ! Et la titularisation des contractuels : la direction ne veut rien entendre, sous prétexte de difficultés financières. Mais les travailleurs n’ont pas à subir ce blocage de leurs salaires pendant des années. Lorsque les ouvriers ont voulu appuyer leurs revendications en restreignant l’accès au pôle logistique, le directeur n’a pas hésité à en référer au Tribunal Administratif qui a ordonné la libération totale des accès au pôle logistique. Le combat des ouvriers du CHU est un combat juste qu’il faut soutenir, tout en sachant que parmi ceux qui organisent et soutiennent leur mouvement, il y en a qui ne rêvent que d'obtenir des postes de cadres ou d’ingénieurs en se servant de leur combat.


Martinique : La manifestation des agents de l'hôpital de Trinité.

Le mercredi 7 janvier, les agents hospitaliers affiliés au syndicat indépendantiste UGTM, des représentants des médecins, ceux de la communauté hospitalière et des élus du Cap Nord (Communauté d’Agglomération du Pays Nord-Martinique), ont manifesté, de l’entrée du Centre hospitalier Louis Domergue à la sous-préfecture de Trinité. Les maires du Robert, de Sainte-Marie, de Basse-Pointe ou encore du Gros-Morne, étaient présents, ainsi que le député MIM (Mouvement indépendantiste martiniquais) du Sud, Jean-Philippe Nilor. Les élus entendaient obtenir du directeur de l’Agence Régionale de Santé des garanties sur l’amélioration de l’offre de soins dans les communes du Nord, sur le maintien de certaines activités à l’hôpital de Trinité où plusieurs services semblent carrément à l’abandon. Ils s’interrogeaient aussi sur la reconstruction et la pérennité de cet établissement faisant désormais partie du Centre hospitalier universitaire de Martinique (CHUM) mais resté délabré depuis le tremblement de terre de 2007. C’est à la suite des mobilisations de novembre des agents contre le manque de matériel et d’effectifs et la dégradation de leurs conditions de travail que les élus du Nord ont décidé d’alerter à leur tour les services publics. C’est Élie Bourgeois l’adjoint du directeur de l’ARS, qui les a reçus et non le directeur lui-même. Entouré du sous-préfet et de membres de la direction du CHUM, il a reconnu les dysfonctionnements actuels au niveau de l’offre de soins dans les communes du Nord, mais a surtout cherché à rassurer les élus sur les projets en cours concernant l’activité future à l’hôpital de Trinité. Les élus se sont montrés plutôt satisfaits des garanties annoncées et cela bien que les dates de la mise à exécution de ces programmes ne soient pas connues. Ils avaient montré leurs préoccupations à peu de frais, car sans se donner la peine de mobiliser les populations de leurs communes. De plus ils avaient contribué à orienter les salariés vers des «revendications régionales du Nord» pouvant aboutir à les «particulariser» par rapport aux autres agents hospitaliers. Quant aux agents hospitaliers eux, pour l’instant il leur est demandé de continuer à travailler dans des conditions dégradées et souvent déplorables. Et l’administration continuera à exercer des pressions pour qu’ils acceptent les conséquences des restructurations entre plusieurs établissements faites sans véritable concertation et surtout sans les moyens budgétaires nécessaires. Alors oui, contre les conséquences de la politique de restrictions budgétaires qui frappent tous les agents des hôpitaux, ils auront à continuer et à amplifier leur lutte en s’y mettant tous ensemble.


Guadeloupe : entreprise nicollin : les salaries exigent le transfert de tous et defendent leurs salaires !

Il y a quelques mois, la Communauté de Communes du Sud Basse-Terre a lancé un nouvel appel d’offre pour le marché de ramassage des ordures. Gaddarkhan et sa société West Indies Environnement a obtenu le marché au moindre coût. La Communauté de communes réalise une économie de 1 million d’euros. Les salariés inquiets refusent de se sacrifier au profit du nouveau repreneur. Il est hors de question pour eux d’accepter de baisser leur salaire, par la suppression de la prime de 40% intégrée à leur salaire, des 13ème et 14ème mois. C’est pourquoi ils ont très tôt interpellé la présidente de la Communauté de communes Lucette Michaux-Chevry. Dans un premier temps celle-ci a répondu que seuls les salariés embauchés par l’ancien maire de Basse-Terre Clairy seraient transférés au nouveau repreneur. Ensuite, Chevry a déclaré qu’une attention particulière serait portée au devenir du personnel dans le cadre de ce nouveau marché. Autant dire que ce discours fumeux n’a nullement rassuré les travailleurs. Dans un troisième temps, la présidente a affirmé qu’aucun salarié ne serait repris. Là, elle a mis le feu aux poudres. Pour obtenir des réponses et la certitude du transfert de l’ensemble du personnel et du maintien de tous les avantages acquis, les salariés ont fait un coup de force le vendredi 26 décembre. Ils se sont mobilisés en masse et ont envahi une réunion de la Communauté de communes pour exiger des réponses claires. Michaux Chevry après avoir affirmé qu’elle n’avait jamais écrit qu’aucun salarié ne serait repris a été démentie en public, avec preuves à l’appui, par un salarié. Elle a été contrainte, par la pression, de revenir sur cette décision. Pourtant, le combat n’est pas terminé, pour les travailleurs de Nicollin. En effet, le marché avec Gaddarkhan a été annulé par une décision de justice, suite à un recours de Nicollin. Pour les travailleurs, le transfert prévu le 17 janvier dans la nouvelle entreprise n’aura pas lieu. Les salariés sont déterminés à se battre. Rien ne se fera sans eux !


Guadeloupe : victoire de la mobilisation des salaries de la societe urbanet.

Les 6 salariés de la société URBANET qui fait le nettoyage au Casino du Gosier se sont mobilisés le 31 décembre 2014. La grève avait pour cause le non paiement de la prime de 13ème mois et de la prime de vacances. Depuis l’année 2014, le marché de la maintenance des locaux a été attribué à cette entreprise à un prix très bas, par le Casino du Gosier. Si pour le Casino c’est une affaire, pour les salariés il n’en est rien : le nouveau directeur a décidé unilatéralement de supprimer la prime de vacances à l’ensemble de l’équipe. En juillet-août, ceux-ci n’ont pas protesté. Le directeur M. Noreskal ne s’est donc pas gêné pour continuer de raboter les acquis des travailleurs. À la fin du mois de décembre, à la lecture de leur fiche de paie et en consultant leurs comptes ils ont constaté qu’il a diminué le 13ème mois. Ils ont aussitôt décidé de réagir en arrêtant le travail. Pendant la négociation, les salariés ont eu affaire à un patron particulièrement méprisant s’en prenant brutalement à l’un d’entre eux pour lui demander des explications sur sa présence alors qu’il était en congé. Il a fini par admettre que les contrats doivent être respectés et qu’il doit verser les deux primes. Après plusieurs heures de négociation, le directeur a cédé. Ils ont repris le travail le lendemain 1er janvier, la tête haute. Ils ont perçu leur 13ème mois, la prime de vacances et le jour de grève a été payé. Une réunion pour discuter de nouveaux horaires de travail a eu lieu le 09 janvier, dans le prolongement de l’accord. Les salariés refusent de travailler avec une coupure en milieu de journée sans augme


Guadeloupe : pawol a travayé bannann (Plantations en Lutte)

PRIME DE FIN D’ANNÉE 2014 : ÇA NE VA PAS !
Sur nombre de plantations, les patrons ont fait un peu ce qu’ils veulent et n’ont pas payé aux camarades les 609,80€ nets comme le prévoit l’accord signé sur cette prime de fin d’année.

EURL DE BELLEVUE ET SCEA GRAND-MARIGOT

Le compte n’y est pas car Francis Lignières et son fils Christopher ont payé 600€ au lieu de 609,80€ net. EARL POMME ROSE Là c’est le comble qui est atteint. La somme payée varie d’un camarade à l’autre et ce, sans aucune explication. HÉRY a payé à certains plus de 400€ et à d’autres 50€ net.

EARL LES FOUGÈRES
MORAND lui, il a mis dans une enveloppe la somme de 200€. Certains d’entre nous ont refusé cet affront. Alors MORAND a viré les 200€ sur nos comptes bancaires. Nous voulons bien que les 200€ nous soient versés chaque mois car c’est ce que prévoit l’accord BINO mais la prime de fin d’année, c’est en plus. Sur toutes ces plantations, les camarades ont pris la décision de se réunir pour exiger leur dû.

PLANTATION T. DAMBAS (REGRETTÉE TROIS-RIVIÈRES)
DAMBAS aurait réuni les camarades pour les informer que sur l’effectif des 31 ouvriers, il n’a besoin que de 20. Il y a donc 11 de trop estime cet exploiteur et il a demandé à ces derniers de passer voir la secrétaire pour en discuter. Il sera absent dans les prochains jours car il doit se rendre lui aussi en Côte-d’Ivoire. Cela doit être certainement dans ses plans, car il fait détruire tous les bananiers avec un produit dangereux introduit avec une seringue. Si tel est le cas, nos camarades doivent refuser ces licenciements et réclamer notamment leur mise en chômage technique pour qu’ils puissent percevoir les indemnités prévue à cet effet.


Martinique: Echos de HAUTE TENSION

INTEGRATION DES PRIMES AU SALAIRE

A PB2, c'est l'inflation des primes : Prime Variable d'Activité, prime d'intéressement, prime exceptionnelle, etc. En tout, un plus qui peut aller jusqu'à une somme de l'ordre de 10 000€ pour chacun. La filiale PEI (Production Electrique Insulaire) peut assurément payer cela sans problème, mais pourquoi accepterions-nous que cela soit aléatoire, que ce soit comme une carotte pour faire avancer l'âne ? Les salariés doivent toucher un salaire garanti, non variable et qui compte pour la retraite !

L'URGENT C'EST L'EMBAUCHE
Toutes ces primes ne changent rien au fait que les conditions de travail sont aggravées par l'insuffisance du personnel. Beaucoup d'agents sont considérés abusivement comme polyvalents. Si la direction veut que les services fonctionnent correctement, elle doit embaucher.

NON AUX DIVISIONS
Ces disparités de salaire entre PEI et le reste des agents EDF ne peuvent être justifiées que par des arguments fallacieux. Tous les salariés participent aux profits d'EDF, les salaires doivent être alignés par le haut !


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