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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1122 du 22 novembre 2014/Deuxième page

Deuxième page

Guadeloupe : CHU Pointe-à-Pitre Abymes : Histoire d’une catastrophe annoncée

ZoomDepuis plusieurs mois, les services de la tour sud n’ont plus d’air conditionné. Une pièce défectueuse ? Une pièce manquante et nécessaire pour palier à l’augmentation du débit d’air à fournir depuis l’extension des surfaces à ventiler ? La direction du CHU ne communique pas sur le sujet, sauf pour dire que la réparation nécessaire coûtera plus d’un million d’euros et que ce ne sera pas fait avant février 2O15 ! Incroyable, quand on sait qu’il y a des vies en jeu, compte tenu du personnel actif qui tombe en syncope par manque d’oxygène, compte tenu des patients en situation critique. C'est le cas des prématurés, des grands blessés et de tous les grabataires dont l’état se détériore faute d’oxygénation, de fraicheur et d’hydratation. Une catastrophe sanitaire est à craindre. Même quand la vie humaine est en jeu, l’argent fait barrage. Pourtant, l’argent nécessaire aux réparations existe, l’ARS (Agence régionale de santé) et la Sécurité Sociale, qui doivent avancer la somme, sont bien placées pour le savoir : La Cour des comptes a estimé que la fraude patronale sur les cotisations sociales s'élevait de 16 à 25 milliards d’euros aujourd'hui. Le montant des cotisations non payées par les patrons fraudeurs couvrirait donc largement le prétendu «trou» de la Sécu qui était de 16,2 milliards en 2013. Mais on préfère dire que ce sont les travailleurs qui sont à l’origine de ce trou et ne plus rembourser les soins, rogner sur les prestations sociales et laisser des malades crever de chaleur dans un CHU ! Plutôt que de faire payer les riches, l’État au service de ces gens-là détruit les services publics au détriment de ses usagers, comme ceux du CHU. Si pour sauvegarder l'équilibre budgétaire du CHU, le directeur a décidé que les choses devaient rester en l’état jusqu’à on ne sait quand et faire avaler la pilule en distribuant quelques ventilateurs, le personnel du CHU lui, en a décidé autrement. Les ventilateurs n’ont abouti qu'à faire monter la pression ! Des mouvements de colère et de protestations éclatent par ci par là. Et le personnel a bien raison. Car quand le gouvernement décide d’arroser les banques, il est bien moins pointilleux sur les règles comptables. Alors, pas question d’accepter aucun chantage à l’équilibre budgétaire. La santé n’a pas de prix !


Le procès contre nos deux camarades Sony Laguerre et Raphael Cécé : Un procès politique ! (suite de l'article de la page 1)

Le petit journal étudiant, "Rebelle !", est contestataire, persifleur et irrespectueux et c'est bien. "Rebelle !" et l'équipe de jeunes qui l'entoure dénoncent en particulier les abus d'autorité des chefs d'établissement, les propos méprisants et sexistes envers les jeunes filles, une série d'actions répressives contre ceux qui vendent Rebelle ! ou qui portent des T shirt Rebelle ! devant et à l'intérieur des établissements. Les faits dénoncés dans Rebelle !" n'ont jamais pu être contestés par quiconque, car ils sont vrais ! Mais bien plus grave encore aux yeux de l'administration : Rebelle ! et les jeunes qui l'entourent contestent la société actuelle dirigée par un système capitaliste d'oppression des travailleurs et des peuples. Et, chose totalement inacceptable, Sony et Raphaël osent en plus se réclamer du communisme révolutionnaire ! C'en est trop ! Ce faisant, ils ne seraient pas fréquentables. C'est ainsi que le rectorat, les proviseurs de lycée la police ont à maintes reprises tenté de convaincre les jeunes des lycées de ne pas les fréquenter ainsi que les autres jeunes de l'équipe de Rebelle !. Ces derniers, autour de nos deux camarades ont raison d'être "rebelles". Ils ont raison de se révolter contre le système d'éducation et de musèlement actuel de la jeunesse. Car il s'agit d'une éducation qui formate la grande majorité des jeunes en individus dociles et respectueux de l'ordre établi. Certains deviendront alors des intellectuels qui serviront le pouvoir de la bourgeoisie dans ses officines et d'autres deviendront des travailleurs qui demain, s'ils ont une chance d'être embauchés devront être des travailleurs qui acceptent sans mot dire l'exploitation patronale. Que certains jeunes osent se révolter contre l'ordre établi par la classe dominante, la bourgeoisie, les riches et leur État, leur système d'éducation et d'oppression des travailleurs et des pauvres, cela permettra d'ouvrir les yeux et les oreilles de beaucoup d'autres. Et c'est bien une des craintes de l'administration. Alors il faut les faire taire ! Leur infliger des convocations à la police, des " rappels à la loi et l'ordre" comme cela s'est produit à maintes reprises lors de la vente de Rebelle ! devant les lycées. Il faut leur infliger un procès et des peines exemplaires! ! Eh bien, ce jour là, le 2 décembre, c’est le procès de ce système qui sera fait par Sony et Raphaël, par les jeunes de Rebelle !, Combat Ouvrier et tous ceux qui viendront manifester devant le tribunal de Basse-Terre !

VIVE LA JEUNESSE REBELLE CONTRE LE POUVOIR CAPITALISTE, L'ADMINISTRATION COLONIALE, SON SYSTÈME D'OPPRESSION ET DE RÉPRESSION !
Oui, Que la jeunesse des lycées, de l'université, que la jeunesse ouvrière se révoltent. Le plus tôt sera le mieux ! Elle est la flamme de la révolution prolétarienne disait un grand révolutionnaire allemand, Karl Liebnecht ! Nous appelons tous les jeunes qui en ont assez du système d'éducation inique actuel, du chômage de masse, des bas salaires, de l'exploitation patronale dans les entreprises à nous rejoindre !


Martinique : A propos de monuments aux morts

Pour commémorer le «sacrifice» des combattants de la guerre de 1914-1918 morts au combat, on a vu fleurir des «Monuments aux morts». Après la guerre le gouvernement français avait exigé que toutes les communes en érigent. Dans toutes les communes de Martinique, on en trouve, monuments sur lesquels figure l’inscription «Morts pour la France». Seule la commune de Rivière-Pilote fait exception. L'universitaire Sabine Milton Andrivon juge cette commune coupable d’avoir fait disparaitre le «monument aux morts» communal. Selon elle, cela privait les enfants de la commune qui ont perdu la vie lors de cette guerre d’un hommage mérité. Il manque en effet une explication de la part des dirigeants de la commune au manque de monument aux morts dans cette commune. On aurait pu inscrire le nom des anciens combattants de la commune morts dans cette guerre tout en relatant la véritable cause de la guerre impérialiste. Mais madame Andrivon, elle, choisit de faire une impasse totale sur les raisons du déclenchement de cette guerre, pour ne s’arrêter que sur ce qui est son dada : la recherche de Martiniquais «morts pour la France». «On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels» a écrit Anatole France dans l'Humanité du 18 juillet 1922. Dans la commune de Gentioux dans la Creuse en France est érigé un «monument aux morts» avec l'inscription : «Maudite soit la guerre». Parions que si Mme Milton-Andrivon proposait d’ériger à Rivière-Pilote un «monument aux morts» avec cette inscription, elle aurait de grandes chances de bénéficier du soutien d’une très grande partie de la population.


Martinique : Les agents municipaux de Rivière Salée ont repris le travail la tête haute.

Le mardi 4 novembre, les agents municipaux de Rivière Salée ont mis fin au mouvement qu’ils avaient entamé le 12 octobre. Les grévistes réclamaient le paiement à temps complet de 61 agents attachés aux écoles, titularisés depuis 2004 avec des contrats de travail à temps non complet. Face aux parties de cache-cache et à l’entêtement du maire qui refusait sous un prétexte ou un autre d’ouvrir la négociation, les grévistes sont restés très déterminés. Ils ont eu à faire face à de nombreuses pressions, la mairie tentant même de les opposer aux parents d’élèves qui se voyaient pénalisés par la durée du conflit. C’est à l’issue d’une longue médiation que le syndicat CGTM-SOEM et le maire de Rivière Salée, André Lesueur, ont signé un protocole d’accord de fin de conflit le 3 novembre dans la nuit. Le maire n’a pas accepté le passage immédiat à temps complet des salariés des écoles. Néanmoins il s’est engagé à le faire selon un échéancier. Le maire s’est aussi engagé sur une politique de formation, sur certaines conditions de travail, tel le temps d’habillage et de déshabillage, sur la mise en place du document unique, sur les risques professionnels et sur les primes de salissures et de nuisances sonores. Après trois semaines, les agents municipaux de Rivière Salée ont arrêté leur grève la tête haute. De leur lutte, ils sortent renforcés et se sont fait respecter. Ils ont fait avancer leurs revendications sur le passage à temps plein, néanmoins, il leur faut rester vigilants et veiller au respect de l’échéancier mis en place par le maire.


Martinique : Quand Tirault tire sur la grève des dockers

Le maire du St Esprit Fred-Michel Tirault, secrétaire départemental de l’UMP, fraichement élu dans la commune, mais aussi conseiller régional, a pesté sur les ondes contre la grève des dockers. Il a déclaré qu’il «trouve inadmissible l’attitude du syndicaliste du STPFF (Syndicat des Travailleurs du Port de Fort-de-France), Jean-Michel Jean-Baptiste qui est président de la commission développement économique et tourisme du Conseil Général et qui bloque ainsi le port, l’économie du pays...» Et il a tout bonnement demandé sa démission de son poste d’élu. A croire que son intention était d’attirer l’attention des personnes de la droite les plus réactionnaires et les élus anti-ouvriers de Martinique, mais aussi de relayer Emmanuel De Reynal, le président de l’association patronale Contact-Entreprises et tous les capitalistes locaux ! En fait, ce qui gêne Tirault, c’est que les travailleurs défendent leurs droits. Il reproche à cet élu docker de ne pas se mettre au service du patronat du Port. Tirault se montre ambitieux. Il fait un petit clin d’œil aux exploiteurs locaux, leur indiquant qu’il ferait mieux l’affaire que l’actuel élu au poste de président de la commission développement économique et tourisme. Avocat de son état, il a donc fait sa plaidoirie sur les ondes en faisant son offre de service au patronat local


Nous publions cet article de nos camarades de Lutte Ouvrière dont nous partageons totalement l'analyse sur cette affaire Lepaon
Lepaon et son appartement : à l'image de la politique de la CGT

Le Canard enchaîné a révélé le montant du devis de rénovation de l'appartement de fonction de Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT : 130 000 euros pour un logement de 120 m², situé près du bois de Vincennes. Plus encore que le montant du devis, que Lepaon a d'ailleurs rectifié par la suite, et qui ne serait que de 105 000 euros pour 80 m2, ce sont les justifications données par le trésorier de la CGT qui peuvent légitimement indigner nombre de militants : «On n'a pas osé le loger à Aubervilliers ou à Clichy», a-t-il dit. De plus, habitant dans le Calvados, à la campagne, Lepaon aurait été, selon le même trésorier, trop dépaysé dans de telles banlieues. Le secrétaire général de la CGT ne saurait donc pas habiter dans les villes où logent des millions de salariés ? Il est évidemment choquant qu'un dirigeant se prétendant le défenseur des salariés puisse avoir les exigences de n'importe quel cadre supérieur. Cela choque, cela révolte, et c'est tant mieux. Certes, Lepaon a déclaré après coup qu'il s'agissait d'une faute et que des mesures avaient été prises pour qu'une telle situation ne puisse se reproduire. Mais les militants de la CGT se seraient bien passés de cette affaire, à l'heure où les attaques pleuvent sur les salariés et où leurs tâches et leurs responsabilités sont rendues plus difficiles. Les journalistes et tous ceux qui se gaussent hypocritement ont, eux, un train de vie équivalent, voire bien supérieur à celui de Lepaon. Pire, ils sont à plat ventre devant la bourgeoisie dont ils ne contestent ni la fortune ni les extravagances somptuaires. De son côté, Valls s'est permis de faire la leçon à Lepaon en disant que «l'exemplarité à tous les niveaux est nécessaire» alors qu'il louangeait quelques jours plus tôt Margerie, le PDG de Total, qui n'avait jamais brillé par son exemplarité, ni dans ses fréquentations ni dans sa manière de faire des profits. L'amertume des militants se comprend. Mais ils n'ont aucune raison de se sentir atteints. Cette affaire ne concerne que la direction de leur syndicat, depuis longtemps bien loin non seulement du sort des travailleurs, mais de la défense des intérêts de leur camp. Le pire dans ce que représente Lepaon est la politique qu'il conduit à la tête de la CGT et qui se réduit à accompagner les choix du gouvernement socialiste. Un alignement qui s'apparente à de la complicité certaine. Aline Urbain .


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